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Pourquoi un accés universel à l'énergie ?

 

Selon l'Agence internationale de l'Energie, près de 1,4 milliard de personnes dans le monde en développement sont sans accès à l'électricité alors qu'environ 2,7 milliards de personnes dépendent pour le combustible de la biomasse traditionnelle comme le bois.

La réalisation d'une grande partie des Objectifs du Millénaire pour le développement impose un accès à des services énergétiques abordables, propres et fiables.

Si on reprend l'exemple des plus de deux milliards d'êtres humain qui doivent se contenter du bois de chauffe, on prend très vite la mesure des conséquences de cette situation : la corvée de bois réservée aux femmes et aux enfants qui ne peuvent donc être à l'école pendant ce temps, problèmes de santé liés à l'exposition aux fumées, émissions de CO2, déforestation, désertification... L'absence d'électricité pose des difficultés comparables : accès aux nouvelles technologies, à l'éducation, à la santé (pas de chaîne du froid pour les vaccins, pas de matériel élaboré), pas de sécurité alimentaire...

C'est pourquoi « un nouveau rapport publié par le Groupe consultatif d’experts sur l’énergie et les changements climatiques appelle à un élargissement de l’accès à l’énergie qui profiterait à plus de deux milliards de personnes, et à une intensification des efforts en vue d’accroître l’efficacité énergétique et l’usage des énergies propres pour pouvoir surmonter les défis climatiques et réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). » Voir le communiqué de presse des Nations Unies

A quel prix ?

Les investissements pour un accès universel à l'énergie sont bien sûr très importants. Mais il faut les évaluer en tenant compte des avantages considérables que cet accès peut entrainer. Il est source de création d'activité économique, d'emplois, il favorise le développement et peut donc diminuer les flux migratoires (voire les inverser si il y a retour des populations dans leur régions). Il faut tenir compte également de ce que coûtent les problèmes présentés ci-dessus (déforestation, désertification, accès à la santé, à l'éducation...). L'objectif est la création de richesses – en fournissant de l'énergie pour les entreprises, en améliorant les soins de santé, l'éducation et les transports.

De plus, les aspects financiers ne sont pas les plus contraignants. L'Agence internationale de l'Energie estime ainsi que pour garantir l'accès universel à l'électricité, il faudrait environ 800 milliards de dollars US au cours des deux prochaines décennies – soit près de 40 milliards de dollars chaque année, chiffre qui représente dix pour cent du total des investissements annuels dans le secteur de l'énergie.

Les investissements nécessiteront un partenariat public-privé. Pour cela on peut envisager « la réorientation des cadres politiques, et notamment les régimes de tarification et de marché de l’énergie, afin de stimuler l’innovation et la participation du secteur privé » (site UNIDO : Organisation des Nations Unies pour le développement industiel).


Pour une étude de cas voir cet article de fond de SciDev.Net (Réseau Sciences et Développement) « Energie solaire pour les pauvres : faits et chiffres » (24/3/2010).

L'exemple de l'énergie dans le développement de la Nouvelle-Calédonie dans cette vidéo de l'IRD. Voir aussi ces documents en français sur le site du conseil mondial de l'énergie.

 

 

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