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Magi : the labyrinth of magic T1

Aladin est un jeune garçon semblant sorti de nulle part. Avec pour seul bagage une flûte, il parcourt les déserts et s’arrête dans les différents villages proches des oasis. Quand un danger s’annonce, il souffle quelques notes de musique dans son instrument pour faire apparaître Hugo, un djinn à la force herculéenne. Lorsque la route d’Aladin croise celle du cocher Ali baba, ce dernier voit dans la flûte un moyen rapide d’obtenir gloire et fortune. Il propose donc à Aladin d’aller explorer un labyrinthe renfermant de nombreux trésors mais dont personne n’est jamais ressorti. Commence alors pour les deux compagnons une quête mouvementée au cœur du labyrinthe…
  
Un manga qui revisite avec beaucoup de libertés l’univers des mille et une nuit. Un jeune héros naïf possédant de grands pouvoirs, une grosse dose d’humour et d’action et des obstacles à affronter toujours plus difficiles : c’est un fait, Shinobu Ohtaka n’a rien inventé. L’originalité est plutôt à chercher du coté des éléments fantastiques, notamment ces étranges labyrinthe qui apparaissent soudainement pour ne disparaître que lorsqu’une personne est parvenue à les explorer complètement. Ce premier volume pose les bases de la série et laisse en suspend de nombreuses questions : Qui sont vraiment Aladin et Hugo ? Que cache le labyrinthe ? Comment les deux garçons vont-ils se sortir des pièges qui les attendent ?

Le découpage est fluide et le dessin très lisible. Les scènes d’action ne sont pas surchargées de hachures pour souligner les mouvements comme cela est trop souvent le cas dans de nombreux mangas.

Un shonen certes très classique mais qui saura séduire les amateurs du genre. A noter que les deux premiers tomes sont sortis en même temps. Idéal pour les impatients qui trépignent entre chaque nouveau volume de leurs séries préférées !  

Magi : the labyrinth of magic T1, de Shinobu Ohtaka, Kurokawa, 2011.
198 pages. 6,70 euros. Dès 10 ans.

 


 

Nausicaä de la vallée du vent T1

Le gigantisme de la société industrielle a épuisé les ressources naturelles et engendré un conflit qui a plongé l’humanité dans une ère crépusculaire. La planète est aujourd’hui envahie par une forêt répandant des spores mortels pour ceux qui les respirent. Quelques petits royaumes subsistent encore sur les dernières terres habitables. La princesse Nausicaä est l’héritière de l’un des ces royaumes. A l’heure où l’empereur Tolmèque convoque ses alliés pour mener une guerre sans merci contre les Dorks, Nausicaä doit mener les siens au combat. Mais la jeune femme, en plus d’aptitudes hors norme pour le pilotage des engins volants, semble développer une relation particulière avec les insectes protecteurs de la forêt toxique…
 
Ce premier volume présente la richesse de l’univers imaginé par Hayao Miyazaki et les traits de caractère des personnages principaux. Nausicaa est déjà la figure centrale de l’œuvre. Elle est persuadée que l’équilibre entre l’homme et la nature est possible et que tous les êtres vivants quels qu’ils soient méritent d’être respectés. On décèle dès cette introduction l’humanisme et les considérations écologiques qui traversent les différents tomes de cette série d’une qualité exceptionnelle.
 
Cette version française est identique à l’édition japonaise et comprend notamment les aquarelles de l’auteur. L’encrage au ton sépia donne une patine particulière au dessin. Le format des pages, plus grand qu’un manga classique, permet notamment d’apprécier davantage les magnifiques scènes de combats aériens.

Plaidoyer pour la nature et la protection de l’environnement, Nausicaä reste, près de trente ans après sa première publication, une œuvre majeure que tout amateur de manga se doit d’avoir lu un jour.

Nausicaä de la vallée du vent T1, de Hayao Miyazaki, Glénat, 2009.
130 pages. 10,55 euros. Dès 11 ans.

 

 

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Fairy Tail

 

Au royaume de Fiore, la jeune Lucy n’a qu’un rêve : intégrer la guilde des magiciens de Fairy Tail. Cette dernière est considérée comme la meilleure des guildes, même si ses membres se font souvent remarquer par les dégâts qu’ils causent lors de leurs interventions. Lucy est elle-même une magicienne qui peut, grâce à des clés magiques, invoquer des esprits combattants lorsque la situation l’exige. Mais on ne peut se prétendre réellement magicien tant que l’on n’est pas membre d’une guilde…

Un concours de circonstances va faire apparaître sur la route de la jeune fille Natsu, un magicien du feu et son acolyte Happy, un chat volant ayant le pouvoir de se faire pousser des ailes. Ces deux joyeux lurons sont membres de Fairy Tail et ils vont permettre à Lucy d’être intronisée dans la guilde de ses rêves. A la suite de cette rencontre, le trio va multiplier les missions de plus en plus périlleuses.

Fairy Tail c’est un concentré d’action et de bonne humeur. La galerie de personnages est extrêmement variée. L’humour est très présent et fonctionne parfois sous la forme de running gag, comme par exemple le mal des transports qui vient frapper Natsu à chaque fois qu’il monte dans un véhicule. Autre point important, le déroulement et l’enchaînement des combats. Ils sont nombreux mais ne sombrent jamais dans le brouillon illisible. L’énergie propre aux mangas est utilisée à bon escient et le trait reste suffisamment clair pour que l’on suive les différentes phases des affrontements avec facilité.

Humour, action trépidante et personnages attachants. Que demander de plus à un shonen ? Finalement, Fairy Tail est le manga idéal pour ceux aimant les séries au long cours (18 volumes parus en France, 24 au Japon) ou cherchant une alternative aux incontournables One Piece et Naruto.

Fairy Tail T1, de Hiro Mashima, Pika, 2008.
190 pages. 6,95 euros. Dès 9 ans.

 

Samouraï usagi T1

A 15 ans, Gosuke vient de se marier à une fille de son âge. Ce jeune scribe n’a qu’un rêve : devenir un valeureux samouraï. Constatant que toutes les écoles de sa ville sont gangrénées par la corruption et ne respectent pas les valeurs du Bushido (code de conduite que doit observer tout bon samouraï qui se respecte), il décide de créer son propre dojo (école conjuguant méditation et pratique des arts martiaux). Un concours de circonstances va lui permettre de réaliser son rêve beaucoup plus vite que prévu. Mais au moment d’ouvrir son école, il ne parvient à convaincre que trois disciples de le rejoindre. Malgré ces débuts hésitants, Gosuke garde l’espoir de faire de son dojo le plus grand et le plus célèbre de la ville.

Premier manga de Teppei Fukushima, Samouraï Usagi est un shonen (manga pour jeunes adolescents) assez classique qui réunit tous les ingrédients du genre : action, humour, épreuves de plus en plus difficile à affronter, personnages secondaires savoureux… Une petite originalité tout de même avec les chapitres se focalisant sur le difficile apprentissage de la vie de couple pour deux jeunes gens dont l’union « artificiel » est dû à un mariage arrangé. Graphiquement, il n’y a là non plus rien de révolutionnaire. Le trait est suffisamment clair pour que l’on reconnaisse facilement les différents personnages et les scènes d’action sont plutôt bien rendues et ne sombrent pas dans la confusion.

Voila donc un manga sans prétention et bien sympathique qui se révèle au final très divertissant. Il a de plus l’avantage de ne pas s’éterniser pendant des dizaines de volumes puisque la série compte en tout huit tomes et que le dernier est paru en France en janvier 2011.


Samouraï Usagi T1, de Teppei Fukushima, Glénat, 2009.
208 pages. 6,5 euros. Dès 11 ans.

 

 

 

Koko

En rentrant de l’école, Yayoï croise la route d’un magnifique coq blanc. Elle décide de l’adopter et KoKo fait alors une entrée fracassante dans la vie de la petite fille de 10 ans. En effet, contrairement aux souhaits de Yayoï, son nouveau compagnon n’est pas des plus sages. Il a un sale caractère, accumule les bagarres avec les animaux du quartier et adore réveiller toute la maisonnée en pleine nuit. Mais c’est aussi un épatant partenaire de jeu toujours prêt pour de nouvelles escapades.

Ce manga fait parti de la collection « mon premier manga » chez Glénat, il s’adresse donc soit à des petits lecteurs ou des lecteurs de manga débutants. Tout est fait pour faciliter la lecture : nombres de cases limités, graphies différentes selon que ce soit des dialogues ou du récit, histoires courtes (environ 7 pages). Mais il respecte les caractéristiques du genre : sens de lecture, dessins, graphies…

Chaque chapitre est une chronique de la vie de Yayoï avec son compagnon Koko. Les péripéties s’enchaînent sans temps mort et les possesseurs d’animaux domestiques pourront facilement s’identifier dans les difficultés que rencontrent l’héroïne pour faire de KoKo un compagnon sage et obéissant. On suit avec entrain, ces histoires pleines d’humour, de tendresse et de poésies. Un manga à offrir aux amoureux des animaux.

KoKo de Fumiyo Kono, Glénat Kids, 2010. 144 pages. 8,99 euros. A partir de 8 ans.

 

Heidi (version manga)

Orpheline, Heidi est élevée par son grand-père au cœur des Alpes allemandes. La petite fille s’épanouie pleinement dans cet environnement aux côtés de Peter, gardien d’un troupeau de chèvres et de la grand-mère de celui-ci. Un jour, sa tante vient la chercher pour l’emmener à Francfort en tant que compagne de jeu de Clara, une jeune handicapée issue d’une riche famille. Mais rapidement, Heidi se retrouve prisonnière de l’étiquette rigoureuse que lui impose Melle Rougemont, la gouvernante. Malgré la complicité qui l’unie à Clara, notre petite montagnarde a la nostalgie des alpages et n’a qu’une envie : retourner gambader avec Peter. Clara acceptera-t-elle de voir partir sa seule amie ?

Heidi fait parti de la nouvelle collection de Glénat, Mon premier manga destinée aux jeunes lecteurs de 6-10 ans. Sous les crayons de Yumiko Igarashi, Heidi ressemble à s’y méprendre à Candy, célèbre série des années 80. On retrouve les gros yeux qui brillent, les chevelures jaunes, les éléments de décor (fleurs, bulles entourant les personnages) qui ont fait le succès du dessin animé.

Tout a été fait dans ce manga pour faciliter la lecture avec un nombre de cases limité par page et une différence marquée entre dialogues et récit. Les jeunes lecteurs pourront donc suivre aisément les aventures d’Heidi même s’il est clair que celles-ci sont essentiellement destinées à un public féminin. Malgré quelques ellipses trop importantes, notamment sur la maladie de Clara et sur ses relations amicales avec Heidi, ce manga plein de fraîcheur où les bons sentiments dominent constitue une belle entrée en matière pour les enfants qui ne connaissent pas encore la BD made in Japon.

Heidi, de Yumiko Igarashi d’après l’œuvre de Johanna Spyri, Glénat, 2010.
112 pages. 8,99 euros. A partir de 8 ans.

Ekeko

A l’heure où l’urbanisme et la robotique envahissent les continents, des îles mystérieuses émergent aux quatre coins du globe. Parmi elles, l’île des Ekekos. Sur cette île, chaque tribu est divisée en cinq castes : les farmers (ceux qui cultivent la terre), les guerriers, les shamans (guérisseurs), les forgerons et les danseurs.
Keta est un apprenti danseur du clan Kewano qui rêve de changer son destin en devenant un guerrier. Pour l’instant, il doit se préparer à la cérémonie de naissance à laquelle il est convié. Seko, un des meilleurs guerrier du clan, va avoir un fils. Mais la cérémonie prend un tour inattendu lorsqu’une créature masquée surgit de nulle part pour attaquer le bébé…

Jason Dilukeba a grandi avec One Piece, Naruto et Dragon Ball, ça crève les yeux. Ce jeune mangaka français de la région parisienne possède notamment une facilité déconcertante pour mettre en scène les phases de combat. Bien sûr, on pourrait lui reprocher de ne faire qu’un copier/coller des grand maîtres japonais. Ce serait cependant bien injuste dans la mesure où il a su digérer ses influences pour créer des personnages et un environnement vraiment originaux. En situant son intrigue dans une île du pacifique et en rendant hommage, entre autres, aux cultures maoris et polynésiennes, il développe son histoire en dehors des sentiers battus et parvient à rendre crédible un univers qui, au départ, peut sembler un peu complexe à appréhender.

Ce manga français, à lire dans le sens de lecture japonais, constitue une belle surprise et devrait ravir les lecteurs de 9 à 12 ans qui aiment ce genre de BD. Un petit conseil pour conclure : le premier volume n’étant qu’une mise en bouche, il est préférable de lire les deux tomes à la suite pour trouver un minimum d’épaisseur à l’intrigue de départ et se demander avec impatience : à quand la suite ?

Ekeko T1 : la cérémonie, de Jason Dikukeba, éditions 3TPF, 2009.
106 pages. 9,90 euros. Dès 9 ans.
Ekeko T2 : l’initiation, de Jason Dikukeba, éditions 3TPF, 2010.
106 pages. 9,90 euros. Dès 9 ans.

 

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Une sacrée mamie

1958, à Hiroshima. Hikedo élève seule ses deux garçons. Ne pouvant supporter une telle charge financière, elle décide de confier son plus jeune fils à sa mère qui habite à la campagne. La découverte du monde rural est un changement radical pour le petit Akihiro. Surtout que sa grand-mère est encore plus pauvre que sa mère ! Mais toujours de bonne humeur et débrouillarde, cette sacrée mamie va devenir une complice et un modèle à suivre pour le jeune garçon.

Quelques exemples parmi tant d’autres : Mamie traine derrière elle un aimant pour ramasser la ferraille ; Akihiro n’a pas les moyens pour s’inscrire aux cours de kendo et de judo : sa grand-mère lui conseille la course à pied, c’est le seul sport gratuit ! Attention cependant, il ne faut pas courir trop vite pour ne pas user les semelles ni courir trop longtemps pour ne pas s’ouvrir l’appétit.

Il n’y a jamais grand-chose à manger à la maison. Pour récupérer de la nourriture, mamie tend un filet le long de la rivière. En amont, il y a un marché et les commerçants jettent les légumes invendables. Mais le radis ratatiné et le concombre tordu ne sont pas différents une fois préparés !

Inspirée de l’enfance d’un célèbre comique japonais, Une sacrée mamie a d’abord été un roman qui s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires sur l’archipel. Chronique douce et tendre, pas misérabiliste pour deux sous, cette série peut-être trop pétrie de bons sentiments est une lecture qui fait du bien, tout simplement. Oubliez la crise et la morosité ambiante avec cette sacrée mamie toujours positive. Une vraie leçon d’optimisme en toutes circonstances.
 

 Une sacrée mamie T1, de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa, Éditions Delcourt, 2009.
Une sacrée mamie T2, de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa, Éditions Delcourt, 2009.
 Une sacrée mamie T3, de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa, Éditions Delcourt, 2009.
Une sacrée mamie T4, de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa, Éditions Delcourt, 2010.
Chaque volume : 216 pages. 7,50 euros. Dès 9 ans.