Primes
et indemnités à l'Education Nationale
Dernière mise à jour
: le 26 avril 2012
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Rémunération dans les fonctions publiques : actualités
[retour
aux généralités - retour
au sommaire]
Une idée reçue sur le salaire des enseigbants
(diminué du fait des vacances scolaires ?)
- Un enseignant à été licencié
pour insuffisance professionnelle à compter du 12 juin
de l'année 2006. il saisi le tribunal administratif pour
cause de date erronée : selon lui, la rémunération
d'un enseignant est en réalité fixée aux
10/12e de celle des fonctionnaires de grade équivalent,
il devait donc être licencié après les vacances
d'été 2006. Le tribunal le déboute : cette
idée reçue n'a aucun fondement juridique et l'enseignant
licencié n'a donc droit à aucun rappel de traitement.
- Référence : TA Melun, 19 octobre 2011, n°
08047 in LIJ n° 160 de décembre 2011,
p. 9-10 & réponsr à la question écrite
n° 2155 du 2 juin 1986 du parlementaire R.-A. Vivien [p.
92 du fichier
PDF - p. 3390 du JO corrrespondant en ligne].
Le pacte de carrière pour revaloriser le métier
d'enseignant : revalorisation financière
Celle-ci concerne [détail
ici] :
- les ensseigants en première année dexercice
du métier en qualité de stagiaire ;
- les jeunes professeurs qui débutent leur vie professionnelle
: les enseignants en début de carrière ayant jusqu'à
sept années d'ancienneté sont concernés
(actualité
du site minstériel du 18 mars 2011).
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Rémunérations, traitement
des fonctionnaires : généralités
dont : pouvoir d'achat et GIPA,
rappel
de traitement et retenues
sur traitement
Voir aussi : primes
et indemnités - heures supplémentaires - prestations
sociales,
avantages en nature
Mise à jour le 19
janvier 2011
[Généralités dont : rémunérations
GRETA -GIPA - retenue (ci-dessous) et
: [rappel de traitement - cotisations
dont CSG/CRDS - indemnités
et heures supplémenaires - action
sociale/prestations - avantages en nature
- rémunérations : professeurs
des écoles - professeurs
du 2e degré] -
Mise à jour le 19 septembre 2008
Généralités
sur les rémunérations
dans la Fonction publique
et dans
l'Education Nationale...
Rémunérations
dans les 3 fonctions publiques (le
minimum de traitement) [retour
aux généralités - retour
au sommaire]
Généralités
Les fonctionnaires ont droit, après service
fait, à une rémunération comprenant le
traitement, l'indemnité de résidence [voir
ici], le supplément familial de traitement
[voir ici]
ainsi que les indemnités instituées par un texte
législatif ou réglementaire (art.
20 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant
droits et obligations des fonctionnaires.)
Le traitement du fonctionnaire [site
Fonction publique - site
du service public]
Le montant du traitement est fixé en fonction du grade
de lagent et de léchelon auquel il est parvenu
ou de lemploi auquel il a été nommé.La
rémunération individuelle du fonctionnaire est
déterminée par son appartenance à un corps
; suivant le grade de lagent dans ce corps ; un échelon,
auquel est associé un indice brut, définit de
manière précise sa position sur léchelle
indiciaire commune à tous les fonctionnaires.A chaque
indice brut (indice classement) correspond un indice majoré
(indice traitement) variant de 280 à 821. Le traitement
annuel brut est calculé en multipliant lindice
majoré par la valeur du traitement afférent à
lindice 100, et en divisant le résultat par 100.
Lindice majoré 100 est qualifié dindice
de base de la fonction publique. La valeur du traitement brut
afférent à cet indice figure à larticle
3 du décret du 24 octobre 1985.
Autour des
indices ...
Traitement indiciaire
Le traitement indiciaire mensuel dépend
de l'indice majoré (IM) détenu par l'agent ; l'indice
majoré est lui-même fonction de l'échelon
détenu par l'intéressé.
Valeur de l'IM
La valeur mensuelle du point d'indice majoré est de 4,6303
€ au 01.07.2010 (dernière revalorisation : + 0,5%).
Voir aussi :
- correspondance entre indices bruts et majorés au 1er
juillet 2009 [décret]
;
- traitements annuels bruts soumis à retenue pour pension
à compter du 1er juillet 2010 [ibidem].µ
Grille de carrières
types
Les fonctionnaires appartiennent à des corps qui
regroupent les fonctionnaires soumis au même statut particulier
et ayant vocation aux mêmes grades. Ils sont répartis
en trois catégories désignés dans lordre
hiérarchique décroissant par les lettres A, B,
C. Les fonctionnaires appartiennent à des corps qui comprennent
un ou plusieurs grades et sont classés, selon leur niveau
de recrutement, en catégories. Les corps groupent les
fonctionnaires soumis au même statut particulier et ayant
vocation aux mêmes grades. Ils sont répartis en
trois catégories désignés dans lordre
hiérarchique décroissant par les lettres A, B,
C :
- catégorie
C
: adjoints adminstratifs [MEN] - adjoints techniques
[MEN] ou adjoints techniques de laboratoire [MEN] -
- catégorie
B : techniciens de laboratoire
[MEN] - secrétaires administratifs [MEN] -
- catégorie
B-CII : infirmiers (ères)
dÉtat [MEN] - assistants (es) de service social
[MEN] - techniciens supérieurs de léquipement
-
- catégorie
A : attachés des administrations
de lÉtat [MEN] - chargés détudes
documentaires - ingénieurs des travaux publics de lÉtat
- professeurs certifiés [MEN] -conseiller technique de
service social [MEN] -
- catégorie
A supérieure :
administrateurs civils [MEN] -
architectes et urbanistes de lÉtat - professeurs
agrégés [MEN] - ingénieurs
des ponts et chaussées.
Rémunération dans
les fonctions publiques : le minimum de traitement [retour
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au sommaire]
Nouveau minimum de traitement de la fonction publique
Décret no 2011-51 du 13 janvier 2011 portant relèvement
du minimum de traitement dans la fonction
publique et attribution de points dindice majoré
à certains personnels civils et militaires de lEtat,
personnels des collectivités territoriales et des établissements
publics de santé au
JO du 15 janvier 2011.
** Avant ce décret, le traitement brut mensuel d'un
agent public ne pouvait être inférieur à
celui correspondant à l'indice majoré 292, soit
1.352,05 € brut au 1er juillet 2010. Au
1er janvier 2011, il passe à l'indice
majoré 295, soit t 1.365,94 € brut.
** Le traitement brut mensuel (indice brut 100) correspond désormais
à l'indice majoré 240 (avant : 238).
[C'est la référence pour les agents publics payés
à la vacation].
** Pour bénéficier de l'indemnité
de résidence, l'agent public doit avoir un
traitement inférieur ou égal à celui correspondant
à l'indice majoré 299 (indice brut 308) [avant
: indice majoré 298].
L'annexe de ce décret actualise au 1er janvier 2011 la
correspondance entre indices bruts et indices majorés.
Ainsi [site
de la Fonction publique] , tout fonctionnaire bénéficiera,
par son seul traitement indiciaire, dun niveau de rémunération
légèrement supérieur au salaire minimum
de croissance brut. Le gain pour un agent rémunéré
à ce niveau sera de 166,69 € brut par an.
Par ailleurs, afin déviter que la hausse du minimum
de traitement nannule la progression du bas de la grille
des rémunérations, des points dindices majorés
sont attribués selon les seuils suivants :
- 3 points supplémentaires dindices majorés
de lindice brut 244 (IM 295) à lindice brut
304 (IM 298) ;
- 2 points à lindice brut 305 (IM 298) ;
- 1 point de lindice brut 306 (IM 298) à lindice
brut 308 (IM 299).
Cette mesure bénéficie à près
de 755 500 agents en activité. Elle représente
pour les employeurs publics une dépense en année
pleine de lordre de 173 M€.
Rémunérations
et pouvoir d'achat dans la fonction publique d'Etat [retour
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Rémunérations
et pouvoir d'achat : généralités
La rémunération des fonctionnaires, dans ses
différentes composantes, est définie, comme lensemble
des règles de gestion de leur carrière, à
partir de dispositions statutaires et réglementaires
fixées par la puissance publique, et ne relève
pas dune logique de négociation collective comme
dans le secteur privé [la
suite sur le site de la Fonction publique] .
Le maintien et l'amélioration du pouvoir d'achat des
agents publics se caractérisent par :
- la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires (rémunération
principale) ci-dessous ;
- la création et l'extension de la prime de fonctions
et de résultats (PFR) : voir
ici ;
- l'extension du dispositif de rachat des jours épargnés
sur un CET pour la fonction publique d'État,
- la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) : voir
ici.
La
GIPA ou Garantie individuelle du pouvoir dachat [retour
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La GIPA - Présentation
La GIPA ou Garantie individuelle du pouvoir dachat
concerne tous les fonctionnaires titulaires civils, des trois
versants de la fonction publique, les magistrats et les militaires
appartenant à des grades dont lindice sommital
est inférieur ou égale à HEB, et les
agents non titulaires employés de manière continue
sur la période de référence.
Elle repose sur le principe suivant : lorsque lavancement
automatique à lancienneté et le montant
de revalorisation annuel de la valeur du point fonction publique
sont inférieurs à linflation, le fonctionnaire
a alors droit à une prime qui garantit le maintien
de son pouvoir dachat.
GIPA - Les texte officiels [calculateur
en ligne]
- Décret n° 2008-539 du
6 juin 2008 relatif à l'instauration d'une indemnité
dite de garantie individuelle du pouvoir d'achat (en
ligne).
La GIPA ou Garantie individuelle du pouvoir dachat concerne
tous les fonctionnaires titulaires civils, des trois versants
de la fonction publique, les magistrats et les militaires
appartenant à des grades dont lindice sommital
est inférieur ou égale à la hors-échelle
B ou, s'agissant des agents sur contrat, être rémunérés
sur la base d'un indice inférieur ou égal à
la hors-échelle B [1].
La circulaire
FP correspondante précise que "ce plafond
de rémunération s'apprécie au sein du
grade détenu et non du corps" (p. 4 du doc. en
ligne).
Elle repose sur le principe suivant : pour une période
de référence, lorsque lavancement automatique
à lancienneté et le montant de revalorisation
annuel de la valeur du point fonction publique sont inférieurs
à linflation, le fonctionnaire a alors droit
à une prime qui garantit le maintien de son pouvoir
dachat (voir
art. 3 du décret).
[1] D'après le contexte, il s'agit des indices
au-dessous du dernier indice de la grille
de la catégorie B (en oct. 2008 : INM 514).
- Décret n° 2008-964
du 16 septembre 2008 relatif aux modalités de prise
en compte dans la retraite additionnelle de la fonction publique
de l'indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir
d'achat (en
ligne).
Pour les fonctionnaires, les militaires et les
magistrats, l''indemnité dite de garantie individuelle
du pouvoir d''achat instituée par le décret
n° 2008-539 du 6 juin 2008 fait partie des éléments
de rémunération soumis à cotisations
au régime de retraite additionnelle de la fonction
publique.
Le présent décret est applicable aux montants
versés au titre de 2008, 2009, 2010, 2011 (site
ministériel).
Rappel
de traitement : généralités / jurisprudence
[retour
aux généralités - retour
au sommaire]
- Mise à jour le 10 septembre 2008
Rappel de
traitement et presription quadriennale
Généralités
Les dettes de l'État et des collectivités
publiques se prescrivent, selon le régime instauré
par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968,
sur un mode quadriennal. Selon le principe fondateur de
cette loi, le paiement d'une créance détenue
sur l'État doit intervenir dans un délai
de quatre ans à compter du 1er janvier de l'année
qui suit celle où les droits ont été
acquis. Au- delà de ce délai, elle est prescrite,
sauf interruption du délai de prescription et sous
réserve des dispositions de ladite loi.
Jurisprudence
- Conseil d'Etat : arrêt
du 10 mars 2003 [en
ligne] : "Considérant
que, lorsqu'un litige oppose un agent public à
son administration sur le montant des rémunérations
auxquelles il a droit, le fait générateur
de cette créance se trouve en principe dans les
services accomplis par l'intéressé et la
prescription est donc acquise au début de la quatrième
année suivant chacune de celles au titre desquelles
ses services auraient dû être rémunérés
; qu'il en va cependant différemment lorsque la
créance de l'agent porte sur la réparation
d'une décision individuelle illégalement
prise à son encontre ; qu'en pareille hypothèse,
le fait générateur de la créance
doit être rattaché à l'année
au cours de laquelle la décision litigieuse a été
régulièrement notifiée ; que la seule
circonstance que l'administration vient à reconnaître
ultérieurement l'illégalité de sa
décision ne peut suffire à établir
que l'intéressé aurait jusque là
légitimement ignoré l'existence de sa créance
et à justifier un report du point de départ
de la prescription en application de l'article 3 de la
loi du 31 décembre 1968 ;"
- Rappel de traitement - prescription
quadriennale. CAA Marseille, 4 mars 2008, Mme Z.,
n° 05MA00093 (LIJ
n° 126, juin 2008, p. 15-16)
Une nouvelle fois, la prescription quadriennale s'applique
pour cette agrégée auquel l'Etat devait
une créance correspondant à son traitement
tel qu'il aurait dû être versé entre
le 29 janvier 1993 et le 31 décembre 1995 - pour
une somme de plus de 9000 euros. Mais elle n'a saisi le
tribunal qu'en 2004 et n'a pas fait la preuve de l'ignorance
de sa créance, laquelle ne peut se fonder sur la
méconnaissance de la réglementation ou sur
un défaut d'information de la part de l'administration.
Rappel de
traitement et intérêts moratoires (jurisprudence)
- Intérêts de retard
ou moratoires - Article 1153 du code civil - Capitalisation
des intérêts ou anatocisme - Article 1154
du code civil. CAA Douai, 21.11.207, M. D., n°
07DA0065 (LIJ n° 123)
Un fonctionnaire a obtenu que l'Etat soit condamné
à payer les intérêts suite à
un rappel de traitement dû mais versé avec
un très grand retard à compter d'un an après
la réception par ladministration de sa demande
préalable d'indemnisation, avec cumul d 'intérêts.
Le tribunal dAmiens avait estimé que, dans
la mesure où une année entière dintérêt
ne lu était pas due, sa demande de capitalisation
d intérêts devait être rejette,
selon les termes de larticle 1154 du Code civil
et une jurisprudence antérieure du Conseil d Etat.
Désormais, la justice, administrative admet les
demandes par anticipation (CE,
13.12.2002), se calant sur la jurisprudence judiciaire.
Dautre part, cette décision est prise désormais
une fois pour toutes : le requérant na pas
à la renouveler régulièrement. Le
commentaire détaillé de cette décision
de la cour administrative dappel de Douai se recommande
par son aspect complet et détaillé avec
de très nombreuses références jurisprudentielles.
Généralités
sur les rémunérations dans la Fonction publique [voir
ici] et dans
l'Education Nationale
: les retenues sur traitement [retour
au sommaire]
Retenues
sur traitements : généralités
Les retenues sur traitement : généralités
La retenue pour pension : site
ministériel.
Retenues pour service non fait
- Retenue sur salaire pour fait de grève : site
ministériel.
- Service non fait suite à agression et retrait des
personnels : la
question Assemblée nationale n° 72764 et la réponse
du ministre.
Quand les conditions de retrait sont pas remplies, c'est
légitimement que l'Etat procède à une
retenue pour service non fait [voir
aussi ici].
- Une étude de cas de l'ESEN : Retenue
sur salaire dun enseignant pour absence à une
journée portes ouvertes de son établissement.
- Un module informatisé...
Depuis mars 2010, l'académie d'Aix-Marseille applique,
dans le second degré, MOSART (Module de Saisie des
Absences et Retenues sur Traitement pour Service Non Fait).
Le module depuis
le site académique de Versailles.
Retenues
sur traitements : jurisprudence (obligations
non remplies - absences/retraits
injustifiés - faits
de grève)
Retenues
sur traitement : obligations non remplies
Enseignant du 1er degré
: refus d'assurer l'aide personnalisée
- Enseignant du 1er degré - aide
personnalisée aux élèves en difficulté
: refus - Absence de service fait : retenue su traitement.
TA Marseille, 27 mai 2010 (M. R., n° 0904230) et 12 mai
2010 (Mme J., n° 0904232), LIJ
n° 149, nov. 2010$, p. 10-11.
Deux enseignants ont refusé de mettre en eovure l'aide
personnlsiée et leur ont substité d'autres enseignements.
Malgés cel, il eur a té effectué une
retenu sur traitmetn. Il font recours au TA qui els déboute
:
1 - il s'agit d'une obligation statutaire de service définie
par le décret
2008-775 du 30 juillet 2008 ;
2 - localement, les modalités de sa mise en oeuvre
ont été établies par leur IEN et ces
instructions n'avaient aucun caractère illégal
(au contraire : article
D. 231-15 du Code de l'Education) ;
3 - la mise en place de l'aide personnalisé n'est pas
contraire au principe d 'égalité entre fonctionnaires
face à loi du trentième prélevé
;
4 - la retenue sur traitement n'est pas une sanction disciplinaire
mais le constat d'un service non fait et n'et donc soumise
à aucune procédure particulier (coir aussi :
conseil d'Etat : 18.04.1980
- 3
oct. 1980, n° 13377 - 21.10.1994, etc...) ;
5 - un fonctionnaire n'a pas le droit de substituer de son
propre chef une prestation à un dispositif réglementaire
même en effectuant le même temps de service pour
se dérober à ses obligations - ce qui revient
à service non fait (art.
4 de la loi n° 61-825 - conseil d 'Etat,
26
juillet 2006, n° 273118 & conseil d'Etat,
3
oct. 1980, n° 13377)
6 - la retenu due 1/30éme devait s'appliquer dans son
intégralité (CE, 15
oct. 1982, n° 17816 - 3
oct. 1980, n° 13377).
Enseignants
du 2e degré : participation aux examens
[obligations
correspondantes]
- Retenue sur traitement et absence
de service non fait - interrogations orales du baccalauréat
- jurisprudence Omont - TA Melun, 22.12.2009, M.D.,
n° 0505937 (LIJ
n° 147, p. 9-10)
Pour prétendre au paiement intégral des vacations
comme participant aux corrections du baccalauréat,
il faut prouver avoir rempli la totalité de ses servies
-ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Mieux :le Recteur
était-il en droit de prélever sur on traitement
non pas 4 trentièmes (pour 4 jours non faits) mais
6 (en comptant le samedi et le dimanche).
En effet, les services de l'enseignant ne comprennent pas
seulement les heure d'enseignement (présence devant
les élèves) et la règle veut que la période
considèrée (ici : du 21 au 26 juin 2002) peut
inclure des jours où l'enseignant n'a aucune obligation
de service (voir Conseil
d 'Etat, ; arrêt Omont du 7 juillet 1978).
Rappel de lélgislation par la
LIJ
- Obligations de service des enseiengants (voir aussi
ici] : conseil d'Etat, 10 octobre 1982.
Enseignants
: participation aux réunions de service
- Retenue
sur traitement - Absence de service fait - Reunion de service.
TA Clermont-Ferrand, 29.05.2008, n° 0700782 (LIJ n°
129, nov. 2008 [texte
LIJ en ligne p. 10])
Convoqué un mercredi d'octobre 2006 à une réunion
de concertation avec ses collègues autour d l'élaboration
du projet éducatif de l'EREA où il travaille,
un professeur des écoles a refusé de s'y rendre
et s'et vu ponctionner un trentième pour service non
fait . Or ce mercredi n'était pas un jour férié,
cette réunion de concertation ne lui imposait aucun
travail supplémentaire et rien n'empêche le conseil
d 'administration de l'EREA de déplacer cette date
du vendredi au mercredi, du point de vue légal ou de
l'intérêt public.
- Refus de participer à l'élaboration
du projet d'établissement - absence de service fait
(LIJ n° 100 - [texte
en ligne p. 9])
Un enseignant qui se refuse a participer à une réunion
destinée à actualiser le projet d'établissement
peut se voir retirer un trentième de son traitement
mensuel pour absence de service fait : il s'agit d'un manquement
à son obligation de service (TA Nouvelle Calédonie
du 28 avril 2005).
COP : refus de permanence
- Retenue sur traitement
: obligations de service, absence de service fait -
TA Nancy, 20.09.2005 (LIJ , n° 100 [texte
en ligne p. 9-10])
"Tout fonctionnaire doit se conformer aux instructions
de son supérieur hiérarchique". Pour n'avoir
pas respecté cet article 28 de la
loi n° 83-634 du 13.07.1983, une conseillère
d'orientation qui refusait d'effectuer les permanences prévues
au tableau de service s'est vu sanctionnée d'une retenue
sur salaire pour absence de service fait, même si elle
était présente dans son CIO pendant les heures
prévues au titre de la permanence.
Chef de travaux : absence de
service fait
- Absence de service fait et supension
de traitement - CAA
Nancy, 09.12.2006 (LIJ, n° 112, texte
en ligne p. 19)
Un chef de travaux a refusé d'accomplir des tâches
qui lui revenaient selon la hiérarchie et a vu son
traitement suspendu pendant plusieurs mois : :il n'a rejoint
son poste qu'après avis du déclenchement de
la procédure de radiation des cadres. L'intéressé
fait appel de la décision en faisant valoir qu'il n'est
pas habilité à exercer les tâches d'enseignement
qu 'on lui a imposé et saisit le tribunal administratif,
qui lui donne tort, plus la cour d'appel pour le même
résultat : l'ordre n'est pas " manifestement illégal
", l'obéissance hiérarchique s'impose et
en ce cas la retenue sur l'ensemble de la rémunération
est conforme aux textes réglementaires.
Absences
injustifiées et retenue pour service non fait - Mise
à jour le 21.11.2008
- Absences irrégulières
- Réserve opérationnelle - Retenue sur traitement.
TA Besançon, M. C., 08.07.2008 (LIJ n° 128, p.
13)
Malgré le refus de l'Administration, un professeur
certifié s'est absenté en 2006dans le cadre
de la réserve opérationnelle (deux nouvelles
périodes succédant à une autre, autorisée
elle). C'est légitiment, selon le tribunal administratif,
qu'il lui a été retiré 14/30e de son
traitement : l'agent qui s'absente du service sans avoir obtenu
d'autorisation préalable s'expose à l'application
de plein droit d'une telle retenue. Et le tribunal n'a pas
à se prononcer sur les raisons d'un tel refus.
Les textes du jugement : art.
10 (abrogé en 2007/voir code de la défense)
et 11
(idem) de la loi
n° 99-894 du 22.10.1999 (organisation de la réserve
miliaire et du service de la défense).
- Demande d'autorisation d'absence
non accordée et absence de service fait - TA
Poitiers, 16.11.2005 (LIJ, N° 101, p.12-13)
Un enseignant ne peut quitter son poste persaudé que
sa demande d'autorisation est accordée implicitement
: la hiérarchie doit avoir autorisé explicitement
l'absence. Sans cette autorisation, la journée peut
être légitimement retenue sur rémunération.
Retenues et droit de retrait injustifié
[voir aussi ici]
Droit de retrait, droit de grève et retenue sur traitement
(chronique
de l'ESEN).
Larticle 5 du décret
modifié n° 82-453 du 28 mai 1982 relatif à
lhygiène et la sécurité autorise
les agents de lÉtat à user dun
droit de retrait (dont sinspire lart.
L. 231-8-1 du code du travail), sils se trouvent
dans une situation professionnelle présentant un danger
grave et immiment pour leur santé physique.
Droit de retrait et notion de danger imminent (absence en
l'espèce) - TA Cergy-Pontoise, 28.09.2006 (lettre d'information
juridique, n° 109, p. 10-11)
Ce n'est pas parce que des situations de travail sont fortement
dégradées qu'on a le droit de cesser le travail
en invoquant le droit de retrait. Le juge rappelle que cette
procédure correspond à un danger laissé
à lappréciation surtout du juge pour «
apprécier si ce motif paraissait être raisonnable
dans le cas de lespèce », ce qui, pour
lui, nest de fait pas le cas. Aussi la requérante
a-telle tort de se plaindre quune retenue a été
effectuée sur son traitement pour cette journée
non travaillée au motif de retrait (voir aussi même
revue, chronique in n° 103, p. 23-24.). La
GIPA ou Garantie individuelle du pouvoir dachat
Retenues
sur traitement pour fait de grève
- Retenue sur traitement pour absence
de service fait (grève) - TA Marseille, 10.07.2006
(LIJ, n° 109, p. 12)
D'une part, le tribunal maintient la retenue pour fait de
grève d'un enseignant qui pourtant prétend avoir
assuré son service pendant 3 journées : or les
preuves sont là qui prouvent qu'il n'a pas assuré
son service d'enseignement ces jours-là. Il aggrave
d'autre part la retenue en application du décret
n° 62-765 : ne pas faire son service du 12 mai 2003
au 13 juin 2003 coûte 32/30ème de traitement,
non 17/30ème : au niveau du Rectorat, c'est un cas
de compétence liée. Voir aussi la loi
de finances rectificative no 61-825 du 29 juillet 1961 relative
à la retenue pour fait de grève.
- Grève (absence de service
fait) et retenue sur traitement pour un enseignant à
temps partiel - TA Lyon, 27.09.2006 (LIJ, n°111,
p. 13-14)
Un enseignant ltemps partiel qui a fait grève en mai-juin
2003 avec ses collègues s'est vu décompter 17
jours consécutifs lorsqu'il n'enseignait que les mardi,
jeudi et vendredi. Le tribunal a rejeté son recours
et justifié des trentièmes ôtés
"même si, durant certaines de ces journées,
l'agent navait, pour quelque cause que ce soit, aucun
service à accomplir" ; d'ailleurs, il a été
moins pénalisé que son épouse, gréviste
et enseignante à temps complet. Ceci est conforme à
la jurisprudence
du Conseil d 'Etat.
Rémunérations
à l'Education Nationale [actualité
/ généralités]
[retour
au sommaire]
Actualité
des rémunérations à l'Education Nationale :
primes, indemnités etc... à la rentrée scolaire
2010
Mise
à jour le 7 octobre 2010.
Voir aussi : primes
et indemnités dans la FP - la
nouvelle politique salariale du gouvernement.
Généralités
[rémunération
des enseignants / des ATSS]
Revalorisation des traitements des
fonctionnaires
Décret n° 2010-761 du 7 juillet 2010 portant majoration
de la rémunération des personnels civils et militaires
de lÉtat, des personnels des collectivités
territoriales et des établissements publics dhospitalisation
: JO
du 8 juillet 2010.
Soit une revalorisation de 0,5 % des traitements de la fonction
publique à compter du 1er juillet 2010 -- après
2008-2009 : +0,5% au 1er mars 2008, +0,3% au 1er octobre 2008,
+0,5 % au 1er juillet 2009 et +0,3 % au 1er octobre 2009 [communiqu
en ligne].
Revalorisation financière du métier d'enseignant
[site
du MEN]
Cette mesure est mise en uvre depuis la rentrée
2010 pour 190 000 enseignants, soit près du quart des
enseignants. Elle représente un coût de 196 millions
d'euros.
Enseignants stagiaires
La revalorisation financière concerne les enseignants
recrutés à la rentrée scolaire 2010. Elle
découle de l'élévation de leur niveau de
qualification dans le cadre de la refonte de la formation des
enseignants.
Plus de 20 000 enseignants stagiaires bénéficient
ainsi d'une nouvelle rémunération lors de leur
première année d'exercice :
- pour les professeurs des écoles et les professeurs
certifiés, le gain mensuel est de 157 euros nets, soit
1 884 euros supplémentaires pour l'année de stage
- pour les professeurs agrégés, le gain mensuel
est de 259 euros nets, soit 3 108 euros supplémentaires
pour l'année de stage ;
- pour les professeurs des écoles stagiaires, le traitement
mensuel net varie en fonction de lindemnité de
résidence de 1 557 à 1 628 euros :
- pour les professeurs certifiés stagiaires, ce traitement
peut sélever à 1 727 euros nets sils
sont affectés en zone déducation prioritaire
(ZEP).
Cette revalorisation est comparable au versement d'un treizième
mois de salaire pour l'année de stage.
Enseignants déjà en fonction
L'effort du ministère s'étend aux jeunes professeurs
qui débutent leur vie professionnelle : les enseignants
en début de carrière ayant jusqu'à sept
années d'ancienneté sont concernés. Le
gain mensuel est en moyenne de 55 euros nets, soit 660 euros
supplémentaires par an, pour les professeurs des écoles
ou les professeurs certifiés.
Cela touche environ 170 000 enseignants déjà en
activité à la rentrée 2010.
Rémunération
des formateurs
JO du 26 août 2010 : décrets
et arrêtés instituant des indemnités aux
formateurs...
... étudiant se destinant à l'enseignement
... pour les
personnels enseignants des premier et second degrés et
les personnels d'éducation les conditions de rémunération
de l'accueil et de l'accompagnement des étudiants se
destinant aux métiers de l'enseignement et de l'éducation
[taux],
...
... personnels en stage
- pour instituteurs
et professeurs des écoles maîtres formateurs
[taux],
...
- pour enseignants
du second degré et aux personnels d'éducation
chargés du tutorat des personnels enseignants du second
degré et des CPE stagiaires [taux
plafond] [conditions
de rémunération], ...
- pour directeurs
de CIO et COPassurant effectivement le suivi des conseillers
d'orientation-psychologues stagiaires et des élèves
conseillers d'orientation [taux].
... et une NBI [voir
aussi ici].
- Décret n° 2010-950 du 24 août 2010 modifiant
le décret n° 91-1229 du 6 décembre 1991 instituant
la nouvelle bonification indiciaire dans les services du ministère
de l'éducation nationale : personnels
enseignants chargés d'assurer le suivi des enseignants
stagiaires [conditions
d'attribution].
Rémunérations
des enseignants : nouveautés
Rémunération
des personnels au 1er juillet 2010 au BOEN du 2 sept. 2010
- Taux des indemnités indexées
(tableau)
- Taux de rémunération des heures
supplémentaires effectuées par certains enseignants
pour le compte des collectivités territoriales
- Revalorisation de la rémunération mensuelle
brute des assistants
étrangers de langues vivantes
[voir
aussi ici]
... en école
primaire
- Arrêté
du 20 septembre 2010 modifiant l'arrêté
du 12 septembre 2008 fixant les
taux annuels de l'indemnité de sujétions spéciales
attribuée aux directeurs d'école et aux directeurs
d'établissement spécialisé au
JO du 22 septembre 2010.
A compter de la rentrée 2010, cette ISS comporte une
part fixe et une part variable versées mensuellement.
...
en collège/lycée
Fonctions d'intérêt
collectif
- Décret
n° 2010-1065 du 8 septembre 2010 instituant
une indemnité pour fonctions d'intérêt collectif
au JO
du 9 septembre 2010.
Les "personnels enseignants, titulaires
et non titulaires, accomplissant l'intégralité
de leurs obligations de service" comme les "personnels
d'éducation, titulaires et non titulaires"
peuvent avoir droit à cette nouvelle indemnité
(versée après service fait)
- - Arrêté du
8 septembre 2010 fixant le taux annuel de base et le taux annuel
plafond de l'indemnité pour fonctions d'intérêt
collectif au JO
du 9 septembre 2010. Soit
un taux annuel de base de 400 € & un taux annuel plafond
de l'indemnité de 2 400 €.
- Heures
supplémentaires d'au moins 3 heures
Le décret n° 2010-1103 du 20 septembre 2010 [JO
du 22 septembre 2010] modifie
le
décret n° 2008-927 du 12 septembre 2008
instituant une prime spéciale au
bénéfice des enseignants qui assurent au moins
trois heures supplémentaires année d'enseignement
dans l'enseignement secondaire.
L'octroi de cette prime spé&cila suppose l'accomplissement
de toutes ses obligations de service par l'enseignant. Il esrt
précisé que cette prime est versée désormais
(dès la rentrée scolaire 2010) comme toute autre
indemnité soit payable par neuvième avec mêmes
régles retenue (art.
4 dud écret de 1950).
Programme
CLAIR et préfet des études/référent
UPN - lycée
et tutorat - référent culture au lcyée
... quand ils exercent des fonctions de
préfet des études dans les collèges
participant au programme « collèges et lycées
pour l'ambition, l'innovation et la réussite »
[programme
CLAIR : voir ici] / dans le cadre de l'exercice
des fonctions de référent pour les usages pédagogiques
numériques ;
- dans les lycées ...
.... quand ils exercent
des fonctions de préfet des études des dans les
collèges participant au programme « collèges
et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite
» [programme
CLAIR : voir ici]
- dans le cadre du tutorat
des élèves dans les classes des lycées
d'enseignement général et technologique et des
lycées professionnels [voir
ici] - dans l'exercice de la
mission de référent
"culture" - dans l'exercice des fonctions
de référent pour les usages pédagogiques
numériques.
Préalablement, chaque CA d'EPLE définit les modalités
de son attribution.
... pour enseignants en LP [détail
ici]
- Décret n° 2010-1000 du 26 août 2010 instituant
une indemnité au bénéfice des enseignants
chargés de l'évaluation en cours de formation
des épreuves de certains diplômes de la voie professionnelle
(JO
du 29.08.2010) / arrêté
correspondant (montant au même
JO) à compter du 01.09.2010.
- Décret n° 2010-1001 du 26 août 2010 portant
application aux personnels de l'éducation nationale participant
à l'organisation des épreuves du baccalauréat
professionnel des dispositions du décret n° 2008-524
du 3 juin 2008 revalorisant les montants des indemnités
versées à certains personnels de l'éducation
nationale mobilisés par la nouvelle organisation des
épreuves des séries générales et
technologiques du baccalauréat (JO
du 29.08.2010).
|
Primes et indemnités à
l'Education Nationale [retour
au sommaire]
Généralités
sur les primes et indemnité
:
présentation générale - autour
de la modulation de l'indemnité - indemnité
de résidence / prime
spécifique d'installation - NBI
Quelques primes
et indemnité pour enseignants
...
... du 2e degré :
participation
aux examens -
Primes et indemnités
à l'Education Nationale pour
non-enseignants : IAT - IFTS
- PFR
travaux dangereux
- heures
supplémentaires (voir ici)
Primes
et indemnités dans la fonction publique : généralités
[dont
modulation]
Présentation
générale
Un élément de
rémunération des fonctionnaires.
Art. 20 de la loi
n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations
des fonctionnaires.
"Les fonctionnaires ont droit, après service fait,
à une rémunération comprenant le traitement,
l'indemnité de résidence, le supplément
familial de traitement ainsi que les indemnités instituées
par un texte législatif ou réglementaire. S'y
ajoutent les prestations familiales obligatoires."
L'indemnité de résidence
Généralités [site
Fonction publique - décret
en ligne]
Les modalités dattribution de lindemnité
de résidence sont fixées par larticle 9
du décret du 24 octobre 1985. Le montant de lindemnité
auquel a droit un agent public est calculé en appliquant
au traitement brut un taux variable selon la zone territoriale
dans laquelle est classée la commune où il exerce
ses fonctions. Il existe 3 zones dindemnité : zone
1, taux à 3 % - zone 2, taux à 1 % - zone 3, taux
à 0 %.
Le dernier classement des communes dans les 3 zones a été
fixé par circulaire FP/7 n°1996 2B n°00-1235
du 12 mars 2001. Le montant minimum de lindemnité
de résidence perçu par un agent exerçant
ses fonctions en 1ère ou 2ème zone est celui afférent
à lindice majoré 298 [voir
ici].
Prime spécifique d'installation
Le décret
- Décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001 portant
création d'une prime spécifique d'installation.
... pour les "fonctionnaires de l'Etat et les magistrats,
titulaires ou stagiaires, affectés dans un département
d'outre-mer ou à Mayotte., qui reçoivent une première
affectation en métropole à la suite d'une mutation
ou d'une promotion, s'ils y accomplissent une durée minimale
de quatre années consécutives de services.
Cette prime spécifique d'installation est également
versée aux fonctionnaires dont la résidence familiale
se situe dans un département d'outre-mer ou à
Mayotte et qui sont affectés en métropole à
la suite de leur entrée dans l'administration, s'ils
y accomplissent une durée minimale de quatre années
consécutives de services".
La jurisprudence
- Conseil d'Etat, 3 juilelet 2009, n° 309539 [en
ligne].
Décret n° 2001-1225 du 20 décembre 2001
portant création d'une prime spécifique d'installation
en faveur des fonctionnaires dont la résidence familiale
se situe dans un département d'outre-mer et qui sont
affectés en métropole à la suite de leur
entrée dans l'administration. 1) Il résulte des
dispositions du deuxième alinéa de l'article 1er
du décret que le bénéfice de cette prime
est notamment subordonné à la condition que le
fonctionnaire, affecté en métropole à la
suite de son entrée dans l'administration, réside
effectivement avec sa famille dans un département d'outre-mer
et non à la condition qu'il ait conservé dans
ce département le centre de ses intérêts
matériels et moraux. 2) Cette condition s'apprécie
à la date à laquelle l'agent est entré
dans l'administration. Pour le fonctionnaire stagiaire, cette
date s'entend de celle de sa nomination en cette qualité
(résumé du Conseil d 'Etat).
- TA Memun, 20 décembre 2010, Mme L., n° 0700616
in LIJ n° 155, mai 2011,
p. 10 (qui cite l'arrêt du conseil d 'Etat ci-dessus).
6
Modulation
de l'Indemnité...
Généralités
La Modulation indemnitaire : le
site
de la fonction publique.
Les paramètres de modulation : "manière
de servir » et/ou résultats obtenus et processus
formel dévaluation - suspension de versement
de la prime en cas de mise à pied, dun congé
maladie ou de longue durée ...
Le rapport de la cour
des comptes.
Voir aussi le décret n° 2004-1082 du 13 octobre 2004
relatif à l'indemnité de fonctions et de résultats
en faveur de certains personnels des administrations centrales
qui inaugure avec son article 5 : "Le coefficient individuel
est modulé pour tenir compte de la manière de
servir de l'agent appréciée notamment au terme
d'une évaluation, dans une fourchette de 0 à 3.
Il est fixé annuellement par le ministre. Pour les personnes
bénéficiant effectivement de l'indemnité
de fonctions et de résultats, la moyenne des coefficients
individuels par ministère est fixée au maximum
à 2."
IAT (art.
5). "L'attribution individuelle de l'indemnité
d'administration et de technicité est modulée
pour tenir compte de la manière de servir de l'agent
dans l'exercice de ses fonctions."
IFTS (art.
3). "Le montant de l'indemnité forfaitaire pour
travaux supplémentaires varie suivant le supplément
de travail fourni et l'importance des sujétions auxquels
le bénéficiaire est appelé à faire
face dans l'exercice effectif de ses fonctions."
PPRS (décret en ligne). Art. 2 "La prime de participation
à la recherche scientifique est, par nature, variable
et personnelle. Son montant est fixé, chaque année,
par le président-directeur général, le
directeur général ou le directeur de chacun des
établissements concernés, en fonction de la contribution
apportée par chaque agent aux activités mentionnées
à l'article 1er ci-dessus."
Modulation et CTP : article 12
du décret
n°82-452 du 28 mai 1982 (modifié par Décret
n°2001-376 du 27 avril 2001 art. 1 (JORF 2 mai 2001)). "Les
comités techniques paritaires connaissent dans les conditions
et les limites précisées pour chaque catégorie
de comité par les articles 13 et 14 du présent
décret des questions et des projets de textes relatifs
: [...] 7° Aux critères de répartition des
primes de rendement".
-Modulation et maladie
- "Le fonctionnaire en activité a droit : 2°
A des congés de maladie dont la durée totale peut
atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs
en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé
dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci
conserve alors l'intégralité de son traitement
pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit
de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire
conserve, en outre, ses droits à la totalité du
supplément familial de traitement et de l'indemnité
de résidence (Article 34 de la loi
n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires
relatives à la fonction publique de l'Etat.)"
- Prime et longue maldie : un arrêt du Conseil d'Etat
du 10 janvier 2003, Ministre de l'Intérieur/M. Laureau,
requête
n° 221334.
- Arrêt Conseil d'État, 5ème et 4ème
sous-sections réunies, 12 juillet 2006, Préfet
de police de Paris, requête n° 274628
: "Considérant qu'en vertu de l'article 6 de la
délibération du Conseil de Paris des 18 et 19
novembre 2002 portant création d'une indemnité
d'administration et de technicité pouvant être
octroyée à certains personnels de la préfecture
de police, et de l'article 4 de la délibération
du Conseil de Paris des 18 et 19 novembre 2002 portant sur les
modalités d'attribution du régime indemnitaire
concernant certains personnels de catégorie B de la préfecture
de police, parmi lesquelles est prévue l'attribution
d'une indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires,
le montant de l'indemnité d'administration et de technicité
est modulé en fonction de l'activité des agents
qui en bénéficient et celui de l'indemnité
forfaitaire pour travaux supplémentaires est modulé
en fonction du « supplément de travail fourni »
et de « l'importance des sujétions auxquels le
bénéficiaire est appelé à faire
face dans l'exercice effectif de ses fonctions » ; qu'il
résulte de ces dispositions que l'indemnité d'administration
et de technicité et l'indemnité forfaitaire de
travaux supplémentaires, qui sont liées à
l'exercice effectif des fonctions, ne sauraient être regardées
comme constituant des éléments du traitement devant
être maintenu, dans le cas où les agents qui en
bénéficient sont absents pour congés de
maladie ou pour cause d'évènements familiaux ."
- Cour administrative de Versailles, arrêt
du 16 novembre 2006.
"Considérant, en deuxième lieu, que
s'agissant des primes de service et de rendement et des primes
de travaux, le versement de ces primes, qui sont calculées
en fonction des rémunérations versées et
sont susceptibles de modulation, est subordonné à
l'exercice effectif des fonctions exercées ; que, par
suite, dès lors que le requérant qui a été
placé en congé maladie pour la période
allant du 17 mars 2003 au 4 mai 2003, a repris son service après
cette période de congé et a exercé ses
fonctions jusqu'au 1er juillet suivant, il avait droit au versement
de la prime de service et de rendement pour les mois de mai
et de juin et à celui de la prime de travaux pour le
mois de juin ."
Modulation et décharge syndicale
Selon le service juridique du minitère de l'Education
Nationale (lettre DAJ n° 04-83 du 16.02.2005 et n° 05-99
fu 28.02.2005 - voir
LIJ n° 94 d'avril 2005, p. 20), un agent ne peut prétendre...
- ni percevoir l'IAT (article 5 du décret
n° 2002-61 du 14.01.2002 : "L'attribution individuelle
de l'indemnité d'administration et de technicité
est modulée pour tenir compte de la manière de
servir de l'agent dans l'exercice de ses fonctions.")
- ni percevoir l'IFTS (article 3 du décret
n° 2002-63 du 14.01.2002 :"Le montant de l'indemnité
forfaitaire pour travaux supplémentaires varie suivant
le supplément de travail fourni et l'importance des sujétions
auxquels le bénéficiaire est appelé à
faire face dans l'exercice effectif de ses fonctions".)
Jurisprudence
Voir aussi
le n° 116 de la LIJ.
Décharge syndicale : calcul de l'indemnité forfaitaire
pour travaux supplémentaires (IFTS) versée aux
focntionnaires béénficaiant de décharges
d'activité de servcei. CAA
Marseille, 20 mars 2007 en ligne : "Considérant
qu'il résulte de ces dispositions que cette indemnité
n'est pas fonction du grade ou de l'affectation d'un agent et
peut être calculée en tenant compte de l'exercice
effectif, par ce dernier, des fonctions lui imposant des travaux
supplémentaires ou des sujétions spéciales
; que ce calcul peut donc être notamment affecté,
comme ce fut le cas pour M. X, par la prise en compte objective
du temps de décharge d'activité qui a été
accordé à l'intéressé pour raisons
syndicales, dans des conditions qui ne sauraient s'assimiler
à une appréciation portée par son administration
sur sa manière de servir 3"
A noter : selon la cour administratioved'appel, les "dispositions
de la circulaire
FP n° 1487 du 18 novembre 1982 [sont] dépourvues
de caractère réglementaire". Voir le décret
n° 68-560 du 19 juin 1968. relatif aux indemnités
forfaitaires pour travaux supplémentaires allouées
à certains personnels administratifs titulaires des services
extérieurs, article2 - applicable à l'époque
- : "Le montant de l'indemnité forfaitaire prévue
à l'article 1er ci-dessus, variable en raison du supplément
de travail fourni par le bénéficiaire et de l'importance
de ses sujétions [etc...]"
.. et charges de travail/façons de servir.
Autres jurisprudences : Conseil d'Etat, 29.12.2006
- 17.04.1991
arrêt Coiffier -
Indemnité
de résidence
Les villes y ouvrant droit et les montants sont précisés
dans l'instruction
n° 01-056-B1 du 26 juin 2001 (BO de la Comptabilité
publique).
Dans l'Académie d'Amiens, seules quelques communes de
l'Oise ouvrent droit à ces versements, les fonctionnaires
exerçant dans les communes de
l'Aisne et de la Somme n'y ont pas droit.
Primes
et indemnités dans la fonction publique : la NBI (nouvelle
bonification indicaire) [primes
et congés] [retour
au sommaire]
- Mise
à jour le 13 janvier 2011
NBI - Actualité
NBI dans le cadre de la potitique
de la ville
Application du principe "à
travail égal, rémunération égale"
- Quand les personnels sont "légalement nommés
dans des emplois ouvrant doit à ce avantage e qui présentent
les mêmes caractéristiques de responsabilité
et de technicité particulières", la NBI doit
être versée -
... comme l'illustre le cas CPE en poste dans 2 EPLE où,
dans chaque cas, ces personnels sont exigibles à cette
NBI dans le cadre dela poitique de la vile ; et le fait que
le recteur décide d'en exclure un personnel qui y a doit
ne peut être justifié par la limite des crédits
disponibles. (Conseil d 'Etat, 16 mai 2011, N° 330159 en
ligne in LIJ n° 159, nov. 2011,
p. 11-12).
Les textes de référence
...
- Le décret n° 2002-828
du 3 mai 2002 relatif
à la nouvelle bonification indiciaire au titre de la
mise en oeuvre de la politique de la ville dans les services
du ministère de l'éducation nationale
qui justifie la demande de la CPE (voir annexe
en ligne).
- L'article
L. 761-1 du code de justice administrative pour le
paiement des dépens.
... et autres jurisprudences (cf
commentaire LIJ)
... Conseil d 'Etat, 6 février 2004, N° 242169 [en
ligne] - "En désignant les fonctions
consacrées à la politique de la ville et les fonctions
opérationnelles exercées à titre principal
en zone urbaine sensible comme susceptibles d'ouvrir droit au
bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire
eu égard à la technicité ou aux responsabilités
qu'elles impliquent, le gouvernement s'est livré à
une appréciation qui n'est pas entachée d'erreur
manifeste" (résumé Conseil d 'Etat).
NBI et remplacement (cas d'espéce : dans le cadre des
CLIS)
... Quand il s'agit d'un remplacement à "caractère
isolé et exceptionnel", cette NBI n'a pas lieu d'être
(LA Nîmes, 27 janvier 2011 in LIJ n° 155, mai 2011,
p. 10). Il s'agissait d'une professeur des écoles en
poste de remplacement dans le cadre de la prise ne charge de
la scolarisation des enfants handicapés. qui réclamait
une NBI attachée à l'exercice de fonctions dans
des CLIS.
Les textes de référence
...
- Décret n°91-1229 du 6 décembre
1991 instituant la
nouvelle bonification indiciaire dans les services du ministère
de l'éducation nationale.
Parmi les fonctions
pouvant donner lieu à versement
:
- Fonctions exercées par les personnels enseignants
: personnels enseignants spécialisés
du premier degré chargés de la scolarisation des
enfants handicapés ou assurant le secrétariat
d'une commission départementale d'éducation spéciale
[...].
- Décret n°93-522 du 26 mars 1993 relatif aux conditions
de mise en oeuvre de la nouvelle bonification indiciaire dans
la fonction publique de l'Etat.
.. et autres jurisprudences (cf
commentaire LIJ)
Quand l'indemnité est maintenue au profit de l'agent
remplacé, celui qui occupe son poste temporairement ne
peut pas prétendre au versement de la NBI : TA Clermont
Ferrand (29.09.2010), n° 0901984 - CAA Paris, 30 mars 2006,
n° 03PA00298 [en
ligne]).
NBI - Histoire et principe
La nouvelle bonification indiciaire a été mise
en place dans son principe par larticle
27 de la loi du 18 janvier 1991 [ci-dessous],
elle est issue des accords
Durafour.
I. - La nouvelle bonification indiciaire
des fonctionnaires et des militaires instituée à
compter du 1er août 1990 est attribuée pour certains
emplois comportant une responsabilité ou une technicité
particulières dans des conditions fixées par décret.
II. - Elle est prise en compte pour le calcul de la pension
de retraite dans les conditions fixées ci-après,
et elle est soumise à une cotisation pour la vieillesse.
III. - Les fontionnaires de l'Etat et les militaires admis à
faire valoir leurs droits à la retraite à compter
du 1er août 1990 et titulaires d'une pension servie en
application du code des pensions civiles et militaires de retraite,
ayant perçu, au cours de leur carrière, la nouvelle
bonification indiciaire précitée, ont droit à
un supplément de pension s'ajoutant à la pension
liquidée en application des dispositions dudit code.
Les conditions de jouissance et de réversion de ce supplément
sont identiques à celles de la pension elle-même.
Ce supplément de pension est égal à la
moyenne annuelle de la somme perçue au titre de la nouvelle
bonification indiciaire, multipliée, d'une part, par
la durée de perception exprimée en trimestres
liquidables selon les modalités prévues par l'article
L. 13 du même code, et, d'autre part, par le rapport défini
audit article. Pour le calcul de la moyenne annuelle, la somme
perçue au titre de la nouvelle bonification indiciaire
est revalorisée dans les conditions prévues à
l'article L. 16 du même code. Le supplément de
pension est revalorisé dans les conditions prévues
audit article.
IV. - Les dispositions qui précèdent sont étendues
dans des conditions analogues, par décret en Conseil
d'Etat, aux fonctionnaires territoriaux et hospitaliers.
La NBI ne modifie pas les indices nets afférents aux
échelons des grades qui déterminent la rémunération
des fccntionnaires mais elle bonifie les indices majorés
(INM) correspondants à l'emploi occupé par l'agent
NBI - Conditions d'attribution
Dans la fonction publique d'Etat [MEN : ci-dessous]
Site de la fonction publique : présentation
-
La loi
n° 91-73 du 18 janvier 1991 (article
27 I) institue le NBI : ci-dessus.
L'article 1er du décret
n° 91-1129 institue la nouvelle bonification indiciaire
dans les services du ministère de l'éducation
nationale et en définit ses modalités et contingentements.
Le décret n°93-522 du 26 mars 1993 relatif aux conditions
de mise en oeuvre de la nouvelle bonification indiciaire dans
la fonction publique de l'Etat est en
ligne (site légifrance).
* Dans la fonction publique territoriale
Décrets n ° 2006-779** [hors
Tos], n° 2006-780 [dont
Tos], n° 2006-951 [les postes de chef d'agrès,
de chef d'équipe ou chef de groupe de sapeurs-pompiers
exclus de la NBI].
**NBI et fonction d'accueil dans la FPT : décret
n° 2006-779 du 3 juillet 2006 et arrêt du Conseil
d'Etat (04.07.2007)
[la NBI de droit si la fonction accueil occupe plus de 50% du
temps de l'agent].
Voir aussi le site du centre de gestion du conseil général
du Nord (CDG
59).
Education Nationale - Personnels pouvant toucher la NBI
(emplois bénéficiaires de la nouvelle bonification
indiciaire) :
Généralités/textes
officiels
- Décret n°2001-987 du 26 octobre 2001 instituant
la nouvelle bonification indiciaire en
faveur des personnels exercant des fonctions de responsabilité
supérieure dans les services centraux et les services
déconcentrés du ministère de l'éducation
nationale et du ministère de la recherche [en
ligne]/Arrêté du 26 octobre 2001 fixant
les conditions d'attribution de la nouvelle bonification
indiciaire aux personnels exerçant
des fonctions de responsabilité supérieure
dans les services centraux et les services déconcentrés
du ministère de l'éducation nationale et du ministère
de la recherche [en
ligne] et complément ESEN au JO
du 06.01.2009.
Voir aussi : CAA Marseille (25
juillet 2006) - CAA e Bordeaux (30
mai 2006)
- Décret n°91-1229 du 6 décembre 1991 (modifié,
version à jour au 28.08.2004 dont décret
no 94-803 et autres) instituant la nouvelle bonification
indiciaire dans les services du ministère de l'éducation
nationale (légifrance)
: rappel/ Décret n°2002-828 du 3 mai 2002 relatif
à la nouvelle bonification indiciaire au titre de la
mise en oeuvre de la politique de la ville dans les services
du ministère de l'éducation nationale [en
ligne].
Voir aussi : CAA Paris (6
mars 2007) -
Administration centrale du MEN
Le décret
fondateur, la liste des emplois bénéficiaires
de la nouvelle bonification indiciaire à l'administration
centrale du MEN et du MESR (catégories
B et C) au BOEN
n° 47 du 11 décembre 2008.
Autres
voir aussi : enseignement scolaire : nouvelle bonification indiciaire
de directeurs de centres d'information et d'orientationoir (question
écrite au Senat en 1997).
NBI - Conditions d'attribution,
jurisprudence
- Personnel de direction - Pension de
retraite et NBI. Conseil d'Etat, lecture du 27 juin 2008
[en
ligne]
Un chef d'établissement, même s'il est détaché
et exerce à l'étanrger, ne peut pas être
privé d'un droit de voir sa NBI prise en compte pour
la retaite. Le conseil d 'Etat condamne le ministre de l'Education
Nationale.
- Personnel non-titualire et refus de
titularisatiin - NBI. Conseil d'Etat, lecture du mardi
20 mars 2007 [en ligne].
L'Eat qui s'est refusé à titulariser monsieur
X. (ANT) [Considérant que le
gouvernement avait l'obligation de prendre les décrets
prévus à l'article 79 de la loi du 11 janvier
1984 précitée dans un délai raisonnable
; qu'en ce qui concerne les agents non titulaires du ministère
de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur
et de la recherche, ce délai était dépassé
à la date du 18 novembre 1998 à laquelle a été
publié le décret du 17 novembre 1998 susvisé,
qui a fixé les conditions exceptionnelles d'intégration
d'agents non titulaires de ce ministère dans des corps
de fonctionnaires de catégorie A ; que ce retard, ainsi
que l'a jugé le Tribunal administratif de Marseille,
a été constitutif d'une faute de nature à
engager la responsabilité de l'Etat à l'égard
de M. X, agent contractuel du ministère de l'éducation
nationale depuis 1977] est condamné à
verser à M. X "la somme de 12.000 euros (douze mille
euros) avec intérêts au taux légal"
et "la somme de 1.500 euros (mille cinq cents euros) au
titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative".
Mais il ne peut prétendre à
récupérer une NBI non versée, "sa
qualité d'agent non titulaire ne faisait pas obstacle
à la perception de cet avantage financier"
[si ce droit ne lui a pas été accordé,
c'est donc légalement].
- Conditions d'attribution de la nouvelle
bonification indiciaire : lettre DAJ A2 n° 05-209 du 12.12.2005
- LIJ n° 102 (février
2006), p. 20
L'administration, tenue par des impératifs budgétaires,
peut décider d'un contingent demplois avec NBI
, pourvu qu'elle ne méconnaisse pas le principe d'égalités
entres fonctionnaires d'un même corps (arrêt du
conseil d 'Etat) : celle-ci départagera en fonction du
degré de technicité. Lagent qui sestime
lésé devra sappuyer sur lerreur manifeste
dappréciation de l'employeur public lors de la
distribution de NBI.
- Nouvelle bonification indiciaire - CAA
Paris, 21.06.2005 [en
ligne]- LIJ. Lettre d'information juridique n°
98 (10/2005) , p. 18
Un AASU mis à disposition du gouvernement du territoire
de Polynésie française prétendait avoir
droit à la NBI justifiée par ses tâches
d'encadrement et a saisi le tribunal en se fondant sur la convention
du 19.07.199 qui assimile les fonctionnaires mis à disposition
dudit territoire à ceux servant en métropole.
Mais la NBI na aucun caractère statutaire. En lespèce
lAASU nétant plus fonctionnaire de lEducation
nationale n'a pas droit à la NBI prévue par rapport
à lencadrement en rectorat ou inspection académique.
Même sans cela, la gestion de la NBI dépend de
contraintes budgétaires et peut ne pas être versée
même au cas où elle y ouvre droit [Voir aussi la
décision
du CE du 17.06.2005 : "il ressort d'une jurisprudence
constante du Conseil d'Etat que la NBI est un avantage qui ne
revêt aucun caractère statutaire" mais le
fait pour un personnel de direction d'être en congé
de longue maladie n'autorise pas l'Administration à lui
enlever la NBI].
Primes
et congés
Maintien des primes des agents
publics dans certaines situations de congés
- Le décret
n° 2010-997 du 26 août 2010 relatif au
régime de maintien des primes et indemnités des
agents publics de lEtat et des magistrats de lordre
judiciaire dans certaines situations de congés a eu pour
objectif dappliquer le principe général
issu de la règle prévue à larticle
34 du titre II du statut général (loi n° 84-16
du 11 janvier 1984) aux primes et indemnités, avec maintien
intégral de celles-ci durant les congés pour maternité
et les congés
annuels et réduction de moitié après trois
mois de congé ordinaire de maladie.
- La circulaire FP du 22 mars 2011 [circulaire
n° BCRF 1031314C relative à lapplication du
décret n° 2010-997 du 26 août 2010 relatif
au régime de maintien des primes et indemnités
des agents publics de lEtat et des magistrats de lordre
judiciaire dans certaines situations de congés]
rappelle que le dispositif issu de ce décret du 26 août
2010 est applicable aux fonctionnaires de lEtat, titulaires
et stagiaires, relevant de la loi du 11 janvier 1984, aux magistrats
de lordre judiciaire ainsi quaux agents
non titulaires relevant du décret n° 86-83 du 17
janvier 1986, aux établissements publics locaux
d'enseignement, auxétablissements publics à caractère
scientifique, culturel et professionnel et aux établissements
publics à caractère scientifique et technique,
mais quil ne sapplique pas
aux fonctionnaires et agents non titulaires bénéficiant
de lindemnité de résidence à létranger
conformément aux dispositions du
décret
n° 67-290 du 28 mars 1967 et
du décret
n° 69-697 du 18 juin 1969.
- Sont ainsi maintenues lensemble des primes servies pendant
les congés précisés par le décret
de 2010, avec réduction de moitié après
trois mois de congé ordinaire de maladie (indemnités
forfaitaires pour travaux supplémentaires par exemple).
Cependant des règles particulières régissent
les primes modulables en fonction des résultats et/ou
de la manière de servir (la part liée aux fonctions
a vocation à suivre le traitement alors que la part liée
aux
résultats a vocation à être réajustée
selon les cas), les primes et indemnités représentatives
de frais et les primes liées à lorganisation
du temps de travail et au dépassement du cycle detravail
(indemnités horaires pour travaux supplémentaires
par exemple), la prise en charge
partielle des titres dabonnement avec des aménagements
Primes
et indemnités : personnels enseignants [retour
au sommaire]
Personnels
enseignants du 1er degré
- Une indemnité au bénéfice
des enseignants procédant aux évaluations des élèves
des classes de CE1 et de CM2 : décret,
arrêté
(montant : 400 euros).
Le décret
n° 2009-808 du 30 juin 2009 institue à compter
de 2008-2009 une indemnité non soumise
à retenue pour pension civile au bénéfice
des enseignants procédant aux évaluations des élèves
de CE1 et de CM2 dans l'enseignement primaire.
Le montant de l'indemnité allouée à chaque
enseignant remplissant les conditions de l'article 1er est fixé
par l'inspecteur d'académie-directeur des services départementaux
de l'éducation nationale, dans la limite du taux de référence
[400
euros en 2008/2009, voir l'arrêté correspondant]
Ce montant est déterminé sur proposition de l'inspecteur
de l'éducation nationale chargé de la circonscription
dans laquelle se trouve l'école, en fonction de la participation
effective des enseignants à ces évaluations (art.
4). Le montant de l'indemnité allouée à
chaque enseignant remplissant les conditions de l'article 1er
est fixé par l'inspecteur d'académie-directeur des
services départementaux de l'éducation nationale,
dans la limite du taux de référence.
Ce montant est déterminé sur proposition de l'inspecteur
de l'éducation nationale chargé de la circonscription
dans laquelle se trouve l'école, en fonction de la participation
effective des enseignants à ces évaluations (art.
5).
Personnels
enseignants du 2ème degré
Indemnités et participation
aux examens [voir
aussi ici]
** Baccalauréat : règle générale
Décret n°56-585 du 12 juin 1956 portant fixation du
système général de rétribution des
agents de l'Etat ou des personnels non fonctionnaires assurant
à titre d'occupation accessoire soit une tâche d'enseignement,
soit le fonctionnement de jurys d'examens ou de concours - TITRE
III : Indemnité pour participation aux travaux des différents
jurys de concours ou d'examens de l'Etat : voir article 13 [en
ligne] et le tableau selon le groupe d'épreuves.
** Baccalauréat : expérimentation
d'une nouvelle organisation
Décret n° 2008-524 du 3 juin 2008 revalorisant les
montants des indemnités versées à certains
personnels de l'éducation nationale mobilisés par
l'expérimentation d'une nouvelle organisation des épreuves
des séries générales et technologiques du
baccalauréat au JO
du 4 juin 2008 :
" Les dispositions du présent
décret s'appliquent aux personnels de l'éducation
nationale participant, dans les académies ou les départements
déterminés par un arrêté du ministre
chargé de l'éducation nationale, à l'expérimentation
d'une nouvelle organisation des épreuves des séries
générales et technologiques du baccalauréat."
Soit 5 € pour toute copie corrigée.
Indemnités autour
des dispositifs innovants en collège et lycée -
Mise à jour le
13 janvier 2011
L'indemnité pour fonctions
d'intérêt collectif
Dans le cadre de la réforme du lycée et du
programme « Collèges et lycées pour l'ambition,
l'innovation et la réussite » (Clair), un
nouveau dispositif indemnitaire "prévoit,
pour rémunérer les fonctions concernées,
un mécanisme de modulation permettant de donner des
marges d'autonomie pour les établissements scolaires
et de reconnaître ainsi l'investissement des enseignants
concernés".
Indemnité pour fonctions d'intérêt collectif
- Modalités d'attribution, circulaire
n° 2010-243 du 9-11-2010 au BOEN n°2 du 13 janvier
2011.
"Cette nouvelle indemnité " pour fonctions
d'intérêt collectif " (Ific) bénéficie
aux personnels enseignants et d'éducation volontaires
qui exercent les fonctions de
- tuteur des élèves ;
- référent culture ;
- préfet des études dans les établissements
relevant du programme
Clair [1] ;
- référent pour les usages pédagogiques
numériques.
** Cette enveloppe est répartie entre les établissements
en fonction des priorités académiques par le
recteur de chaque académie.
** Les modalités de mise en uvre concrètes
des différentes activités concernées
et des principes généraux de rémunération
associés sont présentées par le chef
d'établissement : critères
qualitatifs (investissement personnel, résultats...)
et principes généraux
d'attribution (exercice effectif des fonctions y ouvrant droit,
prise en compte des congés des personnels dans la modulation,
cas de cul de fonction y ouvrant droit ...)
** Elle est versée annuellement, après
service fait, à la fin de l'année scolaire.
** Elle n'est pas indexée sur la valeur du point
fonction publique.
---------------------------
[1] Voir :
- Décret
n° 2010-1065 du 8 septembre 2010 instituant
une indemnité pour fonctions d'intérêt
collectif au JO
du 9 septembre 2010.
Les "personnels enseignants,
titulaires et non titulaires, accomplissant l'intégralité
de leurs obligations de service" comme les "personnels
d'éducation, titulaires et non titulaires"
peuvent avoir droit à cette nouvelle indemnité
(versée après service fait)
- - Arrêté du
8 septembre 2010 fixant le taux annuel de base et le taux
annuel plafond de l'indemnité pour fonctions d'intérêt
collectif au JO
du 9 septembre 2010. Soit
un taux annuel de base de 400 € & un taux annuel
plafond de l'indemnité de 2 400 €.
Primes
et indemnités : personnels non enseignants (ALTSS][en construction]
Primes et indemnités
: IAT
Primes
et indemnités
- IFTS (indemnité forfaitaire pour
travaux supplémentaires)
IFTS - Généralités [site
Fonction publiique]
Elle est versée :
- aux personnels dadministration centrale (décret
n° 2002-62 du 14 janvier 2002, arrêté
du 14 janvier 2002) ;
- aux personnels administratifs des services déconcentrés
(décret
n° 2002-63 du 14 janvier 2002, arrêté
du 14 janvier 2002) ;
- à certains conducteurs (décret
n° 2002-1247 du 4 octobre 2002, arrêté
du 4 octobre 2002).
Attention : pour certains corps, l'IFTS a été
remplacée par la PFR ([dessous].
IFTS - Jurisprudence
- IFTS : principe d'égalité
de tratiement entre focntionnaires du même corps
- TA Paris; 23 juin 2010, MMe B, n° 0709041
(LIJ n° 149, nov. 2010, p. 8-9).
Au prétexte q'une AASU, chargée de fonctions
d'analyste, percevait en plus une prime spécifique
par rapport à cette spécifié, un
rectorat a baissé son IFTS pendant plusieurs années
quand ses collègues AASU non analystes percevaient
un montant toutefois plus élevé. Le tribunal
administratif donne raison partiellement à la plaignante
en rappelant la philosophie de cette IFTS :
** elle "prend en compte le supplément de
travail fourni et l'importance des sujétions auxquelles
le bénéficiaire est appelé à
faire face" (art.
3 du décret n° 2002-62) ; or rien
ne prouve que les chefs de service de la plaignante ont
mal évalué sont travail ;
** en revanche, la discrimination dont elle a été
victime avec un différentiel de rémunération
liée à sa titularisation et le fait que
l'administration, cette fois, ne justifie en rien cette
différence de traitement, doit être compensée
et l'Etat est condamné à lus verser 775
euros.
- Un Recteur se doit d'être
équitable dans la détermination du taux
de l'IFTS. TA Marseille, 10.03.2005,
Mme V., n° 0303845 : LIJ
n°99 de novembre 2005, p. 11-12.
Les éléments du jugement
- le recteur de lacadémie [...] a attribué
l'IFTS "en fixant un coefficient égal pour
tous les fonctionnaires du même grade réunissant
les conditions pour y prétendre" ;
- pour MMe V, ce pricnipe n'a aps été suivi.
Le tribunal conclut :
"il appartient seulement au recteur de lacadémie
de [
] de réexaminer la situation de la requérante
et de moduler lindemnité forfaitaire de sujétions
spéciales perçue par Mme V., au regard de
leffectivité et de limportance des
sujétions spéciales
auxquelles Mme V. a été personnellement
soumise au cours de la période considérée
».
- IFTS et décharge syndicale
: calcul de l'indemnité forfaitaire pour travaux
supplémentaires versée aux fonctionnaires
bénéficiant de décharges d'activité
de service - CAA, Marseille, 13 mars 2007, M. P.,
n° 03MA01999 (en
ligne)
"Considérant qu'il résulte de ces dispositions
que cette indemnité n'est pas fonction du grade
ou de l'affectation d'un agent et peut être calculée
en tenant compte de l'exercice effectif, par ce dernier,
des fonctions lui imposant des travaux supplémentaires
ou des sujétions spéciales " : un personnel
déchargé à titre syndical ne peut
pas se plaindre d'une indemnité non revalorisée
(non perception des reliquats octroyés aux autre
collègues) puisque son absence du fait de sa décharge
a donné un surcroît de travail à ses
collègues : il est normal que ce soient eux qui
en soient récompensés financièrement.
Ceci est conforme à la jurisprudence du Conseil
d 'Etat (arrêt
Coiffier du 17 avril 1991). A retenir : les "dispositions
de la circulaire
FP n° 1487 du 18 novembre 1982 [sont] dépourvues
de caractère réglementaire".
Primes
et indemnités
- PFR ou Prime de fonctions et de résultats
- Mise
à jour le 15 janvier 2011
PFR et fonction publique : généralités
[la
plaquette Fonction publique en ligne]
** A moyen terme, cette prime a vocation à
se substituer à tous les régimes indemnitaires,
interministériels et ministériels, existant
actuellement dans la Fonction publique de lÉtat.
** La prime de fonctions et de résultats (PFR) concerne
les agents de la filière administrative.
Il sagit principalement des administrateurs civils,
des attachés, des secrétaires administratifs,
des adjoints administratifs, mais aussi des membres de certains
corps spécifiques qui accomplissent des tâches
principalement administratives (ex : conseillers dadministration
scolaire et universitaire ou CASU, secrétaire des Affaires
étrangères, etc.). Sont également éligibles
les emplois de débouché de ces corps, tels que
lemploi de conseiller dadministration.
** La PFR comprend deux parts cumulables et modulables indépendamment
lune de lautre par application de coefficients
multiplicateurs à un taux de référence
(en euros) :
- une part fonctionnelle, modulable
de 1 à 6 pour tenir compte des responsabilités,
du niveau dexpertise et des sujétions spéciales
liées aux fonctions exercées. Cette part repose
sur une typologie des postes (maillage large de 4 à
6 catégories par grade), étant entendu quil
sagit de ne pas reproduire les errements de la
NBI.
- une part individuelle, modulable
de 0 à 6 pour tenir compte de
la performance et de la manière de servir de lagent.
La modulation intègre,
sur cette part, latteinte ou non par lagent des
objectifs qui lui ont été fixés préalablement
[la
suite sur le site de la Fonction publique].
PFR à l'Education Nationale
- Au ministère de
l'éducation nationale, la P.F.R. est mise en oeuvre
à compter du 1er octobre 2009 selon des dispositions
transitoires (cf. III infra), le dernier trimestre 2009 permettant
un travail approfondi sur les nouvelles règles du dispositif
à partir du 1er janvier 2010 (circulaire
en ligne).
2010/2011 : qui est concerné
?
- à compter du 1er
octobre 2009 : les personnels de catégorie A de la
filière administrative (circulaire
en ligne) : AAENES,
CASU,
adminsitrateurs EN,
- à compter du 1er juin 2010 : SAENES
(arrêté
en ligne).
La PFR et les autres ...
La P.F.R. est exclusive
de tout autre régime indemnitaire de même nature,
et se substitue donc aux régimes indemnitaires actuels
suivants : indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires
(I.F.T.S.) ; indemnité de gestion (I.G.) des personnels
exerçant en E.P.L.E. ; indemnité de régisseur
; primes de fonctions informatiques ; l'indemnité de
responsabilités administratives (I.R.A.) - et toutes
autres indemnités de même nature.
Elle est cumulable avec : les
indemnités forfaitaires perçues au titre des
fonctions d'agent comptable - l'indemnisation des dépenses
engagées au titre des fonctions exercées (par
exemple l'indemnisation des frais de déplacement) -
les dispositifs compensant les pertes de pouvoir d'achat (indemnité
compensatrice, G.I.P.A.) - la NBI.
Rappel des textes officiels
- Prime de fonctions et de résultats
- Application du nouveau dispositif indemnitaire, circulaire
n° 2009-122 du 23-7-2009 au
BOEN n° 34 du 17 septembre 2009
avec exemples.
Quel montant ?
- Arrêté du 22 décembre 2008 fixant les
montants de référence de la prime de fonctions
et de résultats ... catégorie A pour 2009/2010
(art.
1).
- Arrêté du 28 juillet 2010 fixant les corps
et emplois bénéficiant de la prime de fonctions
et de résultats ... secrétaires adminsitratif
à
compter du 01.90.2010 et
correspondace avec SAENES (arrêté
en ligne).
Indemnité
pour travaux dangereux et insalubres
Présentation (site de la fonction publique)
** Ces indemnités sont classées en trois catégories
: 1ère catégorie : indemnité pour lexécution
de travaux présentant des risques daccidents
corporels ou des lésions ... - 2ème catégorie
: indemnité pour lexécution de travaux
présentant des risques dintoxication ou de contamination
- 3ème catégorie : indemnité pour lexécution
de travaux incommodes ou salissants. Un arrêté
fixe, par ministère [MEN : ci-dessous] , la liste des
travaux retenus et leur classement dans lune des trois
catégories. Ces indemnités sont allouées
par demi-journée de travail effectif. Elles ne sont
pas cumulables avec des indemnités de risques ou de
sujétions spéciales, sauf pour travaux ouvrant
droit aux taux de 1ère catégorie qui est réduit
de 50 %.
Les taux moyens sont actuellement les suivants : 1ère
catégorie 1,03 € - 2ème catégorie
0,31 € - 3ème catégorie 0,15 €.
Références
Décret no 67-624 du 23 juillet 1967 fixant les modalités
dattribution et les taux des indemnités pour
travaux dangereux, insalubres, incommodes ou salissants :
site
du CNRS -
Arrêté du 11 aout 1975 relatif aux conditions
dattribution des indemnités pour travaux dangereux,
insalubres, incommodes ou salissants susceptibles dêtre
allouées à divers personnels relevant du ministère
de léducation et du secrétariat dÉtat
aux universités et liste des travaux y ouvrant droit
: site
du CNRS.
Arrêté
du 30 août 2001 fixant les taux de base des indemnités
pour travaux dangereux, insalubres, incommodes ou salissants
Cette indemnité est plus spécfique aux eprsonnels
TOS (site
académique de Paris).
L'imprimé de l'Académie
d'Amiens (pour les TOS non décentralisés)
-
Prime d'encadrement
doctoral et de recherche (PEDR) et autres primes de l'enseignement
supérieur
- Mise
à jour le 27 juin 2008
Dernière
actualité
Le JO du 27 juin 2008
publie le
décret n° 2008-607 du 26 juin 2008 modifiant
le décret
n° 90-51 du 12 janvier 1990 instituant une prime d'encadrement
doctoral et de recherche attribuée à certains
personnels de l'enseignement supérieur [en bleu le
nouveau texte]. Il en étend le bénéfice
aux stagiaires eten confie l'attibutione tle cotnrôels
aux isntances dentralisées de l'enseignement supérieur.
Il s'applique pour les primes à comtper de l'année
2009.
- Nouveau premier alinéa de l'
article 1 : Une prime d'encadrement
doctoral et de recherche, non soumise à retenues pour
pension, peut être attribuée aux enseignants-chercheurs
titulaires et stagiaires, aux personnels assimilés
et aux enseignants associés à temps plein affectés
dans des établissements d'enseignement supérieur
relevant du ministère chargé de l'enseignement
supérieur. [Désormais les fonctionnaires
stagiaires peuvent la percevoir.]
- Nouvel article 2 : La
prime d'encadrement doctoral et de recherche est attribuée
par le président ou le directeur d'établissement
après avis du conseil scientifique ou de l'organe en
tenant lieu pour une durée de quatre ans. [Avant,
cette atrribution relevait du minstsre en charge de 'enseignement.supérieur].
Pour pouvoir
bénéficier de cette prime, les personnels concernés
doivent souscrire l'engagement d'effectuer, en plus de leurs
obligations statutaires, une activité spécifique
en matière de formation à la recherche et par
la recherche pendant quatre ans.
Un arrêté des ministres chargés de l'enseignement
supérieur et de la recherche fixe la procédure,
les modalités d'attribution de la prime, les conditions
de maintien de la prime à certains bénéficiaires
ainsi que les conditions dans lesquelles il peut être
mis fin, à titre exceptionnel, à l'engagement
souscrit par le bénéficiaire de la prime avant
l'expiration de la période de quatre ans. Dans ce cas,
la prime d'encadrement doctoral et de recherche ne peut être
perçue pour le semestre pendant lequel l'engagement
a pris fin.
Le conseil d'administration siégeant
en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et aux
personnels assimilés fixe les modalités et les
conditions liées aux obligations de service pour l'attribution
de la prime ainsi que les critères scientifiques selon
lesquels les candidatures sont évaluées. Ces
critères sont rendus publics.
Les procédures d'évaluation sont transmises
à l'Agence d'évaluation de la recherche et de
l'enseignement supérieur.
Le conseil d'administration siégeant en formation restreinte
aux enseignants-chercheurs et aux personnels assimilés
fixe également les conditions de maintien de la prime
à certains bénéficiaires ainsi que les
conditions dans lesquelles il peut être mis fin, à
titre exceptionnel, à l'engagement souscrit par le
bénéficiaire de la prime avant l'expiration
de la période de quatre ans. Dans ce cas, la prime
d'encadrement doctoral et de recherche ne peut être
perçue pour le semestre pendant lequel l'engagement
a pris fin. [Ces trois alinéas rempalces
la phrase : "Le maintien du versement de la prime d'encadrement
doctoral et de recherche est subordonné à l'exercice
effectif des activités y ouvrant droit."]
- Nouvel article 3 : La prime
d'encadrement doctoral et de recherche ne peut être
accordée qu'aux personnels accomplissant l'intégralité
de leurs obligations statutaires de service.
Les agents qui bénéficient
d'un cumul d'activités [ancienne rédaction
: cumul d 'emplois] ne peuvent bénéficier
de cette prime, sauf dérogation accordée dans
des conditions fixées par le conseil d'administration
siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs
et aux personnels assimilés.
Nouvel article 4 (refondu) - Les bénéficiaires
d'une prime d'encadrement doctoral et de recherche peuvent
être autorisés à convertir, pour tout
ou partie, leur prime en décharge de service, par décision
du président ou du directeur de l'établissement,
selon des modalités définies par le conseil
d'administration [avant : niveau ministériel].
Par dérogation aux dispositions
du premier alinéa, la position de délégation
instituée par les articles 11 à 14-1 du décret
du 6 juin 1984 susvisé et par l'article 35 du décret
n° 84-135 du 24 février 1984 portant statut
des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers
et universitaires ainsi que le congé pour recherches
ou conversions thématiques sont compatibles avec le
bénéfice de la prime d'encadrement doctoral
et de recherche [alinéa qui remplace les anciennes
dérogations].
PEDR
- Les textes
officiels
Décret
n°90-51 du 12 janvier 1990 : version consolidée
au 5 juillet 2006. Revalorisation pour 2007-2008 (JO).
La campagne 2007 : le site
ministériel. La campagne 2008 devrait ouvrir en
mars 2008.
- La Jurisprudence
Prime d'encadrement doctoral et de recherche. Conseil
d'Etat, 25 mai 2007, M. B., n° 296014 en
ligne (LIJ,
n° 118, p. 31-32)
Un professeur des universités conteste que le ministère
lui a refusé l'octroi de cette prime. La demande est
rejetée - avec références du conseil
d 'état à sa propre jurisprudence pour cette
prime :
- le ministère avait déjà rejette un
recours préalable au contentieux (article 4 du décret)
: cette décisions e substitue à ce dernier.
la demande est don irrecevable.
Autres arrêts du conseil d'Etat en ce sens : 191420
(03.11.99) - 223823
(03.03.03).
- les professeurs chargés de juger les travaux des
collègues candidats à la PEDR sont indépendants
et leur composition sur critère représentatif
n'est pas facteur d'illégalité.
Autre arrêt du conseil d'Etat en ce sens : arrêt
Menard du 22.03.2000 (pas en ligne) soit 195638 et 195639.
- la commission a siégé comme prévu à
'l'article 4 en commission restreinte.
Autre arrêt du conseil d'Etat en ce sens : n° 246666
du 30.07.2003
- Il est normal que le ministre opère une sélection
entre les candidats au vu des moyens budgétaires.
Autre arrêt du conseil d'Etat en ce sens : n°
280312 du 21.06.2006
- "il ne ressort pas du dossier que le ministre se soit
cru lié par l'avis de la commission".
Autre arrêt du conseil d'Etat en ce sens : n°
272036 du 27.07.2005
- Pour sa décision, le ministre n'a pris en compte
que la seule activité du candidat (le contraire n'est
pas démontré).
Autres arrêts du conseil d'Etat en ce sens : 246666
du 30.07.2003 - 280312
du 21.06.2006 - 272036
du 27.07.2005
Prime de participation à la recherche
scientifique (PPRS)
Jurisprudence
Prime de participation à la recherche scientifique
- Conditionde réduction et suppression. TA, Versailles,
4 juin 2007, M. M., n° 0303436 (LIDJ n° 118, p. 20).
Le tribnal rappelle que "les ingenieurs de rcherche ne
disposnentnps d'un droit à ce aue la prime de particlpation
à al recherhce leur soit intégralemetn servie"
et qu'il sotn jugés sur lv elrur de leurs trauvaux
et que ceux-ci soient enr approt avec les missions de sons
ervice d'afectation. or le requérant exerçait
des "activités értrangères à
celles de l'établissement".
Référnce du jugment : article 5 décret
n° 57-306 du 14 mars 1957 (régime de la PPRS) -
décret
n° 2002-69 du 15 janvier 2002.
|
|
Prestations familiales et sociales
(dont : SFT
- allocations familiales,
Congé
de présence parentale - Allocation journalière de
présence parentale -
action
interministérielle
: logement, restauration..., chèque vacances...
action sociale
à l'Education Nationale : à venir)
Le
supplément familial de traitement (SFT) -
Mise à jour le 26 avril 2012
Généralités
[le
site du service public]
Le supplément familial de traitement (SFT) est attribué
aux agents publics ayant au moins un enfant à charge au
sens des prestations familiales. Les règles de liquidation
du SFT sont fixées par les
articles 10 à 12 du décret du 24 octobre 1985.
Le SFT comprend un élément fixe et un élément
proportionnel au traitement brut qui varient en fonction du nombre
denfants à charge.
La partie variable ne peut être inférieure à
celle afférente à lindice majoré 449,
ni supérieure à celle afférente à
lindice majoré 717 [voir
ici].
Jurisprudence
SFT et garde alternée de l'enfant
: obligation de partager le SFT entre les deux parents.
TA Melun, 26 janvier 2012, M. X., n° 0901835 et 1003190 (LIJ
n° 164 d'avril 2012, p. 9).
A partir du moment où chaque parent "assume la charge
effective et permanente" de l'entretien d es enfants, le
versement du SFT "doit dès lors être déterminé
sur le chef de l'un ou de l'autre des ex-conjoints et partagé
entre eux deux au prorata de droits de garde des enfants dont
ils ont la charge effective et permanente".
Les textes sur lesquels s'appuie ce jugement
- Article
L. 513-1 du Code de la sécurité sociale
- Les prestations familiales sont, sous réserve des
règles particulières à chaque prestation,
dues à la personne physique qui assume la charge effective
et permanente de l'enfant.
- Article
L. 521-2 du Code de la sécurité sociale.
- Article
20 de la loi n° 83-634 du 13 juilelt 1984 modifiée.
- Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à
une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité
de résidence, le supplément familial de traitement
ainsi que les indemnités instituées par un texte
législatif ou réglementaire [etc... - voir aussi
art.
10 et 11 du décret n° 85-1148].
Voir aussi ...
... La réponse
à la question minidtérielle n° 17290 (en 1998)
;
... l'arrêt de la CAA de Versailles du 19 novembre 2007
(n°
06VE00817) autour de l'attribution de la CFT à
l'homme qui a élevé son enfant ;
... l'avis du conseil d'état du 14 juin 2002 (cas
de la garde alternée : n° 241036) autour
de la preuve
de la répartition de la charge effective d'entretien et
d'éducation des enfants mineurs.
Séparation
de fait de parents non divorcés et notion d'enfant à
charge pour octroi du CFT. Lieu de résidence des enfants.
TA Marseille, 24 mars 2011, M. F., n° 0803939 in LIJ n°
158, octobre 2011, p. 10.
- M. F a été débouté de sa demande
car, séparé sans être divorcée de sa
femme, ce n'est pas lui qui héberge leurs enfants. Le tribunal
de fait qu'appliquer larticle
10 du décret n° 851148 du 24 octobre 1985.
Voir aussi (cf aussi commentaire LIJ) :
- Supplément familial de traitement et divorce - Mai 2010,
depuis
le site du ministère de l'économie ...
- dont JOAN du 27 juillet 1998 (extrait de réponse à
question parlementaire n° 17290).
- Cour Administrative d'Appel de Versailles, lecture
du lundi 19 novembre 2007 , n° 06VE00817.
- Conseil d'Etat, 4 juin 1999, M.
M., n° 181157
(cessation de paiement de CFT suite à find evie commune
avec la mère de ses enfants).
SFT : rétablissement à l'issue d'un congé
de formation professionnelle & conditions à remplir
par l'agent - vérifications pouvant être opérées
par l'administration à l'issue du congé - omission
fautive des services compétents à demander la constitution
d'un dossier d'allocataire. - TA Melun, 18 mai 2010n, Mme
M. c/ Recteur de l'académie de Créteil, n° 0608397
(LIJ
n° 149, nov. 2010, p. 7-8).
Après son retour de congé de FP, Mme M. n'a pas
perçu pendant 6 mois ce CFT auquel elle avait droit et
la somme due fut régularisée après que Mme
M. ait déposé un nouveau dossier d'allocataire.
Le juge administratif condamne l'Etat au versement d'une indemnité
en réparation du préjudice de retard e paiement
: c'était au rectorat de demander un tel dossier à
échéance du congé. Ce faisant, il s'inscrit
dans la jurisprudence du Conseil d 'Erat, laquelle a eu pour conséquence
d'imposer cette obligation à la charge de l'administration
: vérifier pédagogiquement la situation familiale
des agents.
Considérant qu'en maintenant [indument
... le versement de l'indemnité] [...] sans avoir vérifié
pendant la période considérée si M. A réunissait
les conditions pour continuer à bénéficier
de ces avantages à ces taux et notamment en n'effectuant
pas de vérification des changements intervenus dans sa
situation familiale, l'administration a commis une négligence
constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité
de l'Etat, qui a causé à M. A un préjudice
dont il est fondé à demander réparation [conseil
d 'Etat, lecture du mercredi 17 février 2010, n° 16347].
Allocations
famililiales
Les allocations familiales sont versées, sans condition
de ressource, aux personnes ayant au moins 2 enfants (de moins
de 20 ans) à charge.
Le bénéficiaire doit avoir au moins 2 enfant de
moins de 20 ans.
Pour le droit aux allocations familiales (quelle que soit la situation
fiscale), un enfant cesse d'être à charge de ses
parents, même avant 20 ans : s'il perçoit une rémunération
supérieure à un plafond - ou s'il bénéficie
à titre personnel d'une allocation logement ou d'une prestation
familiale : prime à la naissance ou allocation adulte handicapé
(AAH) par exemple [la
suite sur le site du service public].
Pour la suspension des allocations familiales
pour fait d'absentéisme d'enfant mineur : voir
ici.
Congé de présence
parentale - Allocation journalière de présence parentale
L'Allocation journalière de présence
parentale (AJPP)
L'allocation journalière de présence parentale (AJPP)
est attribuée aux parents ou à toute personne qui
assume la charge d'un enfant âgé de moins de 20 ans
atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident
d'une particulière gravité rendant indispensable
une présence soutenue et des soins contraignants.L'allocataire
perçoit, pour chaque jour de congé, une allocation
journalière [la
suite sur le site du service public].
Fonction publique : congé de présence parentale
[site
du service public]
- Le congé de présence parentale est un congé
non rémunéré durant lequel l'agent cesse
son activité professionnelle pour rester auprès
d'un enfant à charge dont la maladie, l'accident ou le
handicap présente une particulière gravité
rendant indispensables une présence soutenue de sa mère
ou de son père et des soins contraignants.Le bénéfice
du congé de présence parentale est ouvert aux :
fonctionnaires (stagiaires et titulaires), agents non titulaires.
Action
sociale interministérielle [site
FP]
Le Chèque vacances (CV) et l'Education nationale
Les salariés de lÉducation nationale peuvent
bénéficier de chèques-vacances sous réserve
que les revenus de leur foyer fiscal nexcèdent pas
un certain plafond. Le CV repose sur une épargne du salarié
abondée dune participation de lÉtat.
La circulaire au BOEN
du 01.01.2004. Voir aussi la circulaire FP de 3 février
2006 relative à la revalorisation des conditions dattribution
du chèque-vacances aux
agents actifs et aux fonctionnaires retraités de la fonction
publique de l'État.
Le site officiel et sa foire
aux questions. Le site de la
MGEN et les mesures Fonction Publique.
Voir
- Circulaire du 14 février 2011 relative
à la revalorisation des conditions dattribution du
chèque-vacances aux agents actifs et aux fonctionnaires
retraités de la fonction publique de lEtat.
Frais de séjours d'enfants : site
FP.
Garde des enfants
Le chèque emploi service universel (CESU) et la garde d'enfant
dans la fonction publique [site
FP] : frais de garde des enfants de moins de 3 ans,
la circulaire
académique.
Logement - dispositifs d'aide à
l'installation
Le site
de la fonction publique : réservation
de logements sociaux locatifs - aide
à linstallation des personnels (Picardie
: des logements
relais pour les fonctionnaires) - prêt
mobilité.
Restauration : action interministérielle
Le site
de la Fonction publique.
Transports en commun et agents publics
Prise en charge partielle du coût
des transport en commun pour les agents publics et les salariés
de droit privé employés dans les fonctions publiques
hors Ile de France à compter du 1er janvier 2007 (site
ministériel)
Circulaire du 25 janvier 2007 relative à l'application
du décret n° 2006-1663 du 22 décembre 2006 instituant
une prise en charge partielle du prix des titres d'abonnement
correspondant aux déplacements effectués entre leur
résidence habituelle et leur lieu de travail par les personnels
de l'Etat et des établissements publics administratifs
de l'Etat travaillant hors Ile-de-France (JO
du 26.01.2006). Elle met en application le : Décret
n° 2006-1663
du 22 décembre 2006 instituant une prise en charge partielle
du prix des titres d'abonnement correspondant aux déplacements
effectués entre leur résidence habituelle et
leur lieu de travail par les personnels de l'Etat et des établissements
publics administratifs de l'Etat travaillant hors Ile-de-France.
Voyages scolaires
De nouvelles dispositions pour les familles relatives au règlement
de voyages scolaires facultatifs par chèques vacances (site
Eduscol).
Action
sociale ministérielle à l'Education Nationale [en
cours d'actualisation et de construction]
|
Les
heures supplémentaires à
l'éducation nationale
Heures supplémentaires
FP/MEN : actualités/généraltiés
dont : les refuser
? -
heures supplémentaires
(avec jurisprudences) pour : enseignants
/ ATSS
-
Heures
supplémentaires : actualité
- Heures supplémentaires d'au moins
3 heures
Le décret n° 2010-1103 du 20 septembre 2010 [JO
du 22 septembre 2010] modifie
le
décret n° 2008-927 du 12 septembre 2008
instituant une prime spéciale au
bénéfice des enseignants qui assurent au moins trois
heures supplémentaires année d'enseignement dans
l'enseignement secondaire.
L'octroi de cette prime spé&cila suppose l'accomplissement
de toutes ses obligations de service par l'enseignant. Il esrt
précisé que cette prime est versée désormais
(dès la rentrée scolaire 2010) comme toute autre
indemnité soit payable par neuvième avec mêmes
régles retenue (art.
4 dud écret de 1950).
Heures supplémentaires
: généralités [jurisprudence]
Fonction publique de l'Etat, heures supplémentaires :
le site
du service public.
Heures supplémentaires
dans la Fonction publique
29 février 2008 - Les
heures supplémentaires accomplies à partir du
1er janvier 2008 par les agents de la fonction publique
(fonction publique d'Etat, fonction publique territoriale et
hospitalière) auront un taux de rémunération
de 25% de plus que lheure normale : le
décret - le communiqué
minsitériel.
Ce dernier précise : "En améliorant lattractivité
des heures supplémentaires pour les agents publics, le
décret vise à en faire un instrument damélioration
du service rendu aux usagers. A titre dexemple, les heures
supplémentaires pourront ainsi faciliter lélargissement
des horaires douverture ou encore le développement
des études surveillées après la classe."
Le
décret dapplication à la fonction publique
de la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de
lemploi et du pouvoir dachat a
été signé.
- Pour l'Education Nationale, ne sont plus imposables
à compter du 1er octobre 2007,
entre autres : indemnités
horaires pour travaux supplémentaires - heures supplémentaires
prévues par le décret n° 71-750 du 14 septembre
1971 - remplacement
de courte durée (décret
n° 2005-1035 du 26 août 2005) - des heures supplémentaires
d'enseignement effectuées par des personnels enseignants
des établissements d'enseignement du second degré
(décret
n° 2005-1035 du 26 août 2005 ) - indemnités
pour enseignements complémentaires (décret
n° 83-1175 du 23 décembre 1983) - indemnités
pour enseignants du 1er degré (décret
66-767 - décret
n° 82-979, art. 2) - les indemnités d'intervention
effectuées à l'occasion des astreintes - la seconde
part de l'indemnité représentative de sujétions
spéciales pour conducteurs automobiles et chefs de garage
(décret
n° 2002-1247 du 4 octobre 2002) - la rémunération
du temps de travail excédant la durée normale
des services des agents occupant des fonctions correspondant
à un besoin permanent, impliquant un service à
temps incomplet ainsi que la rémunération
du temps de travail excédant la durée de travail
des emplois à temps non complet - les éléments
de rémunération des heures supplémentaires
et du temps de travail additionnel effectif prévus par
les dispositions des contrats des agents non
titulaires de droit public.
Ces heures supplémentaires doivent
être dûment constatées et authentifiées
par le chef de service.
Rappel, dans le secteur privé - Les heures supplémentaires
et les heures choisies : définition et contreparties
(site
ministériel). A partir du 1er octobre, les heures
supplémentaires devraient rapporter davantage
(décret
n° 2007-1380 au JO du 25 septembre 2007 - site
du service public).
Heures supplémentaires
et jurisprudence : pas un droit /
refus d'heures supplémentaires -
Les heures supplémentaires
ne sont pas un droit
- Retrait d'heures supplémentaires
- TA Strasbourg, 06.06.2006 - Lettre
d'information juridique, n°109, p. 15-16
Un enseignant a demandé au tribunal administratif de
condamner pécuniairement l'Etat qui lui avait retiré
quatre heures hebdomadaires supplémentaires. Le tribunal
l'a débouté : ces heures d'enseignement ne constituent
pas un droit - comme l'avait déjà souligné
le conseil d'Etat (jugement
en ligne).
Heures supplémentaires
non effectuées ou refusées et retenue sur rémunération
: jurisprudence
Retenue sur traitement - Absence de
service fait - Heures supplémentaires. Conseil
d'Etat, 23 mai 2007, France Télécom, n°
287394 (LIJ
n° 119, p. 18-19).
Un agent de Franc-Télécom a refusé
de remplacer un collègue absent sur son post et ce
jour-là effectuait son travail ordinaire. Son responsable
des relations humains décide d'opérer une retenue
sur salaire pour service non fait. Saisi, le tribunal administratif
annule cette décision et le conseil d 'Etat confirme
: on n'est nid ans le cas de service non fait - d'autant moins
que le remplaçant 'a pas le même profil de poste
que le remplacé - et l'agent a rempli les obligations
de son service. En revanche, l'entreprise pouvait procéder
à une sanction disciplinaire pour refus d'obéissance.
Voir aussi :
- Heures supplémentaires statutaires
non faites et retenue sur salaire : oui, si les règles
applicables aux agents sont respectées.
Voir l'arrêt du conseil d'Etat du 4 mai 1981 (fédération
autonome de syndicats de police) : en
ligne.
Décret prévoyant que, lorsque l'intérêt
du service l'exige, les agents techniques de bureau de la
police nationale sont tenus d'exercer leurs fonctions en dehors
des heures normales de bureau. Cette disposition, qui se borne
à rappeler l'obligation qui incombe à l'autorité
administrative de prendre les mesures nécessaires pour
assurer la continuité du service public, ne porte atteinte
à aucune des garanties fondamentales dont les fonctionnaires
peuvent se prévaloir. Absence de violation de l'article
34 de la Constitution.
Cet arrêt est cité par le commissaire du gouvernement
à propos de l'agent de France Télécoms
(ci-dessus).
- Refus d'effectuer des heures supplémentaires
considéré comme une absence de servcie fait
justifiant la retenue.
* Arrêt du Conseil
d 'Etat du 3 octobre 1980 : ministère de l'Education
Nationale c/ Campagnolle.
La retenue pour absence de service fait prévue par
l'article 4 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1961 étant,
sauf dispositions contraires, assise, en ce qui concerne les
fonctionnaires, sur l'ensemble de leur rémunération,
il en résulte que lorsqu'un professeur de lycée
ou de collège s'abstient d'accomplir, au cours d'une
journée, tout ou partie des heures hebdomadaires de
service inscrites à son emploi du temps, il doit subir
sur son traitement mensuel une retenue d'un trentième.
Cet arrêt est cité par le commissaire du gouvernement
à propos de l'agent de France Télécoms
(ci-dessus).
Heures supplémentaires pour enseignants [service
des enseignants2e degré : définitions]
Généralités
Les Heures supplémentaires pour
enseignants - généralités [jurisprudence]
- Professeurs agrégés,
certifiés et adjoints denseignement
Une heure supplémentaire hebdomadaire conformément
au décret n° 99-880 du 13 octobre 1999 modifiant
les décrets n° 50-581
[enseignants 2e degré], 50-582
[enseignement technique] et 50-583
du 25 mai 1950 [EPS - Heures supplémentaires
en EPS : le site
académique d'Orléans-Tours].
- Professeurs de lycée professionnel
Une heure supplémentaire hebdomadaire conformément
au décret
n° 2000-753 du 1er août 2000, modifiant le
décret
n° 92-1189 du 6 novembre 1992" [extrait de
site
académique d'Amiens].
- Heures supplémenaires et remplacements
de courtes durée pour les enseignants du 2e
degré [notre
site] : le tableau
des taux de rémunération au BOEN.
Heures supplémentaires et TZR (site
académique de Rouen).
- Taux de rémunération des heures supplémentaires
effectuées par certains personnels
enseignants pour les collectivités locales (cf
contrat
éducatif local) au BOEN
n° 47 du 17.12.1998.
HSE/HSA
- HSE (heures supplémentaires
effectives) : effectuées temporairement, lors
de suppléances d'enseignants provisoirement absents,
et permettent également de rémunérer
les enseignants chargés des travaux dirigés
ou les remplacements de courtes durées (ci-dessous).
- HSA - Les heures supplémentaires
années permettent de rémunérer
les personnels dont le nombre d'heures d'enseignement effectuées
durant toute l'année scolaire est supérieur
à celui dont ils sont redevables au titre de leurs
obligations de service. Les HSA sont calculées en
divisant le traitement moyen par le maximum de service réglementaire
(généralement 15 ou 18 heures), le résultat
de cette opération est affecté depuis le 1er
septembre 1998 d'un coefficient tenant compte de la durée
des vacances d'été.
Heure supplémentaire hebdomadaire
"Les obligations réglementaires de service (ORS)
des personnels enseignants résultent de lapplication
des statuts particuliers des différents corps et
figurent sur le tableau de répartition des moyens
par discipline (TRMD). Dans lintérêt
du service, des heures supplémentaires peuvent être
imposées aux personnels enseignants :
Heures supplémentaires pour les enseignants
du second degré : obligation et taux de rémunération
depuis le site
académique d'Amiens.
- Professeurs agrégés,
certifiés et adjoints denseignement
Une heure supplémentaire hebdomadaire conformément
au décret n° 99-880 du 13 octobre 1999 modifiant
les décrets n° 50-581
[enseignants 2e degré], 50-582
[enseignement technique] et 50-583
du 25 mai 1950 [EPS - Heures supplémentaires
en EPS : le site
académique d'Orléans-Tours].
- Professeurs de lycée professionnel
Une heure supplémentaire hebdomadaire conformément
au décret
n° 2000-753 du 1er août 2000, modifiant le
décret
n° 92-1189 du 6 novembre 1992" [extrait de
site
académique d'Amiens].
Heures supplémenaires et remplacements de courtes
durée pour les enseignants du 2e degré [notre
site] : le tableau
des taux de rémunération au BOEN.
Heures supplémentaires et TZR (site
académique de Rouen).
- Taux de rémunération des heures supplémentaires
effectuées par certains personnels
enseignants pour les collectivités locales (cf
contrat
éducatif local) au BOEN
n° 47 du 17.12.1998.
Heures supplémentaires d'au
moins 3 heures
Le décret n° 2010-1103 du 20 septembre 2010
[JO
du 22 septembre 2010] modifie
le
décret n° 2008-927 du 12 septembre 2008
instituant une prime spéciale
au bénéfice des enseignants qui assurent au
moins trois heures supplémentaires année d'enseignement
dans l'enseignement secondaire.
L'octroi de cette prime spéciale suppose l'accomplissement
de toutes ses obligations de service par l'enseignant [voir
ici]. Il esrt précisé que cette
prime est versée désormais (dès la
rentrée scolaire 2010) comme toute autre indemnité
soit payable par neuvième avec mêmes régles
retenue (art.
4 dud écret de 1950).
Les
Heures supplémentaires pour enseignants - jurisprudence
[refus d'heures
sup.]
Heures
supplémentaires des enseignants et service horaire à
caractère statutaire
Pour pouvoir être payées,
les heures supplémentaires d'enseignants doivent être
mentionnées expressément dans un texte statutaire
- Personnel enseignant - Section de
technicien supérieur (STS) et brevet de technicen supérieur
(BTS) Hôtelelrie et restauration - Classes dites de
mise à niveau ou prépatoires - Cycle d'études
- Obligatiosn réglementaires de service - Heures supplémenaires
d'enseignement. CAA Marseille, 06.12.2007, M. N.. et
autes, n° 06MA02125
Des enseignants en classe de mise à niveau BTS ont
tenté devant le tribunal d bénéficier
- comme leurs collègues en classe de BTS - d'heures
supplémentaires d'enseignement puisque la pénibilité
et la difficulté de leur enseignement est analogue
à celles de ces derniers (voir décret
n° 61-1362). Le juge des référés
puis la cour administrative d'appel refusent : les deux enseignements
ne sont pas de même nature (pour les BTS, il s'agit
d'une cycle de deux ans (article
L 612-2 du Code de l'Education), pas pour la remise à
niveau), les termes de l'article 1 du décret n°
61-1362 ne leur sont pas applicables.
- Instituteurs et professeurs des écoles
- Heures supplémentaires - Heures de coordination et
de synthèse - Education spéciale - Etablissement
spécialisé - Institut médico-éducatif.
TA Amiens, 7 juin 2007, Mme H., n° 0501146 (LIJ
n° 119, p. 16-17)
Ces heures de coordination et de synthèse "ne
sont pas au nombre des travaux supplémentaires ouvrant
droit à indemnisation par application des dispositions
[...] de l'article 1er du décret du 14 octobre 1996"
[ci-dessous] mais revêtent un caractère statutaire
(voir aussi en ce sens des arrêts du conseil d'Etat
: 23
juillet 1974 : arrêt SNC - 5
octobre 1983 : arrêt Perret). D'autre part, le CE
rappelle que la réponse ministérielle à
une question de parlementaire n'a aucune valeur légale.
Références de ce jugement
* Article 1er du décret du 14 octobre 1996 (modifié
par Décret 92-1062 1992-10-01 art. 1, art. 2 JORF 3
octobre 1992) : "Les instituteurs, les professeurs des
écoles et directeurs décole élémentaire
ainsi que les professeurs et directeurs de collège
denseignement général, qui assurent un
service denseignement, détude surveillée
ou de surveillance non compris dans le programme officiel
et en dehors du temps de présence obligatoire des élèves,
peuvent, dans la limite des crédits ouverts à
cet effet, être rémunérés sur la
base dindemnités dont les taux horaires sont
fixés dans les conditions définies aux articles
ci-après".
* Application du décret n° 91-41 du 14 janvier
1991 (serice hebdomadaire des enseignatns du 1er degré)
: arrêt du conseil d 'Etat du 30
décembre 2002 (SNUDI-FO) -
Heures
supplémentaires des enseignants
: autres cas (cumul, de sa propre initiative)
- Heures supplémentaires : cumul
- Conseil
d 'Etat, 11.12.2006 - Lettre
d'information juridique, n° 114 - p. 14
Désormais, il est considéré que "les
heures supplémentaires effectuées par les personnels
enseignants relèvent du cumul de rémunérations
dès lors qu'elles ont le caractère d'activités
distinctes et alors même qu'elles ont été
accomplies à la demande de l'administration".
Ainsi, un professeur agrégé s'est vu débouté
pour avoir contesté qu'on lui ait demandé de
reverser, au titre du trop perçu, le montant d'heures
supplémentaires perçues au-delà du plafond
doublement de sa rémunération principale (selon
les termes de l'article
9 du décret du 29 octobre 1936, dans sa rédaction
résultant du décret du 11 juillet 1955). Le
commentaire de cet arrêt montre une inflexion de la
jurisprudence de 2002 et l'importance des conclusions du commissaire
du gouvernement dans ce cas.
- Heures supplémentaires effectuées
de sa propre initiative
par un personnel enseignant Conseil
d 'Etat, 26.01.2007 - Lettre d'information juridique n°113,
p. 10-11
Un enseignant à la situation administrative compliquée
a effectué quatre heures en complément de ses
obligations statutaires dans deux collèges dans le
cadre d'un projet pédagogique commun à ces derniers
et en a demandé le paiement au rectorat sans avoir
informé celui-ci ni les chefs d'établissements
de sa situation administrative exacte. Quand ce fut le cas,
le rectorat a mis fin à cette participation et refusé
le paiement de ces heures supplémentaires de la propre
initiative de cet enseignant dEPS. Le Conseil d
Etat donne raison au Recteur.
Heures
supplémentaires chez les ATSS - les IHTS [site
Fonction publique]
Généralités
Principes généraux
La compensation des heures supplémentaires ...
... peut être réalisée en tout ou
partie, sous la forme de repos compensateur ;
... sinon, elle est indemnisée : le travail effectué
au delà de la durée réglementaire du
travail peut donner lieu à rétribution horaire
ou forfaitaire.
Ses règles dattribution sont ...
... celles des indemnités horaires pour travaux supplémentaires
: décret
n° 2002-60 du 14 janvier 2002.
Les
IHTS
Le principe
Caractéristiques des IHTS
- Elles interviennent, à la demande du chef de service,
en dépassement des bornes horaires du cycle.
- Le versement des indemnités horaires est subordonné
à la mise en uvre par lemployeur de moyens
de contrôle automatisé permettant de comptabiliser
les heures supplémentaires. Par exception, un dispositif
déclaratif contrôlable peut être mis
en place pour les personnels qui exercent leurs activités
en dehors de leurs locaux de rattachement ou lorsque les
effectifs dun site sont inférieurs à
10.
- els agents exercent des fonctions ou appartiennent à
des corps, grades ou emplois dont les missions impliquent
la réalisation effective dheures supplémentaires.
Qui est concerné ?
La liste des personnels répondant
à ces conditions est fixée par arrêté
conjoint qui peuvent concerner :
- les fonctionnaires de catégorie C,
- les fonctionnaires de catégorie B ,
- les agents non titulaires de droit public de même
niveau et exerçant des fonctions de même nature
que les fonctionnaires précités.
Elle est cumulable avec la
PFR mais non avec l'IFTS.
.
IHTS et exonération
fiscale
Extrait du décret n°2007-1430
du 4 octobre 2007 portant application aux agents publics
de l'article 1er de la loi n° 2007-1223 du 21 août
2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat
:
Art. 1 [en
ligne] - Entrent dans le champ d'application
de l'exonération fiscale prévue au 5°
du I de l'article
81 quater du code général des impôts
et de la réduction de cotisations salariales de sécurité
sociale prévue à l'article
L. 241-17 du code de la sécurité sociale
les éléments de rémunération
suivants :
1. Les indemnités horaires pour travaux supplémentaires
instaurées par les décrets n°
2002-60 du 14 janvier 2002 et n°
2002-598 du 25 avril 2002 susvisés [...].
|
Les
Avantages en nature à l'Education Nationale
dont
logement de fonction [ci-dessous]
Avantages
en nature : autour du logement de fonction (lf) - Mise
à jour le 28 mai 2008
dont : logement de focntion / enseignants du 1er degré
dont : généralités/NAS
et utilité de service -
dont : logement de fonction
et TOS décentralisés -
dont : lf, avantage et calcul
des sommes dues -
dont : jurisprudence
:[lf et avancement des personnels logés
- lf et incendie - occupation
du logement].
Logement de
fonction - Généralités
Textes
officiels - Textes fondateurs
Education Nationale
** Le décret n° 2008-263 du 14.03.2008 relatif à
certaines dispoistiosn règlmentaires du livre IV du Code de
l'Education (BOEN en ligne abroge le décret n°86-428 du
14 mars 1986 relatif aux concessions de logement accordées
aux personnels de l'Etat dans les établissements publics locaux
d'enseignement :version
consolidée au 15 mars 1986.
il crée, dans son article
3, crée une section 2 au chapitre VI du livre II du Code
de l'Education intitulée : "Concessions
de logement accordées aux personnels de l'Etat dans les établissements
publics locaux d'enseignement",
- Attribution des concessionsde logemetn aux fonctionnaires de l'Etat
(ceci ne concerne pas les personnels décentralisés)
: art.
R. 216-4 ;
- EPLE créé depuis le 01.01.1986 : nombre de logements
devant être créés (R.
216-19)
Autour de la nécessité
absolue de service (NAS : art.
R. 92 à 103 du code du domaine de l'Etat)
- catégories concernées et ordre de priorité
: art.
R. 216-5 ;
- nombre de personnels concernés selon le classement pondéré
des EPLE : R.
216-6 : minimun (R.
216-7), maximimum (R.
216-8) ;
- gratuité du logement nu/charges : R.
216-11/R.
216-12
** Personnels pouvant être logés
par utilité de service (US : art.
R. 94 du code du domaine de l'Etat) :
qui (R.
216-9), pas de prestation gratuite (R.
216-11), redevances (R.
216-13)
** Tous logements : possiblités
de compensation entre EPLE (R.
216-10), durée des concessions liée à celle
des fonctions de l'occupant (R.
216-14), logements vacants après NAS et US (R.
216-15), rôle du CA (art.
216-16) et du chef d'établissement (R.
216-17), fin de concession (R.
216-18).
Voir aussi (publié avant ce décret) les règles
(nécessité absolue de service, utilité de service
etc...) avec le dossier
de l'Académie de Créteil.
Voir aussi : occupation en bon père de famille dun
logement de fonction (ESEN).
Textes officiels - Textes
fondateurs autres
** CODE DU DOMAINE DE L'ETAT - (Partie
Réglementaire - Décrets en Conseil d'Etat) - Section
6 : Concessions de logements dans les immeubles domaniaux ou détenus
en jouissance par l'Etat) : extraits
- Concessions
de logements (de R. 92 à R. 104-1 - extraits) :
- article A93-8 (inséré par Arrêté du 11
décembre 1970 art. 1 Journal Officiel du 15 décembre
1970)
"Les occupants qui ne peuvent justifier ni d'une décision
de concession prise en leur faveur ni d'un acte de location sont susceptibles
de faire l'objet de mesures d'expulsion, à la requête
du directeur de l'établissement. En outre, pour toute la période
pendant laquelle ils continuent d'occuper les locaux après
l'expiration de la concession ou de la location, ils sont astreints
au paiement de la redevance fixée dans les conditions prévues
à l'article A. 93-7. Cette redevance sera majorée de
50 % pour les trois premiers mois, de 100 % du quatrième au
sixième mois, de 200 % du septième au douzième
mois, et de 500 % au-delà."
article
R 99
"Les concessions de logement par nécessité
ou par utilité de service sont précaires et révocables
à tout moment dans les formes prévues à
l'article R. 95 ; leur durée est strictement limitée
à celle pendant laquelle les intéressés occupent
effectivement les emplois qui les justifient. Elles prennent fin,
en toute hypothèse, en cas d'aliénation ou de désaffectation
de l'immeuble.
Elles ne peuvent être renouvelées que dans les mêmes
formes et conditions.
Dans tous les cas où la concession vient à expiration
pour quelque motif que ce soit, les intéressés doivent
vider les lieux sans délai, sous peine de se voir appliquer
les sanctions prévues à l'article
R. 102."
Logement de
fonction : de la nécessité absolue de service à
l'utilité de service
Autour de la nécessité absolue
de service : rappel des textes (NAS : art.
R. 92 à 103 du code du domaine de l'Etat)
- catégories concernées et ordre de priorité
: art.
R. 216-5 ;
- nombre de personnels concernés selon le classement pondéré
des EPLE : R.
216-6 : minimun (R.
216-7), maximimum (R.
216-8) ;
- gratuité du logement nu/charges : R.
216-11/R.
216-12
** Personnels pouvant être logés
par utilité de service (US : art.
R. 94 du code du domaine de l'Etat) :
qui (R.
216-9), pas de prestation gratuite (R.
216-11), redevances (R.
216-13)
** Tous logements : possiblités
de compensation entre EPLE (R.
216-10), durée des concessions liée à celle
des fonctions de l'occupant (R.
216-14), logements vacants après NAS et US (R.
216-15), rôle du CA (art.
216-16) et du chef d'établissement (R.
216-17), fin de concession (R.
216-18).
Voir aussi (publié avant ce décret) les règles
(nécessité absolue de service, utilité de service
etc...) avec le dossier
de l'Académie de Créteil.
Voir aussi : occupation en bon père de famille dun
logement de fonction (ESEN).
Gratuité et NAS
Seul un arrêté de la collectivité attribue la
gratuité dans le cadre de la nécessité absolue
de service. Or la focntion de chef de travaux ne fait partie de celle
prévues par le décret
du 14 mars 1986. C'est donc normalement que l'agent comptable
du lycée X. a réclamé a M. B, chef de travaux
qui a occupé pendant trois ans un logement de fonction gratuitement
parce que son titulaire y avait renoncé le recouvrement des
loyers impayés pendant cette période : M. B. étant
un "occupant sans titre" (TA Nice, 28.11.2008, M. B numéro
0402158, 0403933, 0703898 et 0703914 in LIJ
n° 133, mars 2009, p. 11).
De la même façon ...
...quand un inspecteur d'académie cesse ses fonctions, le logement
qu'il occupait par nécessité absolue de service ressort
désormais de l'utilité de service et le loyer est donc
dû (TA Lille, 26.03.2008, M. K. , n° 0406620 in LIJ
n° 133, p. 11-12) ;
... un agent placé en congé de longue maladie n'exerce
plus de façon effective ses fonctions (art. 34-3° de la
loi 84-16) et si elles justifiaient la concession par nécessité
absolue de service, rien n'autorise légalement son maintien
dans ce logement (voir aussi : CAA Marseille; 10.072001 mais aussi
CAA Paris, 18.05.1995).
Références : art. R.
98 et R.
99 du code du domaine de l'Etat - décret du 14 mars 1986
- Conseil d'Etat : 23.04.1982,
13.01.1998
- CCA Paris : 17.11.1992,
28.11.1995.)
** Point juridique
La LIJ
n° 125 de mai 2008 (p. 26) présente la lettre DAJ A1
n° 08-06 du 18 février 2008. Elel commence par rappeler
les textes réglementaires (art. R.
94 et R.
99 du code du domaine de l'Etat).
Voir aussi la jurisprudence autour de
l'occupation du logement de fonction (ci-dessous).
Logement
de fonction et personnels enseignants du 1er degré
Jurisprudence
- Logement de fonction attribué à un instituteur en
application de l'article
L 212-5 du code de l'éducation - Absence de droit de l'instituteur
à disposer d'un logement déterminé - Absence
d'obligation pour la commune de motiver une décision enjoignant
à l'instituteur de libérer le logement. LIJ, N°
118 (oct. 2009, p. 20-21 : en
ligne)
Par courrier, le maire de Bordeaux a enjoint à un instituer
de libérer son logement de fonction et lui a proposé
soit d'occuper un autre logement soit de bénéficier
d'une indemnité représentative. Sais par l'intéressé,
le tribunal administratif rappelle le règlement (article
L 212-5 du ode de l'éducation). D'autre part, il fait remarquer
que la lettre du maire "n'est pas au nombre des actes administratifs
individuels défavorables". De plus, cette demande s'inscrit
dans la restructuration de l'école où est le logement
que la mairie veut récupérer : ils 'agit bien d'un besoin
d'intérêt général.
Ce jugement qui rejette la requête s'inscrit dans une jurisprudence
constante. La CAA de Nantes (arrêt
n° 98NT02174 du 20.06.2002) avait souligné l'absence
de droits acquis pour les instituteurs en la matière.
Autres textes de référence : articles
D 212-1 à D 212-6 et autres du Code de l'Education (partie
réglementaire).
- Logement de fonction des instituteurs - modification
par la commune - Lettre DAJ B1 n° ?06-344 du 23.10.2006
: LIJ n° 110, p. 21 et ss (en
ligne).
Du fait du départ de leurs titulaires à la retraite
et de la disparition progressive du corps des instituteurs, de plus
en plus de logements de fonction vides d'instituteurs veulent être
récupérés par les communes. La direction des
affaires juridiques confirme la possibilité d'une telle "récupération"
mais rappelle les procédures indispensables avant de ce faire.
En particulier, le commune doit s'assurer que leur transformation
en logement social ne va pas perturber le fonctionnement de l'école
où est implanté ledit logement.
Logement
de fonction et personnels TOS transférés aux collectivités
territoriales
La LIJ
n° 117 (p. 18) rappelle que la procédure d'attribution,
en ce cas précis, est fixée par l'article 21 de la loi
90-1067 du 28 novembre 1990 (modifiée par l'article
67 de la
loi n° 2007-209 du 19.02.2007) : "Art. 21. - Les
organes délibérants des collectivités territoriales
et de leurs établissements publics fixent la liste des emplois
pour lesquels un logement de fonction peut être attribué
gratuitement ou moyennant une redevance par la collectivité
ou l'établissement public concerné, en raison notamment
des contraintes liées à l'exercice de ces emplois.
La délibération précise les avantages accessoires
liés à l'usage du logement.
Les décisions individuelles sont prises en application de cette
délibération par l'autorité territoriale ayant
le pouvoir de nomination.
L'attribution des logements de fonction aux personnels techniciens,
ouvriers et de service exerçant dans un établissement
public local d'enseignement fait l'objet d'une proposition préalable
du conseil
d'administration de l'établissement précisant les
emplois dont les titulaires peuvent bénéficier de l'attribution
d'un logement, gratuitement ou moyennant une redevance, la situation
et les caractéristiques des locaux concernés. "
- Logement de fonction
par nécessité absolue de service et nature de l'activité
Concession de logement - Activité - Mesure nécessitant
communication préalable dusossier (TA Nîmes, 28.12.2006).
C'est parce qu'il exerçat les fonctions de gardien que l'IUT
a octroyé une telle cocnession à M. D. Celui-ci ayant
cessé cette activité n'y a plus droit et c'est légitimement
qu'il a dû cesser d'occuper ce logement. Le tribunal administratif
juge aussi que cette mesure "n'est pas une mesure nécessitant
la communication préalable du dossier au fonctionnaire concerné"
(voir aussi art.
65 de la loi du 22 avrill 1905 non opérante en ce cas -
article
R 99 du code du domaine de l'Etat.).
Logement de
fonction, avantage en nature et
calcul des sommes dues
Le BOEN du 15 mars 2007 publie la note de service autour de :
Évaluation
de lavantage en nature logement en vue du calcul des cotisations
de sécurité sociale, de lassujettissement à
limpôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et
au régime de retraite additionnelle de la fonction publique
(RAFP) à compter du 1er janvier 2007
Voir aussi "Logement de fonction et calcul de lavantage
en nature" : chronique
de l'ESEN à partir de la réponse
ministérielle n° 76756 au J.O. AN du 14 févr. 2006,
p. 1579.
Jusquen 2002, lévaluation de lavantage
que constitue le bénéfice dun logement de fonction
était faite conformément aux dispositions de larrêté
du 9 janvier 1975 (J.O. du 22 janv. 1975). Elle variait en fonction
du montant de la rémunération perçue...
Voir aussi Taxe annuelle sur les logements vacants et logements
de fonction vacants : chronique
de l'ESEN
Aux termes de l'article
232 du CGI, il est institué, à compter du 1er janvier
1999, une taxe annuelle sur les logements vacants dans les communes
appartenant à des zones d'urbanisation continue de plus de
200.000 habitants où existe un déséquilibre marqué
entre l'offre et la demande, au détriment des personnes à
revenus modestes...
Jurisprudence
- Etat exécutoire (régularité)
- Obligation d 'indiquer les bases de liquidation - CAA Nancy,
10.12.2007, M. L., N0 04NC00390 et 07NC00620 (LIJ n° 122, p. 16-17)
Un personnel bénéficiaire de logement de fonction
doit s'acquitter d'une redevance d'occupation et des compléments
de loyers ; la seule obligation est d'indiquer clairement sur l'état
exécutoire les bases de liquidation ainsi que le mode de calcul
de la somme réclamée. Quand ces conditions sont remplies,
c'est en vain que l'intéressé saisira la jurisprudence
administrative pour ne pas payer. Ce jugement s'inscrit dans le prolongement
d'arrêts du conseil d 'Etat.
- Etablissement public local d'enseignement
(EPLE) - Logements de fonction - Taxe foncière sur les propriétés
bâties. Lettre DAJ A1 n° 07-157 du20 août 2007
(LIJ n° 109, p. 31).
Après rappel de l'article
1380 du code général des impôts sur la perception
de la taxe foncière, la direction des affaires juridiques du
MEN précise que les logements de fonction concédés
pour nécessité absolue de .service en sont exonérés
(1° de l'article
1382 du même code, Conseil
d 'Etat : arrêt n° 282627 du 21.12.2006). Sinon, l'imposition
se fait "au nom du propriétaire actuel" (art.
1400 du même code) : c'et donc pour un collège (article
L 213-3 du code d l'Education) au conseil général
propriétaire d'acquitter cette taxe.
Logement
de fonction : au fil de la jurisprudence
Autour
de l'occupation du logement de fonction
Points juridiques
- Occupation
sans titre du logement : personnels
- lettre DAJ B1 du 11 janvier 2007Lettre d'information juridique
n° 112, p. 32-33 [texte
en ligne].
Le code du domaine de l'Etat rappelle le caractère précaire
et révocable des concessions de logement par nécessité
(article
R 99 : ci-dessus) : la justice, devant le refus d'agents de
se soumettre à la fin de telles concessions régulièrement
votées, peuvent faire l'objet d'expulsion (article
93-8 du même code), en libérant logement soit sous
astreinte ou immédiatement en cas d'urgence. Devant un tel
cas, il est recommandé d'avertir les intéressés
de la procédure et de leur réclamer le paiement des
fournitures gratuites dont ils ont bénéficié
à tort (eau, gaz, électricité, chauffage :
le téléphone n'en fait pas partie) prévue par
l'article
R 98 de ce code.
Voir aussi : conseil d'Etat , 11 janvier 1991 (logement de fonction
d'une institutrice : en
ligne) et 6
avril 2001, CAA Douai - 29.12.2005 - Occupation sans titre (jugement
en ligne),
- Concession de logement et nécessité
absolue de service : retrait - Lettre DAJ n° 05-41 du
08.02.2005 (LIJ
n° 94, p. 20-21)
Pappel des textes : article
94 (la nécessité de service - voir aussi fonctions
exercées et concession : arrêts du Conseil d'Etat du
30.10.1996,
du 10.02.1997
)
et article
R. 99 du code du domaine de l'Etat (des concessions précaires
et révocables), arrêt
du Conseil d'Etat du 6 avril 2001 (expulsion et caractère
d'urgence : cas d'insalubrité du logement)), utilité
et nécessité de service (arrêt
du CE du 11.07.1988). C'est l'établissement fixe la date
de fin de concession du logement : la décision sera effective
après l'avis du conseil d'administration de l'établissement
e t l'avis du directeur des services fiscaux (art.
A 93-4 du code du domaine de l'Etat)
- Le n°72
de la Lettre d'information juridique rappelle la norme pour
mettre fin à un concession de logement
quand la personne logée refuse de quitter le logement et
rappelle les obligations de l'établissement en matière
de travaux de réparation (n° 72 - p. 20-21). Voir aussi
: occupation en bon père de famille dun logement de
fonction (ESEN).
Jurisprudence
Concession de logement par nécessité
absolue de service - demande d'expulsion - rejet (conseil
d''Etat, 08.03.2006) - LIJ
n° 105 [texte
de la LIJ en ligne : voir p. 7].
La condamnation pénale d'un agent comptable logé
par nécessité de service avec mesure de suspension
temporaire n'autorise pas la collectivité propriétaire
du logement à faire procéder à son expulsion
de son logement.
- Suspension du fonctionnaire et droit à se maintenir dans
le logement de fonction : chronique
de l'ESEN
Un agent logé faisant lobjet dune mesure de
suspension à la suite dune mise en examen pour faux
et détournement de fonds dans lexercice de ses fonctions
ne peut plus continuer à occuper son logement.
Logement de fonction par nécessité
absolue de service : convention d'occupation précaire, gestion
en bon père de famille, expulsion - CAA
Douai, 29.12.2005 - Lettre
d'information juridique n° 102 [texte
en ligne p. 14].
L'expulsion du personnel de service logé est parfaitement
justifiée : fonctions pas en rapport avec la nécessité
absolue de service, occupation en mauvais père de famille
source de problèmes internes. Le personnel aurait bien dû
signer la convention précaire de son nouveau logement proposé
dans un autre lycée. Voir aussi la chronique
de l'ESEN (rappel).
Concession de logement et nécessité absolue de service
: mesure nécessitant communication préalable
du dossier (non) - TA Nîmes, 28.12.2006 (LIJ
n° 113 : texte
en ligne p. 18].
La concession de logement est liée à lactivité
de la personne (en l'occurrence, ici : gardien) et non à
son grade (en l'espèce, technicien de recherche et formation).
Si cette fonction nexiste plus, l'intéressé
ne peut plus prétendre à la concession de logement,
laquelle lui est ôtée légitimement. Cette suppression
"n'est pas une mesure nécessitant la communication préalable
du dossier au fonctionnaire concerné", car elle n'entre
pas dans les cas de figure prévus par l'article 65 de la
loi du 22 avril 1905.
Autour du
logement de fonction : cas d'incendie
Résumé de la lettre DAJ B1 n° 05-221 du 11.07.2005
(LIJ n° 98, p. 31 [texte
en ligne]).-
D'une part, un contrat qui lie un personnel non-titulaire et l'administration
avant l'entrée en vigueur du décret du 17.01.1986 (dont
nécessité d'un écrit) pour assurer les fonctions
de concierge, avec appartement de fonction pour nécessité
absolue de service à la clef, ne peut être dénoncé
au motif de ce nouveau texte. D'autre part, si un incendie sans cause
décelée détruit ces locaux, l'agent est exonéré
a priori de toute faute et la réparation des dégâts
est due pas l'établissement. En cas de litige avec la collectivité
gestionnaire de l'ouvrage public dont dépendle logement, c'est
la juridiction administrative qui est compétente.
Voir aussi :
- La réparation de dommages causés sans faute de l'occupant
(force majeure) : un arrêt
du Conseil d'Etat.
- Cf Conditions financières de la réhabilitation dun
logement de fonction après un sinistre : la chronique
de l'ESEN.
- tribunal
des conflits, 26.11.1990 (incendie) - compétence. Incendie
causé par la surchauffe d'un congélateur appartenant
à un instituteur et situé dans le logement de fonction
qui lui a été attribué par la commune, dans l'école
primaire, en application des lois du 30 octobre 1886 et du 19 juillet
1889, ayant endommagé les bâtiments. Action en responsabilité
exercée par l'assureur de la collectivité publique victime
du dommage contre l'instituteur, pris en sa qualité de fonctionnaire
occupant un logement de fonction et son assureur. Le litige ayant
son origine dans les rapports entre une commune et un instituteur
à l'occasion de l'occupation d'un logement mis à sa
disposition par ladite commune en application des lois des 30 octobre
1886 et 19 juillet 1889, il ressortit à la juridiction administrative
(résumé en ligne).
Autour
du logement de fonction
: autres jurisprudences
Avancement et logement de fonction
: chronique
de l'ESEN
Létablissement du tableau davancement ne peut
tenir compte que de la valeur professionnelle des fonctionnaire :
la manière de gérer son logement où est logé
le fonctionnaire noté ne doit pas entrer en ligne de compte.
Principe d'impartialité des conseils
d'administration des E.P.L.E.
: CAA
Marseille, 7 mars 2006 (chronique de l'ESEN).
Selon le décret
n° 86-428 du 14 mars 1986, le conseil d'administration du
collège ou du lycée propose à la collectivité
de rattachement d'une part les emplois permettant l'octroi de concessions,
et d'autre part l'attribution, par voie de convention d'occupation
précaire, des logements demeurés vacants. Lors de l'adoption
de la proposition, une formalité substantielle doit être
observée. En effet, le décret
n° 83-1025 du 28 novembre 1983 (art. 13) relatif aux relations
entre l'administration et les usagers prévoit que "les
membres d'un organisme consultatif ne peuvent prendre part aux délibérations
lorsqu'ils ont un intérêt personnel à l'affaire
qui en fait l'objet. La violation de cette règle entraîne
la nullité de la décision subséquente lorsqu'il
n'est pas établi que la participation du ou des membres intéressés
est restée sans influence sur la délibération"
[lire
la suite en ligne].
La concession de logement par nécessité de service
et le congé de longue maladie
** Le n° 56
de la lettre d'information juridique fait le point (p.19-20
: texte
en ligne).
|