Risques naturels

En bref : Ces risques ont des conséquences différentes selon les climats, les régions et les populations concernés. Leur réduction nécessite une connaissance approfondie des séismes, des tempêtes, des inondations ainsi que des enjeux humains, économiques et environnementaux. Souvent, leurs conséquences peuvent être aggravées par la présence de risques technologiques. Actuellement, les aspects réglementaires se renforcent, de nombreuses recherches et diverses techniques cherchent à réduire les effets des aléas et à mieux protéger les enjeux. Renforcer la prévision et la prévention ainsi que l’information des populations, imposée par la loi de 1987, devrait permettre de réduire ces risques. La gestion de la crise et de la post-crise nécessite une coordination des différents acteurs. L’école intègre peu à peu dans ses pratiques cette culture du risque ainsi que la connaissance de comportements adaptés à de telles situations.

Risque avalanche
Risque tempête
Risque séisme
Risque mouvement de terrain
Risque cyclone
Risque feu de forêt
Risque volcanique
Risque inondation

Risque volcanique

Définition

Ouverture temporaire ou permanente mettant en relation la surface du globe avec les profondeurs de la Terre, le volcan permet l’émission de matériaux gazeux – véritable moteur des explosions – liquides et solides à très hautes températures. Les matériaux en fusion viennent s’épancher à la surface du sol créant des reliefs surajoutés de formes et de structures variées.
Phénomène intermittent, un volcan est considéré comme éteint si le temps écoulé depuis sa dernière éruption est supérieur à la moyenne des périodes de sommeil passées, ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut se réveiller un jour.

Historique

De tout temps, les volcans ont fasciné l’homme par leur puissance et leurs manifestations. Elles ont donné naissance à de nombreuses croyances, divinités et autres dragons. Bien qu’elles marquent les esprits, elles sont bien moins meurtrières que d’autres catastrophes naturelles telles que les séismes. Depuis le début du XVIIe siècle, on estime le nombre de leurs victimes à environ 300 000. À l’heure actuelle, cinq cent millions de personnes sont menacées par le risque volcanique, la plupart dans des pays en développement. Il se produit en moyenne 20 éruptions volcaniques terrestres par an ainsi que de très nombreuses éruptions sous-marines. Les volcans français les plus connus sont, la Montagne Pelée en Martinique, la Soufrière en Guadeloupe, le Piton de la Fournaise à la Réunion et les volcans d’Auvergne dont l’éruption la plus récente remonte à 6 000 ans.

[ Pour en savoir + ]

Aléa

Les produits d’une éruption
Lorsqu’un magma arrive à proximité de la surface terrestre, il dégaze et sort sous forme de substances incandescentes liquides et/ou solides.
- La composition des gaz varie selon le magma originel et son degré d’évolution. Les principaux sont par ordre d’importance, la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2) et l’anhydride sulfureux (SO2), le monoxyde de carbone (CO), l’acide chlorhydrique (HCl), l’hydrogène (H2), l’hydrogène sulfuré (H2S) et le soufre (S2).
- Les autres produits émis sous forme de lave, s’épanchent en coulées ou propulsés par les gaz, ils forment en se refroidissant des bombes (plus de 64 mm), des lapillis (de 2 à 64 mm) et des cendres (moins de 2 mm).

[ Pour en savoir + ] sur Tephra

© ManYee DeSandies

Les différents types de volcanisme

L’ancienne classification des différents types de volcans (hawaïen, strombolien, vulcanien, et péléen) a été abandonnée, car elle ne rendait pas compte de la diversité des éruptions que peut connaître un même volcan et n’intégrait pas le volcanisme des dorsales, on lui préfère maintenant une classification plus simple à savoir le volcanisme sous-marin, de point chaud et des zones de subduction.

Le volcanisme sous-marin
Il se localise à la frontière de deux plaques lithosphériques divergentes, le long des dorsales océaniques par exemple la dorsale médio-atlantique. De type effusif, il se caractérise par l’émission de lave basaltique fluide provenant de la base de la lithosphère. Lors des éruptions, les laves fluides s’échappent par des fissures et forment au contact de l’eau, à cause du refroidissement rapide et de la pression hydrostatique, des basaltes en coussins ou « pillow-lavas ». Volcanisme le plus important de la planète, il est à l’origine de la formation du nouveau plancher océanique (accrétion).

Le volcanisme intraplaque
Encore appelé volcanisme de points chauds, il correspond à la remontée de matériaux basaltiques fluides provenant des grandes profondeurs au niveau du manteau inférieur. En certains points de la surface du globe (Hawaï, Tahiti, La Réunion…) ces éruptions répétées de coulées ou fontaines de laves créent des volcans successifs. Lors des éruptions, la lave basaltique très fluide se déplace rapidement et forme de grandes coulées à l’origine de « volcans-boucliers » de grand diamètre accompagnée d’explosions et de projections minimes. Ces lieux constituent des observatoires permanents qui permettent la mise au point de méthodes de surveillance comme au Piton de la Fournaise, à la Réunion.

Le volcanisme des zones de subduction
Situé à la convergence entre deux plaques, il est la cause principale de la formation des chaînes de montagne et du volcanisme aérien. De type explosif, il se caractérise par l’émission de laves visqueuses principalement des andésites provenant du manteau supérieur juste au-dessus de la plaque qui s’enfonce. Ces laves s’écoulent difficilement et finissent par obturer la cheminée volcanique. La pression des gaz augmente et provoque une gigantesque explosion qui détruit une partie du volcan et déclenche des nuées ardentes : mélanges de gaz à haute température (jusqu’à 350 °C) et de morceaux de lave (des cendres jusqu’aux blocs). Très meurtrières, elles sont projetés à plusieurs centaines de km/h. Les édifices volcaniques sont caractéristiques.

Il existe trois types de convergences.
- La convergence de deux plaques océaniques l’une sous l’autre qui entraîne la formation des arcs volcaniques insulaires comme les Petites Antilles, les Mariannes, les Aléoutiennes ;
- La convergence d’une plaque océanique passant sous une plaque continentale qui génère la formation du volcanisme de cordillères tel que dans les Andes en Amérique du sud et en Indonésie ;
- La convergence entre plaques continentales provoque des plissements qui donnent naissance à des chaînes de type alpin ou himalayen ou le volcanisme est quasi inexistant.

Les formes d’éruption

Il existe deux grandes formes d’éruptions soit effusives, soit explosives.

Les éruptions effusives se produisent quand les gaz s’échappent facilement. La lave sort sous forme de coulées qui avancent en général de quelques centaines de mètres par jour. Peu meurtrières car relativement faciles à arrêter ou à dévier, elles peuvent causer cependant de gros dégâts matériels. Il arrive que la lave reste dans le cratère pour former un lac par exemple le Nyiragongo (République démocratique du Congo), Erta-Ale (Éthiopie)…

Les éruptions explosives sont caractérisées par des gaz qui projettent dans les airs de manière brutale la lave et les roches de la cheminée volcanique. Auto-entretenus par une expansion gazeuse continue, elles dévalent les flancs du volcan très rapidement et sur de longues distances. Elles constituent des nuées ardentes, des coulées de ponces… et surtout des blasts à trajectoire horizontale marquée. Aux éruptions magmatiques, on peut ajouter trois autres éruptions.

- Les éruptions phréatiques, annoncées par des crues anormales des rivières dues à la vaporisation de l’aquifère au contact du magma, libèrent soudain une grande quantité de vapeur d’eau à pression et température élevée, provoquant l’éjection de matériaux de toutes tailles, de la poussière aux blocs. Parfois meurtrières, elles peuvent être soit isolées, soit suivies d’éruptions magmatiques.

- Les éruptions phréatomagmatiques sont dues à la rencontre du magma ascendant avec une nappe phréatique ou une eau superficielle (lac, cours d’eau…). Le magma sort en même temps que l’eau entraînant sa vaporisation très rapide. Ces éruptions très explosives donnent naissance à des cratères d’explosion tel le lac Pavin en Auvergne.

- Les éruptions gazeuses carboniques interviennent dans le cadre d’un volcanisme actif ou non. Elles s’apparentent aux éruptions phréatiques. Le gaz carbonique plus dense que l’air, invisible et émis en grande quantité, provoque l’asphyxie des êtres vivants.

Les phénomènes annexes

Les coulées de boue ou lahars
Elles associent les cendres et l’eau provenant des précipitations, de la rupture d’un lac de cratère ou de la fonte de neige. Destructrices, elles dévalent les pentes dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour du volcan à plusieurs dizaines de kilomètres par heure. Les populations menacées ne peuvent évacuer les lieux à temps. Ces départs de lahars peuvent se produire plusieurs années après l’éruption qui a engendré le dépôt de cendres.

Une activité sismique
Accompagne toujours une éruption volcanique. Elle peut provoquer des glissements de terrain, de grandes avalanches, des éboulements aux effets plus dévastateurs que l’éruption elle-même.

Les raz de marée ou tsunamis
Sont provoqués par des éruptions volcaniques sous-marines, des séismes ou des glissements de terrain. Dans la mer ou à proximité de la côte, ils peuvent frapper de manière très meurtrière et dévastatrice jusqu’à des milliers de kilomètres du volcan en éruption.

Les nuées ardentes
Correspondent à l’émission brutale et dirigée d’un mélange constitué de gaz brûlants et de tephra, d’une température d’environ 500 °C, qui dévale les flancs du volcan à des vitesses de 200 à 500 km/h. Comme une avalanche de neige poudreuse, elles peuvent se propager à contre-pente. Ce phénomène est souvent associé à l’édification d’un dôme ou d’une aiguille au sommet du volcan.

Les maars
Cratère d’explosion contenant une eau fortement enrichie en CO2 qui sera brutalement dégagé dans l’atmosphère, entraînant l’asphyxie des hommes et des animaux aux alentours comme probablement au lac Nyos (Cameroun) en 1986.

[ Pour en savoir + ] : Généralités

Enjeux

25/10/2004 Coulée volcanique (Le Grand Brulé, St Philippe - La Réunion)
Avec l’aimable autorisation de ©
Guillaume Hoareau

Humains
Certaines éruptions peuvent être très meurtrières directement ou indirectement : personnes tuées ou blessées, déplacées, sans abri, voire confrontées aux famines… Les dégâts peuvent être importants en raison de la forte densité humaine sur les flancs des volcans due à la richesse du sol, à l’exiguïté des lieux notamment dans les îles, mais aussi aux difficultés à se protéger physiquement, et à l’absence de système de surveillance pour les pays en développement.

Matériels
Destructions, détériorations et dommages aux habitations, aux ouvrages (ponts, routes, adduction d’eau…), au bétail, aux cultures, paralysie des services publics.

Environnementaux
À court terme, les émissions de grandes quantités de cendres et de gaz (SO2, CO2…) ont des répercussions sur le climat, la faune, la flore et l’environnement. En revanche à long terme, les conséquences peuvent s’avérer positives grâce à la formation de sols très fertiles, à la présence de minéraux, dus à l’érosion de certaines roches volcaniques tel le basalte. Il faut noter que les paysages volcaniques en particulier en éruption attirent de plus en plus de touristes dans le monde. C’est le cas notamment autour du Pacifique, riche d’environ 500 volcans actifs (soit 90 % des volcans mondiaux).

Prévention

La vigilance
- La prévision à long terme : les études géologiques.
Sachant que l’histoire de chaque volcan est spécifique l’évaluation de ses risques potentiels nécessite de bien connaître ses activités éruptives passées. L’approche géologique confirmée par l’étude des éruptions antérieures permet la réalisation d’une carte du risque, très utile dans l’aménagement, et pour l’établissement des plans de secours.

- La prévision à court terme : la surveillance.
Elle s’appuie sur l’étude des phénomènes qui accompagnent la montée du magma tels que l’augmentation de la sismicité, la déformation du volcan, la variation de la composition chimique des gaz, les fumerolles et les sources phréatiques. Voici deux exemples d’observatoire chargés de surveiller et d’analyser les signes précurseurs des éruptions.

• L’institut de Physique du Globe de Paris est chargé de la surveillance des volcans actifs français. Il coordonne les directions des observatoires installés sur les flancs de la montagne Pelée en Martinique depuis 1903, de la Soufrière en Guadeloupe depuis 1950 et du piton de la Fournaise à la Réunion depuis 1979. Une soixantaine de personnes, à temps plein ou partiel étudient les phénomènes antérieurs pour déterminer les éruptions prévisibles et suivent leurs évolutions en cas d’éruption.

• Le Pacific Tsunami Warning Center, basé à Hawaï, surveille l’activité sismique autour de l’océan Pacifique. En cas de séisme, il émet un bulletin de surveillance des tsunamis pour aider les autorités civiles à prendre les mesures adaptées.

[ Pour en savoir + ] sur les prévisions

Une activité sismique précède toujours la montée d’un magma juvénile à l’origine d’une éruption volcanique, d’où la mise en place autour d’un volcan d’un réseau de stations sismiques. Des paramètres géophysiques (magnétique, gravimétrique, électrique ; etc.) permettent également de caractériser l’évolution de l’activité volcanique. Des extensomètres et des images satellitales mesurent les déformations en surface. Les variations de l’un de ces paramètres peuvent être révélatrices de l’imminence d’une éruption, cependant il est nécessaire de les différencier du « bruit de fond » lié à des phénomènes climatiques tels que la température ou les précipitations. Enfin, dans tous les cas, la production de cartes des zones menacées aide à la réalisation de plan d’évacuation des populations.

Aspects législatifs et documents d’information
La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent (article L125.2 du Code de l’environnement). Au niveau communal, le maire établit un plan de communication à l’aide de divers supports tels que des plaquettes, des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargés de l’environnement et de la sécurité civile. Ces dernières doivent être placardées dans les locaux accueillant plus de 50 personnes, dans les immeubles regroupant plus de 15 logements et dans les terrains de camping ou de stationnement de caravanes regroupant plus de 50 personnes. En effet, les propriétaires de terrains ou d’immeubles — sous contrôle du maire — sont tenus d’assurer cet affichage à l’entrée des locaux ou des terrains (à raison d’une affiche par 5 000 m2 de terrain).

Préfecture de……………………… Commune de …………………………

ÉRUPTION VOLCANIQUE
Pendant l’éruption, vous devez :

Vous mettre à l’abri dans un bâtiment solide (ne fuyez pas) :
Pour vous protéger des retombées volcaniques (vous risqueriez votre vie)

Écouter la radio :
Pour connaître les consignes à suivre

Rassembler l’indispensable (papiers d’identité, eau potable, couverture, vos médicaments) :
En prévision d’une évacuation

N’évacuer les lieux que sur ordre des autorités :
Vous iriez au-devant du danger

GARDEZ VOTRE CALME, LES SERVICES DE SECOURS SONT PRÊTS À INTERVENIR
 

LES RÉFLEXES QUI SAUVENT

Rassembler l’indispensable Ne pas téléphoner Écouter la radio
Pour mieux connaître ce risque et sa prévention,
consultez dès maintenant le dossier complet en mairie
Abritez vous dans un bâtiment solide
N’allez pas chercher vos enfants à l’école

Aspects techniques

- Creuser des fossés pour canaliser les coulées de lave et les dévier des villages, des villes…
- Hérisser des barrières parallèles aux courbes de niveaux pour stabiliser et contenir les dépôts éruptifs.
- Arroser la lave pour refroidir en surface et ralentir sa progression.
- Créer des habitations antichute de cendres par renforcement des toitures avec pentes adaptées, chenaux surdimensionnés, doubles portes et filtres adaptés pour limiter la pénétration des cendres dans les habitations.
- Construire des bunkers en béton le long des routes pour protéger les passants.
- Vidanger certains lacs de cratères pour limiter les coulés de boues.
- Soutirer les gaz dissous en eaux profondes pour limiter leurs émanations massives dues à une inversion de pression.
- Faire appel à des moyens d’alerte comme les sondes, les capteurs de pression ou les caméras vidéo reliées à un système d’alarme pour permettre une évacuation immédiate de la population.

[ Pour en savoir + ] sur la prévention

La recherche

Exemple du programme de recherche du volcan la Soufrière de Guadeloupe
Ses objectifs sont multiples :
- reconstruire le passé éruptif du volcan ;
- étudier son fonctionnement physique et chimique ;
- renforcer l’information des populations par des conférences, forums, formations en milieu scolaire, journées « Portes Ouvertes » et visites de l’observatoire sur rendez-vous ;
- mettre en place un serveur Internet ;
- se mettre en relation avec les médias ;
- initier une recherche sur l’urbanisation intégrant le risque volcanique dans l’aménagement de l’espace (les captages d’eau, les lits des torrents, le suivis des divers réseaux, les habitations…).

Gestion de la crise

Une activité volcanique anormale entraîne la mise en alerte du Comité Supérieur d’Évaluation des Risques Volcaniques (CSERV) et des autorités. Les plans de secours, mis en œuvre sous l’autorité du préfet, comportent deux niveaux d’alerte.

L’alerte n° 1 consiste, quand la situation est préoccupante, à préparer l’évacuation tout en continuant jusqu’à nouvel ordre les occupations habituelles. La population doit cependant rester à l’écoute des médias et prévoir un véhicule personnel ou un transport en commun pour une éventuelle évacuation.

L’alerte n° 2 permet l’évacuation dans les meilleurs délais de la zone menacée pour rejoindre les points de ralliement abrités et solides prévus dans les plans de secours. Pour ceux ne disposant pas de moyen de transport particulier, il ne faut pas se réfugier dans le fond des vallées ou dans les sous-sols. Il est conseillé de respirer à travers un linge humide si l’air est trop chargé en gaz ou cendres. Le préfet grâce à la radio assure la diffusion de l’information, qui revêt une importance essentielle en période de crise. Il faut noter que le signal national d’alerte et les messages d’alerte ne sont pas spécifiques à ce risque. Les consignes générales sont applicables à l’exception du confinement.

Des plans d’organisation des secours (plan Orsec) sont alors mis en place, conformément à l’article 2 de la loi 87-565 du 22 juillet 1987. Ils recensent les moyens publics et privés susceptibles d’être mis en œuvre en cas de catastrophe et définissent les conditions de leur emploi par l’autorité compétente pour diriger les secours. Des plans de secours spécialisés (PSS) prévoient l’organisation des transports, de la circulation, de l’accueil et de la protection des réfugiés, ainsi que de la surveillance contre le pillage. Ils comportent trois niveaux d’alerte.
- vigilance-préalerte : mobilisation des services de l’État, information préventive ;
- alerte : constitution d’un PC de crise, préparation de l’évacuation ;
- évacuation : transfert de la population vers les centres d’hébergement.
En cas de déclenchement d’un plan Orsec, les opérations de secours sont placées, dans chaque département, sous l’autorité du représentant de l’État dans le département. Lorsqu’elles intéressent le territoire de plusieurs départements, qu’il y ait ou non déclenchement d’un plan Orsec, le Premier ministre peut placer l’ensemble des opérations de secours sous la direction du représentant de l’État dans l’un de ces départements.

Après crise

L’indemnisation
La loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 modifiée, relative à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles (art. L.125-1 à L.125-6 du Code des assurances) a fixé pour objectif d’indemniser les victimes de catastrophes naturelles en se fondant sur le principe de solidarité nationale.


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