C'est la conférence qui doit se tenir à Paris (parc des expositions de Paris-Le Bourget) du 30 novembre au 11 décembre 2015 dans le but d'aboutir à un nouvel accord international sur le climat. L'objectif de cet accord, qui doit s'appliquer à tous les pays, est de limiter le réchauffement à 2 °c.

Pourquoi cette conférence ? Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoit dans son dernier rapport (2014) une hausse des températures de 0,3 à 4,8 °C d'ici la fin de ce siècle.

Le but est de réussir à aboutir à un accord qui soit universel et contraignant pour lutter efficacement contre ce dérèglement. Il faut donc se mettre d'accord sur la diminution des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur les moyens d'adapter les sociétés aux dérèglements climatiques. La principale difficulté réside dans la répartition de l'effort entre les pays qui émettent des GES depuis les débuts de la première révolution industrielle et les puissances émergentes. Ces dernières ont dépassé les premiers en valeur absolue, mais elles sont bien en dessous si l'on considère les émissions par habitant. Les sociétés des pays développés du Nord peinent à envisager de renoncer au confort de leur niveau de vie, celles des pays des Sud n'envisagent pas de renoncer au développement. Il est pourtant impératif de trouver un compromis acceptable pour tous. La conférence doit aussi permettre aux pays développés de fournir 100 milliards de dollars chaque année à partir de 2020 afin d'aider les pays en développement à lutter contre le dérèglement du climat. (Fonds vert pour le climat).

Le contexte ? Le dernier rapport du GIEC insiste sur l'importance des activités humaines dans le dérèglement du climat. Il ne se limite pas à l'augmentation des températures moyennes. Il faut savoir que plus de 90% de l'énergie liée à ce réchauffement est stockée dans l'océan, l'Arctique pourrait être libre de glace avant 2050. Avec la chaleur, la masse d'eau des océans se dilate : le niveau de la mer s'est déjà élevé de 19 centimètres depuis le début du XX° siècle, d'ici la fin du XXI°, la hausse probable selon le GIEC est comprise entre 26 et 82 centimètres. La faune et la flore auront d'énormes difficultés pour s'adapter à des changements d'une telle brutalité. Les sociétés humaines en seront donc également fortement et durablement affectées à de multiples niveaux (agriculture, habitat, aménagement des villes, consommation d'eau ou d'énergie, phénomènes climatiques extrêmes, activités économiques...).

Rappel historique : C'est au Sommet de Rio de Janeiro (1992) qu'a été créée la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette convention qui a été ratifiée par 196 «parties», reconnaît l'existence d'un réchauffement climatique causé par les activités humaines, elle donne aux pays industrialisés la responsabilité de la lutte. La Conférence des parties (COP) est donc l'organe suprême de la CCNUCC. En 1997, à Kyoto, la COP3 adopte un protocole : pour la première fois, 37 pays s'engagent sur des objectifs contraignants de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. En 2009, les 195 pays représentés à Copenhague n'avaient pas réussi à se mettre d'accord, la signature d'un accord global avait été repoussée à 2015. voir la chronologie complète.

Les dernières actualités