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Les sorcières de Skelleftestad T1 : L’étrange mariage de Nils Swedenborg

Vous aimez les histoires de sorcières vous ? Pas moi ! Mais j’ai quand même lu celle-ci intitulée « Les sorcières de Skelleftestad » – un nom illisible et imprononçable – et finalement elle m’a beaucoup plu.

Parce qu’en réalité toutes les sorcières ne sont pas de vieilles mochetés avec des verrues sur le menton et du poil aux jambes, le nez crochu, un œil en verre et un affreux balai pour taper tout le monde et puis disparaître dans les nuages obscurs d’un orage en un éclair.

En réalité les sorcières, les vraies, nous les connaissons…nous vivons avec elles…ça change tout. Nous les croisons tous les jours.
Dans ces conditions là, pas étonnant que le mariage, qui est un lien sacré, comme chacun sait, devienne un de leurs atouts et les inspire.
En plus elles savent parler avec les chats !
Et leur gestation n’est que de trois mois !
Vive la magie !
Et à quel âge devient-on une sorcière ?
A seize ans. Seize ans ! Le bel âge !

Les sorcières de Skelleftestad T1 : L'étrange mariage de Nils Swedenborg, de Jean-François Chabas.
L’école des loisirs, 2010. 104 pages. 8,50 euros. Dès 11 ans.

 

Louga et la maison imaginaire

« Le placard était peuplé de fantômes. Dans ce placard, on déposait les soucis. Les parents méchants, les sœurs qu’on n’aimait pas. Les coups, les cris, la tristesse. La ceinture qui claquait sur les fesses et la solitude aussi. »

Louga a une peau de porcelaine et des cheveux en nylon noirs. Assise au bord du lac, elle dessine une maison avec une craie. Louga est une poupée. La petite fille à qui elle appartenait l’a perdue dans la forêt et depuis Louga a décidé « de ne plus appartenir à personne, de créer la maison de ses rêves, une maison volante, à bord de laquelle elle pourrait visiter le monde. » Avec le bruit de sa craie, elle réveille William, l’homme-arbre. Tous les deux décident de se soigner mutuellement. Louga est blessée au genou et William a mal lorsque les racines de ses bras poussent. Ils investissent ensemble la maison imaginaire. Mais le vent et la pluie se lèvent et la tempête emporte tout.
Entre rêve et fable, ce récit nous conduit directement dans le monde de l’enfance où les poupées sont vivantes et les arbres parlent. La force de la rencontre et d’un monde où l’on peut rêver sa vie et tout mettre en œuvre pour la vivre. Le style très imagé et poétique (cf., par exemple : « Louga… Louga… » William répétait ce prénom dans sa tête, ça cognait jusque dans ses ramifications), nous plonge de même dans ce monde de sensations. C’est très beau, simple et profond à la fois.
 
Louga et la maison imaginaire, de Claire Fercak (ill. Adrien Albert), L’école des loisirs, 2011.
48 pages. 8 €. Dès 8 ans.