Risques naturels

En bref : Ces risques ont des conséquences différentes selon les climats, les régions et les populations concernés. Leur réduction nécessite une connaissance approfondie des séismes, des tempêtes, des inondations ainsi que des enjeux humains, économiques et environnementaux. Souvent, leurs conséquences peuvent être aggravées par la présence de risques technologiques. Actuellement, les aspects réglementaires se renforcent, de nombreuses recherches et diverses techniques cherchent à réduire les effets des aléas et à mieux protéger les enjeux. Renforcer la prévision et la prévention ainsi que l’information des populations, imposée par la loi de 1987, devrait permettre de réduire ces risques. La gestion de la crise et de la post-crise nécessite une coordination des différents acteurs. L’école intègre peu à peu dans ses pratiques cette culture du risque ainsi que la connaissance de comportements adaptés à de telles situations.

Risque avalanche
Risque tempête
Risque séisme
Risque mouvement de terrain
Risque cyclone
Risque feu de forêt
Risque volcanique
Risque inondation

Risque inondation

Définition

Lors d’une inondation, le débit d’un cours d’eau exprimé en m3/s provoque un débordement des eaux, correspondant à une crue qui entraîne une submersion plus ou moins rapide d’une zone pouvant être habitée.

Historique

© Jeannette Carroll

Dans le Monde, les inondations représentent plus de 50 % des catastrophes naturelles et causent en moyenne 20 000 morts par an. Par exemple chaque année, en Asie, la mousson provoque des inondations catastrophiques au niveau mondial. L’air surchauffé de l’Himalaya monte, crée une dépression qui attire l’air de la mer plus humide ; puis en altitude, la vapeur d’eau se condense entraînant les pluies de la mousson : un mur noir de nuages, avance à 50 km/h, apportant des trombes d’eau allant jusqu’à 1 000 mm/24 heures.

La France, avec en particulier ses 160 000 km de cours d’eau, présente une surface inondable de 22 000 km2 répartis sur 7 600 communes et concernant 2 millions de riverains. La crue la plus dommageable du XXe siècle en France se déroula en 1930, à Montauban. Les eaux du Tarn sont montées de 17 mètres en 24 heures entraînant des hauteurs de submersion de 7 mètres en ville. Cette inondation rapide provoqua 200 morts, 10 000 sinistrés, la destruction de 3 000 maisons et de 11 grands ponts.

Aléa

Le risque est la confrontation d’un ou de plusieurs aléas avec un ou plusieurs enjeux. Pour les inondations, les dégradations sont fonction de la hauteur de submersion, de la vitesse et des obstacles à l’écoulement et de la durée.

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Différents types d’inondation

types d’inondation

- Par débordement direct. Le cours d’eau sort de son lit mineur pour occuper son lit majeur.
- Par débordement indirect. Les eaux remontent (siphonnage) par les nappes alluviales, les réseaux d’assainissement et d’eaux pluviales.
- Par stagnation d’eaux pluviales, liée à une capacité insuffisante d’infiltration, d’évacuation des sols ou du réseau d’eaux pluviales lors de pluies anormales.
- Par ruissellement en secteur urbain. Des orages intenses de plusieurs centimètres de pluie par heure peuvent occasionner un très fort ruissellement d’autant plus important que les surfaces imperméabilisées se multiplient (aires goudronnées…). La saturation des réseaux d’évacuation des eaux pluviales conduit à des inondations aux points bas comme à Nîmes en 1988.
- Par crues torrentielles. Ce phénomène typique des zones montagneuses, et des rivières alimentées par des pluies de grande intensité telles que les pluies cévenoles qui ont provoquées notamment le débordement de l’Ouvèze et les inondations de Vaison-la-Romaine, Bédarrides…
- Par submersion de zones littorales ou lacustres liée à la présence de facteurs anormaux tels que fortes marées, marées de tempête, raz-de-marée…
- Par dépressions tropicales et cycloniques avec des précipitations pouvant atteindre 2 m/24 heures et conduisant à des crues soudaines et violentes.
- Par destruction d’ouvrages comme des digues, des barrages, des levées…

 

 

Suite aux inondations catastrophiques de la région du sud-est en septembre 1992, à cette classification on préfère une nouvelle typologie :
- Les inondations de plaine, caractérisées en particulier par la lenteur de montée des eaux, peuvent être prévues plusieurs heures, voire plusieurs jours à l’avance.
- Les crues torrentielles, très rapides et puissantes, peuvent charrier des volumes importants de matériaux, formant éventuellement des embâcles qui accentuent leurs puissances. Elles sont particulièrement dangereuses (crue du Borne au Grand-Bornand, crue de l’Ouvèze à Vaison-la-Romaine, crue du Cousin et du Trinquelin dans l’Yonne). Les délais de prévision, souvent très courts, laissent très peu de temps pour réagir.
- Les inondations par ruissellement spécifiques des zones urbaines car très imperméabilisées, comme les crues torrentielles, sont très rapides et puissantes.

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Les paramètres d’une inondation

- Augmentation du débit d’un cours d’eau dont les fluctuations en un point sont traduites par une courbe appelée hydrogramme.
- Augmentation de la vitesse d’écoulement d’eau.
- Augmentation de la hauteur de l’eau : La trace laissée par le niveau des eaux les plus hautes est appelée la laisse d’inondation.
- La fréquence des crues. On procède à une classification des crues en fonction de leur fréquence. Grâce à l’analyse des crues historiques (dates, secteurs concernés, débits, laisses…), on met ainsi en évidence le retour des crues de forte amplitude telle que la crue centennale qui, chaque année, a une probabilité sur cent de se produire et la crue trentenale qui, chaque année, a une probabilité sur trente de se produire.

Ces paramètres peuvent varier de façon importante en fonction des caractéristiques du bassin versant (l’aire géographique d’alimentation du cours d’eau) telles que le relief, le sol, le sous-sol, le couvert végétal et les différents aménagements.

Les facteurs aggravants

- Les aménagements tels que le déboisement, la suppression des haies, l’urbanisation récente, l’implantation d’activités industrielles et touristiques réalisés dans des secteurs attractifs inondables sans trop tenir compte de leur vulnérabilité augmentent considérablement le risque inondation.
- L’augmentation du niveau de vie, le développement des réseaux d’infrastructures accroissent de manière notable la valeur globale des biens et la fragilité des activités exposées.
- L’urbanisation et l’édification de digues ou de remblais ont diminué les champs d’expansion des crues. En permettant leurs écrêtements ou laminages, ils protégeaient les secteurs habités en aval.
- La non-prise en compte du fonctionnement global des cours d’eau. Ainsi beaucoup de rivières ont été modifiées localement sans se soucier des conséquences en amont ou en aval comme l’accélération de crues en aval et l’altération du milieu naturel.
- La formation et la rupture d’embâcles dues à l’accumulation de matériaux flottants en amont des passages étroits. La rupture éventuelle de ces embâcles peut provoquer une onde puissante et dangereuse en aval.
- L’efficacité limitée des dispositifs de protection tels que digues, déversoirs qui peuvent augmenter la vulnérabilité des plaines alluviales.
- Les inondations peuvent induire d’autres risques en particulier les risques mouvements de terrain, technologiques, barrages…
- La fonte des neiges, même si en France, elle provoque rarement des crues importantes.

images spot camargue inondation2003

Enjeux

Inondation de décembre 2003 dans le Vaucluse, France.
© Avec l’aimable autorisation du Dr. Raymond Piccoli.

Les dommages causés par les inondations sont dus à des phénomènes de submersion, d’érosion et à l’agressivité des eaux polluées et/ou chargées de matériaux divers, ainsi qu’à leur mise sous pression.

Les enjeux humains
La mise en danger des personnes survient surtout lorsque les délais d’alerte et d’évacuation sont trop courts ou inexistants dans le cas de crues rapides ou torrentielles mais aussi de plaines dans les espaces urbanisés ou touristiques (campings au bord des rivières…). À ces risques, s’ajoutent isolement, déplacement, électrocution, blessures multiples ainsi que séquelles psychologiques.

Effets sur les biens
La coupure des voies de communications, la perturbation des réseaux enterrés ou de surface qui très vite risquent de ralentir l’intervention des secours. Les dommages aux biens mobiliers et immobiliers (habitat, pertes agricoles, machines endommagées) entraînent le plus souvent un ralentissement du ravitaillement et des activités avec chômage technique. On estime ainsi les dommages indirects supérieurs en réalité aux dommages directs.

Effets sur l’environnement
Les phénomènes d’érosion, de charriage, de suspension de matériaux et d’alluvionnement ainsi que les déplacements du lit mineur participent à l’évolution du milieu naturel dans ses aspects positifs ou plus souvent négatifs. La destruction de la flore et de la faune peut être aggravée par la présence d’un risque technologique entraînant des pollutions diverses.

Prévention

Inondation du Lot en décembre 2003 dans la région de Mende, Lozère,
France.
© Avec l’aimable autorisation du Dr. Raymond Piccoli.

La prévention des risques et la protection des populations nécessitent des mesures collectives et des mesures individuelles. Elle vise à limiter l’impact des inondations sur les personnes, les biens et l’environnement dans le cadre d’un développement durable.

La vigilance en France
Elle commence par la surveillance des phénomènes météorologiques. Météo-France dispose de 170 stations pluviomètres au sol automatisées et télétransmises, le réseau Aramis de 14 radars météorologiques et le projet Aurore d’automatisation des postes de pluviométrie journalière mais aussi 200 stations automatiques et télétransmises, quatre services disposant du Météotel et deux services disposant du système Calamar associant données de pluie radar et données pluviométriques (mesures des lames d’eau précipitées sur les bassins versants). Elle repose aussi au niveau des bassins versant sur cinquante-trois services d’annonces des crues appartenant en général à la Direction Départementale de l’Équipement (DDE) ou de la Direction Régionale de l’Environnement (Diren), assurent la surveillance des 16 000 km de cours d’eau, sur les 22 000 inondables. 5 000 agents des Voies Navigables de France (VNF) (transport, tourisme, urbaniste, paysagiste…) ainsi que les fédérations de sports nautiques, de pêche et les riverains, gèrent, exploitent, modernisent et développent le plus grand réseau européen de voies navigables avec ses 6 700 km de canaux et rivières aménagés, plus de 2 000 ouvrages d’art et 80 000 hectares de domaine public à voie d’eau. Voies Navigables de France, sous la tutelle du ministère de l’Équipement, du Logement, des Transports, du Tourisme et de la Mer, agit en collaboration avec les partenaires institutionnels et usagers de la voie d’eau. On dénombre dix-sept directions interrégionales, régionales et locales qui garantissent chaque jour les activités de la voie d’eau, en assurant service de surveillance en particulier en période de crue 24 h/24.

Particulièrement opérationnels pour les rivières de plaine, ces services, grâce à un réseau automatisé de collecte de données, alertent d’abord par téléphone, radio ou satellite, les préfets qui alertent à leur tour les maires des localités concernées. Ces services manquent de fiabilité pour les cours d’eau à crues brutales qui nécessitent alors une vigilance accrue de chacun. Devant les crues inévitables, il importe d’avertir le plus correctement et le plus rapidement possible les populations. Des efforts ont été faits, en particulier depuis 1995. En effet, presque tous les appareils de mesure de la hauteur d’eau et de la quantité de pluie tombée, sont reliés à un ordinateur central interrogeable à tout moment. Ils permettent une gestion de la crue en temps réel. Il existe des logiciels de prévision de crue en temps réel pour certains fleuves et leurs affluents, par exemple pour la Meuse. Ils ont fait leur preuve pour les crues de septembre-octobre 1998 et février 1999. Des efforts sont faits pour améliorer la diffusion des messages et faciliter une gestion interrégionale voire transfrontalière des crues.

Aspects législatifs et documentaires

Les atlas de zones inondables
Les mesures d’évaluation du risque s’appuient sur des cartographies constituant un atlas de zones inondables au contenu non seulement technique mais aussi informatif et pédagogique.

L’information préventive des populations
Comme pour les autres risques majeurs, la loi de 1987 impose l’information des citoyens concernés par le risque inondation grâce aux dossiers départementaux des risques majeurs (DDRM), aux dossiers communaux synthétiques (DCS) et au document d’information communal sur le risque majeur (DICRIM). Historiquement, les inondations ont fait l’objet de différents plans de prévention conformément aux lois.

- En 1972, les plans de surfaces submersibles (PSS) élaborés par le service de navigation de la Seine doivent être intégrés dans les documents d’urbanisme.
- En 1977, les périmètres de risques naturels d’inondations (PRNI) ne s’appliquent qu’aux habitations futures et officialisent des zones inconstructibles ou constructibles.
- En 1982, les plans d’exposition aux risques majeurs d’inondation (PERI) élaborés à l’initiative du préfet au profit des communes les plus exposées, déterminent, en fonction de la crue historique connue, une zone rouge inconstructible, une zone bleue constructible sous réserve de prescriptions à respecter (cas des habitations futures) ou à réaliser en cinq ans (cas des habitations existantes) sous peine de refus d’assurance).

Depuis 1995, ces trois procédures ont été remplacées par les plans de prévention des risques inondation (PPRI). En application de la loi pour le renforcement de la protection de l’environnement dite loi Barnier. Ces plans de prévention précisés dans les articles L562-1 à L562-9 du code de l’environnement (loi nš 2003-699 du 30 juillet 2003) représentent un outil bien adapté pour mettre en œuvre les objectifs suivants.

Aspects techniques

Les parades contre les inondations ont souvent consisté à réaliser des opérations de calibrages du lit, ou d’amélioration des profils, pour évacuer plus rapidement les surplus d’eau. Les initiatives sont diverses comme la construction de digues, les barrages écrêteurs de crues, l’entretien du cours d’eau et de ses berges (stabilisation des berges pour éviter la trop forte érosion, élimination des débris divers…).

Les barrages écrêteurs de crues une solution multifonctions
Leur implantation est onéreuse et délicate au regard de la préservation des milieux naturels. En plus du soutien d’étiage, ils peuvent permettre la production d’électricité, le développement d’activités touristiques et de loisirs. Cependant, ils mettent du temps à restituer l’eau stockée, d’où une efficacité diminuée en cas de crues rapprochées et ne dispensent pas de l’entretien des cours d’eau. De plus, le choix des cultures, le sens et la profondeur des labours peuvent également augmenter ou réduire les effets d’une inondation.

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La recherche

Elle porte sur l’analyse des précipitations, de l’état du bassin versant, des caractéristiques du cours d’eau (sa profondeur, sa largeur…) mais aussi des activités humaines. Les inondations sont prévisibles dans leur intensité, mais il est difficile de connaître le moment où elles surviendront. On peut cependant déterminer les terrains qui risquent d’être inondés. De nombreux organismes travaillent en collaboration en particulier Météo-France, le Cémagref, EDF, Les agences de l’eau et certaines universités. Un exemple de travaux de recherche ceux coordonnés par l’agence de l’eau méditerranée, Corse.

Gestion de la crise, consignes en cas d’inondation

30/11/2003 Inondations (Palavas les Flots, Hérault - France)
© Avec l’aimable autorisation de Michel Sarafis

Au niveau collectif

AVANT

La chaîne d’alerte permet la collecte des informations (suivi des précipitations grâce aux observateurs et stations automatiques), prévoit le dépassement de la cote de pré-alerte et d’alerte avec le début du débordement. Il s’agit alors de prévoir les gestes essentiels :

- fermer portes et fenêtres ;
- savoir couper l’arrivée du gaz et de l’électricité ;
- mettre les produits au sec ;
- amarrer les cuves et installations à risques ;
- prendre les mesures afin d’éviter la pollution de l’eau
(fuel, produits toxiques…) ;
- faire une réserve d’eau potable et d’aliments ;
- connaître les modes d’alerte et d’évacuation.

PENDANT

Le préfet est alerté, il prévient les maires qui sont informés par les répondeurs téléphoniques mis en place par les préfectures. Dans tous les cas, le maire avertit la population et prend les mesures de protection immédiates. Si l’étendue et la gravité de la situation l’imposent, le préfet — responsable des secours — déclenche le plan de secours spécialisé pour les inondations, active la cellule de crise, le plan Orsec ou le plan rouge. Les gendarmes, le Samu et les sapeurs-pompiers se coordonnent.

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Au niveau individuel
- S’informer de la montée des eaux (radio, mairie…) ;
- couper le gaz et l’électricité ;
- n’évacuer qu’après en avoir reçu la consigne ou lorsqu’il n’est plus possible de rester sans risquer l’isolement ;
- ne pas s’engager sur une aire inondable à pied ou en voiture.

Quelques conseils avant d’acheter un terrain ou de construire

Renseignez-vous
- Le terrain est-il en zone inondable ?
- Est-il constructible ?
- Y a-t-il d’autres servitudes ?

Consultez
le plan d’occupation des sols (Pos) ou plan local d’urbanisme (PLU) consultable en particulier en mairie.
Et éventuellement, s’il existe :
- un dossier communal synthétique (DCS) ;
- un dossier d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim) ;
- un plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) ;
- un plan d’exposition aux risques (PER) ;
- Un projet d’intérêt général (PIG) ;
- Article R 111.3 du code de l’urbanisme.

En ce qui concerne les crues torrentielles, compte tenu de leur brutalité et de leur rapidité, il est fortement déconseillé de s’implanter à proximité des rives.

Après-crise

Après la crise, il est nécessaire de :

Au niveau individuel
- aérer et désinfecter les pièces ;
- ne rétablir le gaz et l’électricité que sur une installation sèche ;
- chauffer dès que les conditions de sécurité le permettent ;
- déclarer le sinistre à l’assurance.

Au niveau collectif
- rétablir les fonctions vitales de la société (électricité, eau potable, télécommunication, routes…) ;
- reloger les sinistrés.

Les services de l’État, les collectivités et les associations poursuivent leurs actions pendant le temps nécessaire. La direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF) procède aux réparations d’urgences des réseaux d’eau potable, d’assainissement, d’enlèvement des embâcles (accumulations de végétaux, rochers…). La direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS) apporte un soutien psychologique aux populations, assure un suivi d’hébergement, veille à la salubrité des réseaux d’eau potable.

Indemnisation pour catastrophes naturelles

La loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 modifiée, relative à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles (art. L.125-1 à L.125-6 du code des assurances) a fixé pour objectif d’indemniser les victimes de catastrophes naturelles en se fondant sur le principe de solidarité nationale.

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