| Équilibre thermique de la Terre En bref : L’inégale répartition de l’énergie solaire reçue par l’atmosphère et par la Terre, à l’origine des climats, provoque le déplacement de la chaleur des zones excédentaires équatoriales vers les plus hautes latitudes. Ce transfert d’énergie calorifique est assuré par les vents et le cycle de l’eau. De plus, les océans, importants régulateurs thermiques, emmagasinent, transportent et restituent en partie la chaleur à l’atmosphère. Cette circulation générale de l’air troposphérique est également influencée par la rotation de la Terre.
Régulation du climat par les océans Les courants de surface
Les vents qui soufflent sur les océans provoquent la mise en mouvement de la couche d’eau superficielle. Ce sont les courants d’impulsion ou de surface qui sont à l’origine du déplacement de masses d’eau considérables dont la vitesse est généralement inférieure à 10 km/h. De la même manière que les masses d’air, ces courants marins contribuent aux transports méridiens de chaleur des régions chaudes vers les régions froides. (Voir la carte des courants marins de surface.) Les courants marins de surface
Importants régulateurs thermiques des
climats de la Terre, les océans, de par les caractéristiques
thermiques de l’eau, sont capables d’emmagasiner de la
chaleur pendant la journée ou l’été, de
la transporter et de la restituer pendant la nuit ou l’hiver.
Leur influence sur les températures et le régime des
pluies des régions qu’ils bordent est considérable.
Pour simplifier, voici les principales phases de la circulation océanique
générale : Des courants marins chauds transportent d’énormes
quantités d’eau sur de très longues distances
et influencent les climats des régions qu’ils bordent
par : Les courants profonds ![]() Les courants marins, entre
les profondeurs et la surface de l’océan, s’expliquent
par des variations de densité liées à des différences
de température (l’eau froide étant plus dense
que l’eau chaude) et de salinité (l’eau salée
étant plus dense que l’eau douce).
Les upwellings correspondent à des remontées d’eaux froides : sur la façade ouest des continents tropicaux, dans le domaine des alizés, les vents qui soufflent presque constamment d’est en ouest repoussent les eaux chaudes de surface vers le large, ce qui donne naissance aux courants marins chauds. Le vide qu’elles laissent provoque alors cette remontée d’eaux profondes qui vont être à leur tour réchauffées en surface et repoussées vers l’ouest. Ces phénomènes se retrouvent au large de pays comme le Maroc, la Mauritanie pour l’Atlantique, la Californie, le Chili, le Pérou pour le Pacifique… El Niño et La Niña,
des cas particuliers
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En conclusion, la machine climatique terrestre comporte deux fluides essentiels : l’air et l’eau. Mais en terme de capacité thermique, l’océan est de loin le réservoir énergétique le plus important. Liés à une surface de contact immense de 360 millions de km2, soit les deux tiers de la superficie de la Terre, les flux d’énergie entre ces deux réservoirs sont énormes. Essentiels à l’équilibre thermique de notre planète comme à la géographie des climats, ces flux d’énergie sont encore mal connus. |
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