Améliorer la compréhension des élèves en lecture

L’objectif général de ce document est d’améliorer la compréhension des élèves en lecture, tout au long du cycle 3.
Comprendre un texte se traduit par l’exécution possible d’un ensemble de tâches (reformuler,
synthétiser (ou résumer), inférer, interpréter, questionner, contrôler) qui nécessitent l’utilisation de stratégies (prise d’indices, utilisation de connaissances antérieures, association d’informations…)

Le site Web : http://www.ac-orleans-tours.fr/dsden36/circ_chateauroux/pedagogie_groupes_departementaux/comprehension/

Une évaluation qui comporte 4 séances et qui servira de base diagnostique
- Séances Connecteurs Substituts Inférences
- Marques
- morphosyntaxiques
- Idées
- essentielles
- Hypothèses

Pour aller plus loin :

Amener les enfants à lire :
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=4878

Je Lis Libre : des livres gratuits pour les 10 à 14 ans
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_mediatheque/?p=7066

La littérature à l’école – Liste de référence cycle 2 & 3 – 2013
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=4809

(Source Groupe départemental prévention de l'illetrisme, (36) académie d'Orléans)

La Promenade au musée

Voici trois titres qui invitent le jeune lecteur à développer son imaginaire. Sans aucun texte, sous forme de petit livre accordéon de dix-neuf illustrations, ils permettront de susciter l’expression orale puis l’expression écrite ou plastique auprès d’élèves qui seront allés voir une exposition dans un musée.

 

9ème édition de la Nuit des Musées – 18 mai 2013

L’ouvrage de Mayumi Otero ouvre vers l’univers japonais et l’idée d’entrer dans un tableau classique de la civilisation occidentale pour y vivre une aventure. Celui de Katrin Stangl interrogerait sur le contenu des collections et la diversité des musées existants. Le titre de Simone Rea questionnerait plutôt sur les visiteurs réels ou imaginaires du musée ainsi que sur les rêves que pourrait susciter un tableau représentant des oiseaux.

Cette collection semble vouloir laisser une grande liberté d’interprétation, il serait toutefois souhaitable que l’imaginaire suscité débouche plus facilement sur une trame narrative. Faute d’appréhender les prémices d’une cohérence possible entre les différentes illustrations, le jeune lecteur risque d’abandonner tout désir interprétatif. Mayumi Otero a pleinement réussi sa tâche d’inspirer l’imagination en nous faisant rentrer explicitement dans son univers, Simone Rea n’a pas créé les meilleures conditions pour faire accéder à son imaginaire et Katrin Stangl est restée assez modeste dans son ambition onirique.

 

 

 
La Promenade au musée de Mayumi Otero. RMN, 2012.
20 pages. 10 euros. À partir de 8 ans.
La Promenade au musée de Katrin Stangl. RMN, 2012.
20 pages. 10 euros. À partir de 8 ans.
La Promenade au musée de Simone Rea. RMN, 2012.
20 pages. 10 euros. À partir de 8 ans.

Georges Méliès : le magicien du cinéma

Un petit livre illustré de beaux lavis et papiers découpés de Julia Perrin, dont le format in-48 plaira aux petites mains des enfants.

 

 

 

Georges Méliès, est un célèbre prestidigitateur à l’origine, il voit que le cinéma va devenir un spectacle populaire alors que les frères Lumière lui voyaient un usage documentaire. Son cinéma de fiction de la Belle Époque est fait de mille et un trucages. Dans son studio de Montreuil-sous-Bois  (aux portes de Paris), il tourne six cent courts-métrages sur des thèmes qui seront bien souvent repris ultérieurement par le 7e art (sujets historiques comme Jeanne d’Arc, monde onirique des fées, sport automobile …).  

 

Cet ouvrage est un outil fort utile pour préparer ou prolonger la vision de films muets. 

Georges Méliès : le magicien du cinéma de Zéno Bianu et Julia Perrin.
Éditions à dos d'âne, 2011. 45 pages.  7 euros. À partir de 8 ans.

Jacques Tati : le funambule du cinéma

Cet ouvrage sur Jacques Tati prolonge les titres du même éditeur sur Charlie Chaplin et Georges Méliès. Après avoir pointé globalement l’importance des films de Jacques Tati dans l’histoire du cinéma, la narratrice dit un mot de sa jeunesse marquée sous le sceau du sport puis de son entrée dans le monde du music-hall. Deux phrases tirées d’un article de Colette pointent en 1936 sa virtuosité comme comédien et mime (page 15).

Les six films sont évoqués de façon plus ou moins longue en donnant toujours leurs caractéristiques principales mais en tâchant de relier certain d’entre eux dans un chapitre commun. Ainsi un de ceux qui est intitulé "Le complice des enfants" est illustré textuellement et graphiquement par le contenu de certaines scènes de "Mon oncle" et "Les Vacances de M. Hulot". Cette approche bien adaptée à l’intérêt des enfants permet en outre une meilleure mémorisation du nom des six films réalisés par Jacques Tati.

Demetra Nikolopoulou illustre ce livre par des crayonnés qui tiennent du dessin de story-board. Ce petit documentaire va de pair avec une BD muette Hello monsieur Hullot autour du personnage de Jacques Tati, un ouvrage sorti aux éditions du Rouergue. 

Jacques Tati : le funambule du cinéma de Delphine Bertozzi et Demetra Nikolopoulou.
À dos d’âne, 2012. 46 pages. 7 euros. À partir de 8 ans.

Japon touché au cœur : Fukushima

Dans son journal, Fanny raconte le départ de son père, journaliste, au Japon après le tremblement de terre de mars 2011. Elle assiste par procuration aux conséquences de l'accident de la centrale de Fukushima et se souvient avec inquiétude des récits de son amie ukrainienne Natalia dont la mère a fui la région de Tchernobyl…

Un proverbe japonais est en exergue du roman. A lui tout seul il peut donner envie de le lire. Le voici : « La vie est une bougie dans le vent. »  Les japonais sont réputés, entre autre, pour leur capacité à énoncer juste en quelques mots bien choisis des vérités larges et profondes. Ou élevées, comme vous voulez. Celle-ci concerne aussi leur capacité à affronter les tsunamis, les catastrophes nucléaires, les effondrements. Sur la couverture un montage a superposé un coin du tableau de Hokusai intitulé « La vague » avec trois centrales nucléaires. La contemplation de ce tableau et la lecture de ce livre…un voyage dans le temps…
 

Japon touché au cœur : Fukushima de Sylvie Baussier et Pascale Perrier.
Oskar, 2011. 128 pages. 9,95 euros. A partir de 9 ans.

 

 

 

Dans la peau de Hundertwasser

Nous avions déjà signalé ici "Vasarely vous a à l’œil" de Sylvie Girardet, nous la retrouvons logiquement un an plus tard car le Musée en herbe de Paris propose chaque année de fin mars à fin décembre généralement, une exposition nouvelle (toujours prioritairement destinée au jeune public, avec en particulier des accrochages à la hauteur de ceux qui ont près de dix ans).

Pour chacune de ces expositions, Sylvie Girardet avec un illustrateur de son choix réalise un livre d’un format de taille adaptée, ici in 8°. Comme avec "Vasarely vous a à l’œil", les deux premières pages sont destinées à présenter la vie de l’artiste, caractérisé là comme étant un peintre, un architecte, un écologiste et un philosophe. Succèdent des doubles-pages où à gauche est l’œuvre et à droite une proposition d’activité en rapport, ce peut être un jeu d’observation mais également l’exposition d’une idée de réalisation. L’aspect le plus original est la perspective de travailler sur la représentation de l’urbanisme des villes et sur une palette de couleurs très large.      

Dans la peau de Hundertwasser de Sylvie Girardet et Nestor Salas.
RMN, 2013. 44 pages. 11 euros. À partir de 8 ans.


 

 

25e édition du Prix des Incorruptibles

25e édition du Prix des Incorruptibles

Le Prix des Incorruptibles a pour objectif de changer le regard des jeunes lecteurs sur le livre. Il s’agit de leur permettre de le percevoir comme un objet de plaisir et de découverte. Ce prix donne la parole aux jeunes lecteurs et valorise leur vote.
Une année de lecture

Le site Web : http://www.lesincos.com/

Les élèves de la maternelle à la seconde lisent une sélection d’ouvrages correspondant à leur niveau et choisissent chacun leur livre préféré. Les élèves se forgent une opinion personnelle sur les titres en compétition et apprennent à argumenter leur choix. Ils ont toute l’année scolaire, de septembre à mai, pour lire.

Les enseignants peuvent mettre en place des animations autour du prix : rencontre avec un auteur, correspondance, défi lecture, finale locale, etc.

La sélection des livres 2013-2014
http://www.lesincos.com/lesincos-selection.html?next
110 comités de lecture départementaux répartis dans toute la France ont choisi les ouvrages de la 25e édition du Prix des Incorruptibles. Pour chaque niveau, vous trouverez :

  •     la liste des titres et les résumés de chacun d'entre eux
  •     une piste pédagogique par titre
  •     une liste des mots difficiles par ouvrage
  •     les thèmes abordés dans chaque livre
  •     des liens vers les biographies et bibliographies des auteurs, illustrateurs et traducteurs

Découvrir la sélection 2013-2014
http://www.lesincos.com/lesincos-selection.html?next

Accompagnement pédagogique et ludique des ouvrages de la sélection du prix des incorruptibles 2012-2013
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=4349

Amener les enfants à lire

Pour tous les médiateurs, qu'ils soient enseignants, éducateurs, bibliothécaires, parents, etc., ce jeu représente un appui pour introduire les enfants dans une communauté de lecteurs, conforter leurs connaissances, encourager la réalisation d'un carnet de lecteur, élaborer de nouveaux projets de lecture.

Chacun est invité à enrichir ce jeu :
en utilisant le matériel mis à sa disposition en ligne
en organisant des séances de jeu à partir d'une sélection d'ouvrages réunis autour d'un thème, d'une constellation, en lien avec un projet
en réalisant des fiches nouvelles à partir des œuvres rencontrées dans leur parcours de lecture et en associant les enfants à leur élaboration
Les idées émises à l'occasion des séances de jeu, les informations recueillies, les propositions formulées, les témoignages des pratiques réelles de lecture des enfants aideront à enrichir l'offre que chaque médiateur propose aux jeunes lecteurs.

Mon livre préféré : jouer en ligne
http://www.avousdelire.fr/edition-2011/mon-livre-prefere
Le jeu à imprimer : plateau, règles, enseignants, cartes….
http://www.avousdelire.fr/2010/medias/mon_livre_prefere/mon_livre_prefere.zip

Les mille et un livres (Sur le site du CNDP)
http://www2.cndp.fr/lesScripts/bandeau/bandeau.asp?bas=http://www.sceren.fr/1001livres/script/

Livres de jeunesse et apprentissages
http://onl.inrp.fr/ONL/travauxthematiques/livresdejeunesse/

Enseigner à la littérature et aiguiser leur désir de lire.
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_mediatheque/?p=4477

Le SCÉRÉN CNDP et la rédaction de J’aime lire s’associent pour éditer le livret Pour que votre enfant aime lire destiné aux parents d’élèves de CP.
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=3890

La littérature à l’école – Liste de référence cycle 2 & 3 – 2013
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=4809

Il était une histoire… Faire grandir le désir de livre
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_mediatheque/?p=1567

Je Lis Libre : des livres gratuits pour les 10 à 14 ans
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=4847

 

 

La maison des Quatre-Vents

Le texte proposé par Colette Vivier en 1991 a été revu et corrigé par André Duval, le fils de l’auteure. Si Colette Vivier n’était pas issue des milieux ouvriers parisiens, elle a fréquenté ceux-ci durant son enfance. Du fait que son mari est professeur dans un grand lycée parisien,  elle reste à Paris sous l’Occupation et  aux côtés de son mari intègre la Résistance. La rue des Quatre-Vents, lieu de l’action de "La maison des Quatre-Vents" se trouve dans le quartier de l’Odéon que Colette Vivier habitait à l’époque. Dans une interview Colette Vivier déclarait au sujet de ce livre : « le roman où je n’ai rien inventé, où je n’ai fait que me souvenir ».

C’est donc le récit de Noël 1943 à la Libération de Paris à l’été 1944, de la vie mouvementée des habitants d’un immeuble parisien à travers les yeux d’un héros âgé de douze ans et deux mois au début de l’ouvrage. Tant les choix idéologiques que les problèmes matériels sont portés à travers ces aventures dont le contenu reste plausible, tout en sortant à certains moments sérieusement de l’ordinaire. 

On peut regretter que depuis les années 1990, le texte ait été revu, lui enlevant bien de son aspect historique tant au point de vue d’un politiquement correct qui devient anachronisme ("boche" et "fritz" ont disparu), l’épuration du vocabulaire va également jusqu’à supprimer les rares gros mots bien en rapport avec la situation (comme "salaud" désignant celui qui dénonce une famille juive) que du matériel (on a proposé de remplacer "tilleul" par "viandox"). Le fils de l’auteur dit avoir relu et corrigé cette nouvelle version, ce serait-il permis de toucher un mot si cet ouvrage s’adressait à un lectorat d’adultes ? Certainement pas. Références à un univers religieux (alors omniprésent) et  mots de haine vis-à-vis des occupants et des collaborateurs ont été maintenus dans "Mammy" aux  éditions Saint Rombaut (avec une action largement en Belgique) et c'est ce qui fait qu'il sonne parfois plus vrai que la version aseptisée de "La maison des Quatre-Vents" de Colette Vivier.

Quand on voit par ailleurs l’avalanche de mots vulgaires qui portent à bout de bras certains ouvrages comme "Le Dictionnaire des synonymes" on se dit qu’André Duval connaît bien mal la production en littérature de jeunesse autour de l’an 2000 pour croire que sa tâche avait une utilité auprès des enfants lecteurs. Les illustrateurs se sont succédé et comme pour "La Maison des petits bonheurs", une comparaison de leur façon de traduire le texte s’avèrerait fort intéressante ; on y verrait entre autre que le nombre d’armes réellement représentées varient beaucoup. L’étude de ce qui caractérise le mieux un personnage s’avèrerait aussi intéressante, avec Serge Bloch c’est de façon frappante le nez et la famille de collaborateurs impliquée dans le marché noir a celui d’un cochon. 

 

La maison des Quatre-Vents de Colette Vivier. Casterman, 2012.
237 pages. 13 euros. À partir de 9-10 ans.  

 

 

 

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La Boîte à joujoux (Histoire d’une boîte à joujoux)

"Images drôlatiques" d'André Hellé paru chez Michel Lagarde quasiment au même moment va très bien avec "La Boîte à joujoux" ou "Histoire d’une boîte à joujoux". En effet, alors que le premier titre évoquait des histoires comiques traitées en une page, on a ici un récit en une trentaine de pages. Ces deux titres accompagnent l’exposition "Drôles de jouets : André Hellé ou l’art de l’enfance" qui se tient du 18 octobre 2012 au 9 juin 2013 au musée du jouet de Poissy dans la région parisienne.

En 1913, Hellé propose les grandes idées d’un ballet enfantin à Claude Debussy. Ce denier crée la musique sur un texte de l’artiste qui fait la mise en scène tout en dessinant les décors. Du fait de la guerre, l’œuvre n’est jouée qu’en 1919 et 1921 à Paris. Elle est reprise dans divers lieux au début du XXIe siècle (dont à la Cité de la musique en 2009 et Tourcoing en 2011 avec dans le Nord une adaptation du texte par Christian Baggen) et une adaptation pour un spectacle de marionnettes voit le jour dans les années soixante du XXe siècle. 

En 1926 André Hellé donne un album qui reprend les idées développées dans le spectacle. Dans un magasin de jouets, un Polichinelle fait tout pour écarter ses rivaux dans le cœur d’une jolie poupée rose. « Un jour donc les jouets se mirent à déraisonner. Ils demandèrent à la bonne fée de les transformer en hommes. Celle-ci n’eût garde, bien sûr, de les écouter. Mais la mauvaise fée, qui avait entendu les supplications de ces insensés, s’empressa de satisfaire leur envie ». En devenant humain, les jouets se divisent presque immédiatement en deux clans qui se font la guerre : ceux qui prennent partie pour l’un des amoureux de la poupée (Polichinelle), et ceux qui font corps avec l’autre (le soldat). Dans cette vraie vie c’est le soldat qui gagne le cœur de la belle, et en une nuit tous les jouets font le parcours entier d’une existence. Toutefois, le lendemain matin, la bonne fée met fin au charme et c’est Polichinelle et la poupée qui restent unis.

Comme beaucoup d’albums pour enfants, pour des raisons économiques essentiellement, les illustrations sont en quadrichromie (rouge, vert, noir et blanc). Si le récit s’adresse plutôt spontanément à des lecteurs de sept à neuf ans, la dimension historique de l’ouvrage lui donne une place assurée en histoire de l’art pour les jeunes de neuf à douze ans. A. Hellé aurait inspiré certains peintres constructivistes comme Vladimir Lebedev et ses productions renvoient assez fortement au cubisme.  

La Boîte à joujoux (Histoire d’une boîte à joujoux) d’André Hellé.
MeMo, 2012. 36 pages. 29 euros. À partir de 7 ans.

 

 

 

 

Dolorès de Villafranca

La BD Dolorès de Villafranca de Marijac (Scénario) et Gloesner (Dessin) a été rééditée fin 2012 avec une nouvelle colorisation. Elle était parue à l’origine de 1956 à 1957 dans "Mireille" un journal pour les filles. Pour le jeune lecteur d’aujourd’hui, le récit constitue une approche intéressante de Guerre d’Espagne et à ce titre sa place serait bienvenue dans les CDI des collèges où on étudie l’espagnol.

L’histoire est construite autour des sentiments passionnels qui animent une Espagnole d’une petite vingtaine d’années issue d’une famille de grands propriétaires terriens et son cousin, rejeté par une bonne partie de cette même famille parce qu’il est d’origine gitane. Dans la presse commerciale laïque pour les jeunes, que ce soit dans l’Entre-deux-guerres ou durant les Trente Glorieuses (1945-1974), lorsqu’une guerre civile sert de fond à une histoire en images, il est d’usage de répartir bons et méchants dans les deux camps. Par ailleurs très souvent le récit se clôt par un mariage entre les deux héros : la jeune personne qui professe des idées conservatrices et l’homme engagé dans le camp progressiste qui désire changer la société.

Ici ce schéma est reproduit d’une façon extrêmement fidèle. Il est à noter que tant le scénariste Marijac que le dessinateur Noël Gloesner sont des très grands auteurs de la presse enfantine de la IVe République et de la présidence du Général de Gaulle. Cette BD appartient donc au patrimoine du neuvième art. Seul regret, l’idée d’avoir confier à Félix Meynet de réaliser la couverture de l’album. Le côté James Dean du héros de Marijac et Noël Gloesner et l’aspect mi-Carmen (des opéras d’antan) et mi-infante ont été perdus là.


Dolorès de Villafranca de Marijac et Noël Gloesner. Artège, 2012. 52 pages. 11, 50 euros. À partir de 10 ans.  

 

 

 

 

 

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