|
|
Résumé
Lucien Roos évoque
dans un premier temps le rôle
de son père médecin dans la résistance. Dans
un second temps il parle des Français qui abandonnèrent
leurs activités professionnelles pour se consacrer entièrement à la
résistance.
Contexte
Dès le début de la guerre,
alors qu’il exerce
son métier à Maignelay-Montigny, le Dr Georges Roos
fait des actions de résistance en facilitant le passage
vers la zone libre de soldats français et de médecins
juifs. Plus tard, à Noyon, il maquille les radios des poumons
de ses patients pour permettre à ces requis pour le STO
d’échapper au travail en Allemagne. Le Dr Roos sera
arrêté et déporté à Buchenwald
pour ces actes de résistance.
Au lendemain du Débarquement, le 6 juin 1944, un maquis
se constitue dans les bois de Crisolles, au lieu-dit les Usages.
Jeune lycéen en vacances, Lucien Roos rejoint le chef de
ce foyer de résistance Marcel Fourrier. A la suite de l’attaque
du maquis par les Allemands, le 23 juin 1944, Lucien Ross se voit
confier la charge par le capitaine Dromas de remplacer son agent
de liaison tué au combat. Commence alors pour Lucien Roos,
alias Guy Boulanger, une vie mouvementée, couchant chez
l’un ou chez l’autre, courant les routes sur son vélo
pour apporter des messages, participant auprès du capitaine
Dromas à des sabotages ou des missions de renseignements.
Jusqu’au 2 septembre, date de la libération du secteur
de Noyon – Chauny – Saint-Quentin, Lucien Ross n’aura
plus de domicile ni d’identité. Peu après,
il parvient à rejoindre la 2 e Division Blindée du
général Leclerc et s’engage dans l’armée
jusqu’à la fin des hostilités.
Personnes citées
Comtesse de Béna ;
André Brézillon ;
Max Brézillon ; Etienne Dromas ; Marcel Fourrier ;
Marcel Poulin.
Lieux cités
Lagny ; Crisolles ;
Maignelay-Montigny ; Maquis
des Usages (Crisolles) ; Noyon ;
Lucien Roos
Fils du docteur Georges Roos, Lucien
Roos (alias Guy Boulanger), 18 ans en 1944, participe à plusieurs
actions de résistance
avant d'être choisi par Marcel
Fourrier pour rester au Maquis des Usages. Après l'attaque
du maquis, le 23 juin 1944, il se réfugie quelques jours à Caisnes
avant de devenir le bras-droit d'Etienne
Dromas, chef du secteur B dans l'Aisne. Il sera à l'origine
du bombardement par l'aviation alliée d'un convoi d'hydrocarbure
en gare de Noyon. Engagé volontaire dans la 2e DB, il participera à la
prise de Strasbourg.
Lucien Roos sera cité à l'ordre
du régiment
: « Jeune volontaire de 17 ans, ayant toujours fait
preuve d'une grande audace. Le 29 août 1944, a désarmé un
soldat ennemi suivi à cent mètres de trois autres
soldats allemands armés. Dans une rencontre du maquis dont
il faisait partie, le 23 juin 1944, au Chalet des Usages, à Crisolles,
avec des forces supérieures en nombre, a courageusement
contribué à repousser l'ennemi ».
Date de l’entretien
4 octobre 2007.
Pour en savoir plus
L'Oise Républicaine, Citations,
21 novembre 1945
Précautions pédagogiques
Les témoignages
gardent une valeur historique et éducative
bien que des passages contiennent des erreurs sur des noms de personnes,
de lieux ou de dates en raison de la fragilité de la mémoire,
plusieurs années après les événements.
Réalisation
JYB/CDDP de l’Oise,
avec l’aimable autorisation de
Lucien Roos.
|