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Une nuit d’angoisse

La veille de la rentrée tout peut arriver ; en moins de soixante pages vous saurez tout sur le cas Tomy. Pour s’endormir ce soir là il ne compte pas les moutons mais les kangourous et cela ne suffit pas. Tomy parvient à se raconter son cauchemar avant de l’avoir fait !

Pourquoi sa mère lui a-t-elle dit : « et fais de beaux rêves ! ».
C’était comme de souhaiter une bonne nuit à un condamné à mort la veille de son exécution. (Si c’est un lundi celui-ci constatera : « Tiens encore une semaine qui commence bien ! »)

Mais c’est la veille de la rentrée dans un nouvel établissement pour Tomy : pas de la rigolade ! Lui il est « mort de trouille »…

Et s’il s’enfuyait tout seul dans la nuit ?

Une nuit d’angoisse de Clément Bouvier. Oskar, 2013.
60 pages. 7,95 euros. A partir de 9 ans.

 

 


 

 

 

Feu à volonté !

A lire à partir de 11 ans : « Feu à volonté ! » C’est le titre du livre qui fait partie de la collection « Fils de flic ». Tout un programme, non ? L’auteur du livre s’appelle Michel Leydier. 

« Chaque soir après l’école, Benjamin va rejoindre son père, l’inspecteur Lampion, dans son commissariat pour y faire ses devoirs… ». Le livre commence par « une chose » que madame Lamotte a « sentie »… Puis continue par un incendie qui ne serait pas accidentel. Benjamin pense qu’il est sur coup « fumeux ». Avec son fidèle complice Boubakar, il va mener sa propre enquête.

Mais il n’y a pas que des incendiaires dans ce petit roman policier qui se lit tout seul, il y a la vie aussi : les parents de benjamin sont divorcés… les collègues de son père, ses copains à lui et madame Lamotte qui a encore des problèmes…pas mortels…mais pas drôles… 

Feu à volonté ! de Michel Leydier. Syros, 2002.
104 pages. 4,90 euros.A partir de 9 ans.

 

 

 

 

Les aventures de Cornin Bouchon

Marie et Joseph sont des pseudonymes bien sûr ! Les pseudonymes de « Corinne Bouchard et Pierre Mezinski » les deux auteurs de ce livre qui contient quatre « mini-polars ».

D’après Foufouille, Cornin Bouchon est un assassin : il aurait tué une petite fille. Il va falloir des preuves. Pas si simple. Le résultat n’est pas garanti pour les apprentis-redresseurs de torts : Foufouille et son frère aîné.
Après c’est Cataclop le cheval de course du Comte qui aurait disparu et toujours Foufouille et son frère aîné sur la piste. Et encore le dénommé Cornin Bouchon suspecté d’être dans le coup. Grosses bêtises et catastrophe en vue !

Manque plus que le mariage de Cornin Bouchon et le bagne pour Foufouille et ce sera complet ! Accusé, à tort, d’avoir volé cent francs (c’étaient encore les francs à l’époque, pas encore les euros). Faut dire que Foufouille a eu sa période Kleptomanie : alors maintenant dès que quelque chose disparaît c’est lui qu’on accuse. Mais cette fois-ci qui est le vrai voleur…ou la vraie voleuse…Qui va enquêter ? Son frère aîné, tiens ! Stratagème, stratagème…

Les aventures de Cornin Bouchon de Marie et Joseph.
Syros, 2006. 128 pages. 5 euros. A partir de 9 ans.

 

 

 

 

 

Il y a quelqu’un dans la maison

Le titre du livre, qui s'adresse aux 10 ans et plus, est à lui seul évocateur ; c'est aussi la première phrase ! Le narrateur est Paul, le « grand frère ». Son père est mort et quand sa mère, médecin, travaille de nuit, c'est lui qui garde frère et sœur. Trois enfants livrés à eux-mêmes dans une grande maison isolée, ce n’est pas évident… Surtout quand Paul découvre qu’un carreau a été cassé et que quelqu’un s’est introduit dans la maison. On imagine la suite…

Celle que Serge Quadrupinni, a écrite, c'est à vous de la découvrir… On pourrait juste rajouter que les mots-clés correspondant à ce roman sont suspense, huis-clos, responsabilité, confiance et ruse. Tout un programme !

 

Il y a quelqu'un dans la maison de Serge Quadruppani.
Syros, 2011. 104 pages. 6 euros. A partir de 10 ans.

 
 

Les chiens de la presqu’île

En Bretagne des chiens disparaissent.

Le narrateur se prénomme Childéric. Ses deux parents sont professeurs. Il est enfant unique. Son prénom signifie « puissant à la guerre ». Pendant les grandes vacances ils reçoivent des « grands-parents de substitution ». Ils avaient eu « Mamie Rose » et ses confitures, voici « Grand-Père Signol », un ancien prof d’anglais avec son chien « Lasco » (il va y avoir du poil partout !). Grand-père Signol avec son side-car aussi. Ouest-France, le journal du coin annonce de nouvelles disparitions : « Encore deux chiens disparus dans la région ». Et alors qu’est-ce qu’ils remarquent Childéric et son grand-père Signol de substitution ? Un type louche qui s’éloigne avec un chien…

L’aventure commence. Ils en appellent à Sherlock Holmes et au docteur Watson, pas moins. Ils font la paire. Astucieux ! Nécessaire ! L’enquête n’est pas facile ! Ça, ce sont des vraies vacances !

Les chiens de la presqu’île d’Ahmed Kalouaz. Rouergue, 2012.
148 pages. 9,20 €. A partir de 9 ans.


Le faux détective

En relevant par hasard le numéro d’immatriculation d’une voiture recherchée par la police, Jo Bical, 12 ans, sent naître en lui une vocation pour le métier de détective privé. Et comme un privé digne de ce nom se doit de posséder son propre bureau, le garçon décide de s’installer dans une usine désaffectée. Problème, il n’est pas le seul à fréquenter les lieux et sa présence semble déranger au plus haut point de dangereux caïds… 

Romain Slocombe excelle à installer des ambiances où la tension grimpe un peu plus à chaque page. Les dialogues sonnent juste et l’univers décrit est parfaitement crédible. Un texte aux tonalités parfois un peu rudes qui ne conviendra pas forcément à tous les lecteurs. Il n’empêche, ce polar moderne aux multiples rebondissements et au suspens bien orchestré constitue une belle première approche du genre.

 

Le faux détective de Romain Slocombe, Syros, 2011.
84 pages. 5,95 euros. A partir de 10 ans.
 

 

Wiggins et la ligne chocolat

1889, Londres. Wiggins, modeste vendeur de journaux, rêve de devenir détective comme son idole Sherlock Holmes (rencontré dans un épisode précédent). Mais en ce dimanche de novembre, ce n'est pas un riche client qui se présente à son appartement mais sa propre mère. Aide-cuisinière auprès du comte et de la comtesse de Brazenducke, elle est accusée d'avoir voler des objets de valeur à ses patrons. Wiggins, ne supportant pas cette injustice, décide de démasquer le véritable voleur. Ses soupçons se portent rapidement sur Marjorie, la fille du comte qui a de drôles de fréquentations. Une filature, une réunion secrète, des plans, d'étranges échanges de paquets, que cache Marjorie? Pourquoi accuse-t-elle sa mère ? L'apprenti détective n'est pas au bout de ses surprises. L'affaire semble plus complexe qu'un simple vol.

Wiggins n'est pas sorti de l'imagination de Béatrice Nicodème mais celle de Conan Doyle. En effet, il apparaît brièvement dans différentes histoires de Sherlock Holmes. La romancière en a fait le personnage principal d'une série d'enquêtes policières dans le Londres de la fin du XIXe siècle. Le célèbre détective de Baker Street fait une apparition remarquée dans chacune des aventures du petit vendeur de journaux.

On plonge facilement dans l'univers de Wiggins au cœur de Whitechapel. Les difficiles conditions de vie de ce quartier pauvre de Londres (misère, faim, froid) sont très bien décrites sans surcharger le récit policier. Wiggins, garçon courageux et enthousiaste, nous embarque sans temps mort et malgré lui dans cette histoire de complot politique. Un petit roman parfait pour découvrir le genre policier et s'immerger dans l'univers de Conan Doyle et de son célèbre détective.

Wiggins et la ligne chocolat de Béatrice Nicodème, Syros, 2010.
86 pages. 4,95 euros. A partir de 10 ans. (Première édition en 1995).

 

Piège à la verticale

Freddy, en vacances dans la Drôme avec ses parents, va faire la connaissance de Céline, une jeune passionnée d’escalade. Son frère Vincent est à l’hôpital, il a fait une chute en voulant gravir un pan de rocher encore inexploré. Céline ne croit pas à l’accident mais à un sabotage. Freddy va devoir s’initier à l’escalade et faire appel à sa demi-sœur Maïté, reine de l’informatique, pour trouver la vérité et séduire la belle Céline !

Jean-Hugues Oppel propose ici une deuxième enquête de Freddy, jeune héros fan de polar. Il immerge le lecteur au cœur de la Drôme (région très bien décrite), dans un univers particulier et original : celui de l’escalade. On y rencontre de nombreux termes techniques qui sont heureusement expliqués dans un glossaire à la fin du livre et qui permettent au lecteur de se plonger totalement dans ce sport peu connu du grand public.

Un seul bémol, l’histoire policière est un peu longue à démarrer, ce qui pourrait décourager nombre de petits lecteurs. Mais au final, ce Piège à la verticale reste un bon petit polar, simple et sans prétention.

 

 Piège à la verticale de Jean-Hugues Oppel, éditions Rouge safran, 2010.
94 pages
. 6,50 euros. A partir de 10 ans.

NB : Ouvrage publié pour la 1ère fois chez Albin Michel Jeunesse en 1998.

 

 

L'assassin de papa

Valentin et son père vivent sur une péniche abandonnée à Paris. Pour survivre, ils mendient dans le métro, récupèrent des légumes sur le marché. Ils évitent soigneusement la police pour ne pas être séparés. Mais un événement va venir perturber leur quotidien, ils vont faire fuir l’agresseur d’une jeune femme. Celui ci va se révéler être un dangereux tueur en série qui sévit dans le quartier depuis quelques mois. Malheureusement, l’assassin les a vu lui aussi et la peur de représailles les hantent un peu plus chaque jour.

L’assassin de papa est avant tout un polar où le suspense tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Mais c’est également une plongée au cœur de la misère où l’on découvre le quotidien de deux exclus de la société : problème de logement, de nourriture mais aussi d’éducation.

MaliKa Ferdjoukh immerge le lecteur dans un univers sombre et angoissant qui laisse heureusement une place à la générosité et à l’espoir d’une société moins individualiste qu’elle ne semble l’être. Roman publié pour la première fois en 1998.
 

L’assassin de papa de Malika Ferdjoukh, Souris noire, Syros, 2006.
100 pages. 4,95 euros. A partir de 10 ans.
 

 

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Train mystère

Le grand-père de Violette, cheminot à la retraite ne peut se résoudre à laisser partir seule de Bretagne sa vielle locomotive, obligée de reprendre du service à la suite d’incendies en Corse. Violette est aussi du voyage, toute heureuse d’accompagner son « pounet » et de profiter de ces vacances improvisées.

Sur le bateau qui l’emmène vers l’île de beauté, la jeune fille est réveillée en pleine nuit et aperçoit de la lumière dans une rame. Elle y découvre des tâches de sang et entend d’étranges bruits. Alors qu’elle s’apprête à sortir, Violette est agressée par un mystérieux passager qui tente de la retenir dans un wagon.

Mais au petit matin plus rien! Plus de traces de sang, ni de lutte. Violette a-t-elle rêvé ? Est-ce une mouette comme le suggère papy ? La vielle loco cache-t-elle un terrible secret ?

Train mystère, de la collection « voyage en page », propose un roman policier fort bien ficelé respectant toute la mécanique du genre. Grâce au  suspense omniprésent, on suit avec intérêt  les mésaventures de Violette à travers une Corse très bien restituée (paysages, spécialités…).

On peut néanmoins regretter le dénouement un peu rapide  ainsi que quelques descriptions redondantes qui alourdissent inutilement le récit. Mais au final, le roman reste très agréable et l’on peut sans problème le recommander aux lecteurs de polar débutants.

Train mystère, d’Yves Hughes, Gallimard jeunesse/SNCF, 2010.
96 pages. 2,50 euros. A partir de 8 ans.