Carthage

En ce temps là les hommes remerciaient les Dieux. Les Dieux s’interposaient entre les monstres et les hommes, et si les monstres ne les tuaient pas, vainqueurs du combat le pouvoir des Dieux sur les hommes étaient alors encore plus grand. Grâce à leurs savoirs les hommes construisaient des bateaux, découvraient de nouvelles terres en bourlinguant sur des mers inconnues : leurs Dieux les habitaient dans leurs rêves… « Europe » même désignait une déesse…

Il arrivait aussi que des Dieux fassent le malheur des hommes. Il arrivait parfois que plus personne ne sache où commençaient et où finissaient les royaumes et les pouvoirs respectifs des uns et des autres. Pour l’amour par exemple. Et parfois c’est un horrible « carnage » (page 32) qui se produit entre les Dieux, ou entre les Dieux et les monstres, ou entre les Dieux, les monstres et les hommes…celui qui tue devient dieu, devient un « Immortel » et celui qui est tué redevient un « simple mortel » : mariages, jalousies, querelles de pouvoir…celui qui a échappé à tous les sacrifices, défié les oracles, traversé les océans, conquis de nouvelles terres, peut espérer après tant d’épreuves fonder sa ville. Après les carnages vient Carthage.

L’invention de l’écriture est passée par là : pour se concilier les Dieux en toutes occasions ? Pour communiquer avec eux d’égal à égal ? (Ca marche aussi contre les monstres !)  Alors ! Venez ! Lisez… Le reste c’est l’Histoire.

 

Carthage de Claude Pouzadoux. Nathan, 2011.
150 pages. 7,50 euros. A partir de 9 ans.
 

 

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