Prendre en compte conjointement le changement climatique et la pression anthropique conduit à évaluer correctement les effets sur l'environnement et sur les sociétés humaines de façon à anticiper et à mettre en action des stratégies d'atténuation et d'adaptation. Le changement global est donc bien un enjeu majeur qui implique fortement, à terme, environnement, sociétés et économies.

 

Pour une première approche de ce qu 'est la climatologie, voir ce dossier « saga science » du CNRS.

Le GIS (Groupement d'Intérêt Scientifique) CLIMAT-ENVIRONNEMENT-SOCIETE incite, soutient et coordonne des recherches interdisciplinaires sur le changement climatique et ses impacts sur l'environnement et la société. Ses membres fondateurs sont le CNRS, le CEA, l'UVSQ, l'Ecole Polytechnique et l'ADEME. Voici quelques exemples des pistes de recherches :

 

- Le changement climatique a (et aura de plus en plus) un impact sur les ressources en eau et sur les écosystèmes naturels et agricoles. Mais il reste encore mal connu. Il faut prendre en compte également le fait que l'homme agit sur ces écosystèmes et sur les ressources en eau par le simple fait de les utiliser. Comprendre et prévoir cet impact est important pour l'évolution des ressources et du climat. Il faut aussi mieux comprendre comment l'usage des terres contribue aux émissions polluantes et au réchauffement.

 

- Climatologues et économistes doivent coordonner leurs travaux. Les liens entre climat et économie mondiale doivent être identifiés. On sait que la politique énergétique, la croissance économique et le développement des puissances émergentes ont un impact sur l'évolution du climat du fait des émissions de GES et des changements d'utilisation des sols. Mais la réciproque est valable également. En effet, l'évolution du climat influence les systèmes économiques (conséquences des phénomènes extrêmes, anticipation sur la fonte de la banquise, évolution des cours des produits agricoles, adaptations...). Il faut donc éclairer l'imbrication entre scénarios économiques et climat pour optimiser les moyens de réduire les émissions de GES.

 

- Le changement climatique présente également de nombreux risques pour l'état de santé général des populations (pollutions atmosphériques, canicules, modification de l'écologie des vecteurs de maladies).

 

Ce qui est certain actuellement, c'est que quelques soient les moyens mis en œuvre pour atténuer les émissions de GES, il y aura changement climatique (il a déjà débuté) inévitable et qu'une adaptation est indispensable pour pallier la vulnérabilité de ces sociétés. Plus vite nous nous y efforcerons, mieux ce sera. Pour la notion de « vulnérabilité » on se reportera par exemple à Hypergéo qui précise que c'est une notion complexe, « qui veut exprimer la sensibilté globale d'une société à un ou des aléas, l'importance potentielle des dommages subis, la capacité de réaction de cette société face aux aléas ».

 

Les discussions sur le partage des responsabilités et des risques sont délicates. Parmi les plus gros émetteurs de GES par habitant du monde industriel, deux pays (Etats-Unis et Australie) font partie des vingts Etats les moins vulnérables. On sait également que les pays les plus exposés sont très souvent les les plus pauvres, ceux qui émettent le moins de GES. La Somalie, Haïti, l'Afghanistan et la Sierra Leone par exemple. Sur les 28 pays exposés à un risque « extrême », 22 se trouvent en Afrique sub-saharienne. Lire, ici, la suite de l'article de la Libre-Belgique.

 

Sur l'aléa cyclonique et la vulnérabilité des sociétés voir ce fichier en pdf de Sandra Rome de l'Université de Grenoble.

 

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