Est-il possible d'envisager de généraliser les modèles alimentaires des pays occidentaux caractérisés par une intense consommation de protéines d'origine animale à toute la population de la planète ? C'est ce qui semble se dessiner depuis quelques années, mais cela n'est pas sans poser de graves problèmes sanitaires et environnementaux.

Dans le contexte actuel de la transition alimentaire, la rupture est indispensable. Mais dans quelles conditions ? Comment faire ? Au nom de quelles valeurs, quels principes ?... Ce qui est certain, c'est que nos modèles alimentaires ne sont ni soutenables, ni généralisables à l'ensemble de la population mondiale. Faut-il pour autant promouvoir le burger de grillons et sa salade de la mer ? La FAO propose en effet de valoriser l'antomophagie pour ses vertus nutritionnelles et environnementales... Certain, également, le fait que la quantité de protéines animales consommées en occident ne peut être étendue à toute l'humanité sans un énorme impact sur les écosystèmes. C'est pourtant ce que l'on observe de plus en plus avec l'urbanisation et l'occidentalisation des modes de vie. La transition alimentaire commence tout juste à s'amorcer dans les puissances émergentes, en particulier en Chine et en Inde. Selon l'ONU, en tenant compte en plus des perspectives démographiques, il faudra augmenter de 70 % la production agricole d'ici 2050 et celle de protéines animales de 76 %. Il faut mobiliser bien plus de ressources pour produire un kilo de viande qu'un kilo de céréale. Nous devons également prendre en compte la prévisible augmentation des maladies liées à l'alimentation comme l'obésité ou le diabète.

Seule solution donc, changer les régimes alimentaires et réduire la proportion de protéines d'origine animale. Mais comment ? Comment choisir les alternatives, sur quelles bases économiques, symboliques, culturelles, technologiques et culturelles ? Des pistes de réflexion à consulter ici sur le site d'agrobiosciences.

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