A l'occasion de la journée mondiale de l'eau (22/03/2014) quelques ressources et rappels sur ce thème. Pour commencer, un DVD (édité par Educagri) : « L'eau et l'éducation au développement durable » et un site : « La grande histoire de l'eau » destiné en priorité aux jeunes de l'école primaire et sponsorisé par « Passion céréales ». Ce site demande le prénom et une photographie : la photo n'est pas obligatoire, et, comme pour le prénom, c'est l'occasion de rappeler aux jeunes élèves l'utilité d'un avatar (nul n'est obligé de donner des informations personnelles sur l'Internet). Une séance sur l'EDD peut être aussi l'occasion de prévenir nos jeunes des dangers d'exposer sa vie privée en ligne.

A l'occasion de cette journée, l'ONU a rendu public son cinquième rapport mondial sur « la mise en valeur des ressources en eau » le 21/03/2014 à Tokyo. On y retrouve une approche que nous avions évoquée ici il y a peu : eau et énergie sont indissociables. Pour que l'eau soit accessible (pour la pomper, la traiter, la transporter, la distribuer...) il faut de l'énergie. Et réciproquement, pour fournir l'énergie, il faut des quantités énormes d'eau.

L'agriculture reste la principale activité consommatrice d'eau (elle capte 70 % de la ressource, contre 10 % pour les besoins domestiques) mais des progrès sont possibles en travaillant à la diminution des importants gaspillages au niveau de l'irrigation (ruissellement, évaporation...). De son côté, l'industrie, du fait de la croissance mondiale, devrait compter de plus en plus en matière de prélèvements hydriques. Sur les 20 % qu'elle utilise, les trois quarts sont utilisés pour produire de l'énergie. Dans certains pays du Nord on utilise déjà plus d'eau pour les centrales thermiques que pour l'agriculture. La demande en électricité devrait exploser (plus 70 % d'ici 2035) en particulier dans les puissances émergentes comme la Chine ou l'Inde. La ressource en eau se raréfie et pourtant elle est indispensable pour extraire le charbon, le gaz, le pétrole ou pour produire des agrocarburants. Il y a déjà des conflits autour de l'usage de l'eau entre agriculteurs, industriels du gaz de schiste et simples consommateurs aux Etats-Unis. On a vu également en France des centrales nucléaires tourner au ralenti en période d'épisodes caniculaires, l'eau des rivières ou des fleuves étant trop chaude pour bien refroidir les réacteurs.

Avec la crise climatique, tous ces problèmes devraient se renforcer, et les coûts financiers augmenter. Nous consommons de plus en plus d'énergie. Et nous consommons de plus en plus d'eau. Le problème va devenir de plus en plus aigu ! Et ce d'autant plus que l'on semble s'orienter de plus en plus vers les gaz de schiste, les sables bitumineux et les agrocarburants. C'est-à-dire vers les modes de production d'énergie les plus gourmands en eau... Sachant que le charbon (qui a besoin de grandes quantités d'eau – des milliards de m3 – et qui est une des grandes causes des émissions de CO2) devrait continuer à dominer en Asie-Pacifique. Les recherches en matière d'énergies renouvelables restent très insuffisantes et les combustibles fossiles restent fortement subventionnés à l'échelle mondiale (380 milliards d'euros en 2012).

 Voir également sur ce sujet le site dédié à l'eau de l'UNESCO.

 

 

 

 

 

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