Axes
de réflexions par Jean-Pierre Besse
Ce thème peut être l’occasion de réfléchir,
entre autres, sur les aspects suivants de la résistance.
Prisonniers de guerre évadés, aviateurs alliés
en fuite, résistants pourchassés ou souhaitant
poursuivre le combat hors de métropole, étrangers
réfugiés, juifs, tziganes, francs-maçons,
réfractaires au STO ... ont été aidés
par de nombreux Français. Ces sauveteurs, qui ont souvent
payé de leur vie des gestes essentiels de solidarité et
d’humanité, venaient de tous les horizons, avec
des motivations diverses, et n’appartenaient pas forcément à un
mouvement ou un réseau organisé.
Les recherches des élèves pourront porter sur les témoignages
locaux recueillis ou lus. Il leur reviendra de présenter les formes
d’actions prises par cette résistance et d’analyser les
valeurs qui sous-tendent de tels actes.
Le thème proposé par le jury national s’applique, en l’état,
aux épreuves collectives. En ce qui concerne les épreuves individuelles,
ce sont les jurys départementaux qui conçoivent des sujets en
rapport étroit avec le thème général.
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REFLEXIONS SUR LE THEME DU CONCOURS
par Jean-Pierre Besse, Docteur en histoire
Co-président de l’Association-Oise pour le
Concours National de la Résistance et de la Déportation
Pour aborder la question
proposée cette
année, il faudra éviter deux écueils.
Le premier consisterait à donner une définition
restrictive et exclusive de l’aide apportée à la
Résistance qui se cantonnerait à l’étude
des organisations spécifiques de Résistance je
pense aux réseaux en particulier. Le second serait,
a contrario, de donner une définition large et floue
de l’aide qui aboutirait à faire de tous les Françaises
et Français des résistants entre 1940 et 1944.
Le sujet est donc au cœur de la définition même
de la Résistance et surtout des résistants, concept
au centre de débats entre historiens. Si la Résistance
demeure jusqu’au début de 1944, un mouvement minoritaire,
il est évident qu’elle n’aurait pas pu se
développer, agir et réagir sans le silence complice
et l’appui actif d’une grande partie de la population.
Les motivations des personnes ayant apportées leur
aide aux persécutés et aux pourchassés
sont très diverses et évoluent suivant les périodes.
Il serait erroné d’y voir, la mode et l’air
du temps aidant, seulement une manifestation d’un sentiment
humanitaire. Certes, la compassion et l’humanitarisme
ne sont pas absents mais les aspects idéologiques sont
primordiaux. Il ne faut pas oublier les risques énormes
que prenaient les personnes qui venaient en aide aux persécutés.
Je vois cinq pistes principales à explorer,
malheureusement les documents et témoignages ne leur
accordent pas la même place et la même importance.
L’aide aux réfractaires ; l’aide
aux maquis, dans ces deux cas on retrouve le thème
proposé il y a deux ans pour le concours sur le monde
paysan et la Résistance ; l’aide
aux résistants clandestins agissant en dehors
de leur milieu et donc obligés d’avoir recours à des
personnes pour les nourrir et les héberger (les planques) ; l’aide
aux juifs en particulier aux enfants et l’aide
aux aviateurs alliés. Ces deux derniers points
sont depuis quelques années ceux qui sont les plus étudiés.
Comme le signale le BO, il conviendra
de ne pas oublier l’aide
aux prisonniers de guerre évadés et aux réfugiés.
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Réflexions
sur le sujet
par Raymond Zerline
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