Archive for the Category »Contes, fables, mythes et légendes «

Zhang, le peintre magicien

Un grand-père savant va raconter à sa petite fille qui s’exerce à la calligraphie l’histoire de Zhang le peintre magicien dont aucune œuvre n’a jamais été retrouvée. L’histoire de Zhang devient une leçon de choses : comment fabrique-t-on la soie en Chine à partir des cocons du ver à soie sur les feuilles de mûriers depuis probablement 2700 ans ! Et les chenilles ensuite deviennent papillon comme n’importe quelle autre, comme depuis toujours. Et la peinture sur un rouleau de soie se pose comme un papillon multicolore…

La vie de Zhang ne sera pas de tout repos non plus, comme les « leçons de choses » de la vie. Mais si par le pouvoir de sa peinture il pouvait changer le cours des « choses » ?


Zhang, le peintre magicien de Pascal Vatinel (ill. Peggy Adam).
Actes sud, 2012. 108 pages. 7,70 euros. A partir de 9 ans.

 

 

Conte-moi la lecture

Conte-moi la lecture

Conte-moi la lecture est un site dédié aux enseignants. Il propose sur inscription une sélection de 50 contes issus du programme Conte-moi. Ces contes ont fait l’objet d’une didactisation particulière permettant aux enseignants de s’en saisir pour un travail de lecture littéraire. Il existe une fiche pédagogique par conte complété par 10 fiches de lecture en réseau. En outre les fichiers audio sont téléchargeables (dans la limite de 5 contes par enseignants) pour un travail hors ligne.
Conte-moi la lecture est plus qu’un centre de ressources, c’est également une véritable plateforme de travail en ligne. Ainsi l’enseignant, peut créer des profils pour ses élèves et leur proposer des fiches de lecture interactives personnalisables. Les élèves pourront ensuite travailler en ligne à l’écoute, la lecture et l’analyse des contes sélectionnés par leur enseignant. L’enseignant, enfin, leur fait part de ses commentaires.
Inscription gratuite et rapide.
Une plateforme interactive pour travailler la lecture littéraire avec vos élèves

Le site Web : http://www.conte-moi.net/lecture

50 contes sélectionnés pour leur qualité propre
Des contes audio à télécharger pour les écouter hors connexion
Des fiches pédagogiques pour travailler la lecture littéraire autour d'un conte
Des fiches de lecture en réseau pour étudier des groupements de texte
Des questionnaires interactifs pour étudier les contes en ligne
Un outil pour commenter les travaux de vos élèves

 

Des monstres et des héros

Voici les noms des héros de légende de ce livre pour les « grands lecteurs » de 9-12 ans : Le Sphinx, Pégase, Bellérophon, Œdipe, Ulysse, Thésée, Héraclès, Persée, Jason. Quels sont ceux dont vous connaissez déjà le nom ? Et ceux que vous ignoriez ? Vous en connaissiez au moins un ou deux, non ? Ce sont quelques uns des grands héros de la mythologie grecque. Revivez leurs combats et leurs exploits. Chimère, Cyclope, serpent, lion, dragon, monstrueuse Méduse, Minotaure sont en travers du chemin…

Avec les sept histoires contenues dans ce recueil, impossible d’ignorer les plus célèbres mythes du monde occidental. Enrichissant et très agréable à lire.  A noter que le petit glossaire final est bienvenu pour expliquer les quelques termes un peu difficiles.


Des monstres et des héros d’Hélène Kérillis (ill. Gabriel Rebufello).
Hatier, 2013. 80 pages. 4,90 euros. A partir de 8 ans.

 

20 Contes des vies passées du Bouddha

Cet ouvrage est paru à l’été 1939 en Angleterre,  il a été réédité de nombreuses fois dans ce pays dans le dernier quart du XXe siècle. En 2008 une adaptation théâtrale d’un de ces contes a été proposée en langue anglaise. Nous disposons heureusement d’une version française publié en 1987 et réédité une douzaine d’années plus tard, ce qui n’est que justice puisque c’est sur Radio Paris puis dans Le Figaro que, dans les années Trente du XXe siècle, elle avait fait sa première adaptation de certains récits présentés ici. 

Il s’agit de contes tirés de légendes célèbres concernant les vies antérieures du Bouddha, connus sous le nom des Jâtakas. Quoiqu'on pense de leur orthodoxie, ces contes sont parmi les textes les plus populaires de la littérature bouddhique et sont connus de l’Inde au Japon. L’ouvrage est bien servi par une petite vingtaine de gravures de H. Willebeek Le Mair qui mettent en avant le dynamisme du mouvement et la tendresse réciproque des protagonistes. Dans ces textes sont mis en scène des animaux dans lesquels le futur Bouddha s’est incarné. Ces Jâtakas sont pour certaines les mêmes sources d’inspiration de certaines fables d'Ésope (les deux créations sont contemporaines mais la mise par écrit est antérieure chez les Grecs) et de La Fontaine. Toutefois aucune morale n’est explicitée ici, c’est au jeune lecteur à dégager lui-même le sens symbolique de chaque conte. On remarque l’idée de justice revient souvent et que les risques encourus par les protagonistes en situation de faiblesse sont assez régulièrement la mort. 

Il est à noter que c’est une musulmane (fille de soufi), nièce par sa mère d’une fondatrice d’un mouvement protestant américain qui a proposé  ces textes appartenant à l’univers du bouddhisme. Noor Inayat Khan vient d’être récemment remise à l’honneur pour son action d’aide à la Résistance française du fait de son engagement par les services spéciaux anglais comme radio (elle rencontra Jean Moulin) ; ces activités la conduisant à mourir à Dachau.   

20 Contes des vies passées du Bouddha de Noor Inayat Khan et H. Willebeek Le Mair.
Claire lumière, 1999.  128 pages. 11,40 €.  À partir de 8 ans
 

Le Yark de Bertrand Santini et Laurent Gapaillard

Le Yark est un ogre, les ogres mangent des enfants. Mais tout monstre a ses faiblesses. Celui-ci ne peut manger que de sages petits, les autres sont toxiques. Malheureusement pour lui, notre époque ne produit plus guère d’enfants sages. Voici donc un monstre en voie d’extinction. La solution ? La liste du Père-Noël. Mais tout enfant sage peut devenir à son tour un démon… Puis, le Yark rencontre Madeleine… Des adolescents boutonneux abandonnés par leurs parents… Et un nouveau monstre naît…

Un regard acéré sur l’enfance et l’adolescence, un regard de parents sans doute intéressant à mettre sous les yeux des enfants ! Un texte divisé en chapitres courts où on ne s’ennuie assurément pas. Un vocabulaire riche et savoureux, un ton enjoué. Un texte qui regorge d’adjectifs pour toujours mieux décrire le Yark et ses écarts. Un livre plein de rebondissements où la phrase exclamative est à l’honneur ! Un bonheur pour les oreilles. De la prose, mais aussi de la poésie. Assonances et allitérations grouillent ici. Un texte à lire, à dire, à jouer, à mettre en voix… De plus, toute la structure traditionnelle du conte est là : une situation initiale, des éléments perturbateurs, une résolution, une situation finale. Mais aussi, la classique distribution des rôles : le héros – un monstre en peine et en quête – est flanqué de ses adjuvants (aides) et de ses opposants. Un important travail sur la narration et la structure du conte est donc à mener avec ce livre. Le texte est agréablement illustré par les magnifiques gravures de Laurent Gapaillard qui dévoilent, dès le début, un monstre attachant et mignon… à croquer.

Bertrand Santini est né en 1968. Il est créateur graphique et scénariste. Il travaille notamment sur la série télévisée : les Gnoufs. Il écrit aussi des livres jeunesse. 

Laurent Gapaillard a suivi les cours de L’école supérieure de design, d’art graphique et d’architecture intérieure Penninghen à Paris. Il est dessinateur et concepteur visuel. Il a collaboré à de nombreuses réalisations pour le cinéma, la télévision et des jeux vidéos. Le Yark est le premier ouvrage qu’il illustre.

 

Le Yark de Bertrand Santini et Laurent Gapaillard.

Grasset-jeunesse. 2012. 76 pages. 12,35 Euros. A partir de 7 ans.

 

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Le Roman de Renart

Il s’agit d’une réédition de 1970 et dans le domaine de l’illustration du monde animal notre auteur, s’est révélé dans les années soixante comme le digne successeur de Benjamin Rabier. Si René Hausman est connu comme un des collaborateurs de "Spirou", il ne s’agit pas ici d’un album de BD ; d’ailleurs dans le journal de Gaston Lagaffe, Hausman, de 1958 à 1973, sous le titre de "Bestiaire" livre des dessins de centaines d'animaux pour des fiches descriptives qu’il rédige.
 
Après avoir mémorisé une à une les vingt-huit aventures de Renart d’après la version qu’en fournit Maurice Toesca, l’auteur a réalisé les illustrations en variant les techniques comme il l’explique dans les premières pages. Il a ensuite composé un texte original compréhensible par un jeune lectorat et il l’a expurgé de ses dimensions scatologiques et pornographiques. En conséquence, l’illustration transpire un message d’une grande intensité autour des moments clés du passage.
 
On pourra comparer textes et illustrations de trois aventures dans ce livre et celui de Paul François (Paul Faucher) qui a lui-même connu deux illustrateurs différents (années 30 et 90).

Le Roman de Renart de René Hausman. Dupuis, 2012.
92 pages. 24 euros.  À partir de 9 ans.

Le Minotaure et le labyrinthe

Le Minotaure et le labyrinthe nous livre deux mythes pour le prix d’un puisqu’après nous avoir conté en trente-cinq pages l'histoire conjointe du Minotaure et de Thésée, l’ouvrage se termine en rattachant fort pertinemment le mythe d’Icare au récit.

L’on peut reprocher le manque d’explications sur certains points comme la conception du Minotaure ou la colère de Minos à l’encontre de Dédale, père d’Icare. Néanmoins, vu l’âge du lectorat auquel on s’adresse, on peut aisément comprendre que les auteurs aient fait l’impasse sur ce qui relève de la zoophilie (pour remplacer cela par « une nuit, elle eut un rêve insensé : elle épousait le taureau blanc »). Pour les mêmes raisons, on fait grâce d’omettre que l’architecte Dédale construit une vache en bois, sorte de leurre afin que le taureau blanc puisse s’accoupler avec la reine Pasiphaé. Par contre, gommer la complicité de Dédale dans la fuite de Thésée (il aurait donné l’idée du fil à Ariane) est très dommageable, car on comprend fort mal pourquoi le roi Minos en veut à l’architecte Dédale. Quand à faire déclarer au Minotaure qu’il attend avec impatience ses nouveaux  visiteurs pour trouver quelqu’un avec qui discuter et que tous ces derniers sont morts à son immense regret simplement de peur en le voyant, on se questionne car cela brouille complètement le message. Quel intérêt aurait le Minotaure à mentir ? Aucun indice n’est fourni. On s’attend là à un passage résistant comme les aime Catherine Tauveron mais on a l’impression que la précision (page 6) qu’il a un régime végétarien nous conduit plutôt à ce qu’en d’autres circonstances on appellerait du négationnisme vis-à-vis des crimes du Minotaure. Et, s’il ne ment pas, en toute logique on pourrait se demander si le Minotaure n’est pas tué par Thésée par simple orgueil.

Bref, on voit à travers ces remarques les difficultés à adapter un mythe grec gorgé d’aspects sexuels et de violence. Toutefois on peut se demander ici si on ne veut pas aligner la littérature française pour la jeunesse sur des normes d’outre-Atlantique. Il serait bien de relire Bettelheim et de savoir que la violence déléguée, loin de traumatiser nos chères têtes blondes et brunes, leur apporte un équilibre qui se traduit par une moindre violence dans la réalité. Si le contenu du texte, à force de ne pas vouloir déranger, contrarie quelque peu, par contre l’illustration est magnifique. Elle couvre une page sur deux généralement mais même ponctuellement une double-page, sans compter les quart de page au-dessus du texte qui permettent de focaliser sur un objet clé (comme le fil d’Ariane ou un jeu d’osselets). Sur 38 pages strictement de récit, on compte 21 pages d’illustrations couvrant 100 % de la surface (avec ponctuellement une insertion dans un coin non significatif de l’image de quelques mots). L’architecture des villes et du labyrinthe est magistralement rendue et la dimension mystérieuse de certains protagonistes est également portée par le dessin. Rappelons qu’il s’agit avec Thésée de l'un des plus célèbres mythes grecs et que du point de vue symbolique il rappelle qu’historiquement la civilisation et la puissance maritime crétoises devancèrent la Thalassocratie athénienne et que la mort d’Égée (père de Thésée) se traduit par une dimension géographique encore aujourd’hui.

Mettre à la portée des enfants du cycle III un tel socle de connaissances constitue un objectif des plus intéressants et l’ouvrage Le labyrinthe et le Minotaure malgré quelques points qui chagrinent, est un livre qui devrait permettre de faire entrer avec délectation les jeunes de 8-10 ans et de SEGPA dans un univers qui résonne (raisonne ?) en eux. Cet ouvrage facile à lire pourra inciter à la lecture du roman Ariane contre le Minotaure de Marie-Odile Hartmann, où quasiment sur le même sujet le volume du texte est beaucoup plus important (ce qui permet de rentrer dans les détails).

  

Le Minotaure et le labyrinthe de Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux.
P’titGlénat, 2012. 40 pages. 14, 50 euros. À partir de 8 ans.

Accompagnement pédagogique et ludique des ouvrages de la sélection du prix des incorruptibles 2012-2013


Bonjour à tous, pour ceux d'entre vous qui accompagnent de près ou de loin le prix des incorruptibles, je me permets de vous faire part du travail de l'équipe d'enseignants, histoire de mutualiser.
L'équipe du CDDP de l'Allier propose un accompagnement pédagogique et ludique des ouvrages de la sélection du prix des incorruptibles (niveaux maternelle et CM2-6ème) : jeux interactifs, dossiers pédagogiques avec séquences et séances détaillées, ateliers philosophiques, activités sur le lexique et le vocabulaire…
Ce travail ne s'adresse pas seulement aux classes qui participent au prix, il suffit d'avoir les albums ou les romans dans la bibliothèque de son école ou bien de les emprunter.

La sélection incorruptibles maternelle 2012-2013
 

© Nathan – Nadia Shireen - « Petit loup gentil »
© Circonflexe – Fiona Roberton - « Un chien pas comme les autres »
© Thierry Magnier – Martine Laffon / Betty Bone (ill.)  - « Bec-en l’air »
© Syros – Catherine Zarcate / Elodie Balandras (ill.) – « Les poulets guerriers »
© Milan jeunesse – Cathy Hors / Samuel Ribeyron (ill.) – « Le grand papa et sa toute petite fille »

Le thème des émotions est commun à tous les albums de cette sélection 2012/2013. Jusqu’alors la structure des albums jeunesse introduisait les émotions à partir d’un problème ou conflit initial marqué (rupture, colère,…). Il nous a semblé toutefois que dans ces albums cette structure évolue vers  des situations moins marquées où la déception remplace le conflit. Les  personnages prennent conscience des différences entre eux et les font évoluer pour vivre ensemble avec les identités propres à chacun. On assiste à un glissement vers une émotion jusque là peu présente dans la littérature jeunesse : la déception et ses nuances. Ce sentiment est en effet plus abstrait que la colère fréquemment présente dans les albums, la déception est plus complexe à expliquer et à ressentir, c’est une nuance plus subtile.

La majorité des jeux qui suivent sont disponibles au format pdf mais également en version interactive (sonore, vidéo, qcm…)

Le site Web de l'accompagnement pédagogique : http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr/groupeincos-maternelle-20122013/
Le site Web du prix "les incorruptibles" : http://www.lesincos.com/

La sélection incorruptibles CM2-Sixième 2012-2013
 

© Oskar jeunesse – Chantal Cahour – « Eliott peut mieux faire! »
© Oskar jeunesse – Jo Hoestlandt / Andrée Prigent (ill.) – « Le bébé tombé du train »
© Bayard – Grace Lin / Agnès Piganiol (trad.) – « Là où la montagne rejoint la lune »
© Editions du Jasmin – Marie Pontacq - « Le mystère du Sari rouge »
© Syros – Marcus Malte  - « Mon Vaisseau Te Menera Jeudi Sur Un Nuage »
© Rageot – Agnès Laroche - « Le fantôme de Sarah Fisher »

Le dossier proposé ci-dessous a été réalisé afin de faciliter l'exploitation des 6 ouvrages soumis aux jeunes lecteurs du prix des incorruptibles 2012/2013 niveau CM2-6ème.

Il est constitué d'activités ludiques et pédagogiques.
Nous avons volontairement réunis les activités communes aux 6 livres autour de trois temps de lecture (avant, pendant, après)
Les activités spécifiques à certains titres sont disponibles en fin de dossier.

Dans un soucis de confort, les activités sont systématiquement proposées au format PDF et WORD.

Le site Web de l'accompagnement pédagogique : http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr/groupeincos-cm2-6eme-20122013/
Le site Web du prix "les incorruptibles" : http://www.lesincos.com/

L’Auberge des ânes

Dans la littérature occidentale on connaît très bien Les métamorphoses ou L’âne d’or où Lucius est transformé en âne suite à erreur dans une potion, toutefois le contenu de ce récit latin a plus eu de succès en adaptations de BD érotique (Pichard et Manara) qu’en album pour les jeunes, quoiqu’il existe quand même un roman de littérature de jeunesse édité par Dargaud en 1982 à destination de lecteurs d’une dizaine d’années intitulé L’âne d’or.
Si ce texte d’un auteur berbère date du IIe siècle après Jésus-Christ, le récit de L'Auberge des ânes a été écrit environ sept cent ans plus tard par Xue Yusi sous le titre, que personnellement nous rendons par La troisième jouvencelle de l'auberge du pont de bois. Au titre plus explicite le récit de  L'Auberge des ânes se déroule sous la dynastie des Tang, la période où il a été effectivement écrit.

Sansan (ce qui est le redoublement du mot "trois" en chinois) est la tenancière d'un établissement où l'on peut se rassasier et dormir, se révèle aux yeux du jeune héros Zhao comme une magicienne maléfique. Après avoir découvert un secret de cette personne, grâce à sa sobriété qui l'a tenue en éveil, le personnage principal échappe à une transformation en âne. Ne manquant pas d'audace, il décide de prendre la troisième sœur à son propre piège. Devra-t-elle passer le restant de ses jours dans la peau d'un équidé ?

Une page documentaire sur le conte avance les diverses morales pouvant être tirées de ce récit : « il est défendu de chercher à nuire à autrui ; il ne faut pas ignorer pour autant les manœuvres malhonnêtes qui peuvent nous atteindre ». Sans être excessif, le volume de texte n’est pas négligeable pour un album. Il faut compter environ 90 mots par double-page, ce qui écarte l’a priori  toujours possible de lecture pour les petits. Ce préjugé est également partiellement levé par l’aspect de l'illustration qui adapte le style de dessin chinois à un graphisme occidental. Le côté enjôleur de la sorcière est très bien rendu. Les images permettent de s'interroger avec des élèves sur ce qu'on mange  traditionnellement le matin dans des pays différents et à découvrir d’autres céréales que le blé, puisqu’ici il est question de galettes de sarrasin.

L’Auberge des ânes d’Alexandre de Zouaghi, Chun-Liang Yeh et Clémence Pollet.
Hongfei, 2012. 40 pages. 15,20 euros. À partir de 7 ans.

Ariane contre le Minotaure

Pasiphae, l'épouse du Roi Minos, a eu un enfant du Minotaure au cours d'un amour qui n'aura duré que le temps d'un été enflammé. A l'automne, le taureau de la mer repart en traversant puissamment les flots et Pasiphae est à nouveau la reine et la femme sublime. Mais l'enfant ? Dans le royaume de Crète, que fera l'être à venir qui n'aura sa place ni parmi les humains ni parmi les animaux ? Pasiphae l'aime, le vénère. Elle contemple son ventre avec joie. Quand il naîtra il lui faudra un lieu tout à lui et à sa mesure ! C'est ça l'histoire…Et beaucoup plus encore…

Pour vous aider dans la lecture il y a à la fin du livre un dossier complet, avec un lexique. C'est parti !

Ariane contre le Minotaure de Marie-Odile Hartmann.
Nathan, 2007. 126 pages. 5,50 euros. A partir de 11 ans.