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Le farfadet

« Le farfadet » commence par « -mon petit gars, tu perds des boulons… » et se termine sur ce mot : « rhinocéros » !
Entre les deux il y a plein de mots dans des phrases. Mais avant, un coup d'œil sur la dédicace. Si elle ne vous ouvre pas grand les portes de la lecture…! Qu’est-ce qui le fera ? Peut-être le petit texte en exergue de 1898 ?

Attention aux mots du farfadet : « intransmissibilité » (un gros mot), « innée », « insouciance », « intempérance » (un de ses traits de caractère principaux), « intangible »… Le farfadet, qui est espiègle, est aussi immortel et « nyctalope »… Petit, avec des rêves de grandeur mais il a des démons, le gin par exemple. En mer il parle avec les mouettes mais il ne faut surtout pas que les humains le voient. Jamais. (Sauf une petite fille enfermée dans la cave par ses parents pour la punir.) « La Maîtresse » veille sur le farfadet farfelu. Il parle aussi avec les orques et autres espèces mais il ne reconnaît pas un mâle d’une femelle. Ni une femelle d’un mâle d'ailleurs !

Croyez-vous à la magie ? Au pouvoir ? Est-ce que « La Maîtresse » règne sur le farfadet ? Réponse dans le livre…Neuf dizaines de pages. A peu près.

 

Le farfadet, de Jean-François Chabas, L’école des loisirs, 2011.
92 pages. 9,00 euros. Dès 9 ans.

 

La question qui tue

Comment colle-t-on un sparadrap sur une limace ? Y-a-t-il des vents qui ne soufflent pas ? Pour Wendy, petite fille d’origine laotienne, ces questions ne sont pas absurdes, elles sont intéressantes. Mais la maîtresse ne l’entend pas de cette oreille. Exaspérée par l’extravagance de ces interrogations qui viennent perturber son cours, elle lui demande de les réserver à ses proches et de ne plus dire tout haut ce qui lui passe par la tête. Mais après s’être tenue à carreau pendant une semaine, Wendy ne peut plus se retenir. Elle lève la main pour demander : « Est-ce que les fleurs sont des soupirs ? » Pour Mme Lamourette, cette fois, c'en est trop : « Alors là c’est la question qui tue ! ». Le lendemain, quand elle apprend que la maîtresse est morte, Wendy, horrifiée, est persuadée que c'est sa question qui l'a tuée. Pensant posséder un pouvoir aussi dangereux qu’incontrôlable, la jeune fille décide alors de ne plus jamais répondre quand on l’interroge en classe. Il lui faudra l’aide de son père et de son meilleur ami Tobias pour comprendre que le problème ne vient pas forcément d’elle…

Un texte tout en finesse, pétri d’intelligence et de sensibilité. Au-delà des apparences et des différences, Wendy et son ami Tobias possèdent une grandeur d’âme qui les rend délicieusement attachants. Un petit roman introspectif qui, sans avoir l’air d’y toucher, aborde quelques questions importantes auxquelles les enfants d’aujourd’hui sont trop souvent confrontés (famille monoparentale, violence, handicap…). Une belle réussite. 

 

La question qui tue, d’Audren, éditions École des Loisirs, 2011.
80 pages. 8,00 euros. Dès 9 ans.
 

 

James, le lapin qui en savait trop

Pierre a un ami depuis dix ans. C’est un lapin du nom de James. Mais ce lapin n’est pas un lapin comme les autres. Non seulement il parle, mais il lit également beaucoup. C’est un érudit à la culture extraordinaire : littérature, musique, art, ses connaissances sont tout bonnement exceptionnelles. Jusque là, Pierre et James ont gardé le secret. C’est dans l’intimité de la chambre du garçon que James et lui discutaient. L’animal aimait raconter des milliers d’histoires qui berçaient le sommeil de l’enfant. Mais depuis peu, James s’est mis à parler aux autres membres de la famille. La surprise a été totale pour les parents de Pierre. Ils ont appelé Mr Lafitte, le psychiatre. C’est avec lui que le lapin a eu de longues conversations. Et c’est grâce à lui qu’il est parvenu à raconter ce qui lui est arrivé il y a des siècles…

Un récit empreint de fantastique et de poésie. L’histoire de James incite à la rêverie et permet au jeune lecteur d’ouvrir un vaste champ de possibles : et si le monde était bien plus magique et merveilleux qu’il n’y paraît ? Un texte idéal pour les enfants qui aiment laisser l’imaginaire les emporter loin de la réalité.

James, le lapin qui en savait trop, de Tania Sollogoub, L’école des loisirs, 2011.
64 pages.
7.50 euros. Dès 9 ans.