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Violence
scolaire et sanctions disciplinaires
Mise à jour le 18
avril 2012
Lutter
contre la violence à
l'Education Nationale en 2011/2012 (avant
2011/2012 ) :
...
harcèlement à l'école [mis à
jour le 24 janvier 2012], états
généraux ,
...plan
de sécurisation des EPLE,
outils
Ecole et violences [autre
présentation]
Violences
à l'ecole et sanctions
Le
nouveau régime disciplinaire des élèves
Violences des élèves et sanctions : les
nouvelles mesures disciplinaires
[nouveaux textes : eduscol
- nouvelle
échelle des sanctions.]
Violences
des élèves et sanctions : généralités
, en EPLE (sanctions
et règlement intérieur - types de sanctions
: tableau
récapitulatif ),droit
et jurisprudence : point
juridique - jurisprudences.
Aussi : Violences
du fait des enseignants dont : droit de correction.
Lutter
contre la violence à l'école : l'échelle
des sanctions avec jurisprudences
[échelle des sanctions - avertissement,
blâme
- mesure
de responsabilisation
- exclusions
temporaires - exclusion
définitive]
Violence
scolaires : établissements
et dispositifs spécifiques
programme
ECLAIR - établissements
de réinsertion scolaire -
les
établissements de la protection judiciaire de la jeunesse
- PJJ)
Face à l'enfance
et à l'adolescence délinquantes
: les établissements
et services
du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse
(PJJ) (justice des mineurs) - la loi n° 2011-1940 du 26
décembre 2011 visant à instaurer un service
citoyen pour les mineurs délinquants -
- Les établissements
du
secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse
[établissements
de placement éducatif dont : le cas de l'internat
d'EPLE / centres
éducatifs fermés]
- Les services du
secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse
[STEMO
- STEI
- SEAT,
UEAT et CAE]
Jeux
dangereux et violence à l'école
: généralités, associations,
jurisprudence.
Autour des dérives
sectaires.
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Lutter
contre la violence à
l'Education Nationale en
2011/2012
(avant
2011/2012 ) :
harcèlement
à l'école,
états
généraux , plan
de sécurisation des EPLE, outils
mise à jour le 19 décembre 2011
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.
Etats généraux
de la sécurité à l'école ...
3
février 2011 - Communication sur les États généraux
de la sécurité à l'école lors du
conseil des ministres du 2 février 2011 [p.
7 du communiqué
en ligne].
Avec rappel des cinq axes :
Mieux connaître la réalité
de la violence à lécole
... et l'enquête SIVIS (système dinformation
et de vigilance sur la sécurité à lécole)
sera complétée par une enquête nationale
de victimation dans 300 collèges publics.
Sécuriser tous les établissements
scolaires
La phase de diagnostic a été menée à
son terme et les recommandations sont maintenant soumises aux
collectivités territoriales.
4 807 correspondants sécurité-école, policiers
ou gendarmes, ont été désignés.
33 ont été installés au sein même
des établissements particulièrement sensibles.
Les effectifs des équipes mobiles de sécurité
ont été renforcés dans les académies
les plus exposées à la violence.
Former les enseignants à la tenue
de classe
Ils doivent être mieux préparés à
prévenir et désamorcer les situations délicates,
mais surtout à instaurer un climat de discipline favorable
aux apprentissages. Un plan de formation ambitieux a été
conçu à partir dun réseau national
de 80 formateurs référents déployé
dans chaque académie.
Réformer les procédures
et les sanctions afin de remettre le respect des règles
au coeur de la vie scolaire
Lensemble des textes régissant les procédures
et sanctions disciplinaires a été revu pour une
mise en application à la prochaine rentrée scolaire.
Dans chaque établissement, une commission éducation
sera créée.
Innover
Lancé dans 105 collèges et lycées cumulant
les difficultés, le
programme Clair (collèges et lycées
pour lambition, linnovation et la réussite)
vise à rétablir un climat scolaire propice à
la réussite scolaire des élèves en donnant
aux établissements une plus grande autonomie en matière
de pédagogie et de gestion des ressources humaines.
Les établissements de réinsertion scolaire s'adressent
à des collégiens perturbateurs, qui ont fait lobjet
de plusieurs exclusions, et leur proposent une scolarisation
aménagée visant à les réinsérer
dans un parcours de formation. Onze de ces établissements
ont été ouverts.
18 octobre 2010 : réunion de
travail du conseil scientifique des états généraux
de la sécurité à l'École
Luc
Chatel a participé à une réunion de travail
du conseil scientifique des états généraux
de la sécurité à l'École, le lundi
18 octobre 2010.
Ce conseil est chargé d'apporter une expertise pluridisciplinaire
de haut niveau dans le cadre du suivi des états généraux
de la sécurité à l'École [détail
ici].
Les états généraux [notre
présentation] se sont déroulés
les 7 et 8 avril 2010 en Sorbonne, à Paris.
Le conseil scientifique des états généraux
de la sécurité à l'École est composé
de 15 personnalités nationales et internationales, issues
de disciplines variées [voir
ici]. Il a notamment pour mission d'accompagner la
mise en oeuvre des orientations proposées au terme des
états généraux de la sécurité
à l'École : mesurer la violence et le climat dans
les établissements scolaires - construire une nouvelle
politique de formation des professeurs et de l'ensemble des
personnels de l'Éducation nationale - renforcer le plan
de sécurisation des établissements scolaires -
responsabiliser les acteurs et redonner du sens aux sanctions
scolaires - engager des actions ciblées dans les établissements
les plus exposés à la violence.
États généraux
de la sécurité à l'École - Sorbonne,
Paris 5e : 7/8 avril 2010
** États généraux
de la sécurité à l'École - avril
2010 : les cinq orientations pour faire reculer la violence
"Au terme des échanges, Luc Chatel a
présenté cinq orientations (communiqué
de presse du 9 avril 2010) à mettre en oeuvre
dans les mois à venir pour faire reculer la violence
en milieu scolaire [soit] : mesurer
la violence et le climat dans les établissements
scolaires (enquête SIVIS
[bilan
2007/2008 en ligne / bilan
2008/2009]), construire une
nouvelle politique de formation des professeurs et
de lensemble des personnels de lÉducation
nationale, renforcer le plan de sécurisation
des établissements scolaires (dont désignation
de magistrats référents), engager des actions
ciblées dans les établissements les plus
exposés à la violence (nouveau programme CLAIR,
constitutiuon d'un comité de pilotage).
Voir aussi : visite ministérielle au
collège Fauqueux de Beauvais le 20.04.2010
-
** "Les états généraux
de la sécurité à l'École ont eu
lieu les 7 et 8 avril 2010 en Sorbonne à Paris.
Ils apportent un éclairage sur les causes, les définitions
et les évolutions de la violence en milieu scolaire
et permettent de proposer des réponses multiformes
sur ce sujet complexe. Des professionnels de l'éducation
et les partenaires institutionnels et associatifs sont rassemblés
pour échanger et présenter des mesures concrètes
afin d'endiguer ce phénomène" [le
site gouvernemental dédié].
** Le discours
du ministre le 7 avril 2010 autour de la sécurité
à l'école en rappelle les enjeux en termes globaux
[" Assurer la sécurité de nos enfants
est pour chacun d'entre nous une exigence impérieuse,
un devoir supérieur" - discours du président
de la République], souligne les dernières illustrations
de cette violence dans l'institution scolaire (agression à
l'arme blanche d'un élève du lycée Adolphe-Chérioux
de Vitry-sur-Seine, brutale et inexpliquée d'individus
cagoulés et armés dans le gymnase d'un établissement
scolaire de Thiais, bombe artisanale dans un lycée
de Metz, enseignante cible de tir au pistolet dans un établissement
de Strasbourg) mais aussi "souffrance discrète,
la souffrance contenue, la souffrance profonde des professeurs,
comme celle des élèves."
Il affirme avec force le but de cette rencontre : que "nous
retrouvions la sérénité et la clarté
nécessaires pour aborder, sans préjugé,
le sujet de la sécurité à l'École.
[...] C'est une ambition qui se décline en trois mots
: comprendre, prévenir, agir. Comprendre le phénomène
de la violence dans ses enjeux, ses origines, ses manifestations
et ses conséquences - prévenir en appuyant sur
l'ensemble des leviers qui sont aujourd'hui à notre
disposition pour garantir la sécurité des personnes
et des biens - agir tout simplement parce que notre réflexion
doit déboucher sur des préconisations concrètes
à court, à moyen et à long terme".
C'est aussi : "une démarche scientifique"
validée par les présence de cherchuers d'horizons
divers, "une méthode de travail sur la consultation
de l'ensemble des représentants de la communauté
éducative et de nos partenaires."
- Installation du conseil scientifique
des états généraux de la sécurité
à l'École : actualité
du 11 mars 2010.
Le conseil scientifique est composé de quinze spécialistes
nationaux et internationaux [liste
: ici] dans le domaine de la violence scolaire.
Ils travailleront sous la présidence d'Éric
Debarbieux, professeur en sciences de l'éducation à
l'Université de Bordeaux II et président de
l'Observatoire international de la violence à l'École.
Voir aussi : Luc Chatel confie à Éric Debarbieux
la présidence d'un conseil scientifique
des états généraux de la sécurité
à l'École [actualité
du 3 mars 2010]
...
& sécurisation des établissements scolaires
: diagnostic
de sécurité - plan
de sécurisation des établissements scolaires
Le vade-mecum
des équipes mobiles de sécurité
Notre présentation
A destination des responsables et professionnels pour la sécurisation
des établissements scolaires, ce manuel propose exposés,
pistes daction, liens essentiels autour des principes
qui structurent la mission des EMS (tranquillité, sécurité,
prévention, accompagnement). Suives des fiches avec
rappel des principes, indication des modalités et exemples
autour du pilotage de ces actions (dont les partenariats et
le cas des ERS) et du travail sur le climat scolaire (dont
les harcèlements).
Quelles sont les missions des EMS ?
Le vade-mecum détaille les 4 principes de l'action
des équipes mobiles de sécurité :
- garantir la tranquillité dans les établissements
scolaires ;
- sécuriser
les établissements et leurs abords ;
- prévenir les risques auxquels élèves
et personnels peuvent se retrouver confrontés ;
- accompagner la communauté scolaire lors de situations
de tension, de crise ou d'un épisode traumatisant.
Ces équipes sont constituées de personnes qui
ont des compétences complémentaires pour accompagner
les établissements, prévenir et agir en situation
de crise. Leurs missions se développent en termes ...
:
... de formation ;
... d'aide au diagnostic
local de sécurité et à l'enquête
de victimation ;
... de lutte
contre le harcèlement ;
... d'actions pour un climat scolaire apaisé.
Comment procèdent-elles ?
- Les EMS sont pilotées au niveau académique.
Leurs modalités d'intervention dans les établissements
doivent concilier réactivité et engagement dans
des actions d'accompagnement. Elles sont le plus souvent demandées
ou négociées avec les chefs d'établissement.
- Pour apporter des réponses coordonnées aux
causes de la violence, les EMS travaillent en partenariat
avec les mairies, les collectivités territoriales,
la police et la gendarmerie, les associations et les parents.
- Elles repèrent les microviolences et identifient
les facteurs qui les favorisent pour y apporter des solutions.
- Le climat de l'école a une incidence sur les apprentissages.
Les EMS constituent un appui supplémentaire pour :
- les établissements du programme ÉCLAIR
[présentation
et détail ici] ;
- les établissements de réinsertion scolaire
[présentation
et détail ici].
Autour
du diagnostic de sécurité
Actualité
- Le plan
de sécurisation des établissements scolaires
: actions prioritaires (circulaire
n° 2010-25 du 15-2-2010 au circulaire n° 2010-25 du
15-2-2010) rappelle que "tous les établissements
scolaires devront avoir obligatoirement réalisé
leurs diagnostics de sécurité d'ici juin 2010",
sachant que pour les 184 les plus graves, c'est fait mais
que ces 184 devront aussi établir des diagnostics de
sûreté [présence de référents
sécurité qui établir un document circonstancié
communiqué au "directeur départemental
de la sécurité publique ou au commandant du
groupement de gendarmerie qui se charge de l'adresser au préfet,
et au chef d'établissement. Le préfet transmet
ensuite le document aux collectivités territoriales
compétentes." Eduscol met prochainement en
ligne de tels diagnostics].
Généralités
** Eduscol présente
et met à jour en septembre 2009 son guide
pour un diagnostic de sécurité partagé
dans un établissement scolaire (DSPES).
Ce diagnostic, préalable à l'élaboration
d'un plan de prévention de la violence (voir art.
30-4 du décret
n° 85-924 modifié par le décret n°
2005-1145 autour des attributions du CESC), présente
la mise en fiche des observations menées avec le correspondant
de police ou de gendarmerie (contexte ... dont sécurisation
des locaux ou abords)), puis les données elles-mêmes
(données de vie scolaire, nombre d'incidents avec lieux
et circonstances etc...)
Historique
- Le 16 janvier 2008, le ministre de l'Education
nationale, lors de la signature avec le ministère de
la Justice de la convention Initiadroit (discours
du ministre EN en ligne), annonçait un chantier
pour rédiger un code de la paix scolaire national,
référence pour la communauté éducative
et les sanctions disciplinaires (voir
plus de détails ici).
** Depuis le site du CNEFEI : Anticiper
: le dignostic de sécurité scolaire.
Textes et discours officiels
Prévention et lutte contre la violence en milieu scolaire
: circulaire n° °2006-125 DU 16-8-2006 au BOEN
n° 31 du 31 août 2006.
2.2.1 La réalisation dun diagnostic et dun
audit de sécurité dans les établissements
scolaires
Selon la situation de chaque établissement,
conformément au protocole daccord du 4 octobre
2004, conclu entre le ministre de léducation
nationale et le ministre de lintérieur, un diagnostic
de sécurité partagé est établi
avec les responsables locaux de la police ou de la gendarmerie.
Il peut être complété par un audit de
prévention situationnelle (note) établi avec
les partenaires locaux (au premier rang desquels les maires
et les présidents de conseil général
ou régional), faisant apparaître la liste des
recommandations susceptibles daméliorer la protection
et la surveillance des établissements, en particulier
en se prémunissant contre les risques dintrusions.
(note) La prévention situationnelle désigne
lensemble des mesures prises (aménagement immobilier
ou matériel, recours à la technologie, surveillance
humaine, organisation et procédures...) en vue de supprimer
lopportunité de commettre une infraction, la
rendre plus difficile, plus risquée et moins profitable,
et de permettre, le cas échéant, lintervention
des secours et des forces de police ou de gendarmerie dans
les meilleures conditions.
Voir aussi : le site
académique d'orléans-Tours.
La circulaire du 23 août 2001 [en
ligne]: "Des mesures de
prévention et des actions particulières en faveur
de la centaine d'établissements les plus exposés
Pour 102 collèges d' Ile-de-France plus exposés
et dont la liste a été fixée en application
de la circulaire en date du 7 juin 2001 instaurant un dispositif
destiné à favoriser la stabilité des
équipes de direction et des équipes éducatives,
le ministre de l'éducation nationale a arrêté
récemment d'importantes mesures en faveur des personnels.
Ces dispositions doivent être complétées
par des actions particulières interservices portant
sur les points ci-après.
2.1 Un diagnostic de sécurité à réaliser
Pour chacun de ces établissements,
un diagnostic de sécurité, s'il n'a pas été
fait ces derniers mois, doit être réalisé
au plus tard le 15 octobre, avec la participation de tous
les services concernés, et tout spécialement
le chef de circonscription de sécurité publique
ou le commandant de l'unité de gendarmerie ou leur
représentant, ainsi que le procureur de la République
ou son représentant. Devront y être associés
également le maire ou son représentant, la collectivité
locale propriétaire ainsi que les associations locales
accueillant ou travaillant avec les enfants et les jeunes.
Ce diagnostic partagé doit notamment porter sur les
causes de la situation constatée, les facteurs de vulnérabilité,
les mesures déjà prises pour y remédier
et leur éventuelle insuffisance, les partenariats existants
et ceux à développer, etc.
Une attention particulière doit être apportée
à la réactualisation régulière
de ce diagnostic, afin de mesurer l'effet des actions entreprises
et d'ajuster ces démarches. Ce diagnostic est présenté
au conseil d'administration des établissements scolaires
concernés."
(rappel) [en
ligne]
Mars
2010 : plan de sécurisation des établissements
scolaires [circulaire
mars 2010 : ci-dessous - texte
d'octobre 2009 -
outils]
Les
actions prioritaires
[détails ici], circulaire n°
2010-25 du 15-2-2010 au BOEN
Rappel des points clés de la circulaire interministérielle
n° 2009-137 du 23.09.2009 (détails ci-dessous)
: diagnostics de sécurité
[détails
ici], équipes mobiles de sécurité
[Eduscol]
, correspondants sécurité-école et formation
aux problèmatiques de sécurité/à
la gestion de crise. Voir aussi : la sécurité
à l'école, l'actualité
du 1er ministre au 16 février 2010. La circulaire
reprend les thématiques de Luc Chatel, ministre de
l'Education Nationale, lors de son intervention à la
rencontre nationale des responsables des équipes mobiles
de sécurité (EMS) le
1er février 2010.
Autour
du plan de sanctuarisation des établissements
[page
de référence ministérielle]
Rappel : le discours du président de la République
du 28 mai 2009 [détails
ci-dessous]
La mesure de la violence scolaire
dans le 2e degré
- Quelques évènements médiatisés
Janvier 2010 : agression au
lycée Darius Milhaud du Kremlin-Bicêtre
-
- Des études de la DEPP
Les actes de violence recensés dans SIGNA en 2005/2006
: note
d'information 06.30. Les actes de violence recensés
dans SIVIS en 2007/2008 : note
d'information 08.34 / en 2008/2009 : note
d'information 09.22.
Action interministérielle
- Partenariat entre le ministère de l'Éducation
nationale et le ministère de l'Intérieur pour
la sécurisation des établissements scolaires
[actualité
du 23 sept. 2009]
Avec : les principales
mesures du dispositif de sécurisation -
convention
cadre de partenariat entre l'École Supérieure
de l'Éducation nationale (ESEN) et l'Institut national
des hautes études de sécurité (INHES)
- circulaire
relative à la sécurisation des établissements
scolaires et au suivi de la délinquance.
- Circulaire interministérielle
relative à la sécurisation des établissements
scolaires et au suivi de la délinquance- mercredi
23 septembre 2009 [Sécurisation
des établissements scolaires et suivi de la délinquance,
circulaire n° 2009-137 du 23-9-2009 au
Bulletin officiel n°39 du 22 octobre 2009].
Avec cette circulaire (en
ligne depuis le site ministériel),
il s'agit de relancer la réalisation de diagnostics
de sécurité des établissements scolaires
(guide
en ligne depuis le site d'Eduscol rénové à
cette occasion), de la relance de la nomination
de correspondants sécurité-école ("policier
ou gendarmes référents ") et des opérations
de sécurisation aux abords des établissements
- qui peuvent e poursuivre au sein des moyens de transports
collectifs. Ensuite, la circulaire aborde la formation aux
problématiques et à la gestion de crise (cahier
des charges depuis le
site de l'ESEN). Enfin, elle fait le point sur
le suivi de la délinquance (avec renvoi à la
circulaire du 8 juin 2009).
Sécurisation
des EPLE : le texte d'octobre 2009
** Sécurisation des établissements
scolaires et suivi de la délinquance, circulaire
n° 2009-137 du 23-10-2009 au Bulletin officiel n°39
du 22 octobre 2009. Extraits :
"La sanctuarisation des établissements
d'enseignement constitue notre objectif commun.
Pour cela, un dispositif de sécurité approprié
doit être mis en place.Il appartient aux services
de sécurité, sous l'autorité des préfets,
et en concertation avec les responsables de l'Éducation
nationale, de conduire une démarche partagée
qui permette tout à la fois de rassurer les élèves,
les parents et les professeurs, d'entraver la liberté
d'action des fauteurs de troubles et de les interpeller
pour les traduire en justice.Le dispositif mis en uvre
ne doit pas être circonscrit aux seuls bâtiments
scolaires. Il doit également intégrer un contrôle
adapté de l'environnement scolaire et la maîtrise
du secteur d'implantation de l'établissement. Il
s'agit, en s'appuyant sur les dispositions déjà
en vigueur, de les adapter très précisément
à chaque situation.
Par ailleurs, un suivi étroit des faits de violence
doit permettre le réajustement des mesures prises
si l'évolution de la situation le requiert."
La suite de la circuclaire reprend les mesures de l'action
interministérielle Education Nationale/Intérieur
(ci-après).
EN annexe, elle reproduit le
tableau pour le signalement de tels actes.
** Le ministère de l'Education
Nationale et le ministère de l'intérieur s'unissent
devant le problème de la sécurité dans
les établissements scolaires. Ils publient
:
- une circulaire interministérielle
relative à la sécurisation des établissements
scolaires et au suivi de la délinquance (en
ligne depuis le site ministériel)
Il s'agit de relancer la réalisation de diagnostics
de sécurité des établissements scolaires
du 2e degré (EPLE - guide
en ligne depuis le site d'Eduscol
rénové à cette occasion
: présentation
ici), de la relance de la nomination
de correspondants sécurité-école
("policier ou gendarmes référents ")
et des opérations de sécurisation aux abords
des établissements - qui peuvent e poursuivre au
sein des moyens de transports collectifs. Ensuite, la circulaire
aborde la formation aux problématiques
et à la gestion de crise (cahier des charges
depuis le
site de l'ESEN). Enfin, elle fait le point sur
le suivi de la délinquance (avec renvoi à
la circulaire du 8 juin 2009 non en ligne au 22.10.2009).
- un communiqué commun
le 5.10.2009 autour de l'installation de la première
équipe mobile de sécurité.
Voir aussi : le site de l'INHES
-
D'autres outils
Cartographie de la délinquance
- La lettre
d'information juridique de juillet - août - sept.
2009 rend compte du lettre de la direction ministérielle
des affaires juridiques (lettre DAJ A3 n° 09-0078 du
16 avril 2009) à un Recteur d'académie autour
d'un projet de convention entre le
rectorat et une communauté d'agglomération.
Dans le cadre de l'élaboration d'une cartographie
de la délinquance, il s 'agit d'un échanges
d'information entre ces deux structures de données
qui ne seraient pas transmises à d'autres (sauf accord
commun), donc avec transfert de fichier.
Le ministère renvoie à sa lettre du 14.11.2008
où il rappelle l'obligation faite à un fonctionnaire
de signaler tout acte de violence/délinquance ; il
fait el point sur le "statu" des signalements
opérés par les Académies par rapport
à la loi
78-17 du - janvier 1978. Ces données ne
doivent pas faire l'objet d'un traitement des données
à caractère personnel, donc ne pas être
diffusées sinon transmises par la voie hiérarchique
et rendues anonymes dans les plus brefs délais. La
constitution d 'une telle cartographie ne peut se faire
qu'avec des données anonymes
Sécurisation
des EPLE : les outils à la disposition des établissements
La diagnostic de sécurité
[détail
ici]
- Un action prioritaire du plan de
sécurisation des établissements scolaires
(circulaire
n° 2010-25 du 15-2-2010 au BOEN du 11 mars 2010)
: tous devront être réalisés en juin
2010, les 184 EPLE le plus bâtissent aussi un plan
de sûreté (bientôt modèle sur
Eduscol).
- Aide au diagnostic de sécurité au collège
et au lycée : page
Eduscol du 16 décembre 2009.
Equipes mobiles de sécurité
[Eduscol]
- Un action prioritaire du plan de
sécurisation des établissements scolaires
(circulaire
n° 2010-25 du 15-2-2010 au BOEN du 11 mars 2010)
: en annexe à cette circulaire,
un cahier des charges [détails
dont textes et ressources].
Correspondant Sécurité-école
("policiers ou gendarmes référents")
- Article 7 du protocole
d'accord du 4 octobre 2004 : Dans chaque circonscription
de police, brigade de proximité ou communauté
de brigades comprenant au moins un établissement
scolaire, un correspondant « police ou gendarmerie
-sécurité de l'école » est nominativement
désigné et identifié comme interlocuteur
du chef d'établissement. S'il le souhaite, le chef
d'établissement peut de son côté désigner
un « correspondant prévention ». Cette
mesure vise à créer les liens permettant de
prévenir les situations de tension et de violence
susceptibles de se produire. Le correspondant « police
ou gendarmerie -sécurité de l'école
» est secondé dans cette responsabilité
par un adjoint direct qui, en outre, peut le suppléer
en cas d'absence. Il entretient des relations fréquentes
et personnalisées avec le chef d'établissement
ou son correspondant prévention. Il peut intervenir,
à la demande du chef d'établissement, dans
le cadre du comité d'éducation à la
santé et à la citoyenneté (CESC).
- La circulaire
n° 2010-25 du 15-2-2010 au BOEN du 11 mars 2010
insiste sur l'actualisation par chaque académie de
cette liste de correspondants et insiste sur leurs missions
"dont il s'agit Equipes mobiles
de sécurité
- Un action prioritaire du plan de
sécurisation des établissements scolaires
(circulaire
n° 2010-25 du 15-2-2010 au BOEN du 11 mars 2010)
: en annexe à cette circulaire,
un cahier des charges.
- Équipes mobiles de sécurité académiques
: page
Eduscol du 22 otobre 2009.
- Luc Chatel et Brice Hortefeux installent la première
équipe mobile de sécurité : actualité
du 5 octobre 2009 [site
du ministère de l'intérieur].
Correspondant Sécurité-école
("policiers ou gendarmes référents")
- Article 7 du protocole
d'accord du 4 octobre 2004 : Dans chaque circonscription
de police, brigade de proximité ou communauté
de brigades comprenant au moins un établissement
scolaire, un correspondant « police ou gendarmerie
-sécurité de l'école » est nominativement
désigné et identifié comme interlocuteur
du chef d'établissement. S'il le souhaite, le chef
d'établissement peut de son côté désigner
un « correspondant prévention ». Cette
mesure vise à créer les liens permettant de
prévenir les situations de tension et de violence
susceptibles de se produire. Le correspondant « police
ou gendarmerie -sécurité de l'école
» est secondé dans cette responsabilité
par un adjoint direct qui, en outre, peut le suppléer
en cas d'absence. Il entretient des relations fréquentes
et personnalisées avec le chef d'établissement
ou son correspondant prévention. Il peut intervenir,
à la demande du chef d'établissement, dans
le cadre du comité d'éducation à la
santé et à la citoyenneté (CESC).
- La circulaire
n° 2010-25 du 15-2-2010 au BOEN du 11 mars 2010
insiste sur l'actualsition par chaque académie de
cette liste de correspondants et insiste sur leurs missions
dont il s'agit notamment.
Formation aux problématiques
de sécurité
Elle intéresse d'abord les chefs d'établissement.
Voir : la
fiche sécurité du guide juridique du chef
d'établissement - une
sitographie du CRDP de Bourgogne (espace-cadres)
-
Loi n° 2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte
contre les violences... [voir
aussi LIJ n° 144, avril 2010, p. 46] - Mise à jour
le 25 juin 2010
Intrusion
dans un établissement scolaire
- L'article
13 de la loi n° 2010-201 du 2 mars 2010
renforçant la lutte contre les violences de groupes
et la protection des personnes chargées d'une mission
de service public crée une section
5 : De l'intrusion dans un établissement d'enseignement
scolairel au titre II du livre
4 du Code Pénal, avec l'article L. 431-22
: Le fait de pénétrer
ou de se maintenir dans l'enceinte d'un établissement
d'enseignement scolaire sans y être habilité
en vertu de dispositions législatives ou réglementaires
ou y avoir été autorisé par les autorités
compétentes, dans le but de troubler la tranquillité
ou le bon ordre de l'établissement, est puni d'un
an d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende et
suivants.
Introduction d'armes dans un établissement
scolaire
- Le même article
13 de la même loi crée une section
6 : De l'introduction d'armes dans un établissement
scolaire au titre II du livre
4 du Code Pénal, avec le seul article
L. 431-28 : Le fait pour une personne
habilitée ou autorisée à pénétrer
dans un établissement scolaire de pénétrer
ou de se maintenir dans un tel établissement en étant
porteuse d'une arme sans motif légitime est puni
d'une peine de trois ans d'emprisonnement et 45 000 €
d'amende.
Les personnes coupables de l'infraction prévue par
le premier alinéa encourent également les
peines complémentaires suivantes : 1° L'interdiction
des droits civiques, civils et de famille, suivant les modalités
prévues par l'article
131-26 ; 2° L'interdiction de détenir ou
de porter, pour une durée de cinq ans au plus, une
arme soumise à autorisation ; 3° Une peine de
travail d'intérêt général ; 4°
La confiscation d'une ou de plusieurs armes dont le condamné
est propriétaire ou dont il a la libre disposition.
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Harcèlement
à l'école : actualité
[les
assises - les outils] [la
sécurisation des établissements] - Mise
à jour le 24 janvier 2012
Le harcèlement en milieu scolaire ou "micro-violence"
constitue une forme de la violence en milieu scolaire. Moins visible
que les violences verbales, physiques, d'atteinte aux biens ou
d'intrusions, le harcèlement mine, de manière insidieuse
et durable, le climat au sein des écoles et des établissements
scolaires, avec des conséquences extrêmement dommageables,
tant pour les victimes que pour les auteurs (texte
: eduscol - ici
: son riste rénové.]
Lutter contre le harcèlement
à l'école : l'affaire de tous ! [la
brochure correspondante]
Dans le dossier
de presse minsitériel du 24 janvier 2012,
le ministre Luc Chatel...
- rappelle ce qui a été fait fepuis 2010
;
- confirme "une grande campagne [détail]
pour lutter contre le harcèlement à lÉcole
(...) à la fin du mois de janvier 2012" car
il s'agit d'"une violence à bas bruit aux conséquences
parfois dramatiques".
- lance ou promeut :
... " un
site de référence inédit sur le sujet"
avec trois films web pour interpeller et sensibiliser -
... un numéro dappel national "Stop Harcèlement"
: 0808 80 70 10 (appel gratuit depuis téléphones
fixes et portables) ;
... Net Écoute : un numéro vert : 0820 200
000 -- des E-mail [des experts du cyber-harcèlement
répondent aux questions des élèves,
des parents, des
enseignants et professionnels
de l'éducation] -- chat : dialoguez en
direct avec un conseiller Net Écoute de
9h à 19h ;
... des quiz
en ligne pour connaitre votre degré de
conscience du harcèlement ;
... une vidéo
interactive pour comprendre le cyber-harcèlement
réalisée par lassociation e-Enfance
;
- édite en ligne :
... le
livret « Et si on sparlait du harcèlement
à lécole » par les
Petits Citoyens et lUnicef France : parce que le harcèlement
à lÉcole est une souffrance au quotidien
pour de très nombreux enfants, ce livret destiné
aux enfants eux-mêmes vise également à
sensibiliser parents et enseignants à ce sujet ;
... deux guides pour aider à mieux reconnaitre, prévenir
et traiter le harcèlement : "Le
harcèlement entre élèves : le reconnaître,
le prévenir, le traiter"
- pour
lutter contre le cyber-harcèlement entre élèves
[voir aussi internet
responsable] ;
... des vidéos
produites par le CNDP :
** « Vie scolaire et harcèlemeent » par
Bertrand Gardette -
** « Le Cyber harcèlement» par Justine
Atlan - « Réseaux sociaux et harcèlement
» par Anne-Sophie Bordry [application
Facebook contre le harcèlement à l'école]
-
** « Médiation et harcèlement»
[dans le cadre dune situation de harcèlement
à lÉcole] par Monique Sassier -
** « Le professeur et le harcèlement »
[limportance du travail en équipe afin daider
les enseignants à faire face aux situations de harcèlement]
par Jean-Pierre Bellon - ...
- propose des regards sur l'international
:
en Suisse
... depuis le site internet du programme de prévention
santé bernoise "Agier ensemble pour une vie
plus saine" [un kit pédagogique utilisé
dans les écoles suisses pour la mise en place de
programmes de prévention ou de détection du
harcèlement à lécole. Il est
composé dun jeu de rôle et de supports
dinformation aux élèves] ;
au Canada
... depuis le site internet de l'association canadienne
de santé publique (ACSP) [Lassociation indépendante
met en ligne : une
trousse dévaluation de lintimidation,
du harcèlement entre enfants du même âge
en milieu scolaire, afin de donner des pistes pour régler
les conflits / des questions
de lACSP aux enseignants et au personnel de lécoles
à propos des programmes déchec à
lintimidation/au harcèlement]
;
Son plan dactions est
mis en oeuvre à travers : des enquêtes de victimation
; un partenariat avec lassociation e-Enfance et en lien
avec Facebook France pour lutter contre le cyber-harcèlement,
phénomène qui prend de lampleur sur internet
; la diffusion, à la rentrée 2011-2012, à
lensemble de la communauté éducative de
deux guides pratiques pour traiter la question du harcèlement
et du cyber-harcèlement ; la réforme des procédures
et sanctions disciplinaires mise en oeuvre à
la rentrée 2011 ; les orientations
en matière de politique éducative de santé
pour que les élèves soient sensibilisés
au phénomène du harcèlement à
lÉcole.
Harcèlement
à l'école et lutte contre la violence scolaire
: le site d'Eduscol rénové
Soit : ...
... le
harcèlement en milieu scolaire : définition
- conséquences [décrochage
scolaire voire déscolarisation - désocialisation,
anxiété, dépression, somatisation
(maux de tête, de ventre, maladies) - conduites
autodestructrices, voire suicidaires] ;
... Agir
contre la violence : cinq axes d'action [réaliser
des diagnostics de sécurité - désigner
des correspondants pour la sécurité de l'école
- o rganiser des opérations de sécurisation
- créer des équipes mobiles de sécurité
académiques - former les personnels] ;
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Les
assises nationales sur le harcèlement à l'École
Présentation (site
ministériel)
- Les assises nationales sur le harcèlement
à l'École ont été organisées
les 2 et 3 mai 2011 à Paris [la
page de référence minsitérielle].
Ce colloque s'inscrit dans la continuité des États
généraux de la sécurité à
l'École d'avril 2010. Il a pour objectif de proposer
des mesures concrètes pour lutter contre le harcèlement
à l'École. Les vidéos des interventions
sont consultables en ligne [rappel].
Avec :
- des pistes
d'action pour lutter contre la violence à
partir de 2 études de victimisation ;
- des objectifs
et des participant
- Luc Chatel a présenté une
communication relative au plan de prévention et de
lutte contre le harcèlement à lÉcole
lors du conseil des ministres du mercredi 18 mai 2011 (p.
7 du compte-rendu en ligne).
Remise au ministre ... du
rapport
d'Éric Debarbieux sur le harcèlement à
l'école [en
ligne]
Cette étude fait un point sur
la connaissance, au niveau international, des phénomènes
de harcèlement à lécole,
dont le récent rapport Unicef France a montré
limportance au niveau de lécole primaire
française. Il met également en évidence
la nécessité dune
politique nationale sur un sujet encore tabou en France
et sur lequel lensemble de la communauté éducative
doit aujourdhui se mobiliser, à linstar
des dynamiques initiées dans plusieurs pays développés.
[...] Il fait de nombreuses propositions concrètes,
structurées autour de quatre
thèmes : connaissance et reconnaissance du harcèlement
entre pairs, formation et intervention, mobilisation collective,
prévention et sanction. [...] Le ministre présentera
les axes de cette politique lors des assises nationales sur
le harcèlement à lécole qui se
tiendront les 2 et 3 mai prochains, avant lesquelles le rapport
dÉric Debarbieux sera rendu public [ci-dessus]
.
Des outils en ligne
- Une sitographie de l'ESEN (juin 2011)
: le
harcèlement et les brimades entre élèves
(dont documents numériques).
- Lutte contre le cyber-harcèlement entre élèves
: convention entre Luc Chatel et e-Enfance du 3 juin 2011
(texte
en ligne / communiqué
de presse en ligne).
Depuis Eduscol : deux guides
contre le harcèlement
Pour accompagner les équipes éducatives,
le ministère a édité deux guides d'information
(à télécharger au format PDF - en ligne
depuis l 19.09.2011) :
- "Le
harcèlement entre élèves : le reconnaître,
le prévenir, le traiter", écrit
par Nicole Catheline, pédopsychiatre, avec la collaboration
d'Eric Debarbieux. Ce guide vise à sensibiliser l'ensemble
des membres de la communauté éducative au harcèlement
entre élèves et à ses conséquence.
- "Guide
pratique pour lutter contre le cyber-harcèlement entre
élèves" est la mise en pratique
du partenariat entre le ministère de l'éducation
nationale et l'association e-Enfance. Ce guide, qui a reçu
le soutien de Facebook, a vocation à rappeler ce qu'est
un usage d'Internet responsable. Il doit permettre au niveau
des écoles de ne plus laisser sans réponse les
cas de cyber-harcèlement entre élèves.
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Harcèlement
à l'école et politique éducative de santé
[voir
aussi ici]
dans les territoires académiques
Autour de la circulaire
n° 2011-216 du 2 décembre 2011
(nous soulignons)
La politique éducative de santé dans
les territoires académiques- outre "une politique
éducative de santé intégrée au
projet académique et aux projets d'école et
d'établissement. une politique éducative de
santé en cohérence avec la politique publique
de santé" et "un pilotage, un accompagnement
et un partenariat renforcés aux différents échelons"
se structure autour d'"un programme d'actions construit
autour de sept priorités". Parmie celles-ci
: "organiser la prévention des « jeux
dangereux » et participer à
la prévention et à la lutte contre le harcèlement
entre élèves / repérer
les signes d'alerte témoignant du mal-être et
organiser le cas échéant la prise en charge
des élèves repérés, notamment
des victimes ou des auteurs de harcèlement",
action explicitée ainsi en annexe à la même
circulaire dans son objectif 6 : "Repérer les
signes d'alerte témoignant du mal-être et organiser,
le cas échéant, la prise en charge des élèves
repérés [...]". Pour cela il fait : "savoir
reconnaître ces situations qui se manifestent par exemple
par des plaintes somatiques, des troubles du comportement,
pas toujours reconnus comme des signaux d'alarme dans l'établissement
scolaire, peut permettre une prise en charge précoce
et une orientation, si nécessaire, vers les structures
appropriées. [...] - Développer [au niveau
académique] la formation des assistants de service
social au repérage de situations de mal-être
et de souffrances psychiques et de l'ensemble des personnels
sociaux et de santé au phénomène du harcèlement
entre élèves. " [...] Mettre en
place [dans l'établissement scolaire], en particulier
pour les élèves en situation de mal-être,
pour les victimes ou les auteurs de harcèlement, un
examen en commun de leur situation dans le cadre des commissions
éducatives, en y associant les personnels sociaux et
de santé. "
Ressources
[voir
aussi Eduscol]
- Guide Harcèlement
entre élèves : le reconnaître, le prévenir,
le traiter, écrit par Nicole Catheline,
pédopsychiatre, avec la collaboration d'Éric
Debarbieux. Ce guide vise à sensibiliser l'ensemble
des membres de la communauté éducative au harcèlement
entre élèves et à ses conséquences.
- Guide
pratique pour lutter contre le cyber-harcèlement entre
élèves réalisé en partenariat
entre le ministère de l'éducation nationale
et l'association e-Enfance. Ce guide, qui a reçu le
soutien de Facebook, a vocation à rappeler ce qu'est
un usage d'internet responsable. Il doit permettre au niveau
des écoles de ne plus laisser sans réponse les
cas de cyber-harcèlement entre élèves.
Des outils en ligne
Dans le cadre des regards sur l'international
:
en Suisse
... depuis le site internet du programme de prévention
santé bernoise "Agier ensemble pour une vie plus
saine" [un kit pédagogique utilisé
dans les écoles suisses pour la mise en place de programmes
de prévention ou de détection du harcèlement
à lécole. Il est composé dun
jeu de rôle et de supports dinformation aux élèves]
;
au Canada
... depuis le site internet de l'association canadienne de
santé publique (ACSP) [Lassociation indépendante
met en ligne : une
trousse dévaluation de lintimidation, du
harcèlement entre enfants du même âge en
milieu scolaire, afin de donner des pistes pour régler
les conflits / des questions
de lACSP aux enseignants et au personnel de lécoles
à propos des programmes déchec à
lintimidation/au harcèlement]
;
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Violences
des élèves et sanctions : actualités autour
des mesures disciplinaires [nouveaux textes : ci-dessous- eduscol
- nouvelle
échelle des sanctions [voir
le tableau ici]] -
mise à jour le 9 décembre
2011 [retour
au sommaire général]
Le nouveau régime disciplinaire des
élèves (d'après la LIJ d'avril 2012)
La lettre d'information juridique (n° 164 d'avril 2012,
p. 20-22) fait remarquer trois innovations : nouvelle échelle
des sanctions (avec la
mesure de responsabilisation et l'exclusion
temporaire de la classe) à l'article
R. 511-13 du Code de l'éducation - l'inscription
de la procédure disciplinaire dans le code de l'éducation
(art.
R. 421-10-1) - l'obligation d'engager la procédure
disciplinaire pour le chef d'établissement (5°
de l'art.
R. 421-10) - l'institutionnalisation la commission
exécutive (nouvel
art. R. 511-19-1 du Code de l'Education, dont "
Elle a pour mission d'examiner la situation d'un élève
dont le comportement est inadapté aux règles
de vie dans l'établissement et de favoriser la recherche
d'une réponse éducative personnalisée.
Elle est également consultée en cas d'incidents
impliquant plusieurs élèves. La commission éducative
assure le suivi de l'application des mesures de prévention
et d'accompagnement, des mesures de responsabilisation ainsi
que des mesures alternatives aux sanctions"). Après
avoir développé ces innovations, l'article se
clôt par un rappel du sursis possible (prévu
à l'article
R. 511-3 du même code, après le 6°).
Rappel - L'intégralité de la collection depuis
2007 est accessible à l'exception des numéros
des douze derniers mois réservés aux abonnés.
Nouveau au JO de décembre
2011
Au
JO du 9 décembre 2011 - Arrêté
du 30 novembre 2011 fixant les clauses types de la convention
prévue à l'article R. 511-13 [l'échelle
des sanctions à l'encontre des élèves
en EPLE : texte en ligne] du code de l'éducation.
Il s'agit - dans le cadre de la mesure
de responsabilisation [voir
ici] - de la convention-type entre la direction
de l'EPLE (après accord du conseil d'administration)
et la structure susceptible d'accueillir les élèves
concernés [sous statut scolaire et qui restent, à
ce titre, sous l'autorité du chef de son établissement]
afin de déterminer les règles à respecter
pour la mise en uvre d'une telle mesure. Cette convention
précise ses modalités d'exécution : modèle
de documetn à remplir avec intitulés des rubriques
à remplir (article 2), le statut de l'élève
(art. 3), les obligations du responsable de l'organisme d'accueil
(art. 4), et la nécessité pour ce dernier de
se prémunir (assurances : art. 5- en cas d'accident
: art. 6), le suivi du dispositif (art. 7), des modalités
de communication de ce documents (aux responsables légaux
de l'élève - au personnel de l'établissement
et de la structure d'accueil en charge de suivre la réalisation
de la mesure), et de la durée de la convention, modification
et renouvellement (art. 8 et 9).
Eduscol met en ligne
... des fiches ressources sur
les sanctions disciplinaires.
Ont été publiés
au
BOEN spécial n°6 du 25 août 2011
... les décrets
et les circulaires autour des mesures disciplinaires :
- Décret n°2011-728
du 24 juin 2011 relatif à la discipline dans les établissements
d'enseignement du second degré.
Le décret modifie certaines dispositions du code
de l'éducation relatives à la discipline dans
les établissements publics locaux d'enseignement.
L'engagement d'une action disciplinaire sera automatique dans
certains cas de violences verbales, physiques ou d'autres
actes graves.
Afin de responsabiliser les élèves sur les conséquences
de leurs actes, une nouvelle sanction, appelée «
mesure de responsabilisation », est créée.
Cette sanction consiste à participer, en dehors des
heures d'enseignement, à des activités de solidarité,
culturelles ou de formation à des fins éducatives.
Ces activités peuvent être réalisées
au sein de l'établissement ou au sein d'une association,
d'une collectivité territoriale, d'un groupement rassemblant
des personnes publiques ou d'une administration de l'Etat.
Pour rendre à l'exclusion son caractère exceptionnel,
l'exclusion temporaire de l'établissement ne pourra
excéder huit jours, au lieu d'un mois auparavant. L'exclusion
temporaire de la classe (d'une durée de huit jours
au plus) est ajoutée à l'échelle des
sanctions. Dans ce cas, l'élève continue à
être accueilli dans l'établissement.
Enfin une commission éducative est instituée,
qui a notamment pour mission d'examiner la situation d'un
élève dont le comportement est inadapté
aux règles de vie dans l'établissement et de
favoriser la recherche d'une réponse éducative.
Par ailleurs, les articles du code de l'éducation concernant
la discipline dans les établissements d'Etat et les
établissements français en Principauté
d'Andorre sont également modifiés, par
un décret publié au Journal officiel de ce jour
(décret
n° 2011-729 du 24 juin 2011).
- La circulaire
n° 2011-112 du 1 août 2011 relative
au règlement intérieur dans les établissements
locaux d'enseignement
- La
c irculaire n° 2011-111 du
1er août 2011 relative à l'organisation
des procédures disciplinaires dans les collèges,
les lycées et les établissements régionaux
d'enseignement adapté, mesures de prévention
et alternatives aux sanctions (de cefait, changement
du règlement intérieur : voir Le
règlement intérieur dans les établissements
publics locaux d'enseignement, circulaire
n° 2011-112 du 1er août 2011). Au sommaire
:
I - Les punitions scolaires, les sanctions
et les mesures alternatives à la sanction
A. Définitions (1- Les punitions scolaires -- 2
- Les sanctions disciplinaires).
B. Les punitions et les sanctions disciplinaires ...
... liste indicative des punitions - échelle et nature
des sanctions applicables : a) Échelle des sanctions,
b) Nature des sanctions [avertissement,
blâme, mesure
de responsabilisation (1),
exclusion
temporaire de la classe , exclusion temporaire de l'établissement
ou de l'un de ses services annexes (1),
exclusion
définitive de l'établissement (1)
ou de l'un de ses services), annexes -- c) Mesure alternative
aux sanctions 4 et 5 [finalité/régime juridique].
C. Les titulaires du pouvoir disciplinaire en matière
de ...
... punition / sanction disciplinaire [a) Le chef d'établissement
; b) Les conseils de discipline : de l'établissement
/ départemental].
----
(1)
---) La fiche Eduscol "Les
punitions scolaires et les sanctions disciplinaires".
---) Les fiches eduscol : l'exclusion,
la
mesure de responsabilisation, comment
prononcer une sanction,
II - La procédure disciplinaire
A. Une procédure soumise au respect des principes
généraux du droit (1 - Le principe de légalité
des fautes et des sanctions. 2 - La règle «
non bis in idem ». 3 - Le principe du contradictoire
[Eduscol].
4 - Le principe de proportionnalité / 5 - Le principe
de l'individualisation (enoncé du principe, faits
d'indiscipline commis en groupe) [Eduscol]
. 6 - L'obligation de motivation
B. Les modalités de la prise de décision en
matière de sanctions
- 1 - Les mesures conservatoires.
- 2 - La procédure disciplinaire [a) Initiative de
la procédure disciplinaire - b) Hypothèses
où la procédure disciplinaire doit être
obligatoirement engagée - c) Information de l'élève,
de son représentant légal et de la personne
éventuellement chargée de le représenter
- d) Consultation du dossier administratif de l'élève
[Eduscol]
- e) Convocation éventuelle du conseil de discipline
et de l'élève - f) La procédure devant
le conseil de discipline [le
conseil de discipline : Eduscol] - g) Articulation
entre procédure disciplinaire et procédure
pénale - h) Articulation entre procédure disciplinaire
et procédure civile en cas de dommages causés
aux biens de l'établissement].
- 3 - La notification et le suivi des sanctions (a) Notification
- b) Le registre des sanctions - c) Le suivi administratif
des sanctions).
- 4 - Les voies de recours [a) Les recours administratifs
- b) Le recours contentieux].
----
Voir aussi depuis Eduscol : "L'amnistie
et l'effacement administratif des sanctions disciplinaires"
-
III - Les mesures de prévention
et d'accompagnement [Eduscol]
A. Les initiatives ponctuelles de prévention
B. La commission éducative [Eduscol]
: régulation, conciliation et médiation (composition/missions)
C. L'accompagnement en cas d'interruption de la scolarité
liée à une procédure disciplinaire
- 1 - Le principe directeur : préparer la réintégration
de l'élève
- 2 - La poursuite du travail scolaire
D. Les mesures spécifiques d'accompagnement
- 1 - Les dispositifs relais
- 2 - Les établissements de réinsertion scolaire
- 3 - Les dispositifs en partenariat
- 4 - Les dispositifs d'aide aux victimes.
IV - Pilotage académique
V - Entrée en vigueur de la réforme des procédures
disciplinaires
1- Une nouvelle échelle des sanctions applicables
dès la rentrée scolaire
2- La modification du règlement intérieur
Des procédures disciplinaires
automatiques dans les cas les plus graves (eduscol)
Les procédures disciplinaires sont automatiquement
engagées [fiche
Eduscol] :
- quand un élève est l'auteur de violences verbales
envers un membre du personnel de l'établissement ;
- quand un élève commet un acte grave envers
un membre du personnel ou un élève ;
- quand un élève est l'auteur de violences physiques
envers un membre du personnel de l'établissement.
Dans le dernier cas, le chef d'établissement saisit
obligatoirement le conseil de discipline.
De la commission de vie scolaire
à la commission adminstrative
La commission éducative se substitue désormais
à la commission de vie scolaire avec un renforcement
de son rôle. A la différence de la situation
antérieure, elle est obligatoirement constituée
dans chaque établissement. Elle est réunie en
tant que de besoin selon les modalités prévues
par le conseil d'administration de l'établissement
scolaire. Ses travaux ne sont pas un préalable à
l'engagement d'une procédure disciplinaire. Sa réunion
permet de croiser les regards et les compétences, notamment
celles des personnels de santé et sociaux de l'établissement
[détail
: eduscol].
Fiches ressources sur les
sanctions disciplinaires (depuis
eduscol)
[voir aussi ici]
Une nouvelle échelle
des sanctions [voir
le tableau ici]
Soit : avertissement - blâme
- mesure de responsabilisation - exclusion temporaire de la
classe - exclusion temporaire de l'établissement -
exclusion définitive de l'établissement .
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Violences
des élèves et sanctions : généralités
Aide au diagnostic de sécurité
en milieu scolaire face à la violence
Eduscol présente
et met en ligne (18.03.08) un guide
pour un diagnostic de sécurité partagé
dans un établissement scolaire (DSPES).
Ce diagnostic, préalable à l'élaboration
d'un plan de prévention de la violence (voir art.
30-4 du décret
n° 85-924 modifié par le décret n°
2005-1145 autour des attributions du CESC), présente
la mise en fiche des observations menées avec le correspondant
de police ou de gendarmerie (contexte ... dont sécurisation
des locaux ou abords)), puis les données elles-mêmes
(données de vie scolaire, nombre d'incidents avec lieux
et circonstances etc...)
- 21 janvier 2008 : le ministre X. Darcos (actualité
minsitérielle) "s'est rendu dans
l'académie d'Amiens pour un déplacement
consacré à la prévention et à
la lutte contre la violence scolaire. Si l'académie
d'Amiens n'est pas la plus touchée par la violence
scolaire, des actions de prévention efficaces y sont
menées avec les différents partenaires régionaux."
Il y contre-signe une convention de partenariat dans le cadre
de la convention initiadroit (ci-dessous).
- Le 16 janvier 2008, le ministre de l'Education nationale
signe avec le ministère de la Justice la
convention Initiadroit (discours
du ministre EN en ligne) et annonce un chantier pour rédiger
un code de la paix scolaire national,
référence pour la communauté éducative
et les sanctions disciplinaires (voir
plus de détails ici).
- Extrait du discours
de X. Darcos le 11.12.2007 :"Les enseignants doivent
aussi, comme leurs élèves, pouvoir bénéficier
de la sérénité nécessaire à
la transmission du savoir. Je n'accepte pas qu'ils soient
vilipendés, insultés, provoqués ou même
frappés. Un enseignant n'est pas seulement un agent
du service public, il est un auteur de destins dont la fonction
doit être respectée en toutes circonstances.
C'est la raison pour laquelle, je me suis entretenu, avec
Rachida Dati, de deux projets qui me tiennent particulièrement
à cur et qui devraient voir une issue favorable
au cours des prochaines semaines. Tout d'abord, je souhaite
que les agressions verbales ou physiques, perpétrées
à l'encontre d'un enseignant en raison de sa fonction,
quel que soit le lieu de l'infraction, puissent constituer
des circonstances aggravantes.
Par ailleurs, j'ai proposé à Rachida Dati que
la convention, signée entre le ministère de
la Justice et l'académie de Paris, pour permettre un
traitement en temps réel des infractions à caractère
pénal commises dans le cadre de l'institution scolaire
soit étendue à toutes les académies.
J'ai demandé, par ailleurs, qu'un délégué
du procureur soit désigné pour chaque établissement
scolaire, et que les équipes de direction de l'établissement
n'hésitent pas à lui signaler tous les incidents
qui seront à déplorer."
Prévention des actes
de violences commis en milieu scolaire
Textes officiels [le
règlement intérieur]
- La lutte contre la violence scolaire
à l'école : le BOEN
hors-série n° 11 du 15 octobre 1998 définit
les types d'infractions (guide
pratique en ligne).
L'Observatoire Européen de la Violence en Milieu Scolaire
: site
en ligne.
Recommandations officielles et autres...
- La circulaire du recteur de l'académie
d'Amiens en date du 26 octobre 2007 rappelle l'organisation
des procédures disciplinaires au sein des EPLE [en
ligne].
- Depuis Eduscol,
: un mémento de conduites à tenir en cas de
violences scolaires (en
ligne) - «faits ou situations d'insécurité
dans les établissements scolaires ou à leurs
abords -: un Questions-Réponses»
- un guide
pratique «Réagir face aux violences»
destiné aux enseignants et aux équipes éducatives
victimes ou témoins de violence
Mais aussi...
- Comportement perturbateur, difficultés d'attention
entre 3,5 ans et 8 ans : le site de l'université
de Paris 5.
Des guides pour réagir aux violences
en milieu scolaire: guide
national et académies : Aix-Marseille
- Amiens
- Orléans-Tours
-
Les punitions scolaires et les sanctions disciplinaires sur
Eduscol.
Le conseil de discipline pour les
élèves
Collège et lycée : conseil de discipline, le
site
du service public, le site
d'Edsucol avec rappel de la liste des sanctions devant
figurer au règlement intérieur [avertissement,
blâme,exclusion temporaire (maximum un mois), assortie
ou non d'un sursis et exclusion définitive (assortie
ou non d'un sursis)] et de celles qui peuvent y figurer.
Divers
La violence scolaire et ses causes internes : le site
académique d'Amiens.
- Des ressources dans le réseau
SCEREN/CNDP
Voir aussi les bibliographies des : académie
de Créteil - CRDP
de Dijon - IUFM
d'Aix-Marseille - etc...
Des sites
- L'autorité et l'école : fin de système
(en
ligne). Violence a l'école et éthnicité
(format
pdf)
Des ouvrages
- L'École contre la violence : recommandations
pour un établissement scolaire mobilisé. 1 ouvrage
690B3371 9,00 EUR (extraits
au téléchargement et en savoir plus).
- Absentéisme et violence à l'école
au CRDP de Grenoble (en
savoir plus).
Des DVD
- Violence scolaire : comprendre, agir. - Montpellier : CRDP
du Languedoc-Roussillon, 2004 - 1 DVD vidéo et DVD
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Ce film, réalisé par l'Institut de recherche
sur la résolution non-violente des conflits, présente
quatre expériences qui permettent d'apprendre à
aborder les conflits et de rendre constructive l'expérience
vécue par chacun.
- Violence à l'école... violence de l'école.
- Strasbourg : CRDP d'Alsace, 1996 - 1 vidéocassette,
20 min
La « violence à l'école » ne recouvre
pas comme on le pense souvent des agressions sur des personnes
ou des biens commises par des jeunes plus ou moins marginalisés.
L'école n'est pas toujours une victime innocente ;
peut-être subit-elle elle-même la violence qu'elle
génère.
- Violence scolaire - Collection : Ressources formation vidéo/multimédia
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Sanctions
des élèves : généralités [point
juridique et jursiprudence]
- Elèves en EPLE (collège/lycées)
Fonctionnement des collèges et des lycées : comment
prononcer une sanction, des fiches
partiques depuis Eduscol - organisation des procédures
disciplinaires (ibidem)
-
Procédures disciplinaires et sanctions des élèves
au BO spécial 8 du 13 juillet 2000 : le site
académique d'Amiens (voir aussi les sites
académiques : de
la Guadeloupe - de
Rouen : mis en ligne en 2009).
Des ressources depuis le site de l'ESEN : conseil
de discipline (voir aussi ici) - contestation
de sanction et d'un article du règlement intérieur
- traitement
de la violence et des incivilités : cas pour le concours
d epersonnels de direction - étude
de cas : procédure disciplinaire -
-
Les sanctions dans le réglement intérieur : le code
de l'Education
- Décret au JO
du 20 mai 2009 : il est créé au sein du livre
V du Code de l'Education une partie réglementaire. Celleci
comprend des articles identifiés par un « R »
qui correspondent aux dispositions relevant d'un décret
en Conseil d'Etat et d'autres articles identifiés par
un « D » qui correspondent aux dispositions relevant
d'un décret.
- Pour les sanctions et les procéduires disciplinaires
dans le étalbissements scolaires du 2e degré,
elle intègre les dispostions prévue par le décret
n° 85-1348 du 18 décembre 1985 relatif aux procédures
disciplinaires dans les collèges, les lycées et
les établissements d'éducation spéciale
et par tous les textes qui s'y rattachent (décrets qui
le modientns comme le décret n°2000-633
du 6 juillet 2000 - voir
le site d'Eduscol). De ce fait, ces derniers textes sont
abrogés.
- La structure concernée du nouveau code est la suivante
:
Livre V - Vie scolaire
... Titre I - Droits et obligations des élèves
: chapitre unique
..... Section 2 : régime disciplinaire
.........
Sous-section 1 : sanctions disciplinaires applicables aux
èlèves du 2e degré
......... Sous-section
2 : le conseil de discipline de l'établissement [paragraphe
1 : composition - par.
2 : compétence - par.
3 : procédure disciplinaire].
......... Sous
section 3 : le conseil de discipline départemental[paragraphe
1 : compostion - par. 2 : compétence - par. 3 : procédure
disciplinaire].
......... Sous-section
4 : dispostions communes au conseil de discipline de l'établissement
et au conseil de discipline départemental.
......... Sous
section 5 : appel des décisions du conseil de discipline
de l'établissement ou du conseil de discipline départemental.
- Article
R. 511-1 - Les modalités d'exercice
des libertés d'information, d'expression et de réunion
dont disposent les élèves des établissements
publics locaux d'enseignement, des établissements d'Etat
d'enseignement du second degré relevant du ministre chargé
de l'éducation et des établissements d'enseignement
du second degré relevant des communes ou des départements,
ainsi que les obligations qui leur sont applicables, sont déterminées
par le règlement intérieur de l'établissement.
Le règlement intérieur détermine également
les modalités de la prise en charge progressive par les
élèves de la responsabilité de certaines
de leurs activités et les modalités de l'obligation
d'assiduité à laquelle ils sont soumis.
- Peut-on contester un article du règlement intérieur
autour des sanctions ? L'étude
de cas juridique de l'ESEN atour de la confiscation d'un
portable de lycéenne par un proviseur.
Les
sanctions des élèves en EPLE dans le code de l'éducation
-
Récapitulatif
|
Les sanctions
disciplinaires
|
Du côté
de l'élève convoqué
|
Procédures
d'appel
|
Avant la sanction : prélalable
-
Article R.
511-12
Echelle des sanctions : R.
511-13
Prononcé des sanctions : le chef d'établissement
: R.
511-14 |
- Précisions obligatoires
de la convocation : D.511-32,
...
- son dossier est porté à sa connaissance comme
à celle de ses défenseurs et des membres du
conseil de discipline : D.511-32,
...
Le chef détablissement et le conseil informent autour
de ce droit.
- L'élève peut être exclu à titre
conservatoire de l'EPLE en attendant sa comparution : D.
511-33 ; en cas d'infaraction pendant cete prériode,
elle peut être jointe ...: D.
511-48. |
- Devant le Recteur
Toute décision du conseil de discipline de l'établissement
ou du conseil de discipline départemental peut être
déférée au recteur de l'académie,
dans un délai de huit jours à compter de sa
notification écrite, soit par le représentant
légal de l'élève, ou par ce dernier s'il
est majeur, soit par le chef d'établissement.
Le recteur d'académie décide après avis
d'une commission académique (1)
(R.
511-49).
Même en ce dernier cas, la décision est exécutoire
et, pendant ce temps, l'élève peut être
exclu : D.
511-50.
(1) Composition en D.
511-51 où les droits de la défense sont
les mêmes que pour le conseil de discipline : D.
511-52 - Devant la juridication administrative
Au préalable, il faut avoir saisi le recteur
: D.
511-53.
|
|
|
|
|
| Le conseil
de discipline |
Autres procédures
disciplinaires
|
Sanctions à
l'encontre des élèves : rappels
|
1 -
composition
Composition : R. 511-20,
dont...
... élection des représentants des personnels
et des parents d'élèves : R.
511-21 et date/modalites des élections : R.
511-22.
2 -
compétence / procédures
Compétence à l'égard de l'élève
(D.
511-25), ...
... inscrit dans l'établissement, ...
... quel que soit le lieu de l'infraction
Le rôle du chef d'établissement :
R. 511-27.
C'est lui qui le saisit [et qui justiife son éventuel
refus d'y recourir : R.
511-30] et le convoque [D.
511-31], Il prononce la sanction. En cas de partage des
voix, la sienne est prépondérante. |
- Cas d'impossibilité de siéger
pour un parent ou un élève : D.
511-34 ;
- Déroulé de la séance, quorum, secrétariat
: D.
511-35/-36
;
- Possible obligation pour les délégués
de classe de quitter le conseil : D.
511-37 ;
- Introduction de l'élève informé de
la sa sanction prise : D.
511-38 ;
- Le conseil entend l'élève (et ses défenseurs)
puis d'autres personnes : D.
511-39 .
- Cas de poursuites pénales et disciplinaires simultanées
: D.
511-47.
|
|
|
| |
Lutter
contre la violence à l'école : l'échelle
des sanctions avec jurisprudences [échelle des sanctions
- avertissement,
blâme -
mesure
de responsabilisation
- exclusion
temporaire -
exclusion
définitive]
La nouvelle échelle
des sanctions
A compter du 1er septembre 2011, nouvel
article R. 511-13 du code de l'éducation
:
I. - Dans les collèges et lycées relevant
du ministre chargé de l'éducation, les sanctions
qui peuvent être prononcées à l'encontre
des élèves sont les suivantes :
1° L'avertissement ;
2° Le blâme ;
3° La mesure de responsabilisation [nouveau
: voir ici] ;
4° L'exclusion temporaire de la classe. Pendant l'accomplissement
de la sanction, l'élève est accueilli dans l'établissement.
La durée de cette exclusion ne peut excéder
huit jours ;
5° L'exclusion temporaire de l'établissement ou
de l'un de ses services annexes. La durée de cette
exclusion ne peut excéder huit jours ;
6° L'exclusion définitive de l'établissement
ou de l'un de ses services annexes.
Les sanctions peuvent être assorties d'un sursis total
ou partiel.
Le règlement intérieur reproduit l'échelle
des sanctions et prévoit les mesures de prévention
et d'accompagnement ainsi que les modalités de la mesure
de responsabilisation.
Modification
du règlement intérieur
(texte
: eduscol)
- L'article R.511-13 du code de l'éducation
issu du nouveau décret précise que « le
règlement intérieur reproduit l'échelle
des sanctions et prévoit les mesures de prévention
et d'accompagnement ainsi que les modalités de la mesure
de responsabilisation ». Par conséquent, une
modification des règlements intérieurs est à
prévoir.
- Dans cette optique, il s'agit d'associer l'ensemble des
membres de la communauté éducative et de créer
les conditions d'une véritable concertation pour que
le règlement intérieur soit le résultat
d'un travail collectif permettant une meilleure appropriation
des dispositions qu'il contient.
- Le règlement intérieur [texte
en ligne] rappellera les règles de civilité
et de comportement du collégien. Un modèle de
charte (1) sera annexé à la circulaire relative
au règlement intérieur. Par ailleurs, le règlement
intérieur pourra apporter des précisions concernant
les notions de violences verbales, d'actes graves compte tenu
du fait qu'une procédure doit obligatoirement être
engagée lorsque de tels actes sont commis par les élèves.
------
(1) Charte des règles de civilité du collégien
Le collège est un lieu d'instruction, d'éducation
et de vie collective où s'appliquent les valeurs de
la République : liberté, égalité,
fraternité, laïcité. La mise en pratique
de ces valeurs au sein du collège permet d'offrir un
cadre de vie propice aux apprentissages et à la réussite
de tous.
Pour cela, chacun doit connaître, s'approprier et appliquer
les règles communes.
La présente charte reprend les principaux éléments
du règlement intérieur sous une forme simplifiée.
Ces règles sont les conditions du « vivre ensemble
» dans le collège.
Chaque élève doit donc s'engager personnellement
à les respecter dans la classe, dans l'établissement
et à ses abords.
Respecter les règles de la scolarité
[Respecter : l'autorité des professeurs ; les horaires
des cours et des activités pour lesquelles un engagement
a été pris - se présenter avec son carnet
de correspondance et le matériel nécessaire
- faire les travaux demandés par le professeur - entrer
en classe et circuler dans les couloirs calmement - entrer
au collège avec une tenue vestimentaire convenable
-
- adopter un langage correct].
Respecter les personnes [Avoir
un comportement respectueux envers les adultes et les autres
élèves à l'intérieur ou à
l'extérieur de l'établissement, y compris à
travers l'usage d'internet - être attentif aux autres
et solidaire des élèves plus vulnérables
- briser la loi du silence en cas de souffrance d'un ou plusieurs
élèves - ne jamais mettre en cause ou se moquer
d'un adulte ou d'un élève pour quelque raison
que ce soit - - refuser tout type de violence ou de harcèlement
- respecter et défendre le principe absolu d'égalité
entre les filles et les garçons et les règles
de la mixité - ne pas avoir un comportement violent,
ni participer à un jeu qui viserait à blesser
un camarade physiquement ou moralement - respecter l'interdiction
d'utiliser son téléphone portable pendant les
cours et les activités éducatives ;
- ne pas utiliser son téléphone portable pour
filmer et diffuser des images portant atteinte à la
dignité des personnes - faciliter et respecter le travail
des agents d'entretien - respecter les personnes, avoir un
comportement correct à l'occasion des sorties scolaires
ainsi qu'aux environs immédiats de l'établissement.]
Respecter les biens communs [Respecter
le matériel de l'établissement, ne pas écrire
sur le mobilier, ni sur les murs - garder les locaux et les
sanitaires propres - ne pas utiliser les extincteurs et les
alarmes sans raison valable - respecter les principes d'utilisation
des outils informatiques - ne pas dégrader les véhicules
de transport scolaire].
Le respect de l'ensemble de ces règles participe à
instaurer un climat de vie favorable dans le collège,
à développer une confiance partagée entre
adultes et élèves et à créer un
esprit de solidarité entre élèves.
Il permet à la communauté éducative de
développer un contexte propice aux enseignements et
à l'épanouissement des capacités et des
compétences de chaque collégien.
Par la mise en pratique de ces règles, chaque élève
contribue à ce que tous soient heureux d'aller au collège
et d'y travailler.
La
nouvelle échelle des sanctions : l'avertissement et le
blâme
"L'avertissement, loin d'être symbolique,
constitue une sanction. Premier grade dans l'échelle
des sanctions, l'avertissement peut contribuer à prévenir
une dégradation du comportement de l'élève.
Comme les autres sanctions, il est porté au dossier
administratif de l'élève qui est informé
de cette inscription".
" Le blâme constitue un rappel à
l'ordre écrit et solennel. Les observations adressées
à l'élève présentent un caractère
de gravité supérieure à l'avertissement.
Comme les autres sanctions, le blâme doit faire l'objet
d'une décision dûment notifiée à
l'intéressé ou à son représentant
légal par le chef d'établissement. L'élève
doit certifier en avoir pris connaissance. Cette décision,
versée à son dossier administratif, peut être
suivie, au besoin, d'une mesure d'accompagnement de nature
éducative"(circulaire
n° 2011-111 du 1-8-2011).
Nouveauté
dans l'échelle des sanctions : la mesure de responsabilisation
(présentation ci-dessous - définition,
une mesure alterrnative, modèle
de convention) - Mise
à jour le 12 janvier 2012
Le nouvel article
R 511-13 du Code de l'Education
"I. - Dans les collèges et lycées relevant
du ministre chargé de l'éducation, les sanctions
qui peuvent être prononcées à l'encontre
des élèves sont les suivantes :
- 1° L'avertissement ;
2° Le blâme ;
3° La mesure de responsabilisation [nouveau]"
;[...].
Actualité
Eduscol met
en ligne le 22 février 2012 les questions-réponses
sur la mesure de responsabilisation et l'ouverture
par le Directeur général de l'enseignement
scolaire du séminaire Réforme des mesures
disciplinaires au collège et au lycée
des 6 et 7 février 2012.
Présentation
"La nouvelle échelle de sanctions comprend
notamment les mesures de responsabilisation, sanctions de
nature à éviter un processus de déscolarisation
tout en permettant à l'élève de témoigner
de sa volonté de conduire une réflexion sur
la portée de son acte tant à l'égard
de la victime éventuelle que de la communauté
éducative". [...]
"Autant que faire se peut, il convient donc de privilégier
le recours à des sanctions éducatives destinées
à favoriser un processus de responsabilisation, en
faisant prendre conscience à l'élève
de l'existence de règles, de leur contenu et des
conséquences de leur violation pour lui-même,
la victime éventuelle et la communauté éducative
tout entière.
Toute sanction doit être explicitée à
l'élève et aux détenteurs de l'autorité
parentale, ce dialogue doit leur permettre de comprendre
la portée et le sens de la décision prise.
En outre, toute sanction sera d'autant mieux suivie d'effets
que les parents auront été avisés et
convaincus des motifs de celle-ci, faisant ainsi de ceux-ci
des partenaires de l'école dans l'intérêt
éducatif de leur enfant.
Par ailleurs, la création d'une commission éducative
dans chaque établissement doit permettre la recherche
et l'élaboration d'une solution éducative
personnalisée"(circulaire
n° 2011-111 du 1-8-2011).
Voir aussi la 2e partie de l'article
R
511-13 du code de l'éducation (suite
au décret..., art. 6)
"La mesure de responsabilisation prévue au 3°
du I consiste à participer, en dehors des heures
d'enseignement, à des activités de solidarité,
culturelles ou de formation à des fins éducatives.
Sa durée ne peut excéder vingt heures. Lorsqu'elle
consiste en particulier en l'exécution d'une tâche,
celle-ci doit respecter la dignité de l'élève,
ne pas l'exposer à un danger pour sa santé
et demeurer en adéquation avec son âge et ses
capacités. Elle peut être exécutée
au sein de l'établissement, d'une association, d'une
collectivité territoriale, d'un groupement rassemblant
des personnes publiques ou d'une administration de l'Etat.
Un arrêté ministériel fixe les clauses
types de la convention qui doit nécessairement être
conclue entre l'établissement et la structure susceptible
d'accueillir des élèves dans le cadre de mesures
de responsabilisation.
"L'accord de l'élève, et, lorsqu'il est
mineur, celui de son représentant légal, est
recueilli en cas d'exécution à l'extérieur
de l'établissement. Un exemplaire de la convention
est remis à l'élève ou à son
représentant légal.
"La mise en place d'une mesure de responsabilisation
est subordonnée à la signature d'un engagement
par l'élève à la réaliser".
A noter
La mesure de responsabilisation est effacée du dossier
administratif de l'élève à l'issue
de l'année scolaire. Mais "un élève
peut demander l'effacement des sanctions inscrites dans
son dossier administratif lorsqu'il change d'établissement"
(circulaire
n° 2011-111 du 1-8-2011).
Mesure
de responsabilisation : définition (circulaire
n° 2011-111 du 1-8-2011)
"La mesure de responsabilisation consiste à
participer, en dehors des heures d'enseignement, à
des activités de solidarité, culturelles ou
de formation ou à l'exécution d'une tâche
à des fins éducatives pendant une durée
qui ne peut excéder vingt heures.
Elle peut se dérouler au sein de l'établissement.
Dans l'hypothèse où elle n'est pas effectuée
dans l'établissement mais au sein d'une association,
d'une collectivité territoriale, d'un groupement
rassemblant des personnes publiques ou d'une administration
de l'État, l'accord de l'élève et,
lorsqu'il est mineur, celui de son représentant légal
doit être recueilli. Le refus de l'élève
ne peut l'exonérer de la sanction qui devra alors
être exécutée au sein de l'établissement.
Une convention de partenariat entre l'établissement
et l'organisme d'accueil doit avoir été autorisée
par le conseil d'administration préalablement à
l'exécution de la mesure. Un arrêté
ministériel fixe les clauses-types de la convention.
Le même arrêté décrit les informations
qui doivent figurer dans le document signé par le
chef d'établissement, le représentant légal
et le responsable de la structure d'accueil, afin de définir
les modalités d'exécution de la mesure de
responsabilisation.
L'exécution de la mesure de responsabilisation doit
demeurer en adéquation avec l'âge de l'élève
et ses capacités. Toute activité ou tâche
susceptible de porter atteinte à la santé
et à la dignité de l'élève est
interdite. Il appartient aux chefs d'établissement
d'exercer un contrôle sur le contenu des activités
ou tâches réalisées par l'élève
afin de s'assurer que la nature et les objectifs de la mesure
de responsabilisation sont conformes à l'objectif
éducatif assigné à celle-ci.
La portée symbolique et éducative de la démarche
doit primer sur le souci de la réparation matérielle
du dommage causé aux biens ou du préjudice
causé à un autre élève. Par
exemple, dans le cas d'un propos injurieux envers un camarade
de classe, l'élève sanctionné pourra
avoir à réaliser une étude en lien
avec la nature du propos qu'il a tenu ou, dans le cas du
déclenchement d'une alarme, mener une réflexion
sur la mise en danger d'autrui ou être invité
à rencontrer des acteurs de la protection civile.
Dans le cadre de cette démarche, l'engagement de
l'élève à réaliser la mesure
de responsabilisation est clairement acté.
Il est souhaitable qu'à l'issue de la mesure le chef
d'établissement en fasse un bilan avec l'élève
et ses parents".
Mesure de responsabilisation, mesure
alternative
"Une mesure de responsabilisationpeut être proposée
à l'élève comme alternative aux sanctions
4°) et 5°) [exclusion
temporaire de la classe / exclusion temporaire de l'établissement
ou de l'un de ses services] de l'article R. 511-13
du code de l'Éducation, ce qui suppose, par définition,
que l'une de celles-ci ait fait l'objet d'une décision
dûment actée. Si le chef d'établissement
ou le conseil de discipline juge opportun de formuler une
telle proposition à l'élève, elle doit
recueillir, ensuite, l'accord de l'élève et
de son représentant légal s'il est mineur"
(circulaire
n° 2011-111 du 1-8-2011).
Mesure
de responsabilisation : modèle de convention EPLE/structure
d'accueil
Au
JO du 9 décembre 2011 - Arrêté
du 30 novembre 2011 fixant les clauses types de la convention
prévue à l'article R. 511-13 [l'échelle
des sanctions à l'encontre des élèves
en EPLE : texte en ligne] du code de l'éducation.
Il s'agit - dans le cadre de la
mesure de responsabilisation [voir
ici] - de la convention-type entre la direction
de l'EPLE (après accord du (après accord du
conseil d'administration) et la structure susceptible d'accueillir
les élèves concernés [sous statut scolaire
et qui restent, à ce titre, sous l'autorité
du chef de son établissement] afin de déterminer
les règles à respecter pour la mise en uvre
d'une telle mesure. Cette convention précise ses
modalités d'exécution : modèle de documetn
à remplir avec intitulés des rubriques à
remplir (article 2), le statut de l'élève
(art. 3), les obligations du responsable de l'organisme
d'accueil (art. 4), et la nécessité pour ce
dernier de se prémunir (assurances : art. 5- en cas
d'accident : art. 6), le suivi du dispositif (art. 7), des
modalités de communication de ce documents (aux responsables
légaux de l'élève - au personnel de
l'établissement et de la structure d'accueil en charge
de suivre la réalisation de la mesure), et de la
durée de la convention, modification et renouvellement
(art. 8 et 9).
Dans ce cadre, le BOEN du 12 janvier 2012 publie
les "clauses
types de la convention prévue à l'article
R. 511-13 du code de l'éducation"
[ci-dessus].
Sanctions
des élèves : exclusion temporaire
Définitions / mesure alternative
correspondante
Extraits de la circulaire
n° 2011-111 du 1er août 2011 :
L'exclusion temporaire de la classe [n° 4 dans l'échelle
des sanctions] ]peut être prononcée si un élève
perturbe plusieurs cours de façon répétitive.
Cela suppose une concertation, en amont, entre les différents
membres de l'équipe pédagogique et éducative.
Cette concertation est essentielle afin de garantir la portée
éducative de la sanction. L'exclusion de la classe,
dont la durée maximale est de huit jours, s'applique
à l'ensemble des cours d'une même classe. Elle
n'est pas assimilable à l'exclusion du cours qui
relève, quant à elle, du régime des
punitions. Pendant l'exclusion de la classe, l'élève
est accueilli dans l'établissement.
L'exclusion temporaire de l'établissement
[n° 5 dans l'échelle des sanctions] ou de l'un
de ses services annexes, qu'elle ait été prononcée
par le chef d'établissement ou le conseil de discipline,
est désormais limitée à huit jours,
de façon à ne pas compromettre la scolarité
de l'élève.
Mesure alternative aux sanctions 4°) et 5°) prévues
à l'article R. 511-13 du code de l'Éducation
Une mesure
de responsabilisation peut être proposée
à l'élève comme alternative aux sanctions
4°) et 5°) de l'article R. 511-13 du code de l'Éducation,
ce qui suppose, par définition, que l'une de celles-ci
ait fait l'objet d'une décision dûment actée.
Si le chef d'établissement ou le conseil de discipline
juge opportun de formuler une telle proposition à
l'élève, elle doit recueillir, ensuite, l'accord
de l'élève et de son représentant légal
s'il est mineur.
1) Finalité
Cette alternative doit permettre à l'élève
de manifester sa volonté de s'amender à travers
une action positive.
Il s'agit pour l'élève de participer en dehors
du temps scolaire à des activités de solidarité,
culturelles ou de formation au sein de l'établissement,
d'une association, d'une collectivité territoriale,
d'un groupement rassemblant des personnes publiques ou d'une
administration de l'État, afin de développer
chez lui le sens du civisme et de la responsabilité.
Elle peut consister en l'exécution d'une tâche
visant à compenser le préjudice causé.
2) Régime juridique
La possibilité de prononcer une mesure alternative
à la sanction n'est envisageable que dans l'hypothèse
d'une exclusion temporaire de la classe ou d'une exclusion
temporaire de l'établissement ou de l'un de ses services
annexes.
Elle obéit au même régime juridique
que la mesure de responsabilisation prononcée à
titre de sanction (durée maximale de 20 heures, signature
préalable d'une convention de partenariat en cas
d'exécution à l'extérieur de l'établissement,
accord de l'élève et de son représentant
légal s'il est mineur, sur les modalités de
réalisation de la mesure à l'extérieur
de l'établissement, contrôle du chef d'établissement,
engagement écrit de l'élève à
la réaliser).
Cette démarche de nature éducative s'inscrit
dans un processus de responsabilisation. Lorsque l'élève
a respecté son engagement, la mention de la sanction
initialement prononcée est retirée du dossier
administratif de l'élève, au terme de l'exécution
de la mesure de responsabilisation ; seule la mesure alternative
à la sanction y figure.
L'élève et son représentant légal,
s'il est mineur, sont avertis que le refus d'accomplir la
mesure proposée a pour effet de rendre exécutoire
la sanction initialement prononcée et son inscription
dans le dossier administratif de l'élève.
Le renoncement à la mesure alternative par l'élève
au cours de son exécution a les mêmes conséquences.
À noter...
... l'exclusion temporaire de l'établissement de
plus de 8 jours est supprimée.
Jurisprudence avant
sept. 2011
- Conseil de discipline - Faute en
dehors de l'établissement - Exclusion temporaire
- Sanction justifiée. TA Paris, Mme B., 17
novembre 2005, n° 0501809 (LIJ
n° 101, janv. 2006, p. 7)
Cette sanction, motivée par la réalisation
du dessein collectif de plusieurs élèves d'agresser
un autre lycéen pour lui voler son scooter - a été
prononcée par le Recteur - lequel "pouvait légalement
substituer à titre rétroactif sa propre décision
à celle du conseil discipline", cas prévu
par l'article 531-1 du décret n° 85-924 du 30.08.1985
modifié. Le fait que l'agression "a leu lien
en dehors du lycée" n'y change rien, eu égard
aux circonstances.
- Conseil de discipline - Exclusion
définitive - Fait de violence commis à l'encontre
d'un professeur. TA Versailles, 13 novembre 2007,
M. W et Mme A., n ° 0600723 (LIJ
n° 121, p. 10).
Après des violences physiques en EPS contre son
professeur, elles-mêmes dans la suite d'une série
d'autres violences, un élève a été
exclu d'abord sur décision du conseil de discipline,
puis du Recteur - laquelle se substitue à la première.
Cette dernière a été pise dans les
délais légaux après procédure
contradictoire devant la commission académique. De
ce fait, d'éventuelles irrégularités
en conseil de discipline sont effacées. Le tribunal
rejette la plainte des parents et confirme que le recteur
n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation
Voir aussi article
8 du décret
n° 85-1348 du 18.12.1985 (extrait) : "Lorsque
la décision du conseil de discipline ou du conseil
de discipline départemental est déférée
au recteur d'académie en application de l'article
31, alinéa 4, du décret
n° 85-924 du 30 août 1985.
Exclusion de l'élève
: jurisprudence avant mai 2009 (pour mémoire)
Conseil de discipline - Faute en dehors
de l'établissement - Exclusion temporaire - Sanction
justifiée. TA Paris, Mme B., 17 novembre 2005,
n° 0501809 (LIJ
n° 101, janv. 2006, p. 7)
Cette sanction, motivée par la réalisation
du dessein collectif de plusieurs élèves d'agresser
un autre lycéen pour lui voler son scooter - a été
prononcée par le Recteur - lequel "pouvait légalement
substituer à titre rétroactif sa propre décision
à celle du conseil discipline", cas prévu
par l'article 5=31-1 du décret n° 85-924 du 30.08.1985
modifié.. Le fait que l'agression "a leu lien
en dehors du lycée" n'y change rien, eu égard
aux circonstances.
Sanctions
des élèves : exclusion définitive [voie
de recours - matérialité
des faits - quelques
causes d'exclusion]- mise à jour le 2 mars
2012
Définition (n°
6 dans l'échelle des sanctions)
L'exclusion définitive de l'établissement
ou de l'un de ses services annexes peut avoir des conséquences
préjudiciables à la scolarité de l'élève
et apporte rarement une solution durable au problème
posé. Le conseil de discipline est seul compétent
pour prononcer cette sanction.
Lorsque l'exclusion définitive de l'établissement
apparaît néanmoins inévitable et en
particulier lorsque l'élève est encore soumis
à obligation scolaire, l'inspecteur d'académie-directeur
des services départementaux de l'Éducation
nationale, informé dès le début de
la procédure, doit veiller à une réaffectation
concomitante afin de garantir la continuité de la
scolarité de l'élève ; un accueil spécifique
devra être mis en place dans le nouvel établissement
d'affectation pour favoriser son intégration.
En application de l'article D. 511-30 du code de l'Éducation
[en
ligne], si l'élève a déjà
fait l'objet d'une exclusion définitive au cours
de l'année scolaire, l'information préalable
de l'inspecteur d'académie-directeur des services
départementaux de l'Éducation nationale, est
obligatoire.
En application de l'article L. 131-6 du code de l'Éducation
[en
ligne], le maire de la commune où est
domicilié l'élève doit être informé
de la durée des sanctions d'exclusion temporaire
ou définitive de l'établissement prononcées
à l'encontre des élèves, afin de lui
donner la possibilité de prendre les mesures à
caractère social ou éducatif appropriées,
dans le cadre de ses compétences
Exclusion définitive : voie
de recours
Un élève a été exclu définitivement
d'un collège pour déclenchement répété
du système d'alarme. La mère fait recours
devant le Recteur qui confirme la sanction sans réunir
la commission académique d'appel. Saisi, le tribunal
administratif donne raison à la mère mais
n'accepte pas que cette sanction soit effacée du
livret scolaire du collégien, compte tenu de la nature
de cette annulation (vice de forme) [TA Nîmes, 10
novelbre 2011, n° 1001389 in LIJ n° 162,
fev. 2012, p. 10]..
Article R. 511-49 du Code de l'Education
"Toute décision du conseil de discipline de
l'établissement ou du conseil de discipline départemental
peut être déférée au recteur
de l'académie, dans un délai de huit jours
à compter de sa notification écrite, soit
par le représentant légal de l'élève,
ou par ce dernier s'il est majeur, soit par le chef d'établissement.
Le recteur d'académie décide après
avis d'une commission académique."
Exclusion
définitive : matérialité des faits
- Discipline - Exclusion définitive
- Existence d'une procédure pénale - Faits
justifiant également une procédure disciplinaire.TA
Versailles, 27.11.2007, M. et Mme S., n° 060700 (LIJ
n° 128, octobre 2008, p. 8)
Qu'un élève racketteur soit exclu définitivement
de l'établissement scolaire et poursuivi pénalement
n'empêche nullement d'engager contre lui une procédure
disciplinaire dont l'issue ne dépend de la décision
du tribunal pénal
- Exclusion définitive - Faits
commis en dehors de l'établissement scolaire non
dissociables de la qualité d'élève.
TA Versailles, 13 novembre 2007, Mme L., n° 0605718
(LIJ
n° 121, janvier 2008, p. 9-10).
Laisser sur le répondeur d'une enseignants des propos
insultants ou insulter une enseignante en dehors de l'enceinte
scolaire : ces faits justifient d'autant plus pleinement
la décision d'exclusion définitive prononcée
par le Recteur que le même: élève a
fait précédemment l'objet de quatre rapports
disciplinaires. Par ce jugement, le tribunal administratif
de Versailles prolonge une jurisprudence constante (Conseil
d 'Etat, 5 juin 1946 - CAA
Lyon, 13 janvier 2004, TA Paris, 17 novembre 2005 :
ci-dessous).
- Conseil de discipline - Exclusion
définitive - Sanction justifiée. TA
Grenoble, 26 janvier 2005, Mme M. c/ Recteur de l'Académie
de Grenoble, n° 0404796 (LIJ
n° 93, p. 6-7)
Le juge a considéré que compte-tenu d es
antécédents de l'élève, "la
sanction d'exclusion définitive était légalement
justifiée".
Voir aussi le jugement du Tribunal administratif de Châlons-sur-Marne
du 23.09.2006.
- Exclusion définitive - Comportement
perturbateur répété - Sanction justifiée.
CAA Lyon, 10 juillet 2007, MMe M c/ ministère de
l'éducation nationale, n° 05LY00453 (LIJ
n ° 118, p. 11).
Refus de respecter les consignes des enseignants, actes
de violence envers certains camarades, absence de travail,
oubli du matériel ont déjà fait l'objet
d'avertissements non suivis d'effets : la sanction de l'exclusion
définitive st parfaitement justifiée.
- Sanction disciplinaire - Matérialité
des faits reprochés. TA Toulouse, 1er février
2005, M. et Mme E., c/ Rectorat de l'Académie de
Toulouse (LIJ
n° 95, p. 7)
Un recteur peut parfaitement déciderl'exclusion
d'un élève, même si le procureur de
la république décide de ne pas poursuivre
l'élève exclu - lequel avait exercé
des "brimades, notamment de nature sexuelle, sur l'un
de ses camarades" : quand "la matérialité
des faits reprochés" est établie, la
sanction disciplinaire est légitime.
Sanctions
des élèves, jurisprudence : exclusion définitive
pour causes de ..
- absentèisme
Exclusion définitive - Absences
injustifiées - Illégalité de la décision
d'exclusion - Décision justifiée au fond -
Responsabilité de l'Etat. CAA Lyon, 06 mai
2008, M. G. contre Ministère de l'Education Nationale,
n° 06LY00514 (en
ligne)
Même si le chef d'établissement a pris sa décision
seul (quand c'est le conseil de discipline qui est compétent)
cette décision d'exclusion pour absentéisme
répété est totalement justifiée.
Cette illégalité de la décision n'est
donc pas constitutive d'une faute de nature à engager
la responsabilité de l'Etat.
Fondements du rejet de la requête : article 31-II
du décret n° 85-824 modifié (compétence
du conseil de discipline) - Conseil d'Etat, 3 mai 2004 (sur
la responsabilité de l'Etat en tels cas d'espèce)
- CAA Lyon du 14.02.1988, CAA Marseille du 11.02.2008, CAA
Douai du 18.02.2007 (refus de droit à réparation).
- propos insultants
Exclusion définitive - Faits
commis en dehors de l'établissement scolaire non
dissociables de la qualité d'élève.
TA Versailles, 13 novembre 2007, Mme L., n° 0605718
(LIJ n° 121, janvier 2008, p. 9-10 [lire
en ligne]).
Laisser sur le répondeur d'une enseignants des propos
insultants ou insulter une enseignante en dehors de l'enceinte
scolaire : ces faits justifient d'autant plus pleinement
la décision d'exclusion définitive prononcée
par le Recteur que le même: élève a
fait précédemment l'objet de quatre rapports
disciplinaires. Par ce jugement, le tribunal administratif
de Versailles prolonge une jurisprudence constante (Conseil
d 'Etat, 5 juin 1946 - CAA Lyon, 13 janvier 2004, TA Paris,
17 novembre 2005 : ci-dessous).
** Voir aussi l'étude de cas d'un blog injurieux
depuis le site de l'ESEN.
- vol
Conseil de discipline - Faute en dehors
de l'établissement - Exclusion temporaire - Sanction
justifiée. TA Paris, Mme B., 17 novembre 2005,
n° 0501809 (LIJ n° 101, janv. 2006, p. 7 [lire
en ligne])
Cette sanction, motivée par la réalisation
du dessein collectif de plusieurs élèves d'agresser
un autre lycéen pour lui voler son scooter - a été
prononcée par le Recteur - lequel "pouvait légalement
substituer à titre rétroactif sa propre décision
à celle du conseil discipline", cas prévu
par l'article 531-1 du décret n° 85-924 du 30.08.1985
modifié. Le fait que l'agression "a leu lien
en dehors du lycée" n'y change rien, eu égard
aux circonstances.
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Point
juridique : la violence à l'école du fait des élèves
(jurisprudences)
[le fait des
enseignants (dont le droit à correction)]
Parents
d'enfants victimes/parents d'enfants agresseurs : communication
des données
Les informations comme des témoignages qui figurent de
s les déclarations d'accident du fait d'un élève
autour de blessures ne sont communicables qu'à l'élève
sanctionné ou à ses représentants légaux.
Ainsi, les témoignages qui désignent un ou plusieurs
enfants comme auteurs de l'accident (agression) ne peuvent être
transmis aux parents de l'enfant victime et ne sont communicables
aux parents de 'l'enfant auteur des violences qu'après
occultation de l'identité des témoins.
Sont aussi protégés par le secret de la vie privée
les noms, adresse et coordonnées d'assurances des parents
de l'enfant autour des violences et donc non communicables à
des tiers.
En cas de demande de la part des parents s de l'enfant victime
auprès du chef d'établissement, celui-ci doit
d'abord obtenir l'accord des autres parents. En cas de refus,
les parents d l'enfant victime peuvent porter plainte, seul
moyen d'obtenir ces informations par le bais de l'enquête.
Cette mise au point juridique de la part
de la DAJ (lettre DAJ A3 n° 09-37 du 27 février 2009
: LIJ
n° 134, p. 24-25) fait suite aux modifications de la
loi de 1978, qui entraîne l'annulation des dispositions
de la note
de service n° 88-043 du 15 février 1988.
Sources : loi du 17 juillet 1978 (art.
6 II) - article
1384 du Code civil - CADA,
avis tenant compte de la modification de la loi de 1978
: n° 200331447 du 27 mars 2003, n° 20030798 du 27 février
2003.
Autour de l'échelle des sanctions
- L'article
8 du décret n° 2008-263 (JO du 18.03.2008 - BOEN
spécial du 22 mai 2008, p. 9) redéfinit l'échelle
des sanctions :
Le décret
du 30 août 1985 susvisé est ainsi modifié
:
1° Les premier à septième alinéas de
l'article 3 [sur le règlement intérieur]
sont remplacés par les dispositions suivantes :
« Les sanctions qui peuvent être prononcées
à l'encontre des élèves vont de l'avertissement
et du blâme à l'exclusion temporaire ou définitive
de l'établissement ou de l'un de ses services annexes.
La durée de l'exclusion temporaire ne peut excéder
un mois. Des mesures de prévention, d'accompagnement
et de réparation peuvent être prévues par
le règlement intérieur. Les sanctions peuvent
être assorties d'un sursis total ou partiel. »
2° La deuxième phrase du quatrième alinéa
de l'article 3-3 est remplacée par les dispositions suivantes
:
« Les modalités d'exercice du droit de réunion
sont fixées après consultation dans les lycées
du conseil des délégués pour la vie lycéenne.
»
3°
L'article 8 est remplacé par les dispositions suivantes
:
« Art. 8. - Les sanctions que le chef d'établissement
peut prononcer seul à l'égard des élèves
sont : l'avertissement, le blâme ou l'exclusion temporaire,
de huit jours au plus, de l'établissement ou de l'un
de ses services annexes. Le chef d'établissement et l'équipe
éducative recherchent, dans la mesure du possible avant
la mise en uvre d'une procédure disciplinaire,
toute mesure utile de nature éducative. »
Suivent les mêmes dispositions pour les EPLE
maritimes ou relevant
de collectivités territoriales.
Voir aussi
- Sanction disciplinaire disproportionnée
pour diffusion de propos injurieux par un élève
sur un blog Lire (Chroniques
juridiques de l'ESEN),
Discipline des élèves et recours auprès
des recteurs : point juridique
- Discipline des élèves
- recours administratif obligatoire auprès des recteurs
- Sanctions applicables aux élèves. Lettre DAJ
A1 n° 08-083 du 3 avril 2008 (LIJ n° 125 de mai 2008,
p. 21-22)
Le décret n° 85-924 du 30 août 1985 modifié
iet le décret n° 85-1348 du 18 décembre 1985
ndique les modalités de sanctions à l'égard
des élèves et fait du recteur l'échelon
de recours administratif obligatoire; En tant que tel, son pouvoir
est limité à approuver les sanctions prévues
par les instances compétentes- étant entendu que
celle-si doivent soit appartenir à al liste prévue
par le décret soit être spécifiée
par le règlement intérieur e l'EPLE. Son seul
pouvoir est de moduler cette sanction mais il ne peut créer
de nouvelles sanctions non prévues comme la rappelé
un arrêt du conseil d 'Etat ... du 24 novembre 1962. En
matière de laïcité et port de voile, la même
jurisprudence (arrêts du 16 janvier 2008) s'applique.
Références de consultation
juridique
- décret n° 85-924 du 30 août modifié
: article
3**, article
31 (conseil de discipline, voir aussi notre rubrique), 31-1
(recours préalable)
- décret n° 85-1348 du 18 décembre 1985 :
article
1er, article
8 (recours devant le recteur)
- conseild 'Eat : arrêt du 24.11.1962 - arrêt
du 10.03.1995** comfirmé par arrêts n°
295023**
et n° 295026**
du 16.01.2008 -
Violence
du fait des élèves et sanctions : jurisprudences
(exclusions définitives ou temporaires, etc...)
Sanctions des élèves
: exclusion définitive - matérialites des faits
- Discipline - Exclusion définitive
- Existence d'une procédure pénale - Faits justifiant
également une procédure disciplinaire.TA
Versailles, 27.11.2007, M. et Mme S., n° 060700 (LIJ
n° 128, octobre 2008, p. 8)
Qu'un élève racketteur soit exclu définitivement
de l'établissement scolaire et poursuivi pénalement
n'empêche nullement d'engager contre lui une procédure
disciplinaire dont l'issue ne dépend de la décision
du tribunal pénal
- Exclusion définitive - Faits
commis en dehors de l'établissement scolaire non dissociables
de la qualité d'élève. TA Versailles,
13 novembre 2007, Mme L., n° 0605718 (LIJ
n° 121, janvier 2008, p. 9-10).
Laisser sur le répondeur d'une enseignants des propos
insultants ou insulter une enseignante en dehors de l'enceinte
scolaire : ces faits justifient d'autant plus pleinement la
décision d'exclusion définitive prononcée
par le Recteur que le même: élève a fait
précédemment l'objet de quatre rapports disciplinaires.
Par ce jugement, le tribunal administratif de Versailles prolonge
une jurisprudence constante (Conseil d 'Etat, 5 juin 1946 -
CAA
Lyon, 13 janvier 2004, TA Paris, 17 novembre 2005 : ci-dessous).
- Conseil de discipline - Exclusion définitive
- Sanction justifiée. TA Grenoble, 26 janvier
2005, Mme M. c/ Recteur de l'Académie de Grenoble, n°
0404796 (LIJ
n° 93, p. 6-7)
Le juge a considéré que compte-tenu d es antécédents
de l'élève, "la sanction d'exclusion définitive
était légalement justifiée".
Voir aussi le jugement du Tribunal administratif de Châlons-sur-Marne
du 23.09.2006.
- Exclusion définitive - Comportement
perturbateur répété - Sanction justifiée.
CAA Lyon, 10 juillet 2007, MMe M c/ ministère de l'éducation
nationale, n° 05LY00453 (LIJ
n ° 118, p. 11).
Refus de respecter les consignes des enseignants, actes de
violence envers certains camarades, absence de travail, oubli
du matériel ont déjà fait l'objet d'avertissements
non suivis d'effets : la sanction de l'exclusion définitive
st parfaitement justifiée.
- Sanction disciplinaire - Matérialité
des faits reprochés. TA Toulouse, 1er février
2005, M. et Mme E., c/ Rectorat de l'Académie de Toulouse
(LIJ n°
95, p. 7)
Un recteur peut parfaitement déciderl'exclusion d'un
élève, même si le procureur de la république
décide de ne pas poursuivre l'élève exclu
- lequel avait exercé des "brimades, notamment de
nature sexuelle, sur l'un de ses camarades" : quand "la
matérialité des faits reprochés" est
établie, la sanction disciplinaire est légitime.
Voir aussi :
Enseignants face à la violence
(dont violence des élèves), voir aussi : droit
de retrait - protection
juridique
- Poursuites pénales/poursuites disciplinaires
Discipline - Exclusion définitive
- Existence d'une procédure pénale - Faits justifiant
également une procédure disciplinaire.TA
Versailles, 27.11.2007, M. et Mme S., n° 060700 (LIJ n°
128, octobre 2008, p. 8 [lire
en ligne])
Qu'un élève racketteur soit exclu définitivement
d e l'établissement scolaire et poursuivi pénalement
n'empêche nullement d'engager corne lui une procédure
disciplinaire dont l'issue ne dépend de la décision
du tribunal pénal.
A partir de mai 2009, les dispositions correspondantes sont
à l'article
D. 511-47 du Code de l'Education.
Sanctions des élèves
: exclusion définitive pour causes de ...
- absentèisme
Exclusion définitive - Absences
injustifiées - Illégalité de la décision
d'exclusion - Décision justifiée au fond - Responsabilité
de l'Etat. CAA Lyon, 06 mai 2008, M. G. contre Ministère
de l'Education Nationale, n° 06LY00514 (en
ligne)
Même si le chef d'établissement a pris sa décision
seul (quand c'est le conseil de discipline qui est compétent)
cette décision d'exclusion pour absentéisme
répété est totalement justifiée.
Cette illégalité de la décision n'est
donc pas constitutive d'une faute de nature à engager
la responsabilité de l'Etat.
Fondements du rejet de la requête : article 31-II du
décret n° 85-824 modifié (compétence
du conseil de discipline) - Conseil d'Etat, 3 mai 2004 (sur
la responsabilité de l'Etat en tels cas d'espèce)
- CAA Lyon du 14.02.1988, CAA Marseille du 11.02.2008, CAA
Douai du 18.02.2007 (refus de droit à réparation).
- propos insultants
Exclusion définitive - Faits
commis en dehors de l'établissement scolaire non dissociables
de la qualité d'élève. TA Versailles,
13 novembre 2007, Mme L., n° 0605718 (LIJ n° 121,
janvier 2008, p. 9-10 [lire
en ligne]).
Laisser sur le répondeur d'une enseignants des propos
insultants ou insulter une enseignante en dehors de l'enceinte
scolaire : ces faits justifient d'autant plus pleinement la
décision d'exclusion définitive prononcée
par le Recteur que le même: élève a fait
précédemment l'objet de quatre rapports disciplinaires.
Par ce jugement, le tribunal administratif de Versailles prolonge
une jurisprudence constante (Conseil d 'Etat, 5 juin 1946
- CAA Lyon, 13 janvier 2004, TA Paris, 17 novembre 2005 :
ci-dessous).
** Voir aussi l'étude de cas d'un blog injurieux depuis
le site de l'ESEN.
- vol
Conseil de discipline - Faute en dehors
de l'établissement - Exclusion temporaire - Sanction
justifiée. TA Paris, Mme B., 17 novembre 2005,
n° 0501809 (LIJ n° 101, janv. 2006, p. 7 [lire
en ligne])
Cette sanction, motivée par la réalisation du
dessein collectif de plusieurs élèves d'agresser
un autre lycéen pour lui voler son scooter - a été
prononcée par le Recteur - lequel "pouvait légalement
substituer à titre rétroactif sa propre décision
à celle du conseil discipline", cas prévu
par l'article 531-1 du décret n° 85-924 du 30.08.1985
modifié. Le fait que l'agression "a leu lien en
dehors du lycée" n'y change rien, eu égard
aux circonstances.
Sanctions des élèves
: exclusion temporaire - jurisprudence
- Conseil de discipline - Faute en
dehors de l'établissement - Exclusion temporaire -
Sanction justifiée. TA Paris, Mme B., 17 novembre
2005, n° 0501809 (LIJ
n° 101, janv. 2006, p. 7)
Cette sanction, motivée par la réalisation du
dessein collectif de plusieurs élèves d'agresser
un autre lycéen pour lui voler son scooter - a été
prononcée par le Recteur - lequel "pouvait légalement
substituer à titre rétroactif sa propre décision
à celle du conseil discipline", cas prévu
par l'article 531-1 du décret n° 85-924 du 30.08.1985
modifié. Le fait que l'agression "a leu lien en
dehors du lycée" n'y change rien, eu égard
aux circonstances.
- Conseil de discipline - Exclusion
définitive - Fait de violence commis à l'encontre
d'un professeur. TA Versailles, 13 novembre 2007, M.
W et Mme A., n ° 0600723 (LIJ
n° 121, janvier 2008, p. 10).
Après des violences physiques en EPS contre son professeur,
elles-mêmes dans la suite d'une série d'autres
violences, un élève a été exclu
d'abord sur décision du conseil de discipline, puis
du Recteur - laquelle se substitue à la première.
Cette dernière a été pise dans les délais
légaux après procédure contradictoire
devant la commission académique. De ce fait, d'éventuelles
irrégularités en conseil de discipline sont
effacées. Le tribunal rejette la plainte des parents
et confirme que le recteur n'a pas commis d'erreur manifeste
d'appréciation
Voir aussi article 8 du décret n° 85-1348 du 18.12.1985
(extrait) : "Lorsque la décision du conseil de
discipline ou du conseil de discipline départemental
est déférée au recteur d'académie
en application de l'article 31, alinéa 4, du décret
n° 85-924 du 30 août 1985 relatif aux établissements
publics locaux, elle est néanmoins immédiatement
exécutoire."
- Conseil de discipline - Exclusion
définitive - Sanction justifiée. TA Grenoble,
26 janvier 2005, Mme M. c/ Recteur de l'Académie de
Grenoble, n° 0404796 (LIJ
n° 93, mars 2005 : p. 6-7)
Le juge a considéré que compte-tenu d es antécédents
de l'élève, "la sanction d'exclusion définitive
était légalement justifiée".
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Violences
du fait des enseignants
- Outils
- Enseignants, élèves et
conflits dans l'école (site
de l'INRP),
- Ethique du fonctionnaire et responsabilité de l'enseignant
(site
académique de Grenoble)
- Brutalités et harcèlement physique et psychologique
exercés sur des enfants par des personnels du ministère,
le rapport de Nicole Baldet (2004) : présentation/téléchargemnet
La Défenseure des Enfants, dans son rapport d'activité
de novembre 2003, signalait un grand nombre de réclamations
émanant de parents d'élèves qui dénonçaient
des agissements agressifs et humiliants (claques, coups de règle,
fessées déculottées, privation de récréation,
dénigrement, etc.) de maîtres et de maîtresses
en école maternelle ou élémentaire. Les
objectifs du rapport étaient de recueillir auprès
des services académiques des informations précises
permettant de mesurer l'ampleur et l'évolution du phénomène
et de recenser les réponses qui ont été
apportées. Pour ce faire, un questionnaire a été
établi après divers entretiens avec des inspecteurs
généraux (anciens recteurs ou anciens inspecteurs
d`académie) et envoyé dans toutes les académies.
Trois parties : état des lieux, rappel des règles,
préconisations.
- Autour du droit de correction
Une chronique de la lettre d'information
juridique (n°
95, p. 20-27) : "La lente
disparition du droit de correction dans la discipline scolaire",
reproduit une communication au colloque international "le
droit à l'éducation" tenu à Ouagadougou
du 9 au 12 mars 2004 [texte
en ligne].
La discipline scolaire figure bien à
l'article 28 de la convention
internationale des droits de l'enfant.
Qui dit discipline ne doit plus dire châtiment corporel,
proscrit de l'école en France dès une circulaire
de 19 janvier 1887 et renouvelé par une autre... du 11
juillet 2000. L'auteur fait le point sur ce "droit
de correction encadré" : le pouvoir disciplinaire
des enseignants doit s'exercer de manière inoffensive
(Cour
de cassation, chambre cirminelle, 31 janvier 1995) et la
correction doit être appliquée avec mesure (cour
d'appel de Rennes du 27 mars 1991 - CAA Caen, 4 mai 1998...):
les traitements dégradants ne peuvent "en aucune
façon constituer des mesures éducatives"
(Cour
de cassation, chambre criminelle, 2 décembre 1998).
Dans le cadre du maintien de l'ordre scolaire, les enseignants
bénéficient d'un exceptionnel droit de correction
(nombreux exemples jurisprudentiels dans l'article). Mais ce
droit de correction est de plus en plus en voie de désuétude
: l'ancienneté n'a plus l'autorité et en France
le code pénal prohibe toute forme de violence contre
les personnes physiques a fortiori contre les enfants (article
222-13 du CP). Pratique tolérée, elle peut
aussi trouver son fondement dans la légitime défense
(Cour
de cassation, chambre criminelle, 18 juin 2002). L'article
se clôt sur une bilbiographie essentielle.
Jurisprudence
Propos injurieux à l'égard
des élèves
Conseil
d'Etat, 1er mars 2006 -
Autour des gifles à élèves...
... suspension à la demande du MEN, d'un gestionnaire-agent
compable pour avoir giflé un élève
(CAA
Paris, 29.12.2006) ;
... suspension temporaire des fonctions d'un membre du corps
enseigant pour gifles et propos déplacés (comportement
violent) à la demande du MEN : Conseil
d'Etat, 1er mars 2006 ;
... Sanction disciplinaire d'exclusion
de deux ans pour gifle à élève : disproportion
de la sanction - TA Rennes, 05.10.2006 (LIJ n°
110 en
ligne, déc. 2006, p. 16-17)
Un maître contractuel a giflé un élève
et le recteur l'a suspendu pour deux ans quand le conseil
de discipline proposait un simple blâme. Saisi, le
tribunal a considéré la sanction rectorale
disproportionnée, ordonné sa rapide réintégration
- vu en particulier ses 30 ans de services de pédagogue
reconnu - et s'est rallié à la sanction du
blâme en conformité avec la circulaire de 1991
qui interdit tout châtiment corporel.
... et d'autres comportements violents...
- au sein d'un CDI : CAA
Versailles, 24.02.2005 -
- en centre de vacances : Conseil
d'Etat, 26 février 1992 -
Violences physiques et verbales de
la part d'un enseignant
Comportement violent d'un instituteur
: violences physiques et verbales - école primaire
publique - Responsabilité de l'Etat retenue
(art.
911-4 du Code de l'éducation, art.
1384 du code civil). Tribunal d 'instance (TI) de Montmorillon,
14 juin 2007, M. et Mme G. c/ préfet de la Vienne,
n° 11-07-000001 et Mme F. c/ préfet de la Vienne,
n° 91-06000041 (LIJ n° 119 en
ligne, nov. 2007, p. 34-35).
Un instituteur a oublié de se maîtriser : "quelle
que soit en effet l'amplitude réelle des violences
verbales et physiques que les enfants ont indiqué
avoir vues ou subie, la seule existence de ces pertes de
contrôle de la situation et les réactions physiques
violentes (coupes de mèches de cheveux, coup de pied
même seulement mimés, chaises poussées
avec le pied, etc...) sont autant de manifestation d'un
comportement inadapté et fautif " de sa part
: aussi la responsabilité de l'Etat est-elle retenue.
Comportements sexuels
délictueux vis-àvis des élèves
du fait de personnels EN
- Harcèlement sexuel d'un
enseignant sur une élève : résiliation
de contrat (enseignement privé)
Un maître contractuel d e l'enseignement privé
a vu son contrat résilié par le Recteur du
fait d'atteintes de nature sexuelles sur mineure dont il
s'était rendu coupable ; l'enseignant au chômage
fait appel et la CAA de Lyon, le 10 mai 2010, le déboute
(n° 08LY201046 en
ligne in LIJ n° 147 en
ligne, juillet/sept. 2010, p. 11)
- Relations ambiguës d'un enseignant
avec ses élèves
Extait de la LIJ
n ° 98 octobre 2005 [en ligne], p.
24 :
"Par un arrêt en date du 12 juillet 2005, la
cour administrative de Lyon a confirmé le jugement
du tribunal administratif de Lyon rendu le 22 mars 2000
rejetant la requête de lintéressé
tendant à lannulation de la décision
du 2 octobre 1998, par laquelle le ministre de léducation
nationale a résilié son contrat denseignement
en considérant que lintéressé
«avait en classe une attitude équivoque et
ambiguë » et quil sétait «livré
à des actes de harcèlement vis-à-vis
des élèves »
- Délit d'atteintes sexuelles
sans violence sur élève par enseignant - Délai
pour exercer l'action disciplinaire : non - Conseil
d'Etat, 4 octobre 2010, M. X, N° 332626 in LIJ n°
150, décembre 2010 [en
ligne], p. 15-16.
M. X a été condamné pénalement
pour atteintes sexuelles sans violence sur élève
mineure et, à la suite, radié des cadres par
l'administration (art. 24 de la loi 83-64) - jugement finalement
annulé par la CAA de Nantes le 30 novembre 1998.
Du coup, l'administration a entamé une procédure
disciplinaire régulière qui a mené
la révocation de l'enseignant fautif. le 9 mars 2006,
décision confirmée par Le TA d'Orléans
puis par la CCA de Nantes. Le requérant s'est pourvu
en cassation qui le déboute.
- A l'administration, il "incombe, dans le choix
de la sanction qu'elle retient, de tenir compte non seulement
de la nature et de la gravité des faits répréhensibles
mais aussi de la situation d'ensemble de l'agent en cause,
à la date à laquelle la sanction est prononcée,
éclairée, le cas échéant, par
les éléments recueillis, les expertises ordonnées
et les constatations faites par le juge pénal".
- Les faits on eu lieu 10 ans avant, mais du fait de la
multiplication de procédures à la demande
du requérant : ce délai est inopérant
en l'espèce.
- Loi n° 83-634 du 13 juillet
1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dite
loi Le Pors : article
24.
'La cessation définitive de fonctions qui entraîne
radiation des cadres et perte de la qualité de fonctionnaire
résulte : [...] 4° De la révocation.
La perte de la nationalité française, la déchéance
des droits civiques, l'interdiction par décision
de justice d'exercer un emploi public et la non-réintégration
à l'issue d'une période de disponibilité
produisent les mêmes effets. [...]
- Un enseignant fait poser nues d'anciennnes
élèves : exclusion définitive du service
Extrait de la LIJ 130 décembre 2008 [en
ligne], p. 14 :
"Le requérant, alors professeur de lycée
professionnel stagiaire, sest vu infliger la sanction
de lexclusion définitive de service.
La cour administrative dappel a rejeté sa requête
tendant à lannulation de cette sanction après
avoir notamment considéré que le fait non
contesté davoir proposé à des
anciennes élèves âgées de moins
de 18 ans de poser nues pour des photographies est de nature,
à lui seul, à conférer au comportement
de M. A. le caractère dune faute grave justifiant
une sanction, alors même que le requérant invoque
lobjet artistique de telles photographies [...]'
Réference : C.A.A., Versailles, 17 avril 2008, M.
A., n° 07VE00606 [en
ligne].
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La
violence à l'école : année scolaire 2008/2009
(archives)
- Xavier Darcos a réuni les recteurs
sur le thème de la lutte contre les violences et les
introductions d'armes dans les établissements scolaires
- Communiqué minsitériel du 9 juin 2009.
Xavier Darcos a demandé aux recteurs de mettre en uvre
un plan daction organisé autour de trois axes
:
1 - Premier axe: former et responsabiliser (former les personnels
de direction et les CPE - responsabiliser les élèves)
2 -Deuxième axe : prévenir (achever la réalisation
des diagnostics de sécurité et portiques de
détection fixe).
3 - Troisième axe : dissuader (confier aux responsables
détablissements des moyens juridiques appropriés
- équipe Mobile Académique).
- Discours du Président de la
République lors de la réunion avec les principaux
acteurs [...] de l'Education nationale le 28 mai 2009.
Extraits (nous soulignons) :
"Nous allons sanctuariser les établissements
scolaires. [...]
La proposition de loi présentée par M. Estrosi
comporte une réforme des qualifications
pénales sanctionnant l'intrusion dans un établissement
scolaire [qui devient un délit - les
violences contre un agent de l'éducation nationale
sont désormais circonstances aggravantes].
[...]
184 établissements parmi les plus sensibles vont faire
l'objet d'un diagnostic de sécurité
[voir aussi
ici]
Il n'est pas question de tolérer la présence
d'armes dans les enceintes des établissements scolaire.
les personnels de direction et d'encadrement devront à
l'avenir disposer des moyens de s'assurer que les élèves
ne transportent pas d'armes. A cette fin, ils recevront uen
halitation spécifique qui leur permettra de
faire ouvrir les cartables et les sacs, et si l'élève
détient une arme, d'en tirer toutes le conséquences.
[...]
Chaque recteur pourra disposer d'une
équipe mobile d'agents... [...]
pour compléter ce dispositif, je souhaite que soit
étudiée rapidement la
possibilité d'ouvrir largement la réserve civile
de la police nationale. Ce dispositif permettra d'affecter
des policiers à la retraite mais aussi des personnes
volontaires, expérimentées et qualifiées,
venus d'horizons divers, à des missions ponctuelles,
particulièrement dans les établissements scolaires.
[...]
[...] La vidéo protection
est un moyen fondamental de politique de sécurité
[vidéo
dans les EPLE : ici]"
L'intégralité de ce discours depuis
le site de la Présidence de la République.
Voir aussi : "Sanctuariser les
établissements scolaires", brève
du ministère de l'Education Natioonale en
date du 28 mai 2009.
- Lutte contre les introductions d'armes
: dissuader, former, responsabiliser : communiqué
de presse de Xavier Darcos en date du 27 mai 2009.
** Des propositions pour dissuader
- mise en place de portiques de détection darmes
dans les établissements où les diagnostics de
sécurité auront fait apparaître une difficulté
récurrente à empêcher leur introduction
[proposition non reprise par M. le président de
la république le 28 mai 2009 : ci-dessus] ;
- octroi des moyens juridiques de contrôler le contenu
des sacs des élèves lorsquils lestiment
nécessaire, au moyen dune habilitation spécifique
qui leur serait donnée par la loi
- une force mobile dagents assermentés, recrutés
et formés, pourrait être placée auprès
des recteurs pour intervenir dans les établissements,
sous lautorité des chefs détablissement,
dans le cadre de missions de prévention et de dissuasion
;
- les agressions commises sur les personnels de l'éducation
devraient faire lobjet de circonstances aggravantes.
** Former :
- autour de la formation des chefs d'établissements
** Responsabiliser
- pour des sanctions financières concrètes,
rapides et proportionnées puissent peser sur les parents
qui ont définitivement démissionné afin
de rappeler ces familles à leurs responsabilités.
Le ministre de lÉducation nationale soumettra
aujourdhui ces propositions au Président de la
République et au Premier ministre.
- Sanctions et procédures disciplianires
dans le code de l'Education
Elles figurent désormais
dans le Code de l'Education [EPLE Education
Nationale]
par décret au JO
du 20 mai 2009 : désormais, elles font partie de
son livre V autour de la vie scolaire (détails
ici).
- Rappel des mesures proposées
par Xavier Darcos sur la lutte contre l'introduction d'armes
dans les établissements scolaires : communiqué
du 22 mai 2005 soit :
- La mise en place déquipes mobiles dagents
assermentés, placés auprès des recteurs
et chargés dintervenir sur des missions de contrôle
et de prévention dans les établissements scolaires
;
- Lautorisation donnée, en qualité dofficier
ou dagent de police judiciaire, aux personnels dencadrement
et de direction des établissements scolaires (collège
et lycée) de pouvoir faire ouvrir et contrôler
les sacs des élèves et, en cas de découverte
dune arme, de pouvoir constater linfraction et
de confisquer lobjet ;
- La mise en place dun régime de sanctions financières
pour les parents des élèves ayant introduit
des armes au sein dun établissement scolaire
;
Former les professeurs qui le souhaitent à lexercice
de lautorité ;
- Prendre en considération le sort des victimes et
accompagner les professeurs, personnels et élèves
ayant fait lobjet dactes de violence ;
A ces propositions sajoute la possibilité déquiper
certains établissements de portiques de détection
ou dappareils mobiles de détection, en accord
avec les collectivités locales compétentes.
Ces mesures seront discutées, notamment, à loccasion
de la rencontre qui se tiendra le 27 mai prochain au ministère
de lÉducation nationale en présence des
représentants des chefs détablissement,
des parents délèves, et des départements
et des régions de France.
Intrusion dans les collèges
et lycées : mars/mai 2009
Lutte contre les intrusions et violences dans les collèges
et lycées : le
point ministériel avec le
discours du président de la République
Nicolas Sarkozy, du 18 mars 2009 à
Gagny (93) et le
courrier des ministres de lÉducation nationale
et de lIntérieur, de lOutre-mer et des
Collectivités territoriales du 24 mars 2009.
Face à un nombre d'intrusions en augmentation «
le phénomène récent de violence importée
est le fait de personnes totalement extérieures à
létablissement dans 15% des cas » (X. Darcos).
Les recteurs et les préfets ont identifié les
200 établissements qui subissent le plus dintrusions
et de violences des abords. Leurs chefs détablissement
vont définir avant le 15 mai un plan de sécurité.
Le programme d'action de Xavier
Darcos en janvier 2009
Prévention et lutte contre la
violence [dossier
de presse du 22 janvier 2009]
Les règlements intérieurs des établissements
vont adapter leurs réponses disciplinaires en introduisant
la notion de sanction-réparation par des travaux d'utilité
collective.
Les conventions départementales d'aide aux victimes
et les partenariats police-justice-éducation nationale
vont être généralisés.
Le module de formation à l'autorité, expérimenté
dans l'académie de Créteil, sera proposé
aux nouveaux enseignants.
Vers
un code de la paix scolaire - Mise à
jour le 18 mars 2010
Lu dans la circulaire de renrrée
2010 [1.3.5]
:
1.3.5 Prévenir et lutter contre
la violence et les discriminations [...]
Un « code de la vie scolaire » explicitera les
règles fondamentales liées à la vie
des établissements scolaires et les grands principes
qui les structurent. C'est un texte qui s'adressera d'abord
aux collégiens et aux lycéens ainsi qu'à
leur famille. Toutefois, il est évident que les élèves
ne pourront s'en emparer que si les professeurs, les CPE
et tous les personnels des établissements scolaires
qui ont mission d'éducation les y invitent et les
accompagnent dans sa lecture et dans sa mise en uvre.
Les « États généraux de la sécurité
à l'école » seront l'occasion d'un nouvel
élan pour l'affirmation d'une vie scolaire réussie
en France à l'échelle de la classe, de l'établissement
et des abords des établissements.
Depuis le site du premier ministre (15 sept. 2008) :
Interrogé le 15 septembre
sur France info, Xavier Darcos a précisé sa
volonté dinstaller un "code de la paix
scolaire". Lannonce en avait été
faite par le ministre le 1er septembre dernier à
loccasion de la rentrée scolaire. Le magistrat
Laurent Huet a été chargé de formuler
des propositions en vue de lélaboration de
ce code. Ce dernier serait valable sur la totalité
du territoire, "même sil y aura des déclinaisons
en fonction de la communauté éducative",
a précisé Xavier Darcos.
Ces "règles communes" devront obéir
à trois principes :
- rechercher systématiquement "la responsabilité
civile lorsque des dégradations sont commises, en
particulier celles des parents" : ces derniers devront
rembourser les dégâts matériels causés
par lenfant ;
- ramener tout "élève qui se marginalise"
aux règles de la vie en collectivité afin
déviter le sentiment dexclusion. Le jeune
pourra, par exemple, "retrouver un comportement dutilité
collective par des travaux dintérêt collectif
à lintérieur de létablissement",
a indiqué le ministre ;
- instaurer des "procédures disciplinaires beaucoup
plus rapides, beaucoup plus souples" : une commission
disciplinaire pourrait ainsi être mise en place "pour
permettre à tous les représentants de la communauté
éducative de réagir beaucoup plus vite quun
conseil de discipline formel".
Il avait été annoncé le 1er septembre
par le pemier ministre lui-même : "Pour répondre
à la montée de la violence dans certains établissements
scolaires, "un code de la paix scolaire" est en
cours de préparation : il sera "identique partout"
et "permettra une réactivité plus cohérente"".
Voir aussi : sanctions
disciplinaires à l'encontre des élèves
-
Quelques
éléments pour un futur code de la paix scolaire
Intrusion
dans un établissement scolaire
- L'article
13 de la loi n° 2010-201 du 2 mars 2010
renforçant la lutte contre les violences de groupes
et la protection des personnes chargées d'une mission
de service public crée une section
5 : De l'intrusion dans un établissement d'enseignement
scolairel au titre II du livre
4 du Code Pénal, avec l'article L. 431-22
: Le fait de pénétrer
ou de se maintenir dans l'enceinte d'un établissement
d'enseignement scolaire sans y être habilité
en vertu de dispositions législatives ou réglementaires
ou y avoir été autorisé par les autorités
compétentes, dans le but de troubler la tranquillité
ou le bon ordre de l'établissement, est puni d'un
an d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende et
suivants.
Introduction d'armes dans un établissement
scolaire
- Le même article
13 de la même loi crée une section
6 : De l'introduction d'armes dans un établissement
scolaire au titre II du livre
4 du Code Pénal, avec le seul article
L. 431-28 : Le fait pour une personne
habilitée ou autorisée à pénétrer
dans un établissement scolaire de pénétrer
ou de se maintenir dans un tel établissement en étant
porteuse d'une arme sans motif légitime est puni
d'une peine de trois ans d'emprisonnement et 45 000 €
d'amende.
Les personnes coupables de l'infraction prévue par
le premier alinéa encourent également les
peines complémentaires suivantes : 1° L'interdiction
des droits civiques, civils et de famille, suivant les modalités
prévues par l'article
131-26 ; 2° L'interdiction de détenir ou
de porter, pour une durée de cinq ans au plus, une
arme soumise à autorisation ; 3° Une peine de
travail d'intérêt général ; 4°
La confiscation d'une ou de plusieurs armes dont le condamné
est propriétaire ou dont il a la libre disposition.
La violence
scolaire dans la circulaire de rentrée 2008
[en
ligne]
"La présente circulaire
de préparation de la rentrée scolaire 2008
est structurée autour de dix
grandes orientations prioritaires [dont] :
9 - Lutter contre toutes les violences
[notre
site] et
toutes les discriminations, notamment lhomophobie
Lécole
doit offrir à tous les enfants des chances égales
et une intégration réussie dans la société.
Sa mission est donc aussi de promouvoir légalité
entre les hommes et les femmes [plus
de détails ici] , de permettre une prise
de conscience des discriminations, de faire disparaître
les préjugés, de changer les mentalités
et les pratiques. Au sein des établissements, une
importance particulière devra être accordée
aux actions visant à prévenir les atteintes
à lintégrité physique et à
la dignité de la personne : violences racistes et
antisémites, violences envers les filles, violences
à caractère sexuel, notamment lhomophobie.
Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte
contre la violence dans et autour des établissements
demeure une priorité absolue".
Voir aussi : jeux dangereux à
l'école - violences des
élèves et sanctions dont aide au dignostic
de sécurité et convention Initiadroit - règlement
intérieur et procèdures disciplinaires -
etc...
La
violence scolaire dans la circulaire
de rentrée 2007
"3.7 La sérénité
du climat dans les établissements scolaires : une
condition de légalité des chances
Le travail engagé pour la mise en uvre des
dispositions prévues par la circulaire
interministérielle n° 2006-125 du 16 août
2006 doit se poursuivre. Les bilans qui seront effectués
par la direction générale de lenseignement
scolaire en février et en juin 2007 feront apparaître
les progrès accomplis et les points sur lesquels
il conviendra daccentuer les efforts.
Le projet de loi de prévention de la délinquance
est marqué par le souci dappréhender
la notion de prévention de la violence
dans toutes ses dimensions et le volet éducatif y
est particulièrement significatif. La nécessité
de mobilisation et de coordination des différents
acteurs dans un objectif de coproduction de sécurité
en constitue un élément fondamental. Cest
ainsi quun certain nombre de dispositions concernent
directement lécole.
Il est rappelé que les écoles, les collèges
et les lycées concourent à la responsabilité
civique et participent à la prévention de
la délinquance.
Labsentéisme
est souvent un premier signal dalerte qui doit faire
lobjet dun suivi très attentif. Cest
pourquoi le projet de loi renforce le lien des responsables
éducatifs avec le maire pour un meilleur traitement
de ce problème. Le maire pourra mettre en uvre
un traitement automatisé des données à
caractère personnel qui lui sont transmises par linspecteur
dacadémie en application de larticle
L. 131-8 du code de léducation et par le directeur
ou la directrice de létablissement denseignement
en application du même article. Il en va de même
en cas dexclusion temporaire ou définitive
de létablissement ou lorsquun élève
inscrit dans un établissement le quitte en cours
ou en fin dannée.
Larticle L. 131-8 sera également modifié.
Il prévoit que le maire de la commune dans laquelle
lélève est domicilié est informé
lorsque le directeur ou la directrice de létablissement
denseignement saisit linspecteur dacadémie
afin que celui-ci adresse un avertissement aux personnes
responsables de lenfant. Linspecteur dacadémie
communique par ailleurs au maire la liste des élèves
domiciliés dans la commune pour lesquels un avertissement
a été donné.
Un décret en Conseil dÉtat fixera les
conditions de mise en uvre de ce traitement.
Par ailleurs, le maire a la possibilité de créer
un Conseil pour les droits et devoirs des familles dont
la composition sera fixée par décret et qui
pourra comprendre des représentants de lÉtat.
Son objectif est de prévenir des comportements susceptibles
de mettre lenfant en danger ou de causer des troubles
pour autrui. Les responsables des établissements
scolaires pourront être associés à ce
conseil. Le maire aura également la faculté
de proposer un accompagnement parental dont il informera
en particulier linspecteur dacadémie
et le chef détablissement."
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Du
programme CLAIR [ici]
au programme ECLAIR : écoles, collèges et lycées
pour l'ambition, l'innovation et la réussite [actualités
- Eclair : présentation]
[des
indemnités]
[procédures
de recrutement pour la rentrée 2012]
- mise
à jour le 5 mars 2012
Le
programme Eclair en 2011-2012 : actualités
Programme ECLAIR : un sélection thématique
(créée le 13 févruer 2012) de
liens utiles depuis
Educasources.
Affectation des personens dans les établissements
en programme Eclair : actualtite [dont
circulaire au BOEN du 2 février 2012 : voir ici]
Le
programme Eclair en 2011-2012 : présentations, textes
officiels
Présentation générale
- Programme Éclair - Liste des écoles et
des établissements scolaires publics inscrits - rentrée
scolaire 2011 : arrêté
du 21-6-2011 au BOEN du 7 juillet 2011 (communiqué
ministériel du 6 sept. 2011).
Le programme ECLAIR (Ecoles, Collèges et Lycées
pour lInnovation, lAmbition et la Réussite)
est mis en place dans 325 établissements à
la rentrée scolaire 2011. Il vise à :
- améliorer le climat scolaire et le suivi des élèves
pour permettre une meilleure réussite scolaire de
tous ;
- renforcer la stabilité, la cohésion et la
mobilisation des équipes ;
- favoriser légalité des chances.
Des innovations sont souhaitées dans les champs de
la pédagogie, de la vie scolaire, des ressources
humaines, des actions en faveur de la sécurité.
** Un préfet des études est nommé par
niveau de classe en collège et dans les classes de
seconde : son action doit permettre de renforcer les liens
entre le pédagogique et léducatif.
** Les missions du professeur référent pourraient
évoluer dans ce sens.
Voir aussi
Présentation depuis
le site CNDP / MEN autour de l'Education Prioritaire.
Le site
d'Eduscol
et le vade-mecum
de cette action au téléchargement
-
Le programme ÉCLAIR
et les expérimentations nationales : eduscol.
Comprendre le programme Eclair depuis
Eduscol.
Les innovations nationales :
généralités
depuis Eduscol.
Programme
Éclair et éducation prioritaire dans la circulaire
de rentrée 2011
Le
texte de la circulaire
À la rentrée 2011, le programme Clair, expérimenté
dans 105 EPLE en 2010-2011, est élargi au premier
degré et devient le programme Éclair "
écoles, collèges et lycées pour l'ambition,
l'innovation et la réussite ". Il a pour objectif
la réussite de chaque élève et la réduction
des écarts dans les résultats.
La liste nationale établie pour la rentrée
2011 concernera en priorité les établissements
ayant expérimenté le programme en 2010-2011,
les réseaux " ambition réussite "
et, le cas échéant, quelques établissements
proposés par les recteurs. L'ensemble des collèges
concernés par le programme s'organisera en réseaux
avec les écoles élémentaires et maternelles
de leur secteur et dont la liste sera également arrêtée
à partir des propositions des recteurs.
La maîtrise par tous les élèves des
apprentissages fondamentaux repose sur une vie scolaire
apaisée. À cet égard, les préfets
des études sont des acteurs essentiels pour assurer,
par niveau, un suivi individualisé des élèves
et un accompagnement tant pédagogique qu'éducatif.
La qualité du pilotage pédagogique de l'établissement,
le travail collectif ainsi que la stabilité et l'engagement
des équipes constituent des leviers essentiels pour
engager les écoles et les établissements du
second degré du programme dans une dynamique de réussite.
Pour accompagner cette politique nationale, les services
académiques, en lien avec les conseillers académiques
à la recherche-développement, à l'innovation
et à l'expérimentation (Cardie) et les corps
d'inspection concernés (IA-IPR référents
et IEN) accompagneront les équipes et aideront les
chefs d'établissement dans leurs nouvelles missions.
Sur la base d'un diagnostic partagé, des contrats
d'objectifs définissant les priorités et les
principaux leviers d'action devront être signés
dans les meilleurs délais. Ils arriveront à
échéance en juin 2015. Dans les établissements,
les différents projets pédagogiques et éducatifs
feront l'objet d'une évaluation rigoureuse.
...
des indemnités spécifiques à compter
du 1er septembre 2011
Personnels de direction EPLE CPE, ATSS, enseignants :
des indemnités sépécfiques
- Décret n° 2011-1101 du
12 septembre 2011 instituant une indemnité spécifique
en faveur des personnels enseignants, des personnels de direction,
des personnels d'éducation et des personnels administratifs,
sociaux et de santé exerçant dans les écoles,
collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation
et la réussite au
JORF n°0212 du 13 septembre 2011.
Avec part fixe (versée mensuellement) et part modulable
après constatation de la quotité de service
fait et évaluation (et qui évalue et au sein
de quelle instance en 1er et 2e degré... ).
- Arrêté du 12 septembre
2011 fixant les taux annuels de l'indemnité
spécifique en faveur des personnels enseignants, des
personnels de direction, des personnels d'éducation
et des personnels administratifs, sociaux et de santé
exerçant dans les écoles, collèges, lycées
pour l'ambition, l'innovation et la réussite
au
JORF n°0212 du 13 septembre 2011.
Part fixe ...
... Personnels enseignants, personnels d'éducation
et personnels administratifs, sociaux et de santé :
1 156 € ; personnels de direction : 2 600 €.
Part modulable ...
... taux annuel fixé à 2 400 €.
Directeur d'école /d'établissement spécialisé
Arrêté du 12 septembre
2011 modifiant l'arrêté
du 12 septembre 2008 fixant
les taux annuels de l'indemnité de sujétions
spéciales attribuée aux directeurs d'école
et aux directeurs d'établissement spécialisé
au
JORF n°0212 du 13 septembre 2011.
Les taux fixés à
l'article 2 sont majorés de 50 % pour les
directeurs d'école maternelle et élémentaire
et les directeurs d'établissement spécialisé
figurant sur la liste prévue à l'article 1er
du décret du 12 septembre 2011 susvisé instituant
une indemnité spécifique en faveur des personnels
enseignants, des personnels de direction, des personnels d'éducation
et des personnels administratifs, sociaux et de santé
exerçant dans les écoles, collèges, lycées
pour l'ambition, l'innovation et la réussite.
Soit : part principle de 1 295,62 € à 1.943,43
- part variable : de 200 € à 300 € pour les
directeurs des écoles et établissements spécialisés
comptant de une à quatre classes, de 400 € à
600 €pour les directeurs des écoles et établissements
spécialisés comptant de cinq à neuf classes
et de 600 € à 900 € pour les directeurs des
écoles et établissements spécialisés
comptant dix classes et plus.
Personnels de direction EPLE dans établissement
ECLAIR
- Décret n° 2011-1102 du
12 septembre 2011 modifiant le
décret n° 99-770 du 6 septembre 1999
instituant une indemnité différentielle en faveur
de certains personnels de direction d'établissements
d'enseignement ou de formation relevant du ministre chargé
de l'éducation nationale au
JORF n°0212 du 13 septembre 2011.
Objet : ouverture du bénéfice de l'indemnité
différentielle régie par le décret n°
99-770 du 6 septembre 1999 [ci-dessus] aux personnels
de direction mutés sur leur demande dans des établissements
relevant du programme ECLAIR.
Eclair
à la rentrée 2012 : nouvelles procédures
De nouvelles
procédures de recrutement à la rentrée
scolaire 2012 : autour de la circulaire ministérielle
(BOEN du 2 février 2012)
Modalités de candidature en
établissement Éclair pour la rentrée
scolaire 2012NOR : note de service n° 2012-018 du 30
janvier 2012 (BOEN
n° 5 du 2 février 2012)µ
Le 17
janvier 2012, le ministre avait "annoncé
la mise en place pour la rentrée scolaire prochaine
dune procédure spécifique pour recruter
les personnels dans les établissements du 2nd degré
Eclair : publication des postes vacants Eclair avec leur
profil par les recteurs. Les postes sont ouverts aux personnels
de toutes les académies - dépôt des
candidatures (CV, lettre de motivation, dernier rapport
dinspection) - sélection des candidats par
les chefs des établissements Éclair et recrutement
par les recteurs.
La note de service n° 2012-018 du 30-1-2012 au
BOEN n° 5 du 2 février 2012
précise : il s'agit de postes vacants (enseignants,
CPE) consultables par internet à l'adresse : http://www.biep.gouv.fr
- ouvets à la candidatures de titulaires ou susceptibles
de l'être à la rentrée scolaire 2012
(ceux qui justifientà la rentrée scolaire
2012 d'une expérience professionnelle d'au moins
trois années seront privilégiées).
Le dossier de candidature comprend un CV, une lettre de
motivation, saisis directement sur I-Prof, ainsi que le
dernier rapport d'inspection candature dématérialisée
via le portail internet « I-Prof » accessible
à l'adresse : www.education.gouv.fr/iprof-siam (mais
procédure spécifique pour les candidats par
la voie du détachement). La période de dépôt
des candidatures débute le 27 février 2012
à 12 h et se termine le 20 mars 2012 à 12
h.
Suivent les isntructions pour la sélection des candidats.
Nouvelles procédures et
jurisprudences : deux arrêts du Conseil d'Etat autour
du programme CLAIR (rappel)
- Situations des personnels
& expérimentations en matière pédagogique
: programme CLAIR. - CE 14 octobre 2011, SNES contre
minstire ENJVA, n° 343396 [arrêt
en ligne] (LIJ n° 160, déc. 2011,
p. 8-9).
Le Conseil d 'Etat rejette les demandes d'annulation de
la circulaire
du 7 juillet 2010 pour cause de non consultation
du CSE ou de CTM (ça n'entrait pas dans leurs compétences
obligatoires). De la même façon, le dispositif
i CLAIR s'inscrit très légalement dans le
cadre de l'expérimentation prévue à
l'article L. 401-1 du Code de l'Education et ne transforme
pas els CPE en seuls agents chargés de son application
pour al vie scolaire. Il valide aussi la nouvelle fonction
de préfet des études et la nécessité
pour les personnels qui ne souscrivent pas à ce
te expérimentation d'aller ailleurs - ce qui n'est
pas une sanction. Néanmoins, le cosneil d'Etat
a annulé les dispositions autour des ATSS pour
leurs affectations sur cinq ans.
- Programme CLAIR : situation des
personnels. CE, juge des référés,
25 ocobre 2010. SNES contre Minsitère de l'Education
Nationale, n° 343397 [en
ligne] (LIJ n° 150, déc. 2010 en
ligne p. 6).
Pour le conseil d'Etat :
- la circulaire est légale : c'est une "boîte
à outils" pour expérimentations
prévues à l'article L. 401-1 du Code de
l'Education ;
- les dispositions autour de la situation des personnels
(intervention du chef d'établissement dans le recrutement,
durée minimale de présence avant mutation
de 5 années, encouragement pour les personnels
qui n'approuvent pas ce projet à muter ...)"doivent
y être regardées comme purement incitatives
et ne fixent pas de durée minimum ou maximum d'affectation"
ni "n'édictent de règles de mutations
particulières" ;
- les fonctions des nouveaux préfets des études
constituent des "missions d'appui, par niveau de
classe, dans le respect des compétences des enseignants
et personnels d'éducation."
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Programme
CLAIR : Collèges et Lycées pour lAmbition,
lInnovation et la Réussite [actualité]-
Mise à jour le 18 janvier 2012
Programme
Clair : actualité / textes officiels
Deux
arrêts du Conseil d'Etat
- Situations des personnels &
expérimentations en matière pédagogique
: programme CLAIR. - CE 14 octobre 2011, SNES contre
minstire ENJVA, n° 343396 [arrêt
en ligne] (LIJ n° 160, déc. 2011,
p. 8-9).
Le Conseil d 'Etat rejette les demandes d'annulation de
la circulaire
du 7 juillet 2010 pour cause de non consultation
du CSE ou de CTM (ça n'entrait pas dans leurs compétences
obligatoires). De la même façon, le dispositif
i CLAIR s'inscrit très légalement dans le
cadre de l'expérimentation prévue à
l'article L. 401-1 du Code de l'Education et ne transforme
pas els CPE en seuls agents chargés de son application
pour al vie scolaire. Il valide aussi la nouvelle fonction
de préfet des études et la nécessité
pour les personnels qui ne souscrivent pas à ce te
expérimentation d'aller ailleurs - ce qui n'est pas
une sanction. Néanmoins, le cosneil d'Etat a annulé
les dispositions autour des ATSS pour leurs affectations
sur cinq ans.
- Programme CLAIR : situation des
personnels. CE, juge des référées,
25 ocobre 2010. SNES contre Minsitère de l'Education
Nationale, n° 343397 [en
ligne] (LIJ n° 150, déc. 2010 (en
ligne p. 6).
Pour le conseil d'Etat :
- la circulaire est légale : c'est une "boîte
à outils" pour expérimentations prévues
à l'article L. 401-1 du Code de l'Education ;
- les dispositions autour de la situation des personnels
(intervention du chef d'établissement dans le recrutement,
durée minimale de présence avant mutation
de 5 années, encouragement pour les personnels qui
n'approuvent pas ce projet à muter ...)"doivent
y être regardées comme purement incitatives
et ne fixent pas de durée minimum ou maximum d'affectation"
ni "n'édictent de règles de mutations
particulières" ;
- les fonctions des nouveaux préfets des études
constituent des "missions d'appui, par niveau de classe,
dans le respect des compétences des enseignants et
personnels d'éducation."
Formation à la tenue de classe
des professeurs et conseillers principaux d'éducation
stagiaires et des personnels enseignants et d'éducation
des établissements relevant du programme Clair au
BOEN
du 13 janvier 2011. Extaits :
- En 2010-2011, chaque enseignant stagiaire doit bénéficier
de trois jours au moins de formation dédiés
à la tenue de classe pendant son année de
stage. Ce programmes de formation est mis en place par chaque
académie.
- La tenue de classe fait partie des 10
compétences professionnelles à acquérir
par les enseignants, documentalistes et conseillers principaux
d'éducation.
La circulaire rpécise : l
** la mission des formateurs référents et les
moyens mis à leur disposition - les personnels visés
par la formation ;
** les contenus de formation autour de 2 axes thématiques
:
a) Analyse des pratiques, gestion de classe comme prévention
de tensions dans la classe et dans l'établissement,
b) Principes et pratiques de la gestion de groupe en classe
et dans l'établissement
... avec parcours type de formation [définitions et
caractéristiques des différentes pratiques violentes/à
risques - stratégies d'intervention - gestion de classe
- étude des interactions].
"Le site internet Tenue
de classe, la classe côté professeur,
permet la mutualisation de ressources en ligne, la dissémination
de pratiques innovantes. Un forum permanent d'échanges
est proposé aux formateurs référents
tenue de classe.
À l'aide des ressources identifiées par le conseil
scientifique des états généraux de la
sécurité à l'école, le site permet
également une ouverture européenne et internationale.
Ce site doit également favoriser le développement
de l'enseignement à distance, notamment avec le site
Néopass@ction de l'INRP."
Indemnité pour fonctions d'intérêt collectif
- Modalités d'attribution, circulaire
n° 2010-243 du 9-11-2010 au BOEN n°2 du 13 janvier
2011.
"Cette nouvelle indemnité " pour fonctions
d'intérêt collectif " (Ific) bénéficie
aux personnels enseignants et d'éducation volontaires
qui exercent les fonctions de tuteur des élèves
et de référent culture, ainsi que les fonctions
de préfet des études dans les établissements
relevant du programme Clair et de référent pour
les usages pédagogiques numériques.
- Cette enveloppe est répartie entre les établissements
en fonction des priorités académiques par le
recteur de chaque académie.
- Les modalités de mise en uvre concrètes
des différentes activités concernées
et des principes généraux de rémunération
associés sont présentées par le chef
d'établissement : critères
qualitatifs (investissement personnel, résultats...)
et principes généraux
d'attribution (exercice effectif des fonctions y ouvrant droit,
prise en compte des congés des personnels dans la modulation,
cas de cul de fonction y ouvrant droit ...)
- Elle est versée annuellement, après
service fait, à la fin de l'année scolaire.
- Elle n'est pas indexée sur la valeur du point
fonction publique.
Le programme CLAIR - présentation
L'expérimentation 2010-2011
- Programme « Clair » :
expérimentation pendant l'année scolaire 2010-2011
au Bulletin
officiel n° 29 du 22 juillet 2010.
Le programme Clair (collèges et lycées pour
l'ambition, l'innovation et la réussite) est expérimenté
à la rentrée 2010 dans des établissements
concentrant le plus de difficultés en matière
de climat scolaire et de violence. Il concerne 105 collèges
et lycées et sera étendu à la rentrée
2011 (académies de Aix-Marseille, Amiens, Créteil,
Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Versailles)
[liste
corrigée au BO du 02.09.2010].
Ce programme prévoit des innovations en matière
de pédagogie (expéimentatiosn pédagogiques
: article
L. 401-1 du code de l'Éducation), de vie
scolaire (un préfet des études) et de ressources
humaines. Le programme Clair a été annoncé
par Luc Chatel à l'issue des États généraux
de la sécurité à l'École les 7
et 8 avril 2010.
- Le nouveau programme se substitue
aux dispositifs existants : sera créé
et expérimenté dans une centaine détablissements
à la rentrée 2010 prochaine, avant dêtre
étendu à la rentrée 2011.
Il se caractérise par des innovations dans les champ
- des ressources humaines, avec un effort porté sur
la stabilité des équipes,
- de la pédagogie avec un large recours aux expérimentations
permises par la loi,
- et enfin de la vie scolaire avec la désignation dun
préfet des études pour chaque niveau.
Il s'appuie sur :
- l enquête SIVIS (Système dinformation
et de vigilance sur la sécurité scolaire) qui
sera complétée par de nouveaux indicateurs,
déclinée à léchelle départementale
et publiée chaque trimestre ;
- la formation initiale, la formation pendant lannée
de stage des professeurs nouvellement recrutés et la
formation continue - qui intégreront des modules spécifiques
consacrés à la gestion des conflits, à
la prévention de la violence et à la tenue de
classe ;
- le plan de sécurisation des établissements
scolaires [détails
ici].
Des sites utiles : académie
de Caen - Expérimentation
du programme CLAIR : déplacement dans l'académie
d'Aix-Marseille [24.06.2010]
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Elèves
perturbateurs dans les EPLE : les établissements de réinsertion
scolaire (ERS)
mise
à jour le 5 mai r 2011 [voir aussi à internats
d'excellence]
Actualités : les ERS dans
la circulaire de rentrée 2011
Les établissements de réinsertion
scolaire (ERS)
Depuis la rentrée 2010, les ERS proposent une scolarité
aménagée pour des collégiens perturbateurs.
Rattachés en grande majorité à un établissement
scolaire, ils ont pour vocation d'accueillir aussi longtemps
que nécessaire des élèves qui ont fait
l'objet de multiples exclusions mais qui ne relèvent
ni d'une prise en charge thérapeutique ni d'un placement
dans le cadre pénal. Les ERS proposent ainsi, pour au
moins un an, une rupture avec le cadre de vie habituel et offrent
de préférence un hébergement en internat
afin de permettre une prise en charge individualisée.
Dans le cadre d'un projet pédagogique et éducatif
élaboré par l'ensemble des personnels, les ERS
visent à :
- faire prendre conscience aux jeunes de l'importance du respect
des règles de la vie sociale et scolaire ;
- remobiliser les élèves sur les apprentissages
;
- favoriser la maîtrise du socle commun de connaissances
et de compétences.
Les ERS privilégient une organisation
du temps innovante : enseignement le matin, activités
culturelles, sportives, artistiques ou citoyennes l'après-midi.
Une attention particulière doit être portée
à l'élaboration d'un programme
pédagogique sportif spécifique permettant
aux élèves de réapprendre les règles
de vie en société et de développer leur
esprit d'initiative et de responsabilité.
La réussite des projets repose sur la mobilisation de
tous les partenaires : ministère de la Défense,
ministère de l'Intérieur, Protection judiciaire
de la jeunesse (PJJ), Agence du service civique, services de
l'Aide sociale à l'enfance (ASE) des conseils généraux,
collectivités territoriales, associations, etc.
La composition de la commission de sélection est également
partenariale : elle permet de veiller à l'admission d'élèves
dont le profil correspond bien au public des ERS.
Présentation [le
site minsitériel - eduscol]
Les établissements de réinsertion scolaire (ERS)
accueillent des collégiens en difficulté scolaire
et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement
et une prise en charge différente. Le premier établissement
ouvre dans l'académie de Nice dès la rentrée
2010. Dix ouvertures sont prévues au cours de l'année
scolaire 2010-2011.
Soit :
- des collègiens perturbateurs âgés de 13
à 16 ans, issus des classes de 5e, 4e et 3e - qui ont
fait l'objet de multiples exclusions et qui ne relèvent
ni de l'enseignement spécialisé et adapté,
ni d'un placement dans un cadre pénal ;
- avec une scolarisation aménagée pour les réinsérer
dans un parcours de formation générale, technologique
ou professionnelle ;
- pour un effectif global de 15 à 30 élèves
par EPLE et pour une durée d'un an au moins.
Voir aussi des sites académiques : Nice
(voir
aussi ici) -
Le texte officiel
Bulletin officiel n°28 du 15 juillet
2010 : circulaire n° 2010-090 du 29-6-2010 en
ligne.
La circulaire précise les modalités de création
et de focntionnement de ces ERS : implantation, dispositif partenarial
(ministères, Acsé,
collectiviés ...), encadrement mais aussi celles d'entrée
et sortie de l'ERS. Il insiste sur la nécessité
d'un projet pédagogique et éducatif (des activités
régies par une stricte discipline, apprentisage de la
règle, évaluation personnalisée des élèves
et implication des familles: cf REAPP,
mallette,
etc...).
La PJJ dans les ERS
[autour de la PJJ : ici]
La PJJ apporte son expertise
éducative
La Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ) prend part à
ce dispositif de l'Education nationale. Elle y apporte son expertise
éducative en mettant
à disposition des personnels, un cadre et/ou un éducateur,
au prorata du nombre d'élèves.
Les ERS proposent une scolarité aménagée.
Les enseignements, spécifiques et adaptés, permettent
de favoriser la maîtrise du socle commun
de connaissances ainsi que le respect des règles de la
vie sociale et scolaire.
L'objectif : conduire ces élèves à réintégrer
un établissement scolaire classique ou les orienter vers
la voie professionnelle.
Dès septembre [2010], les ERS [la suite p. 3 de la
revue officielle de la PJJ en ligne]
Une convention de partenariat
Accord cadre entre le ministère
de l'Éducation nationale et le ministère de la
Justice et des Libertés
du 13 octobre 2010 au BOEN
n° 1 du 6 janvier 2011.
Cet accord implique plus aprticlièremetn la DGESCO au
sein du MEN et la direction de la protection judiciaire de la
jeunesse (DPJJ) au sein du Minsitère de la Justice.
"La création des établissements
de réinsertion scolaire (ERS) relève de l'action
de l'Éducation nationale et repose sur une action partenariale.
Les ERS prennent en charge des élèves dont le
comportement très perturbateur nuit au fonctionnement
de la classe et de l'établissement et qui peuvent être
en situation d'absentéisme ou de décrochage.
La contribution de la DPJJ à cette mission s'entend comme
sa participation au titre de son expertise éducative
auprès de publics en difficulté, à une
politique publique priorisée par le Gouvernement. La
DPJJ participe donc dans ce cadre à la prévention
du décrochage scolaire et à la prévention
de la délinquance et prolonge ainsi la coopération
structurelle déjà installée.
Ce concours mutuel à l'élaboration de la politique
éducative de chacune des administrations vient conforter
leurs complémentarités en faveur de la prise en
charge des publics les plus en difficulté".
La convention détaille :
- l'objet de l'accord cadre (ci-dessous : voir art. 1) ;
- la contribution de la direction de la protection judiciaire
de la jeunesse (DPJJ) et celle du ministère de la Justice
et des Libertés à la création des ERS (art.
2) ;
La DPJJ s'engage à mettre à la disposition
du ministère de l'Éducation nationale :
- un éducateur et un cadre A (chef de service éducatif)
de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse du
ministère de la Justice et des Libertés (deux
équivalents temps plein) dans les ERS accueillant de
16 à 30 élèves ;
- un éducateur de la direction de la protection judiciaire
de la jeunesse du ministère de la Justice et des Libertés
(un équivalent temps plein) dans tous les ERS accueillant
entre 10 et 15 élèves, dans ceux qui ne comportent
pas d'internat, et dans ceux qui sont confiés à
un acteur du champ de la protection de l'enfance ou de l'action
éducative.
- la formation des personnels (assurée par l'EB et inscrite
dans les plans académiques de formation ou PAF) : art.
3 ;
- son pilotage et évaluation (structure de suivi commune)
;
- la durée de la convention (3 ans à dater de
la signature) et conditions de son renouvellement.
|
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Face
à l'enfance et à l'adolescence délinquantes
:
les établissements
et services
du secteur public
de
la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
(justice
des mineurs)
Actualité
Les
établissements du
secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse
[établissements
de placement éducatif dont : le cas de l'internat
d'EPLE / centres
éducatifs fermés]
Les
services du
secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse
[STEMO - STEI
- SEAT,
UEAT et CAE]
Mise à jour le 3 janvier 2012
[retour
au sommaire général]
|
Le terme "établissement"
correspond aux organisations qui mettent en uvre
des mesures de placement
soustrayant le mineur à son milieu naturel.
Le terme "service" est
utilisé pour les organisations qui mettent
en uvre les mesures d'investigation et de
milieu ouvert, les activités de jour ainsi
que l'intervention éducative auprès
des mineurs incarcérés.
Voir
: ici
|
Mineurs
délinquants et éducation : actualité
La loi n° 2011-1940 du
26 décembre 2011 [JORF
n°299 du 27 décembre 2011]
... vise à instaurer un service citoyen pour les mineurs
délinquants [voir aussi le
site de l'Assemblée Nationale].
Il s'agit d'ajouts à l'ordonnance n° 45-174
du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante
autour du "contrat de service en établissement
public d'insertion de la défense" [EPIDE - Établissement
public dinsertion de la défense : voir
ici], lequel contrat [modalités à
l'article 4] est le nouveau nom du contrat de volontariat
pour l'insertion.
Il s'agit au départ de la proposition du député
Eric Ciotti afin d'apporter une réponse à l'augmentation
du nombre de mineurs délinquants de plus de 16 ans,
en instaurant un service citoyen.
Les articles 1er, 2 et 3 de cette modifient respectivement
les articles 7-2, 24-6 et 20-10 de l'ordonnance de 1945 et
instaurent le service citoyen dans le cadre d'une composition
pénale, d'un ajournement de peine ou d'un sursis avec
mise à l'épreuve.
Enfin, l'article 5 de la loi modifie les articles L251-3 du
Code de l'organisation judiciaire, et les articles 8-2, 13
et 24-1 de l'ordonnance de 1945, afin, d'une part, d'interdire
au juge des enfants ayant renvoyé un mineur devant
une juridiction pour mineurs de présider cette juridiction,
et d'autre part, d'adapter les modalités de saisine
du tribunal correctionnel pour mineurs.
|
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Les
établissements du secteur public de la protection judiciaire
de la jeunesse [établissements
de placement éducatif / centres
éducatifs fermés] [sommaire]
Généralités
Texte réglementaire
Extrait du décret
n°2007-1573 du 6 novembre 2007 relatif aux établissements
et services du secteur public de la protection judiciaire de
la jeunesse.
Art. 4 [en
ligne]
I. - Les établissements du secteur public de la protection
judiciaire de la jeunesse exercent les missions définies
au 1°, aux a et c du 2° et au 4° de l'article 1er
[1].
A ce titre, ils :
a) Accueillent en hébergement les mineurs et, le cas
échéant, les jeunes majeurs placés par
les juridictions ;
b) Evaluent la situation, notamment familiale et sociale, de
chaque jeune accueilli, le cas échéant aux fins
d'élaborer des propositions d'orientation à l'intention
de l'autorité judiciaire ;
c) Organisent la vie quotidienne des jeunes accueillis ;
d) Elaborent pour chaque jeune accueilli un projet individuel
;
e) Accompagnent chaque jeune accueilli dans toutes les démarches
d'insertion ;
f) Assurent à l'égard de chaque jeune accueilli
une mission d'entretien ;
g) Assurent à l'égard des mineurs accueillis une
mission de protection et de surveillance ;
h) Exercent, dans le cadre de l'exécution des peines
et des mesures de sûreté, le contrôle des
obligations imposées aux personnes qui leur sont confiées.
II. - Les établissements du secteur public de la protection
judiciaire de la jeunesse sont :
1° Les établissements
de placement éducatif ;
2° Les centres
éducatifs fermés.
---------------------
[1]
Art. 1 [en
ligne] -
Les établissements et services du secteur public de la
protection judiciaire de la jeunesse du ministère de
la justice exercent les missions suivantes :
1° L'aide à la préparation des décisions
de l'autorité judiciaire prises en application des législations
relatives à l'enfance délinquante ou à
l'assistance éducative par l'apport d'éléments
d'information et d'analyse relatifs à la situation de
mineurs susceptibles de faire l'objet desdites décisions.
A ce titre, les établissements et services mettent en
oeuvre les mesures d'investigation ordonnées par l'autorité
judiciaire en application de l'ordonnance du 2 février
1945 relative à l'enfance délinquante et du code
de procédure civile et concourent à la préparation
des décisions de justice à caractère pénal
conformément aux dispositions du code de procédure
pénale ;
2° La mise en oeuvre des décisions de l'autorité
judiciaire prises en application des législations et
réglementations relatives à l'enfance délinquante,
à l'assistance éducative ou à la protection
judiciaire des jeunes majeurs. A ce titre, les établissements
et services assurent :
a) Selon les cas, la mise en oeuvre et le suivi des décisions
civiles et pénales prononcées par les juridictions
à l'égard des mineurs et des jeunes majeurs en
application de l'ordonnance du 2 février 1945 relative
à l'enfance délinquante, des articles 375 à
375-8 du code civil, du code pénal et du décret
du 18 février 1975 fixant les modalités de mise
en oeuvre d'une action de protection judiciaire en faveur des
jeunes majeurs à savoir les mesures éducatives,
les mesures de sûreté, les sanctions éducatives,
les peines et aménagements de peines ; [...]
c) L'organisation permanente, sous la forme d'activités
de jour, d'un ensemble structuré d'actions qui ont pour
objectifs le développement personnel, l'intégration
sociale et l'insertion professionnelle du mineur ou du jeune
majeur ; [...]
4° La participation aux politiques publiques visant :
a) La coordination des actions de la direction de la protection
judiciaire de la jeunesse avec celles des collectivités
publiques en vue d'assurer une meilleure prise en charge des
mineurs délinquants ou en danger ;
b) L'organisation et la mise en oeuvre d'actions de protection
de l'enfance et de prévention de la délinquance.
Deux types d'établissements/services
Milieu ouvert
Services éducatifs auprès du tribunal (SEAT),
Services territoriaux éducatifs de milieu ouvert
(STEMO),
Services territoriaux éducatifs et d'insertion
(STEI),
Lintervention éducative auprès des
mineurs incarcérés s'exerce soit dans les quartiers
pour mineurs des établissements pénitentiaires,
soit au sein des services éducatifs des établissements
pénitentiaires pour mineurs.
Placement
Etablissements de placement éducatif (EPE) constitués
d'unités éducatives d'hébergement collectif
ou diversifié (UEHC, UEHD), d'unités éducatives
de centre éducatif renforcé (UE-CER)
Etablissements de placement éducatif et dinsertion
(EPEI) constitués d'une ou plusieurs unités éducatives
d'hébergement parmi les UEHC, UEHD, UE-CER et d'une ou
plusieurs unités éducatives d'activités
de jour (UEAJ).
Centres éducatifs fermés (CEF).
Les
établissements de placement éducatif [internat d'EPLE
- STEI] [sommaire]-
mise à
jour le 6 avril 2011
Placement en internat d'EPLE
Placement direct par le juge des
enfants d'un mineur dans un EPLE doté d'un internat
Le
numéro 153 de la LIJ de mars 2011 résume la
lettre DAJ n°2010-394 du 15 décembre 2010 à
propos de l'ordonnance du juge des enfants du tribunal pour
enfants de Nancy du 25 août 2010. Par celle-ci, la mineure
F. a été confiée à la garde d'un
lycée doté d'un internat afin de lui "permettre
de poursuivre ses études dans de bonnes conditions
et aux relations mère-enfant de s'apaiser".
Ce faisant, le juge se conformait à l'article 375-3
du Code civil [en
ligne]
: Si la protection de l'enfant
l'exige, le juge des enfants peut décider de le confier
: [...] 4° A un service ou à un établissement
habilité pour l'accueil de mineurs à la journée
ou suivant toute autre modalité de prise en charge
; 5° A un service
ou à un établissement sanitaire ou d'éducation,
ordinaire ou spécialisé.
Il a été pécifié au recteur que
- les parents exercent leur droit de visite en conformité
avec le règlemetn intérieur de l'EPLE ;
- les frais étaient pris en charge par les services
de l'aide à l'enfance .
- la nature du régime de responsabilité applicalbes
aux dommages éventuels causés la mineure (compétence
du juge adminsitratif : TC du 17 déc. 2001 - l'EPLE
a désormais la responsabiltié d'organsier, diriger
et contrôler la vie du mineur qui lui est confié
: CE du 3
juin 2009, n° 300924 / Cass. civ. du 6 juin
2003 : n°
de pourvoi: 00-12014, 00-15606,
etc...) sachant qu'au cas où le mineur est auteur d'un
dommage, la responsabilité de l'EPLE peut être
engagée sauf cas de force majeure ou faute' de la victime
(CE, 11 fév. 2005, n°
252169). Peuvent aussi être recherchées
la responsabilité de l'Etat dans sa mission d 'enseignement
ou celle de la collectivité locale dans le cas de défaillance
d 'une de ses missions (entretien de l'EPLE ...).
Les
services territoriaux éducatifs et d'insertion (STEI)
: voir ici
[sommaire]
Les
centres éducatifs fermés
Une alternative à
l'incarcération
Un centre
éducatif fermé (CEF) accueille des mineurs de
16 à 18 ans multiréitérants ou multirécidivistes
avant jugement, dans le cadre d'un contrôle judiciaire,
ou condamnés, dans le cadre d'un sursis avec mise à
l'épreuve ou d'une libération conditionnelle.
Placés en alternative à l'incarcération,
ils bénéficient dune prise en charge éducative,
scolaire et psychologique renforcée. La création
des CEF a permis de faire « baisser le nombre de mineurs
incarcérés de plus de 20% depuis 2002 alors même
que le nombre de mineurs délinquants a augmenté
de 12% sur la même période », a rappelé
le DPJJ (voir
p. 3 de la revue officielle en ligne
en date du printemps 2010).
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Les
services du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse
[STEMO -
STEI -
SEAT, UEAT et CAE]
[sommaire]
- Mise à jour le 6 avril 2011
Article 7 du décret
n°2007-1573 du 6 novembre 2007 relatif aux établissements
et services du secteur public de la protection judiciaire de
la jeunesse.
Les services du secteur public de la protection judiciaire
de la jeunesse sont :
1° Les services
territoriaux éducatifs de milieu ouvert ;
2° Les services
éducatifs auprès des tribunaux [SEAT]
;
3° Les services
territoriaux éducatifs d'insertion ;
4° Les services éducatifs en établissements
pénitentiaires pour mineurs.
Voir aussi : le portail
officiel de la PJJ dont textes
officiels autour de la justice des mineurs.
Les
services territoriaux éducatifs de milieu ouvert (STEMO)
Définitions
- Le milieu ouvert ...
... regroupe l'ensemble des mesures alternatives à l'incarcération
qui répondent à une démarche de responsabilisation
du condamné.
Les personnes faisant l'objet de ces mesures sont placées
sous contrôle du juge de l'application des peines et suivies
à sa demande par des services pénitentiaires d'insertion
et de probation, soit dès le jugement (contrôle
judiciaire), lors du jugement (sursis avec mise à l'épreuve)
ou suite aux modalités d'exécution de la peine
d'emprisonnement (semi-liberté)...
... désigne également l'ensemble des mesures prises
par le juge des enfants à l'égard d'un mineur
et qui s'exercent dans sa famille, par opposition aux mesures
de placement.
- Le service territorial de milieu ouvert (STEMO) prend en charge
sur le terrain le suivi des mineurs en milieu ouvert et l'application
des mesures judiciaires ordonnées par les juges pour
enfants (mesure de réparation, mesure d'activité
de jour, stage de citoyenneté...).
Textes réglementaires
Extrait du décret
n°2007-1573 du 6 novembre 2007 relatif aux établissements
et services du secteur public de la protection judiciaire de
la jeunesse.
Artile 8 [en
ligne] . -
I. - Les services territoriaux éducatifs de milieu ouvert
assurent :
1° Sans préjudice des attributions dévolues
aux services éducatifs auprès des tribunaux, une
permanence éducative dans les tribunaux de grande instance
pourvus d'un tribunal pour enfants qui consiste à mettre
en oeuvre :
a) L'accueil et l'information des mineurs et des familles tels
que prévus au 3° de l'article
1er [dans le cadre des tribunaux de grande instance
dotés d'un tribunal pour enfants] ;
b) Les prescriptions de l'autorité judiciaire ordonnées
en application des dispositions de l'article
12 de l'ordonnance du 2 février 1945 ;
2° La préparation des décisions de l'autorité
judiciaire conformément aux dispositions du 1° de
l'article
1er ;
3° La mise en oeuvre, dans l'environnement familial et social
des mineurs et des jeunes majeurs, des décisions civiles
et pénales, autres que les mesures de placement, mentionnées
à
l'article 1er. Le cas échéant, ils
apportent aide et conseil à la famille du mineur suivi
;
4° Des interventions éducatives dans les quartiers
des établissements pénitentiaires spécialement
réservés aux mineurs [âgés de plus
de 13 ans] , mentionnés à l'article
20-2 de l'ordonnance du 2 février 1945 [dont
récidive] ;
5° Le cas échéant, l'aide à l'insertion
telle que prévue au c du 2° de l'article
1er [L'organisation permanente, sous la forme
d'activités de jour, d'un ensemble structuré d'actions
qui ont pour objectifs le développement personnel, l'intégration
sociale et l'insertion professionnelle du mineur ou du jeune
majeur].
II. - Les services territoriaux éducatifs de milieu ouvert
coordonnent, conformément aux orientations fixées
par le directeur départemental, la participation des
établissements et services du secteur public de la protection
judiciaire de la jeunesse aux politiques publiques définies
au 4° de l'article 1er.
Les
services éducatifs auprès des tribunaux (SEAT) et
les Unités Educatives Au Tribunal (UEAT)
SEAT
Les SEAT ont été instaurés par arrêté
en 1987 en remplacement des services des délégués
à la liberté surveillée créés
en 1945. Implantés au sein des tribunaux de grande instance
dotés d'un tribunal pour enfants, ils y accueillent les
mineurs délinquants ou en danger et leur
famille. Ils sont chargés de l'orientation éducative
des mineurs déférés et sont visés
par l'article 12 de l'ordonnance de 1945, qui stipule que «
le service de la protection judiciaire de la jeunesse compétent
établit, à la demande du procureur de la République,
du juge des enfants ou de la juridiction d'instruction, un rapport
écrit contenant tous renseignements utiles sur la situation
du mineur ainsi qu'une proposition éducative »
proposition qui doit constituer une alternative à
l'incarcération. Les SEAT sont également chargés
du suivi des mineurs incarcérés et peuvent exécuter
les mesures pénales de liberté surveillée,
de contrôle judiciaire, de sursis avec mise à l'épreuve,
de travail d'intérêt général (TIG),
d'aide ou de réparation ainsi que les mesures civiles
d'AEMO judiciaire.
Depuis 2002, leur nombre a été considérablement
réduit, leurs missions étant désormais
le plus souvent assurées par les centres d'action éducative
(CAE) [site
de l'INJEP].
UEAT
En matière pénale, conformément à
l'article 12 de l'ordonnance du 2 février 1945 relative
à l'enfance délinquante, les Services Educatifs
Auprès du Tribunal (SEAT) sont chargés de l'orientation
éducative des mineurs délinquants déférés
et doivent établir "à la demande du procureur
de la République, du juge des enfants ou de la juridiction
d'instruction, un rapport écrit contenant tous renseignements
utiles sur la situation du mineur ainsi qu'une proposition éducative".
C'est un service en pleine évolution suite à la
réforme des Services Educatifs Auprès des Tribunaux
engagée par la direction de la protection judiciaire
de la jeunesse en 2001. Il assure trois grands types de missions
:
- Information et orientation des jeunes et de leur famille :
conformément à l'article 12 de l'ordonnance de
1945, l'UEAT assiste les magistrats, notamment en dressant le
bilan de la personnalité du jeune versé au dossier.
En cas de convocation par un officier de la police judiciaire,
le parquet doit pouvoir faire rencontrer le jeune par un éducateur
dans la semaine qui suit l'effraction.
- Suivi des mesures éducatives en milieu ouvert et de
mineurs incarcérés : l'UEAT assure le suivi des
jeunes en détention. L'éducateur doit ainsi présenter
un projet de sortie de prison au magistrat.
- Mesure de réparation : l'UEAT partage d'autres missions
avec le CAE (Centre d'Action Educative) : peines de TIG, mesures
de réparation, contrôles judiciaires socio-éducatifs,
sursis avec mise à l'épreuve (site
du DEPAD).
Les centres d'action éducative (CAE)
Les CAE peuvent dépendre du ministère de la
Justice ou être des services privés fonctionnant
à l'acte ou au dossier, habilités et financés
par le ministre de la Justice. Il peut y en avoir plusieurs
pour les grands départements.
C'est un service de milieu ouvert (la suite : conditions d'admission;
missions, etc... depuis
le site du DERPAD).
.
Les
services territoriaux éducatifs et d'insertion (STEI)
[sommaire]
Il s'agit d'un service en milieu ouvert
Le milieu ouvert ...
... regroupe l'ensemble des mesures alternatives à l'incarcération
qui répondent à une démarche de responsabilisation
du condamné.
Les personnes faisant l'objet de ces mesures sont placées
sous contrôle du juge de l'application des peines et suivies
à sa demande par des services pénitentiaires d'insertion
et de probation, soit dès le jugement (contrôle
judiciaire), lors du jugement (sursis avec mise à l'épreuve)
ou suite aux modalités d'exécution de la peine
d'emprisonnement (semi-liberté)...
... désigne également l'ensemble des mesures prises
par le juge des enfants à l'égard d'un mineur
et qui s'exercent dans sa famille, par opposition aux mesures
de placement.
Voir aussi :
- L'Etablissement
de placement éducatif et d'insertion (EPEI) de Strasbourg
(Bas-Rhin), un reportage officiel (p. 4 de la revue
en ligne au format PDF.
Textes réglementaires
Texte officiel initial
Extrait du décret
n°2007-1573 du 6 novembre 2007 relatif aux établissements
et services du secteur public de la protection judiciaire de
la jeunesse.
Article 5
Les établissements de placement éducatif accueillent
des mineurs délinquants ou en danger et des jeunes majeurs.
Ils peuvent procéder à des accueils sans
délai ni préparation ou à des accueils
préparés.
Modèle de définition
(par exemple le
7.09.2009 - : ici)
L'établissement de placement éducatif de la [...]
assure l'accueil en hébergement, sans délai ni
préparation ou préparé, de tous les publics
susceptibles de faire l'objet d'une mesure de placement : mineurs
délinquants, mineurs en danger et, le cas échéant,
jeunes majeurs.
A ce titre, il assure les missions suivantes :
- l'évaluation de la situation, notamment familiale et
sociale, de chaque jeune accueilli, le cas échéant
aux fins d'élaborer des propositions d'orientation à
l'intention de l'autorité judiciaire ;
- l'organisation de la vie quotidienne des jeunes accueillis
;
- l'élaboration pour chaque jeune accueilli d'un projet
individuel ;
- l'accompagnement de chaque jeune accueilli dans toutes les
démarches d'insertion ;
- la mise en uvre à l'égard des jeunes accueillis
d'une mission d'entretien ;
- la mise en uvre à l'égard des jeunes accueillis
d'une mission de protection et de surveillance ;
- l'exercice, dans le cadre de l'exécution des peines
et des mesures de sûreté, du contrôle des
obligations imposées aux personnes qui leur sont confiées
;
- la participation des professionnels du secteur public de la
protection judiciaire de la jeunesse aux politiques publiques,
conformément aux orientations fixées par le directeur
départemental de la protection judiciaire de la jeunesse.
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L
Source : BOEN n°39 de 2003...
et texte des resposnables académiques du réserau
CDI pour l'Académie d'Amiens
Jeux
dangereux et violence à l'école :
rentrée 2010, généralités, associations,
déjà en 2009, jurisprudence.
Mise à jour le 13 avril 2010
[retour
au sommairé général]
Les jeux dangereux et la politique
éducatuve de santé dans les territoires académiques
Autour de la circulaire
n° 2011-216 du 2 décembre 2011
La politique éducative de santé dans les territoires
académiques- outre "une politique éducative
de santé intégrée au projet académique
et aux projets d'école et d'établissement. une
politique éducative de santé en cohérence
avec la politique publique de santé" et "un
pilotage, un accompagnement et un partenariat renforcés
aux différents échelons" se structure
autour d'"un programme d'actions construit autour
de sept priorités". Parmie celles-ci : "organiser
la prévention des « jeux dangereux » et
participer à la prévention et à la lutte
contre le harcèlement entre élèves
", action explicité ainsi en annexe à la
même circulaire :
Objectif 5 : Organiser la prévention
des « jeux dangereux »
La lutte engagée contre les « jeux dangereux
», pratiqués par certains élèves
dans les enceintes scolaires ou à l'extérieur
des établissements scolaires, doit viser l'éradication
de toutes les pratiques rassemblées sous ce vocable,
qu'il s'agisse de pratiques de non-oxygénation, de
strangulation, de suffocation, ou encore de jeux tels que
« le petit pont massacreur », « le jeu
de la tomate » et autres.
Objectifs opérationnels/mise
en uvre
- Mobiliser l'ensemble des adultes des écoles et
des établissements scolaires pour assurer une prévention
et une surveillance actives.
- Mettre à la disposition des établissements
scolaires des premier et second degrés les ressources
nécessaires et les documents d'accompagnement.
- Renforcer les formations, notamment des personnes ressources
: médecins, infirmiers, assistants de service social
et psychologues de l'éducation nationale. Ces formations
qui s'adressent également à l'ensemble de
l'équipe éducative pourront prendre appui
sur le guide « Repères » d'intervention
en milieu scolaire « Jeux dangereux et pratiques violentes
».
- Favoriser les partenariats avec les associations compétentes
ainsi que les collaborations avec les policiers ou les gendarmes
référents.
Ressources [voir
aussi : Eduscol]
- Brochure nationale
: Jeux
dangereux et pratiques violentes prévenir,
intervenir, agir diffusée à tous les membres
de la communauté éducative.
- Guide « Repères » d'intervention en
milieu scolaire Jeux
dangereux et pratiques violentes 5guiide d'intervention
en milieu scolaire]
Les jeux dangereux dans
la circulaire
de rentrée 2010
- "1.3.5 Prévenir et lutter
contre la violence et les discriminations
La lutte contre la violence à l'École
demeure une priorité pour l'année scolaire 2010-2011.
[...] L'attention des recteurs
et des inspecteurs d'académie est de nouveau appelée
sur la nécessité de poursuivre la lutte contre
les jeux dangereux et les pratiques violentes en partenariat
avec les associations habilitées
au niveau national. Afin d'aider les établissements scolaires,
des formations à destination des médecins, infirmières
et assistants de service social de l'Éducation nationale
seront organisées en prenant appui sur le cahier des
charges élaboré au niveau national."
Historique 2009
Poursuite et amplification de la lutte contre les jeux dangereux
et les pratiques violentes : communiqué
ministérile du 18 juin 2009.
Vioir aussi la circulaire
de rentrée 2009 (nous soulignons en gras) :
"Répondre aux enjeux de la
société, développer le service public de
l'éducation, donner une chance de réussite à
tous les élèves : tels sont les grands axes d'action
du ministère de l'Éducation nationale, déclinés
en 15 priorités dans la présente circulaire de
rentrée : [dont ...]
"Lutter contre la violence et les
discriminations [...]
"La prévention et la lutte
contre les violences s'organisent d'abord au sein de chaque
établissement. Le phénomène des jeux
dangereux continue à faire l'objet d'une vigilance constante.
La généralisation des plans de prévention,
élaborés dans le cadre des comités d'éducation
à la santé et à la citoyenneté,
se poursuit. L'appui des partenaires de proximité (police,
gendarmerie, justice) est nécessaire pour la réalisation
de diagnostics de sécurité partagés et
d'opérations de sécurisation aux abords des écoles
et des établissements. La signature des conventions départementales
avec ces partenaires est généralisée.
Les jeux dangereux :
généralités
Les « jeux » dangereux et les pratiques violentes
(Eduscol).
Un guide au téléchargement depuis
Eduscol.
Depuis le site
académique de Paris :
Jeux dangereux
Le ministre a dans une note aux inspecteurs dacadémie
du 22 septembre 2006 fait part du fait que son attention est
régulièrement appelée sur la persistance
et laugmentation de certaines pratiques, par des enfants
et des adolescents, de divers « jeux » dangereux
aboutissant à des atteintes graves à la santé,
voire à des décès.
[Soit :]
** Jeux par asphyxie
Jeux dangereux, signalés depuis
plusieurs années, ils consistent à freiner lirrigation
sanguine du cerveau, sinitient généralement
en groupe et se pratiquent parfois seul ce qui peut conduire
malheureusement, dans ce cas, à lasphyxie. Ces
jeux - le plus connu étant le « jeu du foulard
» - existent sous dautres appellations telles que
: le rêve bleu, le rêve indien, jeu du cosmos, jeu
de la tomate, jeu de la grenouille
** Jeux violents
On distingue les jeux contraints des jeux intentionnels.
-Les jeux contraints : lenfant victime ne participe pas
de son plein gré à ce jeu, il est le bouc émissaire.
On retrouve une victime et un agresseur. Les noms connus sont
les suivants : jeu des cartons rouges, de la ronde, de la mort
subite, de la machine à laver, happy Slapping
-Les jeux intentionnels : dans ce cas, tous les participants
sont a priori daccord pour y participer. Les rôles
peuvent alors sinverser : les agresseurs devenir victimes
et vice et versa. Les noms les plus connus sont : jeu du cercle
infernal, jeu de la cannette, petit pont massacreur...
Il existe dautres « jeux dangereux » sans
violence physique : jeu de laérosol, des solvants,
de linsomnie, de lautoroute
Le site
de lassociation SOS Benjamin est entièrement
consacré à ces jeux dangereux (encore dautres
noms : jeu du taureau, jeu de la pièce, jeu de Beyrouth...)
qui se sont multipliés dans les cours de récréation
et ont déjà fait plusieurs morts. Lassociation
SOS Benjamin, du nom dune petite victime, a ouvert un
Observatoire national détude des comportements
à risques (ONECR) et un centre de prévention.
Elle ambitionne de former et daider les enseignants, particulièrement
à lécole primaire, à déceler
et prévenir ces nouveaux dangers."
Voir aussi : site
académique d'Amiens -
Jeux
dangereux - Associations
"L'association de « Parents
d'enfants accidentés par strangulation »
[présentation]
qui apporte son concours à l'enseignement public, est
agréée pour une durée de cinq ans"
(BO
du 23.10.2008). [5 juin 2007 - Xavier Darcos recevait l'Association
des parents d'enfants accidentés par strangulation
(actualité
ministérielle).
Le ministre de l'éducation nationale a reçu
le mardi 5 juin 2007 Françoise Cochet et Catherine Vince,
respectivement présidente et vice-présidente de
l'Association des parents d'enfants accidentés par strangulation
(A.P.E.A.S.).]
Voir aussi :
- Eléments d'information sur "le jeu du foulard"
: rapport à M. le ministre de l'éducation et à
M. le ministre délégué à l'enseignement
professionnel (2002) depuis
le site de la documentation française ; sur le même
"jeu" le site
académique de Grenoble.
- Happy slapping : le site
académique de Céteil -
Jeux
dangereux - Jurisprudence
Sur la responsabiltié des enseignants, voir aussi Educnet.
** Cour de récréation d'école
primaire publique : responsabilité de l'Etat retenue
(art.
L . 911-4 du code de l'éducation, art.
1384 du code civil) - LIJ n° 116, p. 27-28.
La démonstration du caractère intrinsèquement
dangereux de ce mur d'escalade imposait au corps enseignant
la délivrance de consignes strictes " afin de prévenir
toue pratique non conforme " : dès lors que les
surveillants en cause sont des membres de l'enseignement public,
la responsabilité de l'Etat est engagée. C'est
la conclusion du tribunal d'instance de Guingamp par jugement
du 23 novembre 2006.
** Récréation : organisation
de la surveillance des élèves, étouffement
avec une balle - CAA
Bordeaux, 19.03.2007 (LIJ
n° 115, mai 2007)
Un enfant de 6 ans s'est étouffé avec une balle
en cours de récréation et les parents se sont
retournés contre le ministère de l'éducation
nationale pour défaut de surveillance : 2 enseignants
pour 78 enfants. Pour le tribunal administratif ce nombre n'est
pas en soi insuffisant, d'autant moins qu'ils ne pouvaient prévenir
un accident dû à un "outil" a priori
non réputé dangereux. De plus le lien entre la
faute alléguée (avoir rendu à l'élève
la balle préalablement confisquée sans en informer
les enseignants/surveillants) et le préjudice (invalidité
à 100% suite à étouffement) n'est pas établie;
les parents sont déboutés par le tribunal administratif
dont les conclusions sont confirmées par la cour administrative
d'appel de Bordeaux.
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Autour des dérives
sectaires
Mise à jour le 18
avril 2012
L'école
et la lutte contre les dérives sectaires
Actualité : la circulaire du 22 mars 2012
Autre violence contre les enfants que peut détecter l'école
: les dérives sectaires.
Dans le cadre de la protection de l'enfance, l'éducation
nationale appelle l'ensemble de ses personnels la vigilance.
Ses responsables académiques (Recteurs, DASEN) sont invités
à désigner des correspondants académiques
à cet effet dont les missions et le cadre sont précisés.
Ils sont aussi chargés de signaler tout fait en ce sens
au président du conseil général ou au procureur
de la république.
La Mission interministérielle de vigilance et de lutte
contre les dérives sectaires (Miviludes)
coordonne ces actions. Suivent des recommandations autour de
la nécessité de ne pas se contenter de faits isolés
mais de repérage d'un faisceau d'éléments
(non respect de l'obligation scolaire, inassiduité scolaire
importante, insuffisance notoires de l'éduction en famille,
etc.. qui constituent autant de signes de privation des chances
de s'instruire. Sont rappelés différents articles
de codes (civil, pénal, de procédure pénale,
de l'action des familles, de l'éducation) concernés
On consultera utilement le guide au téléchargement
sur la
protection des mineurs contre les dérives sectaires.
Voir aussi ...
... La Mission
de prévention des phénomènes sectaires
dans l'éducation nationale.
Les textes
Officiel
- Prévention et lutte contre
les risques sectaires : action de l'éducation nationale,
circulaire n° 2012-051 du 22 mars 2012 (BOEN
n° 14 du 5 avril 2012)
"La vigilance et les moyens d'action à l'encontre
des phénomènes d'emprise qui peuvent s'exercer
au préjudice d'individus, notamment dans le cas de dérives
sectaires, sont renforcés depuis quelques années.
Cette lutte concerne les comportements portant atteinte aux
droits, à l'ordre public, ou contraires aux lois et règlements.
Cette circulaire définit :
* le concept spécifique de dérive sectaire en
matière d'éducation nationale : une perte des
chances de s'instruire ;
* le champ de l'action contre les dérives sectaires ;
* l'identification du risque et la chaîne des responsabilités
et des obligations à respecter ;
* la complémentarité de l'action de l'éducation
nationale avec les administrations de l'État et les collectivités
territoriales" (résumé MEN).
- Question n° 50824 de Monsieur Michel
Zumkeller - Journal officiel du 2 juin 2009
M. Michel Zumkeller interroge M. le secrétaire
d'État chargé des sports sur le rapport annuel
sur les sectes, publié par la Miviludes (Mission interministérielle
de vigilance contre les dérives sectaires). Ce rapport
décrit les méthodes employées par les sectes,
pour s'installer dans les « niches nouvelles ».
Il souhaite connaître les actions menées pour lutter
contre l'emprise des sectes dans les domaines relevant de sa
compétence.
Voir la réponse du ministère de lÉducation
nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative au
Journal officiel du 8 février 2011.
Et aussi
- Les sectes et l'école depuis
le site de l'IUFM de la Réunion.
- Un guide : L'agent
public face aux dérives sectaires.
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