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Mon petit coeur imbécile
Sisanda a 9 ans et elle vit dans un petit village d’Afrique avec sa mère Maswala, sa grand-mère Thabang et son oncle Bénia. Son père travaille à des milliers de kilomètres sur des chantiers et il ne rentre que très rarement. Sisanda souffre d’une malformation cardiaque depuis sa naissance. Elle ne peut pas courir, crier ou jouer avec ses camarades. La moindre activité la fatigue. Elle passe des heures allongée sur son lit à écouter les battements de ce petit cœur imbécile qui l’empêche de vivre normalement. Quand elle se sent bien, elle peut aller à l’école. C’est son oncle qui la porte sur son dos pour faire le trajet entre la maison et la salle de classe.
Le docteur qu’elle voit une fois par an est formel : seule une opération dans un hôpital spécialisé à l’étranger pourra la sauver. Mais une telle opération coûte beaucoup trop cher. Sisanda semble donc condamnée à vivre avec son cœur malade jusqu’au jour où sa mère apprend qu’un marathon se court chaque année dans la grande ville de Kamjuni et que le vainqueur remporte une somme colossale. Or, Maswalla est surnommée « l’antilope » par tous les villageois car chaque matin elle part courir pieds nus dans les collines. La famille de Sisanda décide de vendre une chèvre pour payer les frais d’inscription au marathon et Maswalla s’entraîne comme jamais auparavant pour avoir la chance de remporter le premier prix. Mais à moins de trois semaines de la course, la jeune femme est piquée par un scorpion et sa participation semble totalement compromise…
Un récit plein d’humanité et d’optimisme ou la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. Touchant.
Mon petit coeur imbécile, de Xavier-Laurent Petit, L’école des loisirs, 2009. 140 pages. 8,50 euros. Dès 9 ans.
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Aya de Yopugon T5
Quel plaisir de retrouver Aya pour la 5ème fois ! Depuis 2005, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie mettent en scène une incroyable galerie de personnages gravitant autour de leur héroïne dans la Côte d’Ivoire de la fin des années 70. Il y a bien sûr Aya, une jeune fille bien dans sa peau qui sait ce qu’elle veut et Adjoua, sa meilleure copine ou encore Félicité, une cousine qu’elle considère comme sa sœur. Et puis il y a les garçons, Mamadou le beau gosse, Moussa, fils d’une riche famille qui ne pense qu’à s’amuser, Innocent, coiffeur homosexuel qui est parti tenter sa chance à Paris, sans oublier Hervé, Grégoire, Albert et le vieux Zékinan.
Les études, les parents, l’amour, l’argent, autant de thèmes abordés avec réalisme et humour. Chronique d’une Afrique pleine de vie et d’optimisme qui n’hésite cependant pas à parler de thèmes graves (place de la femme, difficultés économiques, homosexualité, immigration…), Aya est une œuvre part, un feuilleton de très grande qualité que les lecteurs sont heureux de retrouver à chaque nouvelle parution. Vivement la suite !
Aya de Yopougon T5, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Éditions Gallimard, 2009. 110 pages. 16,50 euros. Dès 13 ans.
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Ibou Min’ et les tortues de Bolilanga
Il y a très longtemps vivait sur une petite île indonésienne une jeune femme prénommée Min’.
Mariée à un pêcheur de tortues et mère d’un petit garçon, Min’ était aimée par tous les villageois pour son courage et sa gentillesse. N’ayant pu avoir qu’un seul enfant, elle cherchait toujours à venir en aide aux tout-petits en leur faisant de modestes cadeaux. Considérée comme une tante, une marraine, une deuxième mère, tous l’appelaient Ibou Min’, ce qui signifie « Mère Min’ ».
Un jour, Ibou Min’ et son fils partirent à la pêche. Le soir, personne ne les vit revenir. Le lendemain, on retrouva leur pirogue retournée qui dérivait dans le courant. Tout le village pleura longtemps cette disparition, mais un matin, des pêcheurs observèrent quelque chose qui bougeait dans le lagon. La créature avait le visage d’Ibou Min’, mais son corps était celui d’une tortue. Et dans son sillage se trouvait une jeune tortue. Dans les jours qui suivirent, plusieurs autres villageois observèrent cette drôle de tortue. Persuadés qu’Ibou Min’ et son fils n’étaient pas morts mais c’étaient transformés en tortues, les pêcheurs firent le vœu de ne plus ôter la vie à l’une de ces créatures devenues à leurs yeux merveilleuses.
Un très joli conte aux somptueuses illustrations. Dépaysement garanti !
Ibou’Min et les tortues de Bolilanga, de Franck Prévot (illustrations de Delphine Jacquot), Éditions Thierry Magnier, 2009. 28 pages. 15,00 euros. Dès 7 ans.
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O’boys T2 : deux chats gais sur un train brûlant
Huck, le gamin blanc, et Charley, l’ouvrier noir, ont quitté ensemble le Mississipi. Le premier refuse d’être placé en famille d’accueil alors que le second, accusé à tort de meurtre, est activement recherché par le shérif Bisner.
Dans cette Amérique des années 30 dévastée par la crise économique, les deux amis « brulent le dur » avec les hobos dans des trains de marchandise en route vers l’ouest. Ils cherchent à rejoindre la Californie, cet eldorado où il semble encore possible de trouver du travail.
En chemin, Huck apprend que son frère Tom est peut-être toujours en vie. Et Charley, qui a vendu son âme au ténébreux Lucius, devient un incroyable bluesman. Le but de leur voyage change donc peu à peu. Irrésistiblement attiré par les appels de Lucius, Charley veut trouver le crossroad, ce carrefour légendaire où il pourra accomplir son destin. Et Huck suit la trace de son frère devenu un leader politique pour nombre de vagabonds.
Une grande et belle BD d’aventure qui devrait s’achever dans le troisième volume à paraître en 2010. Les amoureux des classiques franco-belges peuvent foncer les yeux fermés.
O’boys T2 : deux chats gais sur un train brûlant, de Steve Cuzor et Philippe Thibault, Éditions Dargaud, 2009. 56 pages. 13,50 euros. Dès 10 ans.
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Le prince amoureux
Le prince amoureux, de Michael Morpurgo (illustrations d’Emma Chichester Clark), Éditions Gallimard Jeunesse, 2009. 48 pages. 7 euros. Dès 7 ans.
Le Prince Frederico et la Princesse Serafina forment un parfait couple princier. Leur royaume est prospère et le peuple les adore. Ils se marient le jour de l’an, dans une liesse populaire indescriptible. Mais une année plus tard, tout a changé. La princesse souffre d’une profonde dépression. Elle ne sourit plus jamais, ayant sombré dans une incompréhensible mélancolie. Le Prince cherche par tous les moyens à comprendre le mal qui frappe son épouse mais la jeune femme refuse de parler. La situation ne cesse d’empirer car Serafina ne se nourrit presque plus et sa santé se dégrade très vite.
A l’approche de Noël, le médecin du palais annonce à Frederico que la princesse aura surement succombé avant la nouvelle année. Désespéré, il part à cheval à travers la campagne pour tenter d’oublier le malheur qui le frappe. C’est alors qu’il rencontre une famille de bohémiens à qui il va confier sa terrible histoire. Grâce aux conseils avisés du doyen de la famille, le Prince retourne au château plein d’espoir et espère pouvoir sauver la princesse…
Un conte de noël traditionnel dans un tout petit album au format carré (16×16 cm) avec une très belle jaquette. Un joli cadeau à déposer dans les assiettes des enfants le soir du réveillon.
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Okko, le cycle de l’eau : édition intégrale
Okko, le samouraï sans maître, arpente les terres de l’empire du Pajan à la tête d’un petit groupe de chasseurs de démons. Il est accompagné de Noburo, singulier géant qui cache son identité derrière un masque rouge, et du moine Noshin, bonze fantasque et grand amateur de saké. Ce dernier a la faculté d’invoquer et de communiquer avec les forces de la nature. Tikku, jeune pêcheur, va faire appel à Okko pour retrouver Petite Carpe, sa sœur enlevée par une bande de pirates.
Cette intégrale regroupe les deux albums qui constituent le cycle de l’eau. On y découvre la qualité exceptionnelle du trait de Hub, jeune dessinateur qui révèle une maîtrise graphique impressionnante. Un parfait trait d’union entre manga et bande dessinée franco-belge.
Okko, le cycle de l’eau : édition intégrale, de Hub, Éditions delcourt, 2009. 19,90 euros. Dès 12 ans.
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Le journal de Peter
Peter est un orphelin amnésique qui vit à Londres en 1898. Dans son journal intime, il réunit textes au jour le jour, dessins, photos et collages. Peter veut retrouver sa mère. Sa quête le poussera à rencontrer le capitaine Crochet, la fée Clochette et à décider de ne jamais devenir un adulte. En essayant d’imaginer les raisons qui ont poussé Peter Pan à s’installer sur une île et à refuser de grandir, Sébastien Perez et Martin Maniez réalisent l’impensable : rendre crédible la genèse d’un texte devenu mythique.
Le journal de Peter est un objet-livre exceptionnel compilant photos, cartes postales, lettres, plans et extraits de journaux. L’ensemble des illustrations est un pur régal pour les yeux. Mais au-delà de la démonstration graphique, le texte est d’une rare cohérence. L’explication finale du choix de Peter en surprendra plus d’un.
N’hésitez pas à offrir Le Journal de Peter aux petits et aux grands qui ont su rester des enfants. Vous allez faire des heureux !
Le journal de Peter, de Sébastien Pérez et Martin Manier, Éditions Milan Jeunesse, 2009. 16,50 euros. Dès 8-9 ans.
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