20 Juin 2012
Les 20, 21 et 22 juin 2012, se tiendra au Brésil, la Conférence des Nations des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD ou Rio 20). Deux thèmes ont été retenus pour cette recontre : l'économie verte (dans le contexte de l'éradication de la pauvreté) et le cadre institutionnel du développement durable. Les objectifs sont de susciter un engagement politique renouvelé en faveur du développement durable, d'évaluer les progrès réalisés et les lacunes qui restent à combler, et de relever les nouveaux défis. Ce sommet de la Terre marque le vingtième anniversaire de la première conférence (CNUED) de Rio en 1992.
Quelles difficultés doit-on surmonter pour espérer des résultats significatifs à l'issue de cette conférence ?
Les institutions de l'ONU et les pays développés voudraient faire de l'économie verte une priorité, mais les pays en développement veulent que l'éradication de la pauvreté soit la priorité. Plusieurs pays demandent la mise en place de plateformes d'échanges de connaissances et de bonnes pratiques. Le problème est également très loin d'être simple pour le cadre institutionnel du développement durable : établissement d'un « forum politique de haut niveau à caractère intergouvernemental » ? Ou renforcement du PNUE ? Faut-il poursuivre les réformes de la gouvernance des institutions de Bretton Woods, que les institutions financières internationales et la CNUCED intègrent le développement durable dans leur mandats ? Autre sources de difficultés : comment accélérer et mesurer les progrès sur les les objectifs du développement durable (ODD) ? Comment les relier aux Objectifs du Millénaire pour le développement (échéance en 2015) ?
Une trentaine de sujets restent l'objet de vives discussions entre les délégués, parmi eux on soulignera l'agriculture durable et la sécurité alimentaire, l'eau (droit de la personne?), l'énergie (stratégie de développement sobre en carbone), les océans et les mers (biodiversité marine à préserver au-delà des ZEE), l'harmonie avec la nature (vers une Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère?), équité des genres, autonomisation... D'autres sont un peu plus avancés comme le tourisme durable, prévention/traitement du VIH... Pays en développement et pays développés s'opposent en particulier sur la participation équitable des PED à la gouvernance des institutions multilatérales, sur l'aide au développement, sur l'absence de mise en œuvre des engagements passés, sur la réduction de la dette...
Comme on peut le voir, les progrès restant à accomplir sont d'une grande ampleur !
Pour en savoir plus, voir cette page de l'Université de Laval.
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