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Ma tata Thérèse

Le narrateur raconte sa vie entre 1960 et 1966. Il avait alors entre 5 et 11 ans. Juré-craché il dit que tout est vrai. Comme si ! Il a un frère, Régis ; sa « tata Thérèse » est la sœur de leur mère. Il lui prête des excentricités. A peine croyables ! La tata aurait des baguettes magiques… Elle s'occupait d'animaux : des chats, des souris, des fennecs, des perroquets, des pigeons… Tout cela en plein Paris !

Mais si elle avait voulu elle aurait pu transformer un enfant qui n'aime pas lire en sale gosse qui dévore les livres…Choisissez votre camp…

 

Ma tata Thérèse de Fabrice Nicolino et Catherine Meurisse.
Sarbacane, 2012. 87 pages. 14,50 euros. A partir de 9 ans

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le gang des culottes courtes

A lire à partir de 11 ans, un peu plus, un peu moins…
Est-ce pour du vrai ou bien non ? Humour ! Par exemple « note de bas de bas de page » cela ne veut pas dire que la page a eu une note de 1 à 20 (page 8 dans le livre). C’est quoi alors ?

Zoran Drvenkar est-il le vrai auteur du livre ou le simple témoin des aventures vraies que lui racontent 4 vrais garçons canadiens : Rudolpho, Island, Snickers, et Ciment ? Drôles de prénoms, non ? Et puis ont-ils vraiment réussi à sauver des vies lors d'une tempête de neige, d'un grave accident de train, à dompter les grizzlis et à exceller dans des matchs de hockey sur glace ?

Place à leurs aventures (ce n’est pas de la rigolade). Chacun a droit à un chapitre à son nom.
C’est parti.
 
 
Le gang des culottes courtes de Zoran Drvenkar. Gallimard jeunesse, 2009.
186 pages. 6,30 euros. A partir de 11 ans.
  

Big Nate T1 : Le champion de l’école

Nate est un collégien américain qui se qualifie lui-même de « standard ». Un élève de sixième moyen, voire un peu moins, restant persuadé qu’il est promis à la gloire et ne voyant pas l’intérêt de faire des efforts inutiles à l’école. Problème, à force de faire le strict minimum, il risque de passer ses vacances en classe d’été pour se remettre à niveau.

Mais quand son copain Teddy lui offre un biscuit chinois contenant une prédiction, Nate comprend que son grand jour est arrivé. En effet, le petit bout de papier enfermé dans le biscuit est sans ambigüité : « Aujourd’hui, vous surpasserez tous les autres ». Voila donc le jeune garçon embarqué dans une journée de classe qui restera en tous points mémorable…
   
En imaginant les (més)aventures de Big Nate, Lincoln Peirce plonge les turpitudes de la préadolescence dans une bonne dose d’humour ravageur. Rédigé sous la forme d’un journal intime mélangeant texte et dessins, ce premier volume est comparable au Journal d’un dégonflé de Jeff Kinney. Une référence qui incitera sans doute nombre de petits lecteurs à jeter un œil attentif à cette nouvelle série.

A la fois drôle et distrayante, voila une lecture idéale pour les vacances.

Big Nate T1 : Le  champion de l’école, de Lincoln Peirce, Gallimard Jeunesse, 2011.
214 pages. 12 euros. Dès 9 ans.

 

 

Vachement moi !

Comme tous les matins, Paul, dix ans, présente son code barre tatoué dans sa paume de main à Monsieur Verzy, le concierge, afin de pouvoir entrer dans l’école. Il sert à identifier chaque élève et à donner des renseignements comme les caractéristiques physiques, l’adresse et même le nombre de chewing-gums collés sous les tables. Mais ce matin, après une chute, le code barre de Paul s’abîme et au moment de la lecture, il indique qu’il n’est non pas un garçon mais une vache ! Mis au ban, Paul va devoir prouver son identité. Et s’il y parvenait grâce à « Massacrator », le taureau ?

Vous l’aurez compris, ce court roman se lit avec le sourire. Les péripéties de Paul en quête d’identité s’enchaînent sans temps mort. L’histoire peut paraître absurde et c’est sans doute le but recherché par l’auteur, mais au fil des pages, le lecteur arrive à douter. Paul est-il une vache ou un garçon ? Ce texte humoristique aussi bien dans le fond que dans la forme se veut aussi critique sur une société où la technologie prend le pas sur la raison et la réflexion.

Vachement moi ! d’Emmanuel Bourdier, Nathan poche, 2010.
78 pages. 4,60 euros. A partir de 8 ans.

 

Joyeux ornithorynque !

Catastrophe ! Nous les sommes le 4 juin. Et le 4 juin est toujours la pire date de l’année pour Mado, son père et sa petite sœur Louise parce que c’est l’anniversaire de maman. A chaque fois c’est pareil. Maman passe la journée au lit en se plaignant d’être trop vieille. Elle ne supporte pas qu’on l’appelle au téléphone pour lui souhaiter un joyeux anniversaire ou qu’on lui offre des cadeaux. D’une humeur massacrante, elle fait vivre un enfer à toute la famille. Cette année, ça risque d’être pire puisqu’elle fête ses 40 ans. Papa pense avoir trouvé une idée géniale : si maman ne veut voir et entendre personne le 4 juin, il faut quitter la maison. Voila donc la famille en route pour Saint-Sébastien dans un combi Volkswagen à l’agonie. Ils vont vivre un anniversaire pas comme les autres…

Joyeux ornithorynque est un livre vraiment drôle. C’est suffisamment rare pour être souligné. Très peu de romans pour les 9-12 ans parviennent à faire rire. L’exercice est difficile et peu d’auteurs s’y risquent. Cécile Chartres a osé et elle a bien fait. En choisissant de laisser la parole à Mado, elle a trouvé un ton à la fois léger et caustique. La narration à la première personne permet au lecteur de s’identifier à la jeune fille de 12 ans qui lui parle. Sur la fin, le ton change et gagne en gravité. Mais en définitive, c’est l’aspect comique qui reste la principale qualité du texte.

Joyeux ornithorynque est donc un roman délicieux alliant humour et tendresse. Au passage, les parents en prennent pour leur grade. C’est un argument qui devrait plaire à beaucoup de jeunes lecteurs !
 

Joyeux ornithorynque, de Cécile Chartre, édition Rouergue, 2009.
60 pages. 5,50 euros. A partir de 10 ans.

 

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Semaine filles et BD 5 : Les Sisters

Les héroïnes de cette BD sont les propres filles de William, le dessinateur. Il y a Wendy, l’ainée et Marine, la cadette. Entre chamailleries, coups bas et moments de tendresse, les relations des Sisters sont décortiquées dans un seul but : faire rire le lecteur. Et il faut bien reconnaître que cela fonctionne. On se rend tout de suite compte qu’il y a du vécu derrière les situations décrites.

Chacune enfile à tour de rôle le costume de la peste : Marine tentant de fourrer son nez dans le journal intime de sa grande sœur ou Wendy voulant se débarrasser du doudou puant de sa cadette. Entre l’élève de CE2 et la collégienne, le fossé semble parfois abyssal, surtout quand la plus âgée commence à entrer de plein pied dans l’adolescence et n’a plus de temps à consacrer aux jeux de l’enfance. Toute la mécanique de la série repose sur les relations à la fois conflictuelles et complices qui unissent les enfants. Les parents ne sont jamais directement montrés, ils apparaissent toujours de dos ou sous forme d’ombres.

Le trait de William est très expressif et d’une grande souplesse, idéal pour décrire les mouvements et souligner les expressions du visage. Les couleurs acidulées contribuent à renforcer l’ambiance joyeuse qui parcourt les planches.

Dénués de toute méchanceté, les gags sont surtout empreints de tendresse. Ces deux gamines s’adorent et leur complicité crève les yeux. La série a très rapidement trouvé son public et connaît un succès grandissant. Un dessin animé va d’ailleurs être diffusé d’ici peu sur une grande chaîne hertzienne. Les Sisters n’ont pas fini de faire parler d’elles !

 
Les Sisters, de William et Cazenove, Éditions Bamboo. 46 pages.
9,95 euros. Dès 9 ans. 4 albums parus.

 

 

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