L'hydrosphère c'est tout simplement la totalité des eaux de notre planète. On les retrouve sous forme liquide dans les mers et océans, mais aussi sur terre où les eaux continentales superficielles et souterraines constituent un second réservoir. L'atmosphère en contient d'énormes quantités sous forme gazeuse. Enfin le quatrième réservoir est dans la biosphère (l'eau que l'on trouve au cœur de chaque organisme vivant).

 

L'homme modifie l'hydrosphère.

 

Les écosystèmes marins sont altérés gravement par les émissions de dioxyde de carbone, ce qui en retour modifie profondément le climat : les océans sont en effet des « puits de carbone », mais ils deviennent plus acides et le phytoplancton qui s'y trouve (qui absorbe plus de 100 millions de tonnes de carbone par jour) est en danger, tout comme les poissons, les coquillages et les récifs coralliens... Voir le site de l'UNESCO - Commission Océanographique Intergouvernementale (IOC).

On sait également, maintenant, qu'il faut se préparer à une montée des eaux. L'incertitude réside dans l'amplitude du phénomène, pas dans sa réalité. Selon l'équipe de Stephan Rahmstorf (Institut de recherche sur l'impact du réchauffement climatique de Potsdam) il faut tabler sur une hausse de un mètre environ d'ici 2100, ce qui aurait des conséquences dramatiques pour de nombreuses populations (rivages et villes entières submergés).

L'homme a également saccagé les mers et océans en les transformant en poubelles gigantesques. Voir, par exemple, nos articles sur les millions de tonnes de plastique qui y sont dispersés (80 % de ces déchets proviendraient des bassins versants continentaux – il faut y penser au moment d'évacuer nos déchets domestiques). Mais il n'y a pas que les plastiques, que l'on se souvienne de toutes les marées noires qui ont frappé les consciences sans pour autant remettre en cause notre mode de vie. Qui pense encore à la catastrophe de la plate-forme pétrolière (Deepwater) dans le golfe du Mexique détruite par une explosion en 2010 ? Aux eaux radioactives qui sont déversées chaque jour au large du Japon ? Aux rejets d'hydrocarbures du fait des dégazages au large (des millions de tonnes par an) ?

L'eau douce est également en question. Surexploitation de la ressource pour l'industrie, les besoins domestiques et l'agriculture (70 % de l'eau utilisée rien que pour l'irrigation). Les eaux continentales sont polluées par les surplus de phosphates et de nitrates, ce qui favorise les micro-algues et, donc, asphyxie les lacs et rivières (voir notre article sur l'eutrophisation).

Sécheresses et inondations se multiplient au rythme des phénomènes climatiques extrêmes, on peut également craindre dans les années à venir de possibles conflits liés à l'eau dans la région de l'Himalaya (dont les eaux alimentent la Chine, l'Inde et le Pakistan, des géants démographiques), dans les vallées du Jourdain et de Fergana en Asie centrale.

Sur l'hydrosphère, on trouvera également de riches informations dans ce dossier du CNRS. Et, ici, pour le site de l'ONU dédié à l'eau ; ou encore ici le site de l'UNESCO pour le programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP) avec de nombreuses études de cas.

 

 

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