Les aventures de Cornin Bouchon
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En Bretagne des chiens disparaissent. Le narrateur se prénomme Childéric. Ses deux parents sont professeurs. Il est enfant unique. Son prénom signifie « puissant à la guerre ». Pendant les grandes vacances ils reçoivent des « grands-parents de substitution ». Ils avaient eu « Mamie Rose » et ses confitures, voici « Grand-Père Signol », un ancien prof d’anglais avec son chien « Lasco » (il va y avoir du poil partout !). Grand-père Signol avec son side-car aussi. Ouest-France, le journal du coin annonce de nouvelles disparitions : « Encore deux chiens disparus dans la région ». Et alors qu’est-ce qu’ils remarquent Childéric et son grand-père Signol de substitution ? Un type louche qui s’éloigne avec un chien… L’aventure commence. Ils en appellent à Sherlock Holmes et au docteur Watson, pas moins. Ils font la paire. Astucieux ! Nécessaire ! L’enquête n’est pas facile ! Ça, ce sont des vraies vacances !
Les chiens de la presqu’île d’Ahmed Kalouaz. Rouergue, 2012. |
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Valentin et son père vivent sur une péniche abandonnée à Paris. Pour survivre, ils mendient dans le métro, récupèrent des légumes sur le marché. Ils évitent soigneusement la police pour ne pas être séparés. Mais un événement va venir perturber leur quotidien, ils vont faire fuir l’agresseur d’une jeune femme. Celui ci va se révéler être un dangereux tueur en série qui sévit dans le quartier depuis quelques mois. Malheureusement, l’assassin les a vu lui aussi et la peur de représailles les hantent un peu plus chaque jour.
L’assassin de papa est avant tout un polar où le suspense tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Mais c’est également une plongée au cœur de la misère où l’on découvre le quotidien de deux exclus de la société : problème de logement, de nourriture mais aussi d’éducation. MaliKa Ferdjoukh immerge le lecteur dans un univers sombre et angoissant qui laisse heureusement une place à la générosité et à l’espoir d’une société moins individualiste qu’elle ne semble l’être. Roman publié pour la première fois en 1998.
L’assassin de papa de Malika Ferdjoukh, Souris noire, Syros, 2006. |
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C’est l’histoire de deux frères qui descendent d’un train un soir d’automne et qui se retrouvent perdus dans les bois…
Robin et son petit frère Jules ont l’habitude de prendre le train sans leurs parents pour se rendre chez leur grand-mère. Le trajet dure à peine une demi-heure et est sans danger. Mais quand Robin aperçoit Brendan Strekfus dans le compartiment voisin du sien, il est pris de panique. Brendan est le caïd de l’école et un peu plus tôt dans la journée, il a menacé Robin sans équivoque. Sa bouche a articulé en silence : « tu es mort ! ».
Le jeune garçon décide alors de quitter le train avant le terminus. Il emmène son petit frère dans une fuite éperdue à travers les bois. La situation va encore se compliquer lorsque les deux enfants vont accidentellement tomber sur un ogre forcément mal intentionné… Malika Ferdjoukh possède un sens du suspense d’une rare efficacité. Elle propose un thriller haletant qui va captiver le lecteur jusqu’au dénouement. Le texte est à la première personne, permettant de raconter l’histoire « en immersion » à travers les yeux de Robin. D’une précision redoutable, ce roman constitue une belle découverte pour les « petits lecteurs » qui aiment se faire peur ! Robin dans les bois, de Malika Ferdjoukh, édition Gallimard Jeunesse/SNCF, 2010. 78 pages. 2,50 euros. A partir de 10 ans. PS : Née d’une collaboration entre les éditions Gallimard et la SNCF, la collection Voyage en page existe depuis trois ans et propose plus de 25 titres pour les élèves du CE1 à la 5ème. Elle se veut l’équivalent des romans de gare pour adultes. Les textes de ces livres de poche sont toujours courts, agrémentés de jeux de voyage en fin d’ouvrage et le prix unique est vraiment riquiqui (2,50 €) !
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Justin Levasseur est un adolescent de 15 qui vit dans le 1er arrondissement de Paris près du quai de la mégisserie. En cette fin d’année 1909, les quatre enfants Levasseur (Justin, Pierrot, Louiset et Hortense) travaillent à la fabrique Paris-Bergelot où ils aident à la construction de meubles, de sièges et de roues de carrosses et d’automobiles. Justin s’investit très peu dans les tâches qui lui sont confiées. Son manque d’assiduité provoque son renvoi de l’usine.
Loin d’être découragé par ce coup du sort, l’adolescent décide de devenir journaliste. Il frappe à la porte de L’écho de France et finit par être engagé comme vendeur de journaux. Entre temps, une de ses tantes a été poignardée quasiment sous ses yeux. La police abandonne rapidement ses investigations et Justin sait que seul un journaliste peut relancer l’enquête. Lorsque qu’un second meurtre est perpétré dans les mêmes circonstances que le premier, l’adolescent découvre que ces crimes ont un lien avec l’histoire de ses parents. Il en vient à penser que son père ressemble au suspect idéal… Ce court récit (100 pages) propose un tableau réaliste de Paris en 1910, l’année de la grande inondation. Paul Thiès décrit avec conviction le monde ouvrier et la vie des petites gens dans les quartiers populaires de la capitale. Hommage au Rouletabille de Gaston Leroux, ce roman-feuilleton à l’intrigue parfois rocambolesque constitue une belle introduction à ce genre littéraire si particulier pour de jeunes lecteurs qui découvriront peut-être plus tard Dumas, Zola ou Eugène Sue.
Crimes à la une, de Paul Thiès, édition Seuil Jeunesse, 2009. PS : cet ouvrage est paru en 2004 sous le titre Crimes sur Seine dans la collection J’ai Lu jeunesse policier. |