logo cop21« La COP21 dans l'Ecole »

cop21 le Bourget 2 250La COP21  s'est tenue à Paris (parc des expositions de Paris-Le Bourget) du 30 novembre au 11 décembre 2015 dans le but d'aboutir à un nouvel accord international sur le climat. L'objectif de cet accord, qui devait s'appliquer à tous les pays, etait de limiter le réchauffement à 2 °c.
Pourquoi cette conférence ? Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoyait dans son dernier rapport (2014) une hausse des températures de 0,3 à 4,8 °C d'ici la fin de ce siècle. Le but etait donc de réussir à aboutir à un accord qui soit universel et contraignant pour lutter efficacement contre ce dérèglement. La principale difficulté réside dans la répartition de l'effort entre les pays qui émettent des GES depuis les débuts de la première révolution industrielle et les puissances émergentes.

La tenue de la COP21 a été l’occasion de renforcer l’éducation au développement durable au sein de l’École. Le changement climatique, comme objet d’étude, a été le point de départ d’une réflexion sur la complexité du monde dans ses dimensions scientifiques, éthiques et civiques. Les élèves devaient pouvoir comprendre les enjeux du développement durable et par la suite décider et agir en tant que citoyens. Cette partie retrace cette dynamique et valorise les actions menées dans différentes académies.

cop21 le Bourget 250Dans l’attente de la COP21, des simulations de négociations ainsi que des débats sur les enjeux du changement climatique ont été organisées dans les collèges et les lycées. L’objectif était double : s’approprier les éléments de discussion de la COP21 et faire émerger des projets et des actions pédagogiques portant sur la transition énergétique et écologique.

Les élèves sont acteurs de leur citoyenneté...

 

Simuler un bulletin météo en 2050

Simuler des négociations internationales –  représenter, motiver

Simuler pour motiver et (faire) acquérir des compétences

Changement climatique et COP21 : simuler et négocier l’adaptation

 

Simuler un bulletin météo en 2050

ostrowski c Lillers Caroline Ostrowski du Lycée Flora Tristan  de Lilles (62) : simuler un bulletin météo en 2050
Dans cette seconde vidéo, Mme Caroline Ostrowski présente une action à même de sensibiliser - dans le cadre pédagogique et disciplinaire - les élèves aux enjeux du réchauffement climatique : un bulletin météo fictif en 2050. Les élèves en tout cas semblent apprécier ce genre d’innovation pédagogique et se prêtent volontiers au jeu de la météo du 14 juin 2050 (bulletin de 19h) avec sa vague de chaleur caniculaire sur la région et le rappel des précautions à prendre dans de telles conditions climatiques

Des élèves de Caroline Ostrowski simulent un journal météo local en 2050

Alexandre Valentin Adrien Nicolas
Séquence meteo eleve 1.Image fixe001 250 Séquence  meteo 3.Image fixe001 250 Séquence meteo 4.Image fixe001 250 Séquence meteo eleve 2.Image fixe001 250

Simuler des négociations internationales –  représenter, motiver

Dans l’attente de la COP21, des simulations de négociations ainsi que des débats sur les enjeux du changement climatique sont organisées dans les collèges et les lycées. L’objectif est double : s’approprier les éléments de discussion de la COP21 et faire émerger des projets et des actions pédagogiques portant sur la transition énergétique et écologique.

Des simulations, pour quoi faire ?

Robin 250 Jean-Paul Robin explicite ici en 1 minute la démarche de simulation de négociations internationales comme une éducation au choix de futurs citoyens capables de s’informer, de comprendre des enjeux forts, de défendre des points de vue, de négocier pas à pas et de décider après avoir justifié d’avoir retenu telle(s) option(s).

Les chefs de délégation (discours d’ouverture, impulsion…)


sabrina 250

Sabrina, chef de délégation chinoise pour le lycée Chérioux de Vitry (94)

Elle a tenu bon face aux autres… parce qu’elle s’est appropriée les atouts et faiblesses du premier pollueur de la planète, changeant son regard – a priori défavorable – sur ce pays.  Elle assume totalement son rôle : discours d’ouverture, plaidoyer, alliances, déstabilisation de l’autre (le Brésil), etc.. pour tenir la position et triompher

laetitia 250

Laetitia - élève du Lycée Jean Renoir à Bobigny (93).

Lors de cette simulation; Laetitia - élève du Lycée Jean Renoir à Bobigny (93) a incarné Barak Obama dont elle a dû (ap)prendre les postures et les « tics » . Elle argumente face à la société  américaine pour la convaincre que l’écologie n’est pas l’ennemie de l’économie. Elle a intégré l’importance de sa génération dans les années à venir et s’est  approprié une problématique  qui lui était mal connue.

lolita 250

Lolita, élève du LP  Charles Petiet à Villeneuve-la-Garenne : la position du Bangladesh.
Lolita a été la chef de délégation qui a plaidé la cause de ce pays pauvre et vulnérable. Il a su se faire des alliés d’autres pays pauvres en peine de développement (Sénégal, …) et fait valoir aux pays riches le risque de migrations climatiques vers eux s’ils n’abondaient pas fortement un fonds vert pour les aider. Elle y a appris la réalité de la pauvreté de pays menacés jusque dans leur existence sans changement de cap majeur.

Et les autres...

amina 250

Amina et le stress de l’ambassadrice des Etats-Unis

Amina a été inquiète de devoir se mettre dans la peau d’une vraie négociatrice américaine compte tenu de la place du pays représenté. Elle rappelle l’enjeu et ses modalités, dit son enthousiasme pour ce jeu de rôle où elle négocie avec le Brésil pour une continuation de l’exploitation de sa forêt tout en respectant les droits élémentaire..

loic 250

Loïc, élève du Lycée professionnel Charles Petiet à Villeneuve-la-Garenne

Un fonds vert pour aider les pays défavorisés à cette lutte contre le réchauffement climatique par un élève de seconde.
Loïc, au départ sceptique, se prend au jeu de la simulation quand il devient négociateur pour le Bangladesh dans ce cadre dont il rappelle les objectifs et modalités. Il réussit à faire adopter face à d’autres un fonds vert tel qu’il va pouvoir faire construire au Bangladesh université (ne serait-ce que pour que ses jeunes restent étudier chez eux) et mairie, et aussi  renforcer les digues du pays.

nathan 250 Nathan – élève au lycée Louise Michel Bobigny en Seine St Denis –  salue ce jeu de rôle « intéressant, instructif et divertissant » où il faut entrer dans la peau de l’autre. Il avait commencé par rappeler sa place dans cette situation où il représentait les Etats Unis avec les thématiques de la négociation fictive (la forêt, l’atténuation et l’adaptation).. Lui, c’est le négociateur adaptateur qui amène à discuter et voter des amendements avec (ou face à) d’autres. Avec le problème d’un  fonds vert à abonder par le pays le plus riche ….

Simuler pour motiver et (faire) acquérir des compétences

steeve 250 Steeve du LP Petiet pour le Bangladesh : de la simulation à la motivation
Il est celui qui distribue la parole ; aux lycéens représentant un pays lors de la négociation sur une des thématiques retenues. Le plus grand acquis pour lui c’est non seulement d’avoir été motivé mais d’avoir réussi, grâce à ses enseignants, à s’auto-persuader qu’il pouvait y arriver. Il a, du coup,  acquis des capacités (maîtrise du française et de l’élocution) et professionnelles (savoir négocié pour une formation en commerce).
aziz 250

Simulation pour le Bangladesh et motivation des lycéens :

Aziz Bouzelmat, professeur d’économie du LP Petiet de Villeneuve-la-Garenne, souligne le pari de cette participation à la CP 21 à base de jeu de rôle pour un, lycée professionnel avec des élèves difficiles, et sceptiques devant une aventure présentée comme onusienne. Mais le pari est réussi : élèves qui se motivent peu à peu, un développement durable inscrit dans les programmes d’histoire-géographie et d’économe approprié par les enseignants du lcyée qui apprennent à regarder le collègue et à travailler ensemble, apprentissage du travail en groupe par leurs  élèves, ces futurs citoyens responsables, ; malgré les obstacles (dont celui du vocabulaire et des notions

christophe 250

Christophe, élève du LP Petiet de Villeneuve-la-Garenne : pour le Bangladesh

Participant dans son quartier à des opérations de recyclage et déjà sensibilisé au problème du réchauffement climatique, il a été choisi comme secrétaire au sein de sa classe représentant le Bangladesh. Pour cette simulation,  il a dû (comme les  autres élèves) d’entreprendre des recherches par groupes (données géographiques sur les 8 pays choisis par le lycée, données scientifiques sur le climat ou les catastrophes naturelles, …) Les cours de théâtre en français ont aidé dans l’expression écrite et orale, pour rédiger et dire les discours d’ouverture de « son »e pays. Il a perçu aussi la difficulté d’un consensus  avec des porteurs d’intérêts si différents.

Changement climatique et COP21 : simuler et négocier l’adaptation

soumaya 250

Soumaya, du lycée Louis Michel à Bobigny en classe de seconde, devient l’ambassadrice des USA dans cette simulation de négociations internationales sur le climat : elle a intégré la nécessité américaine de ne pas aller trop loin dans son engagement pour atténuer ses rejets de CO2 (il en faut pas compromettre son évolution favorable) et a pris conscience des enjeux de cette vraie négociation internationale de la COP 21.

nathan 250 Nathan, choisi au sein de sa classe de seconde du lycée Louise Michel de Bobigny, pour représenter les USA, a pris en charge la thématique de l’atténuation : même s’il a tenu la position (participer financièrement par rapport à ce grand pays, oui mais pas trop) en plaidant les circonstances atténuantes. Il a admis qu’il fallait faire des efforts et dû transiger, ne serait-ce que pour tenir son rang. Un jeu de rôle stimulant et divertissant selon lui, occasion de se mettre au point en termes de développement, durable et de climat.
azzedine 250 Azzedine, élève en électrotechnique à la cité scolaire Chérioux, plaide l’adaptation pour le Bangladesh face à la Chine et s’est allié à d’autres pays pour cela. Il rappelle le travail réalisé en amont pour arriver à défendre ce point de vue, comme dans le  domaine de tout ce qui atténuer (énergies renouvelables, économies d‘énergies).
maeva 250 Maeva, lycéenne à Chérioux, défend la Chine en termes d’atténuation mais n’a pu tenir la position et dû céder face aux autres. Elle a accepté un engagement passant de 100% de rien (pas d’effort) à 70%. La tâche de négociatrice n’a pas été facile, malgré tout le travail de recherche en amont.