La loi Labbé prévoit l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces verts d'ici 2020 (2022 pour les particuliers). Cette mesure a été avancée à 2016 par la loi sur la biodiversité.

Plusieurs communes sont déjà engagées dans la réduction des pesticides. En mars 2015, certaines ont été récompensées. Barjac, dans le Gard a reçu le prix de la commune bio pour son encouragement de l'agriculture bio et la restauration collective. Pour Miramas, dans les Bouches du Rhône, c'est celui de la commune sans pesticide, et pour le Nord, Grande-Synthe a été retenue pour le prix de la commune bio sans pesticide. Mais seuls 4 % de la surface agricole française sont consacrés au bio, cela complique la tâche des gestionnaires de cantines scolaires au moment des commandes. Pour 2013, la part des achats bio dans la restauration collective était de 12 %, soit bien moins que les 20 % prévus par le Grenelle de l'environnement. L'objectif est réitéré pour 2017 par le plan Ambition bio.

Pour rappel, les pesticides comportent des perturbateurs endocriniens qui, chez les hommes, sont liés à plusieurs troubles du système reproductif (malformations génitales, cancers du testicule et baisse de la qualité du sperme). Leur coût a été estimé à 1,2 milliard d'euros par année d'exposition au niveau européen. Les pesticides sont clairement impliqués dans la stérilité masculine pour les cas d'exposition professionnelle. La voie alimentaire est plus difficile d'approche, mais semble aussi impliquée (des études ont montré que les hommes mangeant bio avaient plus de spermatozoïdes que ceux qui consomment des produits de l'agriculture conventionnelle). Par exemple, une étude menée par l'équipe de jorge Chavarro (Harvard School of Public Health de Boston) montre que les fruits et légumes très imprégnés de pesticides auraient pour résultat 49 % de spermatozoïdes en moins.

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