Les littoraux sont des espaces convoités et de plus en plus urbanisés. On observe donc une conquête toujours plus avancée de nombreuses côtes qui contribue à accentuer la vulnérabilité des sociétés qui s'installent dans des zones à risques. Dans le contexte de la crise climatique, il est important de revoir le lien entre les dynamiques urbaines et les dynamiques du territoire servant de support. Il faut modifier radicalement la gestion des deltas, des littoraux, la planification des risques côtiers et fluviaux, mettre en œuvre des arbitrages des conflits d'usage de ces milieux allant dans le sens d'un développement durable, prenant en compte une vision globale des situations diverses. Est-il possible de concilier urbanisation, défense contre les risques naturels, transports, aquaculture, tourisme, industrie, pêche ?... qui sont les acteurs (publics et privés) à mobiliser ou à prendre en compte ?

 La définition de la notion de risque implique la prise en compte de l'aléa (probabilité qu'un phénomène entraînant des conséquences négatives a de se produire) et de la vulnérabilité (impact du phénomène sur une société qui dépend fortement de la réponse de la population face au risque : aménagement du territoire, structure des bâtiments...).

 L'exemple de la reconstruction de la Nouvelle-Orléans montre que la pertinence des projets (en fait, une juxtaposition de mesures sectorielles) n'est pas assurée dans le cade d'une vision globale et durable. La revue de géographie et d'aménagement « Territoire en mouvement » propose un article très documenté (en texte intégral ou à télécharger en pdf) sur l'exemple de cette ville en reconstruction après le passage de l'ouragan Katrina. Isabelle Maret (Université de Montréal) et Thomas Cadoul (université de la Nouvelle-Orléans) s'appuient dans cette étude sur des comparaisons internationales (Japon, Pays Bas) pour critiquer et analyser les stratégies mises en place. Gérard Beltrando (Université Diderot – PRES Sorbonne Paris) s'intéresse lui aux conséquences de l'élévation du niveau marin dans les îles intertropicales des océans Pacifique et Indien. Depuis le milieu du XIXe siècle, on observe une tendance positive du niveau de l'océan global qui s'accélère depuis la fin du XXe siècle. Donc, le risque de submersion augmente, en particulier au moment du passage des perturbations tropicales. Les littoraux, les atolls et les zones humides en sont fragilisés. La combinaison d'actions de l'homme et la concentration d'activités sur le littoral explique la vulnérabilité de ces espaces. Toutes les collectivités n'ont pas les mêmes capacités de réaction ou de moyens de lutte... Retrouvez la suite de cet article ici. Voir également ce numéro de la revue (2007) totalement consacré aux risques côtiers : on y trouvera (entre autres) l'exemple de la petite Camargue, les interactions entre eaux douces et eaux marines, les marées noires et le rôle de l'Etat (plan POLMAR), les pollutions marines et la lutte à terre, la question de la confiance aux gestionnaires du risque...

 L'académie de Limoges propose une double approche pédagogique de trois catastrophes (Haïti, Chili et Xynthia) C'est ici.

 Pour en savoir plus sur les risques naturels de l'Arc Méditerranéen Occidental, rendez-vous sur RINAMED avec, en particulier, un système d'information cartographique sur différents phénomènes ayant affecté les régions concernées.

 L'exemple du Finistère dans cette fiche très complète de l'INSEE.

 Et, bien sûr, les dosiers du CNDP pour terminer.

 

 

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