Archive for the Category »Science fiction, fantastique «

Le goût de la tomate

Dans le monde de Marius et de son fils Clovis, le gazon synthétique a remplacé la pelouse naturelle et le ciment a recouvert l’ensemble des potagers. Les autorités imposent aux citoyens d’aller chercher fruits et légumes dans des centres commerciaux où les prix sont imposés et la population n’a plus le droit de cultiver quoi que ce soit à la maison. Décidés à braver l’interdiction, père et fils se lancent dans la culture clandestine de tomates. Après avoir récupéré graines et terreau au marché noir, Marius et Clovis passent de longues semaines à surveiller leurs semis…   

Un tout petit texte d’anticipation qui fait froid dans le dos. Difficile d’imaginer qu’un jour les multinationales de l’agroalimentaire puissent imposer leurs diktats avec l’aval d’un gouvernement. Malgré tout, on est en droit de se poser la question.

Au final, Clovis et son père parviendront à mener leur tâche à bien. Un acte de résistance qui sonne comme une lueur d’espoir et qui, quelque part, garde une portée universelle en tous points salutaire.

 

Le goût de la tomate, de Christophe Léon, Thierry Magnier, 2011.
44 pages. 5 euros. Dès 9 ans.

 

 

James, le lapin qui en savait trop

Pierre a un ami depuis dix ans. C’est un lapin du nom de James. Mais ce lapin n’est pas un lapin comme les autres. Non seulement il parle, mais il lit également beaucoup. C’est un érudit à la culture extraordinaire : littérature, musique, art, ses connaissances sont tout bonnement exceptionnelles. Jusque là, Pierre et James ont gardé le secret. C’est dans l’intimité de la chambre du garçon que James et lui discutaient. L’animal aimait raconter des milliers d’histoires qui berçaient le sommeil de l’enfant. Mais depuis peu, James s’est mis à parler aux autres membres de la famille. La surprise a été totale pour les parents de Pierre. Ils ont appelé Mr Lafitte, le psychiatre. C’est avec lui que le lapin a eu de longues conversations. Et c’est grâce à lui qu’il est parvenu à raconter ce qui lui est arrivé il y a des siècles…

Un récit empreint de fantastique et de poésie. L’histoire de James incite à la rêverie et permet au jeune lecteur d’ouvrir un vaste champ de possibles : et si le monde était bien plus magique et merveilleux qu’il n’y paraît ? Un texte idéal pour les enfants qui aiment laisser l’imaginaire les emporter loin de la réalité.

James, le lapin qui en savait trop, de Tania Sollogoub, L’école des loisirs, 2011.
64 pages.
7.50 euros. Dès 9 ans.

 

 

Le livre dont vous êtes ENCORE la victime

Un livre pour les grands. Il est recommandé à partir de 11 ans. Du même auteur vous pouvez lire aussi « Le livre dont vous êtes la victime ». Là celui-ci il y a « encore » en plus dans le titre. Voyez par vous-même.

Ce livre se veut interactif ; vous découvrirez à la fin si vous le lisez dans l'ordre, ou tout de suite si vous le feuilletez, que vous pouvez aussi sur Internet  poursuivre l'aventure de la lecture.En fait le livre dont vous êtes encore la victime, celui-ci donc, peut-être lu avant le livre dont vous êtes la victime « tout court ».

Tout part de « La librairie du Styx » (le « Styx » est le fleuve de l'Enfer). Il s'appelle Valentin Coquelin, un « gothique », d'autres sont de « futurs repris de justice ». Il y a ceux qui sont dans la peau des victimes et puis il y a cette nouvelle librairie spécialisée en « littérature fantastique » présente aussi sur Internet ; Et où se trouve-t-elle ? Dans quelle rue ? « Rue de l'Enfer » tiens ! Valentin est attiré, intrigué par les ouvrages qui se présentent dans la catégorie : « Le livre qui fait de vous le héros… ».

Mais le héros de quoi ?
Pas moyen de savoir de quoi il parle : « Il faut l'acquérir pour le savoir ». Ou l'emprunter ? Où ? A qui ?
A vous de jouer. Que va-t-il se passer ? Une histoire de vampires peut-être…
Le livre avait-il une vie propre ? Et vous ? Est-ce que vous croyez que vous avez des cheveux dans le crâne ?
 


Le livre dont vous êtes ENCORE la victime d’Arthur TENOR. Pocket jeunesse, 2014.
200 pages. 5,80 euros. A partir de 11 ans.

 

 

 

Rana et le dauphin

Les parents de Rana sont tous deux nano biologistes et le premier avril, jour de l’anniversaire de Rana, ils emmènent leur fille visiter l’aquarium où s’ébat Typhon, un jeune dauphin qui va devenir son ami…  Mais Typhon doit participer à un programme d’étude sur les nano robots, les parents de Rana doivent modifier son cerveau ! Un jour, Rana chute près du bassin, se cogne la tête, et avant de tomber à l’eau, elle entend quelqu’un crier son nom. C’est typhon qui vient de prononcer son premier mot ! Bien vite, Rana lui apprend à lire. Mais le dauphin sait trop de choses, des gens très hauts placés s’inquiètent…. Typhon pourrait « contaminer » ses congénères. Avant qu’il ne soit éliminé, Rana le libère… 

Une histoire douce et émouvante qui amène le lecteur à rêver qu’un jour nous pourrons communiquer avec les animaux. Les Chapitres sont courts et permettent une lecture aisée. Un suspens qui donne envie de tourner la page.


Rana et le dauphin de Jeanne-A Debats. Syros, 2012.
42 pages. 3 Euros. A partir de 8 ans.

 


 

Vivre de Nathalie Legendre

Alors que ses parents sont tout occupés à leur mission de biologistes sur la planète 8, Gabriel – 9 ans – écrit à sa sœur jumelle Annabelle  dont personne ne parle plus depuis quelques mois… Ils lui proposent de rencontrer des extraterrestres, de découvrir cette planète aux paysages changeants sur laquelle ils viennent de se poser. Mais Gabriel ne voit rien de merveilleux dans ce qui l’entoure. Il décide donc de rester dans la navette, au lieu de traquer ces extraterrestres qui se cachent au regard de ses scientifiques de parents. Jusqu’à ce que le visage de sa sœur se dessine sur le sol de cette étrange planète, puis lui apparaisse deci-delà, jusqu’à sa rencontre avec son premier extraterrestre. C'est un être sensible vivant sur une planète qui vibre à l’unisson des sentiments de Gabriel, c’est-à-dire qui flotte entre peine et ressentiment. Les habitants de la planète 8 vont lui apprendre à se libérer de sa peine et à voir de nouveau le monde qui l’entoure. 

L’auteur parle ici de la perte d’une sœur jumelle et pour prendre un peu de distance place son histoire dans le futur, sur une autre planète où tout est mouvant…  au rythme des sentiments et ressentis du frère jumeau. Le début est un peu mou, mais cela vaut la peine de poursuivre sa lecture et d’accompagner Gabriel jusqu’à la fin de l’ouvrage.
 
Science-fiction. 

 

Vivre de Nathalie Legendre. Syros, 2011. Collection : mini Syros Soon.
40 pages. 2.95 Euros. A partir de 7 ans.

 

Le bouclier du temps : Sachem América

Comment se présente cette histoire ? Il y a « le Pont » une machine unique pour voyager dans le temps, comme la voiture de Doc dans « Retour vers le futur ». Il y a une famille « Les Grendel » qui ont le pouvoir de se servir du « Pont ». David Grendel, un adolescent est le dernier « Bouclier du temps ». Sa mission, s'il l'accepte ? Du genre il faut sauver le monde !

Le reste, ce ne sont que des parlottes ; c'est l'histoire qu'il faut lire, univers parallèles, superordinateur du Manoir de fer, Magicien Noir et tutti quanti. Des peaux-rouges aussi ? Pourquoi pas ! Ca s'appelait déjà le « Nouveau Monde » en vrai le pays des indiens, alors pourquoi pas…

Ce livre est recommandé à partir de 11 ans. On peut un peu voyager nous aussi dans le temps : à partir de 10 et demi et juste après onze, ça va aussi ! Bonne lecture…

 

Le bouclier du temps : Sachem América de Johan Heliot et Xavier Mauméjean.
Fleurus, 2006. 154 pages. 5,50euros. A partir de 11 ans.

La fiancée du fantôme

Devinez dans quel pays…s’il y a un fantôme… ? Oui ! Gagné ! En Ecosse.

C’est « un livre pour les enfants qui aiment déjà lire seuls » Nous dit l’éditeur.

Lire seul le soir au lit avant de s’endormir… ? Forcément s’il y a des fantômes ! Il ne faut pas être trouillard.
C’est « écrit gros » et il n’y a que 70 pages à lire. Avec des images encore.

Est-ce qu’il y a vraiment des fantômes ? Il faut lire le livre pour le savoir. Tout seul. Je ne vous le dirai pas. J’en suis peut-être un ? « Si tu ne peux pas venir à moi c’est moi qui vient à toi »…

 
La fiancée du fantôme de Malika Ferdjoukh. L’école des loisirs, 2011.
70 pages. 8,20 €. A partir de 8 ans. (1ère édition en 1999)

 

L’île du sommeil

Le narrateur narre (raconte). Jusque là tout va bien. Il a onze ans. Il fait une course de vélo avec ses copains. Mais ! Pendant la course il a un accident. Il est « tombé » dans le coma mais il raconte la suite…

En premier, le premier, il se demande où il est arrivé ? Réponse : à « NOCTANCE », « l’île de mes rêves ».
La question est : est-ce qu’être plongé dans le coma c’est comme être perdu dans ses pensées ? Dans ses rêves ? C’est comme être dans la lune ? C’est comme écrire ? Ou lire ?

Et voilà le « Picancroque » et « Peluche l’ours géant du docteur Mortès », « Oloon », une cabane perchée dans un arbre, « Marvelle », et « Albert », « Guibolle », des monstres et d’autres…

Tout ça pour une histoire de freins qui n’avaient pas été réparés par le grand-père juste avant la course de vélo.
Et voilà !

L’île du sommeil de Fabrice Colin. Flammarion, 2011.
175 pages. 6,60 euros. A partir de 9 ans.
 

Les sorcières de Skelleftestad T1 : L’étrange mariage de Nils Swedenborg

Vous aimez les histoires de sorcières vous ? Pas moi ! Mais j’ai quand même lu celle-ci intitulée « Les sorcières de Skelleftestad » – un nom illisible et imprononçable – et finalement elle m’a beaucoup plu.

Parce qu’en réalité toutes les sorcières ne sont pas de vieilles mochetés avec des verrues sur le menton et du poil aux jambes, le nez crochu, un œil en verre et un affreux balai pour taper tout le monde et puis disparaître dans les nuages obscurs d’un orage en un éclair.

En réalité les sorcières, les vraies, nous les connaissons…nous vivons avec elles…ça change tout. Nous les croisons tous les jours.
Dans ces conditions là, pas étonnant que le mariage, qui est un lien sacré, comme chacun sait, devienne un de leurs atouts et les inspire.
En plus elles savent parler avec les chats !
Et leur gestation n’est que de trois mois !
Vive la magie !
Et à quel âge devient-on une sorcière ?
A seize ans. Seize ans ! Le bel âge !

Les sorcières de Skelleftestad T1 : L'étrange mariage de Nils Swedenborg, de Jean-François Chabas.
L’école des loisirs, 2010. 104 pages. 8,50 euros. Dès 11 ans.

 

Le farfadet

« Le farfadet » commence par « -mon petit gars, tu perds des boulons… » et se termine sur ce mot : « rhinocéros » !
Entre les deux il y a plein de mots dans des phrases. Mais avant, un coup d'œil sur la dédicace. Si elle ne vous ouvre pas grand les portes de la lecture…! Qu’est-ce qui le fera ? Peut-être le petit texte en exergue de 1898 ?

Attention aux mots du farfadet : « intransmissibilité » (un gros mot), « innée », « insouciance », « intempérance » (un de ses traits de caractère principaux), « intangible »… Le farfadet, qui est espiègle, est aussi immortel et « nyctalope »… Petit, avec des rêves de grandeur mais il a des démons, le gin par exemple. En mer il parle avec les mouettes mais il ne faut surtout pas que les humains le voient. Jamais. (Sauf une petite fille enfermée dans la cave par ses parents pour la punir.) « La Maîtresse » veille sur le farfadet farfelu. Il parle aussi avec les orques et autres espèces mais il ne reconnaît pas un mâle d’une femelle. Ni une femelle d’un mâle d'ailleurs !

Croyez-vous à la magie ? Au pouvoir ? Est-ce que « La Maîtresse » règne sur le farfadet ? Réponse dans le livre…Neuf dizaines de pages. A peu près.

 

Le farfadet, de Jean-François Chabas, L’école des loisirs, 2011.
92 pages. 9,00 euros. Dès 9 ans.