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Cette histoire qui a fait l’Alsace T6 : Dans une Europe en ébullition (1477 à 1604)

La scénariste Marie-Thérèse Fischer de Cette histoire qui a fait l'Alsace est titulaire d’une thèse de doctorat sur le Mont Saint-Odile et a su vulgariser ses connaissances. Le graphisme a été confié à des illustrateurs de BD différents selon les volumes afin d’aider à la perception des caractéristiques propres à une période ; ce sont Marcel Uderzo (le frère d’un des deux pères d’Astérix), Francis Keller, Robert Bressy et Christophe Carmona.

Douze tomes sont prévus pour Cette histoire qui a fait l'Alsace. Les jeunes en-dessous de dix ans auront des difficultés à lire les ouvrages de cette série car il faut avoir certaines bases en matière de chronologie. Le tome 6 traite de la période de 1477 à 1604 dans une Alsace qui relève du Saint-Empire germanique. En comprenant par exemple en quoi la Réforme agite et singularise les cités alsaciennes au XVIe siècle, c’est l’histoire de l’Europe que l’on approche.

Sans suivre la vie particulière d'un personnage, le livre a choisi de signaler les acteurs majeurs d’un évènement. Une chronologie en fin d’ouvrage rappelle les évènements importants en les illustrant par un dessin. L’iconographie des albums s’appuie sur nombre de documents d’époque ; les bâtiments et objets les plus significatifs sont signalés en fin de volume et le lecteur est invité à aller les découvrir sur place et en particulier dans les musées qui en ont hérité (comme le retable d’Issenheim au musée Unterlinden de Colmar ou les livres de la bibliothèque humaniste de Sélestat).

 

Cette histoire qui a fait l'Alsace T6 : Dans une Europe en ébullition (1477-1606) de M-T.  Fischer et R. Bressy.
Editions du Signe, 2010. 48 pages. 12,80 euros. À partir de 10 ans.

 

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L’incroyable histoire d’Hercule

C’est un livre pour « entrer dans la légende »..
Dans un index à la fin du livre comme autant de petits cailloux blancs les mots en gras du récit sont expliqués.
Guerres, crimes, vengeances, exploits, amours sans oublier récits, les hommes contre les dieux, les dieux contre les hommes, qui peut rivaliser avec qui ? Qui les surpassera tous en courage et en gloire ?

Regardez aussi attentivement les gros plans des peintures à l’huile qui toutes les deux pages de texte ponctuent les récits : les nombreux coups de pinceaux plus ou moins violents du peintre que l’on devine dans l’épaisseur de la pâte, ces couleurs vives, chaudes, rougeoyantes, sombres parfois ne sont-ils pas autant de preuves des évènements qui sont racontés et aussi autant de preuves que le peintre lui-même les a revécus à chaque touche comme nous à chaque ligne ?

Hercule envahit tout le tableau, il le fait exploser, ses exploits surpasse l’histoire. Combien de travaux déjà doit-il accomplir pour être lui-même. « Hercule » en latin ; « Héraclès » en grec…

L'incroyable histoire d'Hercule de Valérie Terranova.  
RMN-Grand Palais, 2005. 95 pages. 12 euros. A partir de 9 ans.

 

Akissi T3 : Vacances dangereuses

 

Akissi part en vacances à la campagne chez pépé et mémé avec son frère Fofana et ses cousins. Le voyage en taxi brousse est déjà une aventure à part entière, mais une fois arrivé sur place, entre les toilettes au grand air, la chasse aux noix de coco, les serpents et les crapauds, le séjour s’annonce mouvementé… 

Troisième album pour la petite Akissi, une gamine africaine délurée et souvent maladroite, toujours prête pour faire des bêtises. La série est basée sur les souvenirs d’enfance de Marguerite Abouet, la scénariste d’Aya de Yopougon. Toujours beaucoup de fraîcheur dans ces histoires de six ou sept pages où l’humour potache est à prendre au premier degré. Si les adultes sont déçus par le coté infantile du récit et du dessin, ils n’ont qu’a passer leur chemin. Après tout, Akissi est une série destinée avant tout aux jeunes lecteurs qui aiment retrouver cette héroïne pétillante et son univers tellement chaleureux. A bon entendeur…


Akissi T3 : Vacances dangereuses, de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin.
Gallimard jeunesse, 2012. 48 pages. 10,50 euros. Dès 8-9 ans.

 

 

 

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La chanteuse de Vivaldi : journal de Lucrezia, Venise, 1720

 

Lucrezia, une fille de cordonnier, est orpheline. Elle a été recueilli dans un couvent ; hostile par principe aux prêtres, elle développe pourtant de la sympathie pour son maître de chœur Vivaldi qui officie à Venise. La découverte du monde extérieur en compagnie de la cantatrice Anna amène Lucrezia à fréquenter les castrats. Des pages documentaires initient à la connaissance de la vie de Vivaldi.
 
Comme pour tous les titres de cette collection, une présentation soignée qui par la couverture et l’effet coupe-papier évoque bien un document d’époque.

La Chanteuse de Vivaldi : journal de Lucrezia, Venise 1720 de Christine Féret-Fleury.
Gallimard jeunesse, avril 2012. 189 pages. 9,50 euros. A partir de 10 ans.

 

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Il faut sauver Saïd

Le collège Camile-Claudel. Saïd bon élève. Que lui arrive-t-il ? Est-il perdu ? Il veut pouvoir travailler, apprendre quand il est en classe. Mais non !
Ecriture fine, rapide, phrases courtes. Saïd écrit. Raconte. Il était un grand de CM2 maintenant il est un petit de 6ième.

Tarek et sa meute. Faut les éviter. Même en classe le bruit ne s’arrête jamais. Menaces. Contrôles. Coups. Colles. Encore plus de bruit à la cantine. Tarek a même un couteau. Il a crevé les pneus de la voiture de la prof. Vol de blouson (on en parlera après). « Tarek t’es un taré ». C’est son cousin à Saïd.
Les salades aussi que raconte Abdelkrim à leur père. Déjà Saïd ne travaille plus bien. Et Abdelkrim son frère tourne mal, ça va mal finir.

Une sortie. Madame Beaulieu la prof les emmène à Paris. La Tour Effel a un nom celle-là, pas comme celle où j’habite !

Sous le lit d’Abdelkrim une valise de billets. Qui fait quoi ? Manu le racket, Bogdan et Jonathan les « petits boulots ». Toi, Saïd, tu es un bon élève personne ne se méfiera tu distribueras les enveloppes.
Saïd se sent sale.

Est-ce qu’il va abandonner Abdelkrim ?
Et pour Tarek ?

Il faut sauver Saïd, de Brigitte Smadja. Ecole des Loisirs, 2003.
92 pages. 8 euros. A partir de 9 ans.

 

Pat’apouf explore les Roches-rouges

Un détective au physique très bonhomme et aux capacités athlétiques relatives, mais à l’esprit bien astucieux, fait face à des agressions dont il ne comprend qu’ultérieurement qu’elles sont liées à un trafic de faux billets. Pour l’essentiel le héros parcourt la Corse des années cinquante où se déplacer à dos d’âne reste courant.
 
Une BD qui a gardé une très grande lisibilité graphique autour d’une intrigue parsemée de rebondissements ; cette aventure parue au début des années 1950 appartient à une série hebdomadaire du journal Le Pèlerin où Gervy puis Jean Hache la dessinèrent. De 1938 à 1990 on compta quatre dessinateurs successifs pour cette BD.  Une préface de Dominique Petitfaux sera bien appréciée par les lecteurs adultes intéressés par l’aspect patrimonial de cet album. Une exposition itinérante sur panneaux autour de Gervy et Patapouf est disponible en contactant ce blog qui fera suivre la demande.

Pat’apouf explore les Roches-rouges de Gervy. Éditions du triomphe, 2012.
56 pages. 14,70 euros.  À partir de 8 ans.    


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L’épopée du roi singe

Il s’agit ici d’adapter environ un tiers du grand classique chinois, apparu sous forme orale au XIIe siècle et écrite autour de 1550 par Wu Chengen, dont le titre se traduit par Le Voyage vers l’Occident. Ce sont les chapitres où l’on apprend ce que furent les actions du singe Sun Wukong avant que Xuanzang ne vienne le délivrer de sa punition céleste.

Le reste du roman (non traduit ici) conte les aventures du moine chinois Xuanzang parti chercher en Inde les canons bouddhiques en compagnie outre de Sun Wukong, d’un ancien général (devenu moine) et d’un cochon. Dans cette dernière partie Sun Wukong montre une grande agilité au combat et des capacités à deviner les pièges tendus par des êtres maléfiques. Ainsi il est garant de la bonne marche de la mission alors que dans la première partie au contraire il chamboule la quiétude des dieux par sa témérité, son insouciance et son impertinence.

Composé de vingt-cinq chapitres qui débutent tous par une illustration mettant en scène généralement le moment crucial de l’aventure, L’Épopée du roi singe est doté d’un glossaire proposant la définition d’une quinzaine de mots propres à la culture chinoise (dont une demi-douzaine en rapport avec le bouddhisme) et de trois pages expliquant l’importance culturelle de ce roman.

 On regrettera que la transcription des noms chinois en caractères latins ne soit pas celle du pinyin (adoptée par contre dans cette présentation), ce qui gêne toute recherche d’information complémentaire sur internet. Il est à noter le nombre incommensurable de mangas et de dessins animés de l’ensemble des pays d’Extrême-Orient qui ont mis en scène Sun Wukong.

 

L’Épopée du roi singe de Pascal Fauliot et Daniel Hélon. Casterman poche, 2012.
158 pages. 5,50 euros. À partir de 9 ans

 

Les P’tits diables T13 : Un frère, ça sert toujours

Tom et Nina. Ces deux-là sont frères et sœurs et ils adorent se détester. Le passe temps favori de Nina, c’est de trouver de nouvelles astuces pour faire punir son frère. Ce dernier ne brille pas par son intelligence mais il parvient tout de même à faire enrager sa sœur plus souvent qu’à son tour, par exemple en laissant trainer quelques insectes baveux dans son lit. Leurs moments de complicité, ils les partagent en faisant tourner en bourrique leurs parents, totalement dépassés par cette incontrôlable progéniture.   

LesP’tits diables est une série au graphisme simple et aux couleurs acidulées qui plaît beaucoup aux petits lecteurs. Sans doute l’ingéniosité de ces deux garnements et leur totale liberté d’action fait rêver plus d’un enfant. Un humour tout sauf mièvre, parfois grinçant, souvent très drôle, qui fait de cette série survitaminée un  incontournable dans le paysage de la BD jeunesse actuelle. 

Les P’tits diables T13 : Un frère, ça sert toujours, de Dutto.
Soleil, 2012. 44 pages. 10,50 euros. Dès 8-9 ans.

 

 

 

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Le journal d’Adèle (1914-1918)

Ce qui se passe à l’intérieur de soi et ce qui se passe à l’extérieur de soi. Le consigner dans un journal à la première personne. Dans la tourmente de la première guerre mondiale, les tourments de soi quand il n’y a plus de frontière entre les pays, pas plus qu’entre le dehors et le dedans. Toutes les frontières sont chèrement défendues, sont méchamment abattues, disparaissent dans la violence des tourments, heure par heure, jour par jour.

Dans la ferraille et le plomb ; la pluie et les pleurs, la peur et puis…Les hommes, les vrais, non plus les chevaux morts, mal au ventre. Paul qui s’est tu. Les soldats se sont tués. Verdun. Les gaz de combat. Les trous, la boue et les oiseaux qui continuent de chanter au-dessus des champs de bataille.

Quelles formes ont les nuages là au-dessus ? Et puis l’école. Apprendre encore à écrire. Après la folie de la guerre, la folie du 11 novembre 1918 et ensuite le mariage, la folie du mariage, le jour du printemps.

Fin du journal d’Adèle. Fin. Et après ?

 

Le journal d’Adèle, de Paule du Bouchet. Folio junior, 2007.
140 pages. 5,90€. A partir de 12 ans.

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Mini manga

Quatre petits livres de 190 pages au format de 11 X 8 cm réunis dans un coffret.

Chaque ouvrage développe un thème : bases de l’anatomie, visages et coiffures, mains et pieds, vêtements et accessoires. Le style manga et les objets propres à la culture japonaise à travailler progressivement en 4 à 8 étapes à partir de la forme globale.

Un texte au contenu précis, idéal pour apprivoiser en douceur le dessin propre aux mangas. On apprécie l’existence d’un index.

Mini manga d’Yishan Li. Éditions Ouest-France, 2012.
Coffret (4x 190 pages). 18 euros. À partir de 9 ans.

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