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Résumé
Ce
témoignage évoque l’activité clandestine
des Brézillon père et fils, tous deux résistants à Noyon,
qui ont apporté leur aide à des réfractaires
au STO, à des aviateurs alliés et aux hommes du maquis
des Usages.
Contexte
A Noyon, durant la seconde guerre mondiale,
plusieurs anciens combattants de la Grande Guerre s’organisent
dans l’ombre
pour mener des actions de résistance notamment la récupération
d’armes de 1940 et des parachutages. Parmi eux, André Brézillon
utilise les laissez-passer octroyés par les Allemands pour
l’exercice de sa profession d’entrepreneur pour sillonner
le Noyonnais à la recherche d’informations, pour ravitailler
les hommes entrés en clandestinité, transporter des
aviateurs ou des armes. En outre, plusieurs réfractaires
STO munis de faux papiers sont employés dans l’entreprise
tandis que la famille héberge un aviateur tombé dans
les voisinages. Dénoncés aux Allemands par un résistant
en 1944, les Brézillon sont passés à tabac à la
prison de Compiègne, incarcérés quelques jours
au camp de Royallieu avant d’être déportés
par le dernier train pour Buchenwald le 17 août 1944.
Personnes citées
Georges Beneth ;
André Brézillon ; Max
Brézillon ; Marcel Fourrier ; Georges Delneff ;
André Philippon ; abbés Tarven ;
Lieu cités
Lagny ; Crisolles ;
Maquis des Usages (Crisolles) ;
Varesnes ;
Index
AS : Armée Secrète =
organisation de la résistance
Ausweis : Papier d’identité et
laissez-passer
« Colis » : personnes à cacher ;
OCM :
Organisation Civile et Militaire = organisation de la résistance
VOP :
Volontaires Ouvriers Paysans = organisation de la résistance
Max Brézillon
Fils de l’entrepreneur
de Travaux Publics André Brézillon
et d'Isabelle Rauch, Max Brézillon est né à Noyon
le 30 mai 1921. Il fait sa scolarité à l'école
primaire de Noyon, au collège Paul-Bert puis intègre
l'École Spéciale des Travaux Publics à Paris.
Dès mars 1941, il participe avec son père à des
sabotages, transports d'armes, parachutages et sauvetage d'aviateurs
alliés en détresse. Réfractaire au STO, il
prend une fausse carte d'identité et se cache dans Noyon
avant de reprendre son activité dans l’entreprise
de son père. Dénoncé par le traître
Souris, il est arrêté, interrogé par la Gestapo à Compiègne,
détenu dans le camp de Royallieu puis déporté par
le dernier train du 17 août 1944 à Buchenwald. Il
est libéré par l'armée américaine le
29 avril 1945. Le 17 mai 1945, de retour à Noyon, il intègre
le Comité local de libération dont il sera élu
président le 7 juin suivant avec comme vice-président
René Philippon. Le 15 décembre 1945, il épouse
Colette Paternotte. Chevalier de la Légion d'honneur, il
reçoit en décembre 1946 la Medal of Freedom. Il
sera décoré de la médaille militaire, de la
croix de la guerre 39-45, de la médaille de la résistance,
de la croix du combattant volontaire de la Résistance, de
la médaille de la déportation. Gérant de la
Société Brézillon en 1958, il en devient PDG
l'année suivante. Parallèlement, Max Brézillon
mène une carrière politique comme conseil municipal
de Noyon de 1959 à et conseiller général de
l'Oise de 1961 à 1997 où il est rapporteur général
du budget à partir de 1964. Nommé officier de la
Légion d'honneur, il devient président en 1969 du
Lions Club de Noyon et du Sporting-club noyonnais.
Date de l’entretien
3 octobre 2007.
Pour en savoir plus
Le Messager de l'Oise Illustré n°2, Medal
of Freedom,
15 décembre 1946.
Le Progrès de l'Oise, Médaille
militaire,
30 juillet 1952, n°81.
Aviateurs alliés
tombés dans l’Oise en
1944, par André Naudin, 2000.
L’Oise, septembre
1940 – septembre 1944,
par Jean-Pierre Besse, 1994.
Précautions pédagogiques
Les témoignages
gardent une valeur historique et éducative
bien que des passages contiennent des erreurs sur des noms de personnes,
de lieux ou de dates en raison de la fragilité de la mémoire,
plusieurs années après les événements.
Réalisation
JYB/CDDP de l’Oise,
avec l’aimable autorisation de
Max Brézillon
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