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Paola Crusoé T1 : Naufragée

La petite Paola se réveille seule sur une plage paradisiaque. Elle retrouve d’abord son père puis son grand frère Yoann. Seule manque à l’appel sa petite sœur Bénédicte. Ils semblent être les uniques rescapés du naufrage de leur paquebot. Lorsque la sportive Rachel se joint à eux, le groupe s’organise tant bien que mal en attendant d’hypothétiques secours. Mais l’isolement et la promiscuité alimentent les tensions au sein de la petite communauté.

Talentueuse dessinatrice de la série Basile et Melba, Mathilde Domecq, tout en respectant quelques ingrédients propres aux robinsonnades, a imaginé une histoire de naufragés pleine de modernité. Le grand frère pleure ses 148 amis sur Facebook et s’étonne qu’à l’heure de Google Earth, personne ne parvienne à le localiser tandis que le téléphone portable ne capte aucun réseau, évidemment. Le trait rappelle celui de Julien Neel et les couleurs acidulées sont parfaitement adaptées au décor insulaire. Petit bémol néanmoins, l’histoire se lit trop vite et la dernière page laisse planer un insoutenable suspens. Espérons que la suite ne tardera pas trop !

Paola Crusoé T1 : Naufragée, de Mathilde Domecq, Éditions Delcourt, 2012.
88 pages. 14,95 euros. Dès 9 ans.

 

 

 

 

 

La bête du lac T1 : Le gardien

Alors que le printemps arrive péniblement dans le petit village de Lac-à-l’Ombre, au fin fond du Québec, Ovide part à la recherche de son jumeau Gédéon, disparu depuis un mois. Une piste le mène jusqu’à un lac réputé pour être maudit. C’est là qu’il va rencontrer une sirène prisonnière des glaces. Il ne le sait pas encore, mais en venant en aide à cette créature aquatique, Gédéon va déclencher une série d’événements terribles pour l’ensemble de la communauté…

S’inspirant des mythes amérindiens, cet album oscillant entre le conte et le récit fantastique constitue une très belle surprise. L’histoire est étonnante, rythmée, pleine de rebondissements. Les personnages hauts en couleur et l’humour omniprésent malgré la gravité de certaines situations donnent un ton très particulier à l’ensemble. Le dessin de Patrick Boutin-Gagné est quant à lui ultra dynamique et son découpage au cordeau offre un rythme effréné sans  jamais tomber dans le surrégime. Surtout, l’aventure n’est pas aussi classique que l’on pourrait le croire. Les apparences peuvent être trompeuses et les « méchants » ne sont pas toujours là où on les imagine.

Déroutant et bourré de charme, cet album réalisé par un duo d’auteurs québécois talentueux mérite vraiment que l’on s’attarde sur son cas !        

La bête du lac T1 : Le gardien  de François Lapierre et Patrick Boutin-Gagné.
Glénat, 2011. 56 pages. 13,50 euros. Dès 10 ans.

 

 

 

 

 

Tib et Tatoum T1 : Bienvenue au clan !

Le petit Tib fait partie du clan du Grand Rocher. Les enfants du clan se moquent de lui car il possède une tâche de naissance autour de l’œil. Un jour, il rencontre un drôle de dinosaure rouge qu’il baptise Tatoum et qui va rapidement devenir son meilleur ami. Grâce à lui, les journées deviennent plus joyeuses. Mais lorsque Tib parle de son nouveau copain à ses proches, personne ne le croit. Son père lui affirme que ce n’est pas possible puisque les dinosaures ont disparu depuis des millions d’années.  Malgré tout, et après bien des péripéties, les membres du clan vont devoir se rendre à l’évidence : il y a bien un dinosaure  qui rôde près des grottes…

Une nouvelle série jeunesse pleine de fraîcheur. L’humour est léger et si chaque gag peut se lire indépendamment, les événements s’enchaînent et permettent au récit de progresser. Moins fouillé que sur la série Les enfants d’ailleurs, le trait de Bannister se rapproche ici de celui de Julien Neel (Lou !). La mise en couleur de Grimaldi privilégie les tons verts, bruns et terreux pour restituer au mieux les décors de l’époque.

Au final, si les joyeuses aventures de Tim et Taboum sont sans doute à réserver aux jeunes lecteurs de 7 à 9 ans, nul doute que ce « public cible » assez limité saura apprécier à sa juste valeur ce concentré de bonne humeur.

 

Tib et Tatoum T1 : Bienvenue au clan ! de Grimaldi et Bannister.
Glénat, 2011. 48 pages. 9,95 euros. Dès 8-9 ans.

 


 

 

 

Mamette T5 : La fleur de l’âge

Mamette, sa petite fille de 20 ans et les membres de son club des anciens s’apprêtent à partir pour l’Espagne. Malheureusement, le bus gracieusement prêté pas la municipalité rend l’âme en cours de route. Ayant trouvé refuge en pleine montagne dans un camp de vacances d’habitude réservé aux ados, les anciens vont devoir se faire une raison et oublier leurs rêves de farniente les pieds dans l’eau.
 
Pour ce cinquième volume, Nob continue à réjouir ses lecteurs en animant les aventures de sa joyeuse troupe du 3ème âge. De Mamette l’éternelle optimiste à Madeleine la peau de vache en passant par l’hypocondriaque Mme Vidal, l’auteur porte un regard malicieux et tendre sur la vieillesse. L’humour est bien sûr présent, comme d’habitude tout en finesse. Coté dessin, couleurs pastels et traits ronds sont les marques de fabrique de l’auteur.
 
Beaucoup de douceur, de poésie et de bonne humeur pour une série réellement tous publics où vieillesse rime rarement avec tristesse. 
 

 
Mamette T5 : La fleur de l’âge, de Nob, Éditions Glénat, 2011.
48 pages. 9,95 euros. Dès 9 ans.

 

 

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Captain Biceps T5 : L’intrépide

Enfin ! Après quatre ans d’absence, Captain Biceps est de retour dans les bacs des libraires. Toujours aussi musclé, toujours prêt à rendre la justice, il affronte sans sourciller de terribles ennemis. Au menu de ce nouvel album, les super-méchants se nomment WC-man, Organe-man, Marguerite-man, Calin-man, Furoncle-man ou encore Supercanongirl. Des combats épiques, du suspens (Captain Biceps parviendra-t-il à libérer Nonosse le chien du président pris en otage par de dangereux terroristes ?) et une dose de romantisme (Captain Biceps trouvera-t-il l’âme sœur ?), tous les ingrédients sont réunis pour concocter une recette explosive.

Avec Captain Biceps, Zep s’offre un terrain de jeu à la hauteur de sa fantaisie. Ici, tout est permis. Parfaitement mises en scène par le trait élastique de Tebo, les blagues de mauvais goût s’affichent sans vergogne et le  dérapage scatologique n’est jamais loin. Irrévérencieux mais surtout furieusement drôle, Captain Biceps emportera forcément l’adhésion chez tout jeune amateur de BD qui se respecte. Pour les parents, la pilule sera peut-être plus difficile à avaler. Mais après tout, ils ne sont pas obligés d’y jeter un œil…

 

Captain Biceps T5 : L’Intrépide, de Zep et Tebo, Glénat, 2011.
48 pages. 9,95 euros. Dès 9 ans.

 

 


 

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Geronimo Stilton T1 : La découverte de l’Amérique

Geronimo Stilton, directeur de « L’écho des rongeurs », est appelé par son ami le professeur Volt pour contrecarrer les plans des chats pirates. Ces derniers ont remonté le temps pour modifier l’histoire afin de devenir les découvreurs de l’Amérique à la place de Christophe Colomb. Grâce au ratonautilus inventé par Volt, Geronimo, sa sœur Téa, son cousin Traquenard, son neveu Benjamin et la petite Pandora voyagent à leur tour à travers les siècles. Ils se retrouvent dans l’Espagne de 1492, à Palos, ville portuaire d’où est partie l’expédition de Colomb. En ce début du mois d’août, Geronimo et ses compères se font engager sur la Santa Maria du grand explorateur. Leur but est de démasquer les chats pirates qui, déguisés en rats, se sont introduits à bord afin de prendre les commandes du navire.

Cette transposition de l’univers romanesque de Geronimo Stilton en BD ne brille pas par son originalité. Tout cela semble en effet fort inspiré des aventures du Picsou de Carl Barks. Un inventeur génial, un héros aidé par son neveu et ses cousins, des méchants qui ont tout Rapetou, bref, c’est une grande impression de déjà vu qui prédomine.

Le dessin n’a pour sa part rien de folichon. Un travail de studio sans âme et très lisse qui ressemble aux productions stéréotypées que l’on retrouve souvent dans les magazines Disney. Et ce ne sont les couleurs criardes dignes d’un dessin animé qui relèvent le niveau. 

Seul point réellement positif, les informations historiques disséminées au fil du scénario. Ce petit ajout pédagogique éclairera les petits lecteurs peu au fait de la véritable aventure vécue par Christophe Colomb et ses hommes. Au final, cette première aventure de Geronimo Stilton en BD pourra convenir aux amateurs des romans qui retrouveront avec plaisir leur journaliste préféré dans un environnement plus « visuel ». Pour le reste, c’est tout de même un peu léger.

Geronimo Stilton T1 : La découverte de l’Amérique, Éditions Glénat, 2011.
48 pages. 9,95 euros. Dès 8 ans.

 

Nanja Monja T1

Taro est un collégien qui a grandi dans le paisible village d’Hananoki avec son grand-père. Celui-ci vient de mourir. Il se prépare, entouré de son chat et de ses amis à affronter sa nouvelle vie. Une nuit, il met un disque et enveloppé par la musique, il observe de sa longue vue le ciel et les astres, comme il le faisait avec son papy. Subrepticement, il la dirige vers le Nanja Manja, l’arbre majestueux qui veille sur le village. Et là, il aperçoit une fille en train d’y grimper et soudain, tomber…

Un manga où le fantastique et la magie se mêlent à la vie quotidienne pour former un cocktail étonnant. Les personnages sont attachants et le dessin est à la fois expressif et très lisible. Ce premier tome de mise en place des différents éléments a comme un arrière goût de "pas assez" tant il laisse en suspend un nombre incalculable de questions. Heureusement, dès le début du second volume (trois sont pour l'instant disponibles en français) tous les éclaircissements nécessaires sont apportés afin que le lecteur puisse bien saisir les enjeux de l'intrigue. Une série originale et pleine de fraîcheur qui, si elle ne révolutionne pas le genre, fait néanmoins passer un agréable moment. A découvrir. 
 
Nanja Monja, tome 1, de Shizuka Ito, Glénat, 2011.
228 pages. 7,50 €. À partir de 11 ans.

 

 

 

 

Le Belem T3 : Le yacht du bagne

Le Belem est un navire de commerce français qui fut mis à l’eau le 10 juin 1896. Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine Belge, a choisi d’illustrer quatre dates clés de l‘histoire de ce fameux trois-mâts dans une série débuté à l’automne 2006.

Après le premier voyage de 1896, l’épisode de la montagne pelée en 1902 et avant la dernière traversée de 1913 où le Belem a manqué de se faire couper en deux par un bateau à vapeur, Delitte s’intéresse à des événements s’étant déroulés en Guyane en 1908. A cette époque, l’armateur du Belem a décroché un contrat avec l’administration française pour l’approvisionnement du bagne de Cayenne.

Pendant que des bagnards déchargent le navire, Le Vern, un marin du Belem, descend à terre pour rendre visite à son cousin gendarme. Au même moment, La Montagne, Le Banquier et Gueule d’Ange, trois condamnés de longue date, décident de se faire la belle à travers la jungle. Ils croisent la route de Le Vern et de son cousin, tuant ce dernier et prenant le marin en otage. Traqués par les agents de la pénitentiaires, les fuyards cherchent à rejoindre le Belem dont le départ prochain pour la Martinique représente leur seule chance de salut. Tous ne parviendront pas à mener leur entreprise à bien…

Une BD étouffante, où la chaleur et l’humidité sont parfaitement rendues. Le trait si particulier de Delitte se reconnaît au premier coup d’œil et fait une fois de plus des merveilles. Une belle occasion de découvrir le destin hors du commun d’un navire exceptionnel et de laisser voguer son imagination au fil d’une aventure au long cours pleine de dangers, de suspens et d’action.

Le Belem T3 : Le yacht du bagne, de Jean-Yves Delitte.
Éditions Glénat, 2009. 48 pages. 13 euros. Dès 11 ans.

 

 

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Nausicaä de la vallée du vent T1

Le gigantisme de la société industrielle a épuisé les ressources naturelles et engendré un conflit qui a plongé l’humanité dans une ère crépusculaire. La planète est aujourd’hui envahie par une forêt répandant des spores mortels pour ceux qui les respirent. Quelques petits royaumes subsistent encore sur les dernières terres habitables. La princesse Nausicaä est l’héritière de l’un des ces royaumes. A l’heure où l’empereur Tolmèque convoque ses alliés pour mener une guerre sans merci contre les Dorks, Nausicaä doit mener les siens au combat. Mais la jeune femme, en plus d’aptitudes hors norme pour le pilotage des engins volants, semble développer une relation particulière avec les insectes protecteurs de la forêt toxique…
 
Ce premier volume présente la richesse de l’univers imaginé par Hayao Miyazaki et les traits de caractère des personnages principaux. Nausicaa est déjà la figure centrale de l’œuvre. Elle est persuadée que l’équilibre entre l’homme et la nature est possible et que tous les êtres vivants quels qu’ils soient méritent d’être respectés. On décèle dès cette introduction l’humanisme et les considérations écologiques qui traversent les différents tomes de cette série d’une qualité exceptionnelle.
 
Cette version française est identique à l’édition japonaise et comprend notamment les aquarelles de l’auteur. L’encrage au ton sépia donne une patine particulière au dessin. Le format des pages, plus grand qu’un manga classique, permet notamment d’apprécier davantage les magnifiques scènes de combats aériens.

Plaidoyer pour la nature et la protection de l’environnement, Nausicaä reste, près de trente ans après sa première publication, une œuvre majeure que tout amateur de manga se doit d’avoir lu un jour.

Nausicaä de la vallée du vent T1, de Hayao Miyazaki, Glénat, 2009.
130 pages. 10,55 euros. Dès 11 ans.

 

 

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