L'ADEME propose un document technique qui détaille les résultats d'un exercice de prospective énergétique « Vision 2030-2050 » et une synthèse qui intègre des premiers éléments d'évaluation macroéconomique. L'agence propose des scenarii énergétiques et climatiques volontaristes selon deux axes : la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l'offre en énergies renouvelables. Ce travail lui permet donc d'identifier une voie possible pour la transition énergétique en France qui réponde aux défis environnementaux et qui permet de mettre en évidence les adaptations indispensables de l'outil de production d'énergie de notre pays et les filières de croissance verte.

 Pour 2030, les visions énergétiques de l'ADEME consistent à utiliser le plus possible les potentiels nationaux d'économies d'énergie et à développer des énergies renouvelables. En ce qui concerne la demande d'énergie, il faut réduire la consommation, et c'est le secteur du bâtiment qui a la contribution majoritaire à cette baisse (plus de 50 %). Pour y parvenir, il faut rénover 500 000 logements par an en moyenne. La contribution des transports serait de 30 %. L'offre énergétique, quant à elle doit se diversifier et être durable. Aujourd'hui, la production énergétique est à 90 % assurée par des énergies non renouvelables. Les énergies renouvelables doivent atteindre 35 % dans la composition du mix énergétique en 2030. Ce scénario permettrait d'obtenir un taux de réduction de 40 % des GES. 

Pour 2050, c'est le facteur 4 qui est visé (c'est à dire une division par 4 des émissions de GES). Deux moyens sont mis en avant pour y parvenir : sobriété et efficacité énergétique. Soit une consommation d'énergie divisée par deux par rapport à 2010 (bâtiment et transports contribuent chacun à hauteur de 40 % à cette baisse de la consommation). Le mix énergétique proposé en 2050 devra comporter plus de 55 % d'énergies renouvelables avec une réduction du contenu en carbone de l'énergie produite et consommée (éolien, photovoltaïque et biogaz). Ceci permettrait d'envisager l'indépendance énergétique par rapport au pétrole pour les transports. Ces évolutions devront être accompagnées par des modifications dans l'alimentation (diminution de la surconsommation en glucides et protéines (avec un rééquilibrage entre protéines animales et protéines animales)) ; le système de production agricole devant évoluer vers des pratiques plus durables.

 L'ensemble des productions de l'ADEME avec tous les schémas et graphiques à télécharger ici.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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