Collection Témoignages du CDDP de l’Oise

Collection Témoignages : N°5 Convoyeuse du réseau d’évasion Bourgogne

  

n°5 Geneviève LE BERRE

Convoyeuse du réseau d'évasion Bourgogne

 

Réf : 800B5328

Prix : 8,00 euros

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 Convoyeuse du réseau d’évasion Bourgogne 

Geneviève Crosson connut les difficultés d’une enfance tourmentée. Elevée selon les périodes par sa mère, par ses grands-parents ou par une nourrice, elle connut une scolarité irrégulière avant de suivre une formation de jardinière d’enfants. Durant les premières années de guerre, Geneviève exerça cette profession dans laquelle elle trouva un équilibre. 

En juin 1943, une connaissance de la famille lui proposa de rentrer dans la résistance avec comme mission de convoyer jusqu’à la frontière espagnole des hommes pourchassés, principalement des aviateurs anglais et américains tombés dans la zone nord. Geneviève, devenue « Jacqueline », fut alors un membre actif du réseau d’évasion Bourgogne et entra dans la clandestinité.  

En juin 1944, elle s’embarqua à son tour pour l’Angleterre sur ordre de mission avec des camarades du réseau en passant par l’Espagne. Parvenue à Londres via Gibraltar, elle poursuivit son engagement de résistante en se plaçant au service du BCRA .

 

 

 

 

  

 

Collection Témoignages : N°4 Déporté à Dora à 18 ans N°81350

 

 

n°4 Michel DEPIERRE

Déporté à Dora à 18 ans N°81350

 

Réf : 800B5324

Prix : 8,00 euros

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 Déporté à Dora à 18 ans N°81350

Michel Depierre doit interrompre ses études pendant la guerre . Il n'a pas encore dix-huit ans lorsque survient le Débarquement en Normandie. Il gagne alors le Maquis des Usages (7 juin 1944) sur les hauteurs de Crisolles, et combat avec les quelques hommes du commandant Fourrier lorsque leur refuge est attaqué par la police allemande (23 juin 1944).   Fugitif, il parvient à se cacher jusqu'au jour où, dénoncé par un jeune homme à la solde des Allemands, il se fait arrêter. Commence alors pour Michel Depierre le début d'un enfer. Interrogé et frappé, enfermé dans la prison de Compiègne puis transféré pour un court séjour dans le camp de Royallieu, il est déporté en Allemagne par le dernier train pour Buchenwald. Il sera par la suite affecté dans un kommando à Dora, la « mangeuse d'hommes ». Son témoignage est à la fois le récit d'un homme sur sa déportation mais aussi l'évocation des douleurs d'une jeunesse pendant la guerre.

 

  

 

Collection Témoignages : N°3 Commando Lauïngen Arbeit-Lager

 

n°3 Ernest BIETTE

Commando Lauïngen Arbeit-Lager

Réf : 800B5318

Prix : 8,00 euros

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 Commando Lauïngen Arbeit-Lager 

Né dans une famille ouvrière de Creil (Oise), le 28 janvier 1918, orphelin en 1921 d’un père adhérent à la CGTU, Ernest Biette est élevé par sa mère qui travaille dans une tréfilerie. Après son certificat d’études, il entre en octobre 1930 comme apprenti pointier à la tréfilerie puis chez le contructeur de rames de métros Brissonneau. C’est en1935-1936 qu’il adhère successivement à la CGT puis aux Jeunesses communistes et participe activement aux mouvements et grèves du Front populaire. Après un service militaire prolongé par la guerre, il est démobilisé et revient à Creil où il travaille en septembre 1940 comme poseur de voies à la SNCF. Il entre en contact avec Marcel Deneux qui constitue le Parti communiste dans la clandestinité. Les années 1941-1942 sont celles de la Résistance : distributions de tracts, premiers sabotages ; il entre chez Renault à Billancourt. Puis ce sont les années noires : l’arrestation puis le long voyage qui mène de Senlis à Dachau, avec étape à Amiens, à la Santé et à la centrale d’Eysses où il participe à la révolte des internés. Libéré le 29 avril 1945, il reprend son travail chez Renault à Saint- Denis où il milite activement à la CGT et au PCF. Ce récit livre un témoignage cru et émouvant de sa déportation.

 

  

 

Collection Témoignages : N°1 Matricule 73671

 

n°1 Marcel LETORT

Matricule 73671 Journal d'un déporté résistant

Réf : 800B5304

Prix : 8,00 euros

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 Matricule 73671

 

Marcel Letort est né pendant la Première Guerre. Son certificat d'études en poche, il entre comme petit commis à la recette des finances de Compiègne. La montée des fascismes le renforce dans ses convictions politiques. Il milite contre l'extrême-droite française. Engagé volontaire de 1936 à 1938, il est rappelé sous les drapeaux pour la « drôle de guerre » et blessé au combat en juin 1940. Ayant retrouvé un emploi à l'usine Kuhlman (Villers-Saint-Paul), dès le début del'année 41 il entre, aux côtés de Robert Georgelin, dans les réseaux de Résistance des Jeunesses communistes clandestines. Il est arrêté en septembre 42 et emprisonné à Compiègne. Transféré à Amiens, il est envoyé, en décembre 43, à la centrale d'Eysses (Lot-et-Garonne) où il participe à l'insurrection de février 44. Trois mois plus tard, les insurgés d'Eysses transitent par le camp de Royallieu avant de partir, le 18 juin 44, pour les camps de la mort. Ce sera Dachau et le commando d'Allach, à l'usine BMW qui fabrique des moteurs d'avion. La libération n'interviendra qu’â la fin avril 45. Et c'est au début juin qu'il débarquera enfin à la gare de Compiègne. Il reprendra alors ses activités syndicales et politiques et plaidera inlassablement pour perpétuerle message de solidarité du « bataillon d'Eysses »

 

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Collection Témoignages : N°2 Mort déporté pour s’être montré digne de la France

 

n°2 Marcel POULIN

Mort déporté pour s'être montré digne de la France

Réf : 800B5313

Prix : 8,00 euros

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 Mort déporté pour s’être montré digne de la France

Marcel Poulin  est  adolescent  lorsqu'en 1914  les troupes allemandes envahissent son village, Crisolles. La déportation de son père en Allemagne, la destruction de la commune le poussent à devancer l'appel sous les drapeaux. Jeune ancien combattant de la Grande Guerre, il participe à la reconstitution du patrimoine familial, prend la tête de la sucrerie et devient maire de Grisolles. Mobilisé en 1939 puis libéré après la défaite de 1940, il est confirmé dans ses fonctions municipales par le régime de Vichy. Très tôt, il soutient le groupe de résistance formé dans le Noyonnais autour de Marcel Fourrier.

Rendu complice de la résistance du maquis des Usages lors de lat­taque allemande du 22 juin 1944, il est arrêté le 1er juillet, passé à tabac à la prison de Compiègne où il est incarcéré deux semaines. Transféré au camp de Royallieu, il est déporté par le dernier train parvenu à Buchenwald. Totalement dévoué à ses camarades de dépor­tation, il consacre toute son énergie à alléger leur souffrance au détri­ment de sa propre santé. Transféré dans les mines de potasse de Stassfurt, il décède le 3 décembre 1944. Son attitude exemplaire est attestée par de nombreux récits de déportés.