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Le chevalier à l’armure d’argent T1 : La malédiction de Jérusalem

Jérusalem, juillet 1099. L’écuyer Guillaume de Crèvecoeur perd son Seigneur Etienne d’Hauteville lors de la prise de la ville par les croisés. Esseulé au cœur de la bataille, il est sauvé d’une mort certaine par un terrifiant chevalier dont le corps est dissimulé sous une cuirasse d’argent. Le soir venu, Guillaume s’attache aux pas de cet étrange combattant. Ce dernier lui avoue être sous le coup d’une malédiction lui interdisant de quitter la prison de métal qui lui sert d’armure : « Je ne serai délivré que le jour où je me serai racheté des crimes dont je me suis rendu coupable. Je ne peux ni boire ni manger, j’étouffe sous cette carapace. Je ne peux même pas être tué pour sauver mon âme, car aucune épée n’est assez affûtée pour fendre cette armure… ».

Accompagnés par une jeune musulmane du nom de Zakia, l’écuyer et son nouveau maître vont être envoyés en mission sur les bords de la mer Morte par Godefroi de Bouillon, premier roi chrétien de Jérusalem.

Alain Absire propose une plongée sans concession dans l’enfer des croisades. Il mêle des aspects fantastiques (la malédiction frappant le chevalier) et des éléments historiques (la prise de Jérusalem en juillet 1099) pour donner un souffle épique à la destinée du jeune Guillaume. Le réalisme des combats et des scènes de pillage ainsi que l’épisode se déroulant parmi les lépreux pourront choquer les âmes sensibles. Il n’en reste pas moins que ce roman d’aventure ravira les jeunes lecteurs passionnés d’histoire et avides de sensations fortes. A noter qu’en fin d’ouvrage l’auteur propose un court texte documentaire et un petit dictionnaire des croisades qui permettent de mieux comprendre ce que furent ces guerres saintes lancées par le pape Urbain II en 1095.

 

Le chevalier à l’armure d’argent T1 : La malédiction de Jérusalem, d’Alain Absire, Éveil et découvertes, 2009.
124 pages. 8.90 euros. A partir de 12 ans.

 

Moi Iris, ma vie, mes pieds

 Iris a 12 ans et l’été est là. Pourtant, Iris est loin d’être enchantée, contrairement aux autres années. Elle décide de commencer un journal intime, « parce qu’elle n’en peut plus d’être seule avec ce truc qui lui pourrit la vie ». En fait, il y a « un avant et un après 30 juin ». Le jour où ses pieds ont atteint la cote d’alerte. Et la seule perspective d’Iris pour les vacances est de rester cloîtrer dans sa chambre ou regarder la télévision. –Son père ne doit pas revenir de sa plate-forme pétrolière off shore et sa mère, tirée à quatre épingles, travaille chez Aphrodite. Quand Iris n’en peut vraiment plus, elle sort dans le jardin qui se trouve derrière la maison. Là, personne ne peut la voir puisque la maison d’à côté est fermée, jusqu’au jour où elle assiste, « la mort dans l’âme » à l’installation des meubles des nouveaux voisins…

Lorsque deux « éclopés », l’un des pieds et l’autre des oreilles, se rencontrent, ce qui nous rend la vie si difficile s’estompe, comme par magie.

Marie Bertherat nous offre là, un texte sous la forme du journal intime d’une enfant en train de devenir adolescente, avec ses conséquences : la transformation du corps qui devient étranger, le sentiment de ne compter pour personne, un certain mal-être. Tout cela est décrit au plus juste sous la plume d’Iris et comme dans bien des cas, au détour d’une rencontre, la vie reprend ses droits. Une écriture d'une belle énergie qui nous fait voir les choses avec des lunettes roses !

Moi Iris, ma vie, mes pieds, de Marie Bertherat, Ill. Sophie Marie,
Éditions Éveil et Découvertes, 2009. 122 pages. 8,90 €. 12 ans et +.