L’établissement en démarche de développement durable une construction collective
Partie 1 - 1.3 - page 70

Rémi Santin, Tyfenn Le Vourch’, Basile Poujol

anciens élèves de 3ème, en 2nde cette année

Collège Marc Sangnier de Seyssins

Projet des nichoirs : le projet est né du club développement durable, en 2010, peu après sa création. Une partie du groupe a réfléchi pour définir l'emplacement des nichoirs et des mangeoires, et l'autre partie les a fabriqués avec l'aide de l'agent Jean-Luc Ségura. Les emplacements ont été bien choisis, la preuve en est que plusieurs nichoirs ont accueilli des hôtes, dont des oisillons. Ce projet a été mené avec succès, et cette expérience a été très enrichissante, de par la satisfaction de préserver notre environnement.

Orchidées et protection de la flore du collège : Trois illuminés du club chevronnés en botanique ont découvert au printemps 2010 quatre espèces d'orchidées sauvages : la grande listère, la céphalantère à feuilles étroites, la céphalantère pâle, l'ophrys abeille. Ceci entraîna la création du « Trio du Trèfle » qui créa plusieurs affiches révélant la diversité de la flore du collège. La réputation de ce petit groupe fit un tel bond qu'on lui fit l'honneur de proposer un nom pour le nouvel EHPAD de Seyssins : « Les Orchidées ». En 2012, le Trio installa des pancartes de reconnaissance pour les arbres et les orchidées. Ceci afin de préserver ces fleurs rares trop souvent tondues ou piétinées. Ces projets ne nous ont pas personnellement apporté de nouvelles connaissances, mais ils ont été très enrichissants pour le reste du groupe, et également pour l'ensemble du collège – y compris les adultes. Ils ont tous été très étonnés d'apprendre que sous leurs gros souliers disparaissaient des espèces rares.

Compost et tri à la cantine : L'idée du compost a rapidement germé dans l'esprit des représentants du club. Mais le projet a mis un certain temps avant d'être mené à bien, car il fallait convaincre le personnel et l'administration, et contacter un professionnel afin de mettre correctement le compost en place. Il fallut alors instaurer le tri des déchets à la cantine. Malheureusement, la plupart des élèves mirent du temps à s'y adapter et pendant l'heure du repas, des élèves du club voire un professeur venaient vérifier que le tri se déroulait bien. Ce fut difficile car nous dûmes modifier le fonctionnement du tri à plusieurs reprises, et un an s'écoula avant qu'un vrai compost fût mis sur pied. Cette année, les professeurs de SVT décidèrent de créer un jardin utilisant cet engrais naturel pour les cours des classes de sixième. Ces derniers doivent également veiller à ce que le compost soit correctement entretenu. Ce fut extrêmement bénéfique pour tous les élèves du collège puisque cela a permis d'ouvrir les yeux des enfants mais aussi des adultes sur les possibilités qu'offre la cantine pour l'environnement. Nous pensons que ce projet, pourtant peu complexe, a mis beaucoup trop de temps à se mettre en place. Cela à cause du manque d'informations à l'ensemble du collège (ce à quoi nous avons rapidement remédié) mais aussi du désintéressement des élèves à ce genre d'actions.

Projet éolienne : beaucoup d'élèves se plaignaient du manque de luminosité sous l’abri où étaient disposés les casiers et le garage à vélo en hiver. Le club développement durable s'est attelé à résoudre ce problème de façon écologique. L'éolienne est alors apparue comme une solution facile et peu coûteuse. Les professeurs de technologie ont alors soumis ce projet à leurs élèves de troisième qui ont proposé des plans. Quand l'éolienne définitive a été schématisée, les jeunes postulant pour une seconde professionnelle l'ont alors montée avec l'aide de Jean-Luc Ségura, puis l'ont installée sur le toit du local. Son fonctionnement est relativement simple. L'éolienne se positionne face au vent et est rattachée à une batterie qui alimente des lampes à DEL (Diodes Électro Luminescentes) que l'on peut allumer grâce à des interrupteurs. Cette réalisation n'est pourtant pas sans failles : si un élève oublie d'éteindre l'installation, les lampes restent allumées jusqu'à ce que la batterie soit déchargée. Un autre aléa doit être pris en compte : le vent. S'il ne souffle pas, l'éolienne ne peut pas tourner et ne recharge pas la batterie. Ne nous arrêtons pas là : pourquoi ne pas placer des détecteurs de mouvement et de luminosité pour que les lampes ne s'allument que s'il fait sombre et s'il y a quelqu'un dans le local. Deux nouvelles propositions ont été émises en fin d'année : pourquoi ne pas rajouter des panneaux solaires voire des picocentrales ?

« Prenons soin de la planète » : Brasília 2010. Nous avons au long de ces trois années participé à un projet nommé « Prenons soin de la planète ». Cette opération a encadré en 2010 le club, puis s'est étendue et les élèves de 5e et de 4e y ont participé. Cette expérience a été particulièrement difficile à mettre en place la première année avec de nombreuses réalisations d'affiches quelques jours avant la présentation du projet au collège. Heureusement, les efforts ont payé car un élève du club a été élu pour participer à une conférence à Brasília regroupant tous les jeunes de la planète pendant laquelle une charte a été réalisée. De plus, nous avons acquis ces quelques semaines de préparation de nombreuses connaissances à propos de différents thèmes. En 2011, l'année suivante, la même procédure s'est répétée avec cette fois, la participation des élèves de 5e. La préparation a été moins enrichissante pour les membres du club, mais les élèves ont préparé ce projet en cours et ont élu à leur tour un délégué qui est parti à une conférence nationale à Autrans. Le retour de la conférence s'est constitué en plus d'une charte, de cinq affiches humoristiques et attirantes qui parlaient bien mieux que la charte de l'année précédente : une réussite, bien que notre délégué n'ait pas été élu pour représenter le collège à la conférence européenne à Bruxelles l'année suivante… En 2012, c'est pour cette dernière raison que nous avons un peu oublié le projet l'année dernière même si nous sommes allés écouter la lettre ouverte aux élus. En somme, ce projet aura été très enrichissant, excepté la dernière année, et ce fut une joie pour nous d'y participer et d'êtres représentés devant le monde entier pour éduquer au Développement Durable.