Mauvais garçon

Un homme né en 1943 est le narrateur interne de ce récit, il est le grand-père de celui à qui il raconte l’histoire de sa vie. L’ouvrage débute par la description de ce que pouvait être un élève en échec scolaire, lorsqu’on l’appelait encore cancre. Toutefois sa professeure de musique arrive à capter son attention après l’avoir initié au tambour. L’usage qu’il en fait n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui décrit dans le film germano-franco-polonais "Le Tambour" de Volker Schlöndorff, adapté du roman éponyme de Günter Grass paru en 1959. 

Progressivement, après avoir été renvoyé de plusieurs écoles, le « mauvais garçon » tombe dans la petite délinquance et il est envoyé dans une maison de redressement. C’est dans les alentours qu’il rencontre M. Alfie qui demande à ce qu’il vienne travailler avec lui auprès de ses chevaux. Il lui donne en particulier la mission d’amadouer un cheval qui a vraisemblablement subi des violences de la part de ses anciens propriétaires. Finalement il s’engage dans la cavalerie de sa majesté et, retrouvant là le cheval dont il avait fait l’éducation, c’est sur son dos, en jouant du tambour, qu’il défile lors d’une parade.

Les lecteurs habituels de Michael Morpurgo adhéreront tout de suite à ce récit et pour ceux qui ne connaissent pas les livres de cet auteur, voilà une très belle porte d’entrée dans son univers, surtout si l'on est un garçon.


Mauvais garçon de Michael Morpurgo (ill. Michael Foreman).
Gallimard jeunesses, 2012. 144 pages. 8, 50 euros. À partir de 9 ans.

 

 

 

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One Response
  1. Michel dit :

    Le cheval comme thérapie, en fiction ici et en réalité ailleurs.  

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