Archive for the Category »Albums «

La Promenade au musée

Voici trois titres qui invitent le jeune lecteur à développer son imaginaire. Sans aucun texte, sous forme de petit livre accordéon de dix-neuf illustrations, ils permettront de susciter l’expression orale puis l’expression écrite ou plastique auprès d’élèves qui seront allés voir une exposition dans un musée.

 

9ème édition de la Nuit des Musées – 18 mai 2013

L’ouvrage de Mayumi Otero ouvre vers l’univers japonais et l’idée d’entrer dans un tableau classique de la civilisation occidentale pour y vivre une aventure. Celui de Katrin Stangl interrogerait sur le contenu des collections et la diversité des musées existants. Le titre de Simone Rea questionnerait plutôt sur les visiteurs réels ou imaginaires du musée ainsi que sur les rêves que pourrait susciter un tableau représentant des oiseaux.

Cette collection semble vouloir laisser une grande liberté d’interprétation, il serait toutefois souhaitable que l’imaginaire suscité débouche plus facilement sur une trame narrative. Faute d’appréhender les prémices d’une cohérence possible entre les différentes illustrations, le jeune lecteur risque d’abandonner tout désir interprétatif. Mayumi Otero a pleinement réussi sa tâche d’inspirer l’imagination en nous faisant rentrer explicitement dans son univers, Simone Rea n’a pas créé les meilleures conditions pour faire accéder à son imaginaire et Katrin Stangl est restée assez modeste dans son ambition onirique.

 

 

 
La Promenade au musée de Mayumi Otero. RMN, 2012.
20 pages. 10 euros. À partir de 8 ans.
La Promenade au musée de Katrin Stangl. RMN, 2012.
20 pages. 10 euros. À partir de 8 ans.
La Promenade au musée de Simone Rea. RMN, 2012.
20 pages. 10 euros. À partir de 8 ans.

La Boîte à joujoux (Histoire d’une boîte à joujoux)

"Images drôlatiques" d'André Hellé paru chez Michel Lagarde quasiment au même moment va très bien avec "La Boîte à joujoux" ou "Histoire d’une boîte à joujoux". En effet, alors que le premier titre évoquait des histoires comiques traitées en une page, on a ici un récit en une trentaine de pages. Ces deux titres accompagnent l’exposition "Drôles de jouets : André Hellé ou l’art de l’enfance" qui se tient du 18 octobre 2012 au 9 juin 2013 au musée du jouet de Poissy dans la région parisienne.

En 1913, Hellé propose les grandes idées d’un ballet enfantin à Claude Debussy. Ce denier crée la musique sur un texte de l’artiste qui fait la mise en scène tout en dessinant les décors. Du fait de la guerre, l’œuvre n’est jouée qu’en 1919 et 1921 à Paris. Elle est reprise dans divers lieux au début du XXIe siècle (dont à la Cité de la musique en 2009 et Tourcoing en 2011 avec dans le Nord une adaptation du texte par Christian Baggen) et une adaptation pour un spectacle de marionnettes voit le jour dans les années soixante du XXe siècle. 

En 1926 André Hellé donne un album qui reprend les idées développées dans le spectacle. Dans un magasin de jouets, un Polichinelle fait tout pour écarter ses rivaux dans le cœur d’une jolie poupée rose. « Un jour donc les jouets se mirent à déraisonner. Ils demandèrent à la bonne fée de les transformer en hommes. Celle-ci n’eût garde, bien sûr, de les écouter. Mais la mauvaise fée, qui avait entendu les supplications de ces insensés, s’empressa de satisfaire leur envie ». En devenant humain, les jouets se divisent presque immédiatement en deux clans qui se font la guerre : ceux qui prennent partie pour l’un des amoureux de la poupée (Polichinelle), et ceux qui font corps avec l’autre (le soldat). Dans cette vraie vie c’est le soldat qui gagne le cœur de la belle, et en une nuit tous les jouets font le parcours entier d’une existence. Toutefois, le lendemain matin, la bonne fée met fin au charme et c’est Polichinelle et la poupée qui restent unis.

Comme beaucoup d’albums pour enfants, pour des raisons économiques essentiellement, les illustrations sont en quadrichromie (rouge, vert, noir et blanc). Si le récit s’adresse plutôt spontanément à des lecteurs de sept à neuf ans, la dimension historique de l’ouvrage lui donne une place assurée en histoire de l’art pour les jeunes de neuf à douze ans. A. Hellé aurait inspiré certains peintres constructivistes comme Vladimir Lebedev et ses productions renvoient assez fortement au cubisme.  

La Boîte à joujoux (Histoire d’une boîte à joujoux) d’André Hellé.
MeMo, 2012. 36 pages. 29 euros. À partir de 7 ans.

 

 

 

 

Madame Mo, les fêtes japonaises : histoire, recettes et petits bricolages

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les fêtes japonaises à travers la fiction. Pour chaque mois de l’année occidentale, les auteurs proposent d’évoquer une fête particulière. On est surpris de voir que pour le Nouvel An, le Japon s’est aligné sur le calendrier grégorien (et cela depuis 1873 nous dit wikipedia), en février toutefois la célébration de Setsubun (où on chasse les mauvais esprits) est une conséquence de l’arrivée vers ces dates du Nouvel an chinois. Autrefois à date variable, elle est célébrée maintenant toujours le 3 février. Elle est aussi couramment appelée la fête du lancer de haricots.  

Un petit récit où on suit les aventures de trois familles différentes précède deux recettes de cuisine qui elles-mêmes peuvent devancer la réalisation d’un pliage. Seul la signification globale de la fête est donnée, le livre n’explique pas les origines ne propose pas d’aspects documentaires sur celle-ci. Un ouvrage de sensibilisation au sujet et il remplit parfaitement sa tâche pour de futurs lecteurs de mangas qui verront mis en scène ces univers festifs. 

Vus les choix en matière d’illustration et le contenu de l’ouvrage, l’âge idéal est de 8 à 11 ans pour la lecture de la dimension fictionnelle. Par contre les activités proposées seront réalisées de façon autonome par des jeunes au-delà de 9-10 ans. L’ouvrage pourrait permettre une approche intéressante auprès d’élèves de SEGPA qui étudieraient les fêtes dans plusieurs civilisations. 


Madame Mo, les fêtes japonaises : histoire, recettes et petits bricolages deMoteki et Lafaye.
Picquier jeunesse, 2013. 104 pages. 16 euros. À partir de 8 ans.


 

Le loup derrière le livre

Tous les soirs, la petite Marie relit ses livres dans sa chambre… Au grenier. Elle aimerait être aussi terrifiante que le loup. Dotée d’une tante Hortense digne d’une marâtre de contes de fées, elle doit gagner sa pitance en travaillant comme une adulte. Lorsque l’affreuse mégère s’aperçoit que son stock de bougie a fondu, elle invective la pauvre Marie et jette ses trois livres au feu ! La pauvre petite s’enfuit loin de la bonne femme dans la « noire forêt noire ». Elle espère être assez loin de celle-ci, mais pas trop proche du loup, tout de même. Et pourtant, tante Hortense est venue la chercher : une lessive l’attend à la maison, et, prétend-elle, le loup n’existe pas. Pourtant, la bête apparait tout à coup, et renvoie la méchante tante à ses pénates. Marie, quant à elle, préfère encore raconter ses malheurs à cet animal qui vient de la sauver plutôt que de s’enfuir elle ne sait trop où. Le loup compatit, sort de ses fourrés et Marie constate avec stupeur que ce loup féroce est tout petit ! A son tour, maintenant de raconter sa triste enfance. Il était la risée de ses frères et s’est enfui de chez lui, tout comme Marie. Il a même écrit « des histoires qui parlent du terrible loup de la noire Forêt noire », et personne n’est plus venu dans la forêt. Loup et petite fille deviennent auteurs associés. Et dans la « noire forêt noire » vit maintenant à côté du terrible animal une affreuse sorcière…

Le graphisme est à la hauteur du texte, sombre comme la forêt et comme la pauvre petite Marie. Texte et image sont ainsi intimement mêlés et participent tout deux à faire juste un tout petit peu peur aux petits enfants. Juste ce qu’il faut pour qu’ils aient envie de lire et relire le livre !


Le loup derrière le livre de Mathis. L’école des loisirs, 2012.
22 pages. 12,70 Euros. A partir de 5-6 ans.

 

 


 

Petit Inuit et les deux questions

 

Deux questions hantent petit Inuit : deviendra-t-il un grand chasseur et qu’y a-t-il de l’autre côté du grand lac glacé ? Il rencontre le lièvre, qui a de grandes oreilles, et l’interroge au sujet de ses deux préoccupations. Mais celui-ci ne sait rien et l’envoie auprès du renard qui a l’odorat bien fin. Mais goupil ne sait rien. Il envoie donc notre ami auprès de la chouette qui du haut de son arbre doit voir bien loin. La meilleure solution, selon elle, est encore de s’adresser au morse qui connaît le passé. Mais il faut aller voir la baleine conseille le morse, elle voit dans les cœurs.

Cependant, elle n’en sait pas plus que les autres et propose à petit Inuit de le mener jusqu’à l’île du milieu du lac où quelqu’un pourrait bien le renseigner. Mais qui ? La mort, bien sûr puisque c’est son île ! Et la baleine plonge dans l’océan glacé. Petit Inuit reste seul, terrifié. C’est sous les traits d’un grand élan blanc que la mort se présente à lui. Elle le mène de l’autre côté de l’île et petit Inuit aperçoit des ombres au loin, dans le brouillard. Celles de l’avenir et celles de petit Inuit sont là-bas. Toutes celles qu’il pourrait devenir, car, c’est à lui, révèle le grand élan blanc d’inventer son avenir. La baleine a ramené petit Inuit chez lui. Il ne savait toujours pas s’il deviendrait un grand chasseur, mais ce dont il était certain, c’est que cela lui était possible, comme beaucoup d’autres choses.

Chaque page de cet ouvrage est rythmée par les deux questions de petit Inuit qui reviennent comme un refrain. Elle voit aussi un nouvel animal apparaître qui ne peut malheureusement pas lui répondre. Ce livre intéressera tous les enfants qui s’interrogent sur leur devenir. Il ne leur donnera pas de réponse, mais l’espoir et le courage de devenir ce qu’ils veulent être. De magnifiques illustrations dans des teintes bleutées pastelles qui miment la lumière du grand nord.


Petit Inuit et les deux questions de Davide Cali et Maurizio A.C. Quarello.
Sarbacane. 2012. 24 pages. 15,50 Euros. A partir de 6 ans.


 

 

 

Bourricot Blues ou les musiciens de la Nouvelle-Orléans

Vieux Bourricot attend une retraite bien méritée, mais il entend que son départ pour l’abattoir est imminent. Il s’enfuit à toutes pattes en direction de La nouvelle-Orléans où sa voix « hââr-mooo-nii-yeuse » ne peut, selon lui, que lui amener un grand succès… En chemin, il rencontre un vieux chien galeux – Chien Battu – avec lequel il forme bien vite un duo. Et le couple d’animaux sur le retour se remet en chemin. Quelques kilomètres plus loin, un troisième animal – Chat Borgne – complète la bande, puis un quatrième – Coq Rouillé.

Mais au soir, ayant bien faim, ils ont l’idée d’aller chanter sous les fenêtres d’une chaumière pour gagner leur pitance. Leur public, constitué de trois larrons, leur semble quelque peu patibulaire, mais ils entonnent tout de même la première note de leur chanson qui ressemble tellement à un cri que les trois hommes prennent la fuite. Qu’à cela ne tienne ! Nos compères se jettent sur le repas abandonné par ceux-ci. Après une course effrénée, les voleurs reprennent leurs esprits. L’un d’eux décide de retourner sur les lieux de leur larcin. A peine entré, il gratte une allumette et se trouve face à Chat Borgne qui, surpris, lui saute au visage. Chien Battu le mord ensuite, Vieux Bourricot l’envoie paître d’une bonne ruade et Coq Rouillé, pendant ce temps, crie tant qu’il peut. De retour auprès de ses collègues, l’homme ne peut conclure avec eux qu’à la présence d’un monstre affreux dans la maison. Les trois voyous s’enfuient pour ne plus jamais réapparaître dans la région. Les quatre animaux, ravis d’avoir un toit bien à eux, arrêtent là leur voyage insensé, prennent leur retraite et chantent à tue-tête jusqu’à la fin de leurs jours.

Cette histoire est inspirée du conte Les Musiciens de la ville de Brême. Le texte est savoureux et emprunte rythme et fond au blues dont il est question dans le titre. L’arrivée d’un nouvel animal dans le groupe qui se constitue petit à petit se fait au rythme d’un refrain où l’affreuse voix d’un vieil ami de l’homme est mise en avant. Tout le texte est donc construit comme une chanson. Et nous avons là du blues parce qu’il y a souffrance : celle du vieil animal dont personne ne veut plus ! L’illustration est, par ailleurs, de toute beauté. Chaque page est traitée comme une peinture à l’huile à laquelle est adjoint un jeu d’ombres chinoises. Tradition et modernité se côtoient donc dans cet ouvrage faisant ainsi écho à l’opposition soulignée par le texte entre l’ancien et le moderne. Les tons sont doux, mais lumineux. Et ce livre est un régal tant pour les yeux que pour les oreilles de nos petits.

 
Bourricot Blues ou les musiciens de la Nouvelle-Orléans de Jan Huling et Henri Sorensen.
Le Genévrier, 2012. 36 pages. 15 Euros. A partir de 6-7 ans.

 

 

 

Je suis le chat

La vie du chat est bien simple : rôder la nuit, dormir le jour. Mais, dans ses rêves, il devient un tigre dans la jungle, un jaguar dans la savane, un lynx dans les forêts du nord, un lion en Afrique… Il visite ainsi tous ses frères. Il est l’animal des temps immémoriaux, toujours là cependant. Et lorsqu’au soir, notre doux félin se réveille, il partage sa vie de fauve avec nous pour que nous puissions rêver à notre tour.

Très bel album superbement aquarellé ce qui met en valeur notre cher félin. Un cadeau qui sera inévitablement apprécié des enfants qui aiment les chats. Le texte est rythmé par un jeu de sonorités proches de la rime. Les plus petits le maîtriseront vite et pourront sans doute le réciter très vite voire le lire en même temps que leurs parents. Les deux dernières pages sont consacrées aux félins sauvages qui ne dorment pas à nos côtés : lion, léopard, puma afin que nos petits puissent rêver aussi.


Je suis le chat de Jackie Morris. Gauthier-Languereau, 2012.
24 pages. 16,90. A partir de 6 ans.

 

 


 

L’ogre odieux

Cet ogre est le plus odieux, le plus grand, le plus laid, le plus violent, le plus cruel… de tous les ogres. Mais personne ne peut réellement en témoigner… Mais il est aussi le plus heureux des ogres puisqu’il est invincible. Il s’ennuie, cependant, et devient prétentieux, voire capricieux. La vie est bien trop facile pour un ogre à qui rien ne résiste. Mais un beau jour, alors qu’il prend la direction d’un village où il a prévu de se régaler, il aperçoit une petite maison qu’il n’a jamais vue. Là, personne ne le connaît et il arrive très en colère de l’effort que lui a coûté ce détour.Touché par la beauté de la demeure, lui d’ordinaire si indifférent à ce genre de détail est étonné de trouver une jeune fille en train de jardiner. La proie est trop facile à capturer, il va bien falloir jouer son rôle d’ogre et se fâcher un peu.

Mais la demoiselle n’a pas peur. Elle s’excuse même de ne pas l’avoir entendu approcher. Stupéfait, l’horrible bête reste sans réaction, alors que la mignonne le félicite au sujet de sa jolie voix, l’invite à prendre une tasse de thé, fait la liste des ses vilains défauts et lui donne quelques conseils de bonne conduite. La réputation de l’ogre est en jeu ! Il en pleurniche de rage. Lorsqu’elle lui offre des muffins tout chauds, c’en est trop. Il tente encore une fois de lui faire peur. Mais le spectacle lui vaut une salve d’applaudissements. L’ogre ne peut que s’enfuir, honteux, désespéré et mourir réellement de honte. « Le plus vulnérable n’est pas toujours celui qu’on croit ».

Le graphisme quelque peu torturé met en évidence l’incrédulité de l’ogre face à la gentillesse dont fait preuve cette jeune fille qu’il rencontre par hasard. Le trait devient hésitant et moins appuyé dès qu’il l’aperçoit. Image et texte résonnent donc dans cet album où l’ogre n’est pas terrassé par une horde de villageois en colère mais par une douce demoiselle. Peu commun donc.


L’ogre odieux de Norton Juster et Jules Feiffer. Pastel, L’école des loisirs, 2012.
30 pages. 14 euros. A partir de 6-7 ans.

 

 

 

Le pêcheur et le cormoran

Il était une fois un cormoran qui cherchait un endroit où habiter. Rejeté par les mouettes, il commença à remonter tristement la rivière Li. Par chance, les poissons y pullulaient, ce qui lui permit de se nourrir facilement. Mais un jour, il en attrapa un trop gros et faillit s’étrangler. Un pêcheur se précipita à son secours. C’est ainsi que fut inventée une méthode de pêche encore pratiquée en Chine aujourd’hui mais c’est aussi et surtout ainsi que le pêcheur et le cormoran devinrent les meilleurs amis du monde. 

Il y a d’abord l’objet-livre en lui-même. Format à l’italienne, dos toilé, joli grain de papier. Puis il y a le dessin de Stéphane Sénégas. Aérien, tout en finesse. Certes avare de décors mais avec comme d’habitude cette grande précision dans le mouvement et les postures. Une signature graphique reconnaissable au premier coup d’œil. Très peu de texte mais ce n’est en aucun cas un problème. Pas la peine dans rajouter lorsque les illustrations sont aussi expressives. C’est beau, simple, épuré, tout en douceur. A découvrir d'urgence, quoi.


Le pêcheur et le cormoran de Stéphane Sénégas. Kaléidoscope, 2013.
36 pages. 14,50 euros. A partir de 5 ans.

 

 


 

 

Category: Albums  One Comment

Ronde de nuit

Cette histoire nous montre la nuit. Une petite pendule pour l’heure, et nos habitudes ainsi que celles des animaux qui peuplent nos villes sont décortiquées. Nous dînons au restaurant, nous allons au cinéma, tandis que les crapauds traversent la route et que l’épeire tisse sa toile. Au rythme des astres, chouettes, chauve-souris, insectes, belettes s’éveillent et nous nous endormons…  Enfin presque, car certains d’entre nous veillent pour qu’au lever du jour notre ville puisse nous accueillir de nouveau. Et puis il y a le chat qui nous accompagne de page en page et que les petits auront plaisir à chercher. 

Nous traversons la nuit avec sérénité dans cet ouvrage. Plus de monstres effrayants, plus d’angoisse et de peur du noir. Un moyen de revisiter avec nos plus petits les durs moments qui accompagnent le coucher. Les illustrations, tout en déclinaisons de bleu, sont rassurantes et drôles. Et puis, il y a le chat…

Ronde de nuit de Simon Hureau. Didier Jeunesse, 2013.
32 pages. 13,10 euros. A partir de 4 ans