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Les collections

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La collection exposée au château de Chantilly-musée Condé est aujourd’hui considérée comme l’une des plus riches de France. Elle a été constituée par Henri d’Orléans, duc d’Aumale, dernier fils de Louis-Philippe.

Amateur d’art éclairé, connaisseur hors pair et bibliophile passionné, Henri d’Orléans passa une grande partie de son existence à collecter les œuvres ayant appartenu aux membres de sa famille. Il avait également à cœur de rapatrier sur le territoire national les trésors artistiques dispersés au cours des différentes guerres et révolutions.
Particulièrement conscient de la cohésion de ses collections, le duc d’Aumale laissa un testament très strict, précisant qu’aucun changement ne pouvait être apporté à la présentation initiale et que les œuvres ne pouvaient être prêtées. C’est ainsi que peuvent être aujourd’hui admirés, uniquement en ce lieu, certains des plus beaux chefs-d’œuvre de l’histoire des arts.

Les salles du musée se répartissent dans deux parties distinctes du château :
Le musée Condé, nommé ainsi par Henri d’Orléans en hommage à son ancêtre le Grand Condé, qui comporte la galerie de Peintures, la galerie de Psyché, le Santuario, le cabinet des Gemmes et la Tribune.
Le logis, construit à l’origine pour abriter les appartements de son neveu le comte de Paris, Henri d’Orléans a finalement transformé ces espaces en salles de musée supplémentaires.

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Les collections du musée Condé se caractérisent par leur diversité.

La peinture y tient une place de choix, les tableaux des maîtres italiens, flamands, français, recouvrant les murs tapissés de rouge. La galerie de Peintures et sa Rotonde présentent entre autres chefs-d’œuvre, des toiles de Nicolas Poussin, de Delacroix, de Raphaël, du Baron Gérard, de Corot, etc.

Le mur de gauche, consacré aux peintres italiens, fait face à celui des peintres français. Sur ce dernier, les toiles orientalistes sont mises à l’honneur. En effet, les voyages en Orient effectués par Henri d’Orléans ont profondément influencé son goût et ses achats d’œuvres d’art.

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La Tribune présente également des œuvres exceptionnelles, notamment quatre tableaux d’Ingres dont le célèbre, car unique, « Autoportrait de l’artiste à l’âge de vingt-quatre ans ». Des toiles de Watteau, de Greuze ainsi que de nombreux portraits de Clouet, exposés dans le Logis, viennent compléter cette collection aujourd’hui considérée comme la plus riche après celle du musée du Louvre.
La diversité des époques, des styles, des sujets permet de balayer d’un large spectre les principales périodes de l’histoire de la peinture.


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Raphael, La Madone de Loretteblanclong Watteau, Le donneur de sérénades


Vous retrouverez dans nos pages « Chefs-d’œuvre » des précisions supplémentaires sur les tableaux emblématiques de la collection.

Cette collection est complétée par des objets d’art et d’archéologie. Enfin, comme tout grand amateur d’art, Henri d’Orléans se passionnait pour toutes les formes artistiques. Il acquit ainsi des statuettes votives égyptiennes (chaouabti), des vases antiques, des reliefs gréco-romains, des statuettes dites de Tanagra, etc.
Plus modernes, les services de porcelaine de la Manufacture de Sèvres ou celui commandé à l’entreprise Christofle prouvent le rôle de mécène des arts que tenait Henri d’Orléans.

On découvre également dans la Galerie de Psyché, le célèbre cycle de vitraux Renaissance qui présente toute l’épopée de la belle mortelle.

Enfin, le Santuario, qui signifie sanctuaire, abrite un des trésors de cette collection : les miniatures des Heures d’Etienne Chevalier, peintes par Jean Fouquet, célèbre maître français reconnu pour ses talents de peintre et de miniaturiste.