OISE 1914-1918
Mémoire et Histoire

L'affaire de Chevillecourt (Autrêches)

Tout au long du conflit, les mesures de représailles menées contre la population par les forces allemandes firent l‘objet de discussions. Dès 1914, plusieurs enquêtes furent menées pour inventorier les exactions commises contre les civils par les armées impériales et déterminer l’identité des responsables. La commission française chargée de constater les actes commis “en violation du droit des gens dans les parties du territoire français que l’ennemi a occupées et qui ont été reconquises par les armées de la République” fut contrecarrée par un “livre blanc” publié en mai 1915 par l’autorité impériale mettant en cause l’attitude des populations. En mai 1916, une “réponse belge au Livre blanc allemand” dressa une liste des victimes civiles à Louvain. De fait, plusieurs officiers allemands furent considérés comme criminels de guerre et firent l’objet d’une procédure d’extradition pour être jugés dans les pays où leurs actes avaient été reconnus.
Les documents présentés ci-après s’inscrivent dans les enquêtes menées après-guerre pour déterminer la responsabilité  des actions menées contre les civils.


Monument funéraire élevé dans le cimetière d’Autrêches
rappelant la mémoire des fusillés du 20 septembre 1914.
(cliché: Jean-Yves Bonnard)

Lettre du Commissaire spécial Pierre Mouliet au préfet de l’Oise rendant compte des résultats de l’enquête menée à Autrêches à la demande du Général Dupont, chef de la Mission Militaire à Berlin.


Page du procès verbal d’audition d’Alfred Vigny, d’Autrêches,
dressé le 21 août 1919, suite à l’enquête menée en application des instructions préfectorales

Pour citer cet article : L'affaire de Chevillecourt (Autrêches)
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