Tag-Archive for » albin michel «

Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices

Madame Pamplemousse est une drôle de commerçante. Dans sa petite boutique parisienne, elle prépare et propose à la vente « les plus étranges, les plus délectables, les plus époustouflants, les plus exceptionnels délices au monde ». Un petit inventaire non exhaustif ? Saucisses de bison au poivre noir, salami de minotaure à la sauge et au thym sauvage, queues de vélociraptor salées, tigre à dents de sabre fumé, etc. Quand Monsieur Lard, un restaurateur peu scrupuleux et bien piètre cuisinier prend connaissance des talents de Madame Pamplemousse, il envoie sa nièce l’espionner afin, imagine-t-il, de récupérer une recette miracle qui fera de son restaurant le plus célèbre de la capitale française. Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite… 

Un petit roman drôle et enlevé où les caractères des personnages sont très marqués : le méchant vraiment méchant, la jeune fille souffre-douleur et débrouillarde, la cuisinière aguerrie faisant figure de maître spirituel, le chat roublard, le critique culinaire impitoyable, etc. Les situations s’enchainent sans temps mort et l’humour est omniprésent. 
 
Une lecture facile avec un lexique relativement simple et de courts chapitres parfaitement adaptés aux petits lecteurs. Exploitant intelligemment et de façon décalée la mode actuelle des récits culinaires, Rupert Kingfisher a su concocter une recette efficace et savoureuse qui devrait réjouir petits et grands. 

 

Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices,  de Rupert Kingfisher (ill. de Sue Hellard).
Albin Michel jeunesse, 2012. 126 pages. 8,50 euros. Dès 9 ans.

Le petit Gus en grandes vacances

Pour Gus, le CM2, c’est fini. Mais en attendant « la merdouille du collège », il y a les vacances. Direction la Bretagne et la maison de grand père avec papa, maman, Delphine la grande sœur (15 ans) et Romain le grand frère (18 ans). Chez Papy, l’ambiance est souvent tendue et les chamailleries familiales sont légions. Heureusement, il y a le cousin Elliot. Avec lui, Gus est certain de s’amuser et de faire les quatre cent coups.

En observateur ironique et sans langue de bois, Gus dresse un tableau cataclysmique de son environnement. Personne n’échappe à son regard acéré. Le gamin se moque du nouveau copain de sa sœur (un rasta dont les dreadlocks ressemblent « à des bâtons de réglisse qu’on a mâchouillé pendant une semaine »), du voisin de papy ou encore des « feesenozes » où les parents se ridiculisent en dansant comme des ringards. Il dénonce aussi les algues vertes, l’inhumaine corvée du cahier de vacances et la pêche à la crevette à pied avec papa, une tradition à laquelle il aimerait bien pouvoir se soustraire.

Le futur collégien déroule les tranches de vie en ricanant. Une sorte de journal intime à la fois acide et truculent. Les amoureux du langage châtié peuvent passer leur chemin. Gus parle comme beaucoup d’enfants de son âge et il ne fait pas dans la dentelle. Un recueil très drôle, très politiquement incorrect, qui ravira les amateurs d’humour tendance poil à gratter. Un bon rafraîchissement estival à déguster avant que les vacances se terminent.

Le petit Gus en grandes vacances, de Claudine Desmarteau, Albin Michel, 2011.
156 pages. 12,90 euros. Dès 10 ans.