Noir grand

L’enfant noir qui parle ici est comme une maison dont on baisse peu à peu les rideaux. Un enfant qui finit par fuir le monde en commençant par ses propres parents, un peu trop blancs, et l’école où il est insulté. Et commence le travaille de la maîtresse. Au sujet de l’adoption d’abord, puis de la couleur ensuite, de toutes les couleurs ! L’amour des parents aussi qui parlent de choses simples. Jusqu’au jour où les voisins hurlent vraiment trop fort pour qu’ils se contentent de les écouter. Le père et l’enfant découvrent qu’on a volé leur bébé. Ils rangent le désordre des disputes et c’est tout ce qu’ils peuvent faire… Demain, notre héros ira faire des photos du nouveau jour qui se lèvera…

Magnifique métaphore, ce livre fait du bien autant qu’il fait mal. Il est écrit simplement, mais avec un vocabulaire coloré. Et malgré la gravité du sujet, nous sourions à la lecture de cet ouvrage. L’histoire glisse sur les faits, elle n’en change rien n’en tire aucune moralité. A nous lecteur de ne pas refermer cet roman comme si nous n’avions rien lu… Tout y est, lisez bien : les bruits, les couleurs, les mots durs et les mots tendres, les sentiments dits et non dits, les haines criées et sous-entendues, et toutes les douleurs ou presque…

Noir grand de Sébastien Joanniez (ill. Daniela Tieni). Rouergue, 2012.
60 pages. 11,50 euros. A partir de 9 ans.
 
 
 
 
Category: Vivre aujourd\'hui
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