Les champignons de Paris

Lucien part en vacances chez sa grand-mère à Paris. Et ce n’est pas Martine (prononcez Martins), sa belle-mère anglaise qui va s’en plaindre. Pour Lucien, c’est le meilleur moment de l’année, il va retrouver sa mamie adorée, un peu « à l’ouest » certes, mais qui lui réserve toujours de belles surprises. Alors qu’il imaginait un vélo, sa grand-mère lui offre une superbe batterie bleue avec cours de musique et cave insonorisée pour pouvoir répéter. Lucien est aux anges, il va pouvoir devenir une rock-star. Le seul souci pour lui c’est qu’il a très peur de descendre à la cave surtout lorsqu’il y croise de drôles de petits êtres…

On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Hervé Mestron. Sur fond de musique et de relations intergénérationnelle résonne un récit grave sur les mal-logés. A travers les yeux de Lucien, on prend conscience d’un problème, hélas réel : le logement dans les grandes villes françaises. La famille de Rokia et Djibril est confrontée à un marchand de sommeil qui n’hésite pas à louer une cave, un logement insalubre de 12m2 au nez et à la barbe du vrai propriétaire. Certes, on pourrait reprocher l’optimisme de l’auteur mais les lecteurs ont besoin parfois de positiver dans un monde qui ne laisse que peu de place à l’insouciance.

Les champignons, de Paris d’Hervé Mestron, Syros, 2010.
96 pages. 5,95 euros. A partir de 9 ans.

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