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Résumé
Cette planche de bande dessinée parue en zone nord vers
1941 met en garde la population civile contre une épidémie
de « Dingaullite ». Selon cette propagande, les agents
infectieux de cette « maladie honteuse » sont les juifs
et les francs-maçons.
Présentation du Document
Ce document en couleur est une affiche (31x41) dessinée
par Marcel Mars-Strick et imprimée à Paris par
C. Mazerie. L’auteur utilise les principes de la bande
dessinée
pour tourner au ridicule l’action des résistants
français,
tant de la France Libre que de l’intérieur. L’affiche
est ainsi intitulée « planche de propagande pour
la protection de la santé publique» et se place
comme un des moyens de « lutte contre les maladies mentales »,
l’idée étant de démontrer l’incohérence
de la Résistance française manipulée par
des intérêts antifrançais et rendant fous
ceux qui la soutiennent. L’illustrateur appuie sa démonstration
sur un jeu de mot rapprochant le nom « De Gaulle » au
qualificatif « dingot » . En clair : il faut être
dingot pour suivre De Gaulle !
Contexte
Ce document, non daté, est bien entendu postérieur
au 18 juin 1940, date de l’appel à la résistance
du général De Gaulle.
Exploitation pédagogique sur le thème du concours
L’étude de ce document impose une lecture attentive
du texte et du dessin à partir desquels les élèves
pourront fonder leurs réflexions. Il convient de relever
les mots et expressions relevant du champ lexical de la maladie
et de les rapprocher du dessin. Il convient aussi de ressortir
les symboles utilisés comme armes de propagande : la croix
de lorraine, l’étoile juive, le compas franc-maçon,
les livres et les dollars… de même qu’il apparaît
nécessaire d’interpréter les caricatures afin
de découvrir les personnes visées : Winston Churchill,
les juifs, les francs-maçons, Staline…
Sources
Archives départementales de l’Oise, 6W6805 |
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Résumé
Cette
lettre datée du 28 janvier 1941 mentionne une liste
de six noms de personnes recherchées et déchues
de leurs droits parmi lesquels figure le général
De Gaulle.
Présentation du Document
Cette lettre dactylographiée datée de Vichy le 28
janvier 1941 est adressée aux préfets par le Ministre
secrétaire d’Etat à l’Intérieur.
Elle ordonne au préfet de l’Oise de prescrire une
enquête permettant d’inventorier les biens, droits
et intérêts des six personnes désignées
en l’occurrence le colonel de Larminat, Aristide Antoine,
Pierre Lapie, le général De Gaulle, le général
Catroux et le général Legentilhomme. Tous sont activement
recherchés comme séditieux et ont été déchus
de la nationalité française à dater du 8 décembre
1940.
Cette lettre émane du service de la sécurité du
territoire, dont une copie a été transcrite au commissaire
de police de Beauvais, comme l’indique la note marginale.
Bien entendu, les hommes recherchés sont à Londres
où ils organisent la Résistance armée. De
fait, leur recherche sur le territoire national est vaine ;
l’enquête prescrite a pour but d’établir
un inventaire de biens qui, à terme, seront nationalisés.
Elle a aussi pour but de faire savoir quelles dispositions sont
prises pour les personnes qui seraient tentées de rejoindre
la résistance : elles perdraient tout et leur famille
serait aussi victimes de cette forme de répression.
Contexte
En cette fin d’année 1940, la France a changé de régime.
La III e République a laissé la place à un nouveau régime :
l’Etat Français, dont le siège est à Vichy. Face au
Maréchal Pétain, devenu chef de l’Etat, le général
De Gaulle n’a pas accepté la défaite et, outre-manche, organise
une armée auprès de son allié anglais puis à partir
des territoires de l’empire français. Le Tchad, le Congo, le Cameroun
et le Gabon rejoignent la France Libre en novembre 1940. De fait, l’appel
du 18 juin prend forme à travers une armée et sur des territoires
français, annonçant la réalité d’une reconquête
sans doute embryonnaire mais menaçante pour le régime de Vichy.
La déchéance de la nationalité française et ses prolongements
en terme de nationalisation de biens et de contraintes familiales affirme la
position de l’Etat français contre la France Libre
Sources
Archives départementales de l’Oise
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