OISE 1914-1918
Mémoire et Histoire

Portraits

MIRABAUD Jacques (1878-1916)
[Elu] [Mort pour la France] [Coye-la-Forêt] [54e BCA]

Né à Paris en 1878, maire de Coye-la-Forêt de 1912 à 1916, cet officier de réserve est banquier de profession. Il est mobilisé comme lieutenant commandant la section de mitrailleuse du 54e Bataillon de Chasseurs Alpins, il reçoit trois blessures (deux éclats d'obus, une balle à la poitrine) le 27 août 1914 au Mesnil-sur-Belvitte. Prisonnier en Allemagne, il décède des suites de ses blessures le 7 février 1916 au lazaret n°2 à Weingarten (Wurtemberg). Jacques Mirabaud est cité le 10 octobre 1914 à l'ordre de l'Armée par le Général commandant la Xe Armée : « Blessé grièvement le 27 août à Ménil sur Bellevitte alors qu'il dirigeait avec beaucoup de sang-froid la mise en batterie de sa section de mitrailleuse sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie ». Il décède à Weingarten (Baden-Wurtenberg). Son nom figure sur le monument aux morts communal et sur les plaques commémoratives du calvaire du cimetière et de l'église Sainte-Marie de Coye.

Jean-Yves Bonnard
Atelier CANOPE 60 - Beauvais, 2016

Marchois Pierre Siméon (1888-1917)
[Soldat] [Mort pour la France] [320e RI] [Clermont]

Né à Clermont (Oise) le 5 décembre 1888, marchand de vaches résidant à Breuil-le-Vert, Pierre Marchois gagne le 320e RI le 2 août 1914 suite au décret de mobilisation générale. Il rejoint le régiment de réserve du 120e RI dans lequel il commence son service armé en 1910 comme soldat de 2e classe et entre dans la disponibilité le 25 septembre 1912 muni d’un certificat de bonne conduite.
Au sein du 320 RI, il participe aux combats en Belgique (1914), sur la Marne, en Champagne (1915), à Verdun (1916) et en Alsace (1917). Bien noté par ses supérieurs, Pierre Marchois est nommé caporal le 23 janvier 1916 puis sergent le 2 février 1917 au 320e RI. Il est mortellement blessé le 10 mai 1917 lors d’une attaque ennemie. Il décède à l’ambulance alpine 301 « des suites de blessures de guerre » (avis ministériel du 25 mai 1917). La description de ses blessures indique « large plaie pénétrante région malaire gauche, plaie pénétrante poitrine et avant-bras gauche, plaie avec section du biceps droit par éclat d’obus ». Il n’a que 28 ans
Son corps est d’abord inhumé au cimetière de Schmetz Mettlach, commune de Mittlach (Metzeral, Alsace). Il sera exhumé par sa famille et enterré dans le cimetière communal de Clermont où une plaque lui rend hommage. Son nom figure sur le monument aux morts de Clermont ainsi que sur une plaque commémorative posée dans l’église de l’Emm à Sondernach (Haut-Rhin) consacrée en 1931 et dédiée « A nos vaillants soldats, l’Alsace reconnaissante », comme il est inscrit sur sa façade.
Pierre Marchois est détenteur de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze (ordre du régiment n°293 du 12 mai 1917). Sa citation indique : « Excellent sous-officier, mortellement blessé le 10 mai 1917 en organisant la défense de son poste violemment attaqué de nuit par un groupe ennemi très supérieur en nombre ».

Jean-Yves Bonnard
CANOPE-CDDP de l’Oise, 2014

Mestre Léon Georges (1896-1917)
[Soldat] [Mort pour la France] [3e Cuir] [1e RIC] [4e RIC] [Baron]

Né à Baron (Oise) le 27 juillet 1896, Léon Mestre est incorporé à compter du 11 avril 1915 au 3e Régiment de Cuirassiers (matricule 3042). Ce bourrelier de profession arrive au corps le lendemain comme cavalier de 2e classe. Par décision ministérielle n°4253412 du 25 novembre 1916, il passe au 1er Régiment d’Infanterie Coloniale (matricule 15736). Il passe par la suite au 4e Régiment d’Infanterie Coloniale le 6 janvier 1917 (matricule 75736) et sert dans l’armée d’Orient.
Ce jeune marsouin du 4e RIC est tué à Rapès (Rapech), près de Monastir, en Serbie le 11 mars 1917. Son corps sera rapatrié dans sa commune de naissance. Son nom figure sur le monument aux morts de Baron.

Jean-Yves Bonnard
CANOPE-CDDP de l’Oise, 2014