Problèmes liés à l’exploitation du sol

En bref : Depuis le XIXe siècle, les sciences et les techniques se développent. Elles contribuent à améliorer notre confort et prolonger la vie… En contrepartie, les besoins en ressources et en énergie conduisent à une exploitation trop souvent inconsidérée des sols et des sous-sols qui épuise et pollue les sols, les rendant parfois stériles. L’exploitation intensive des ressources du sous-sol porte des atteintes parfois irrémédiables aux paysages, à la biodiversité et à la qualité des eaux souterraines. Face à ces conséquences, nous avons tous aujourd’hui une part de responsabilité.

Les menaces liées à l’agriculture

Dans les pays en développement, l’agriculture, primordiale pour les populations, est essentiellement * extensive *. Trop souvent, des conditions climatiques particulièrement difficiles, une instabilité politique aggravée par des conflits et des crises financières, tant aux niveaux local qu’international, réduisent considérablement les rendements.
Quant aux pays à agriculture * intensive *, malgré les techniques modernes, le recours aux engrais et aux substances phytosanitaires, les rendements tendent à se stabiliser alors que les effets pervers s’accroissent.

[ Pour en savoir + ]

En agriculture conventionnelle

La modernisation des techniques agricoles a conduit au remembrement des territoires, à l’utilisation de nombreuses substances chimiques polluantes et à des impacts sur les sols pouvant entraîner leur érosion, voire leur stérilisation.

Le remembrement

Dès l’antiquité, le défrichement des forêts a favorisé le développement de l’élevage et de l’agriculture. Il a été dans certaines régions à l’origine du bocage caractérisé par un paysage de prés enclos d’arbres et d’arbustes formant des haies.
Le remembrement consiste, sur un territoire donné, à échanger et redistribuer différentes parcelles en vue de regrouper les propriétés pour faciliter l’exploitation des terres et l’usage de nouvelles techniques agricoles. Des lois en matière d’aménagement foncier ont été successivement promulguées après la guerre de 1914-1918. Actuellement, le développement de certaines infrastructures (autoroutes, viaducs…) conduit systématiquement à modifier le parcellaire de nombreuses communes. Les échanges veillent à ce que chacun reçoive en compensation des terres qu’il a cédées, d’autres terres d’une productivité équivalente.
Malheureusement , le remembrement a trop souvent nécessité l’arrachage des haies. Cette pratique a entraîné la destruction de l’habitat de très nombreuses espèces et donc une forte réduction de la biodiversité. Ainsi, on a progressivement assisté à une diminution importante des populations auxiliaires de l’agriculture telles que les insectes pollinisateurs et les prédateurs de rongeurs et autres animaux ravageurs. De plus, les haies, véritables brise-vent, créent un microclimat en limitant les effets nocifs du soleil et des intempéries sur les cultures et les troupeaux.
Enfin, la suppression des haies favorise le ruissellement entraînant la dégradation de la structure du sol, son érosion et des inondations. D’autre part, la quantité d’eau de pluie infiltrée diminue, contribuant ainsi à l’épuisement des ressources en eaux souterraines.

[ Pour en savoir + ] :

Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)
Association SOS remembrement

L’utilisation excessive d’engrais

Les éléments nutritifs, en particulier phosphates et nitrates, provenant des engrais, artificiels ou naturels, utilisés sans vigilance et souvent épandus en quantités excessives participent à l’eutrophisation de milieux aquatiques, c’est-à-dire à la prolifération de végétaux (lentilles d’eau, algues) dans certaines rivières, lacs et littoraux. L’oxygène se raréfie, le milieu « étouffe » rapidement, entraînant la diminution, voire la disparition de nombreuses espèces et des dommages importants en * aquaculture *.
En milieu terrestre, l’excès d’engrais azotés favorise le développement de certaines plantes nitrophiles : Ortie dioïque (Urtica dioica), Sureau noir (Sambucus nigra).

[ Pour en savoir + ]

L’utilisation excessive de pesticides

Les pesticides, tels qu’herbicides, fongicides, insecticides, bactéricides, sont des substances chimiques utilisées en agriculture et pour l’entretien des espaces verts et des jardins mais aussi des infrastructures comme les voies ferrées et les routes. Comme les engrais, ces produits, parfois inappropriés, sont souvent utilisés sans vigilance et en quantité généralement excessive. Ce qui contribue à une adaptation génétique des espèces nuisibles : certains individus résistants sont alors sélectionnés et transmettent cette propriété à leurs descendants. Les pesticides utilisés deviennent alors inefficaces, d’où la nécessité d’utiliser des substances encore plus destructrices.
À noter que ces produits phytosanitaires, en supprimant tous les êtres vivants nuisibles aux cultures, peuvent affecter la biodiversité. En effet, certains ne sont pas suffisamment sélectifs et risquent d’atteindre des espèces non visées telles que les insectes pollinisateurs, les rapaces et autres prédateurs de nuisibles…
Ces substances toxiques peuvent détruire directement certaines espèces, donc interrompre les cycles de la matière (carbone, oxygène, azote…) et perturber ainsi les différents écosystèmes. Ces pesticides peuvent également contaminer les consommateurs et prédateurs des espèces traitées et s’accumuler peu à peu dans leur organisme et devenir dangereux. Cette augmentation des concentrations de substances toxiques le long des chaînes alimentaires correspond au phénomène de bioaccumulation.

En contaminant toute la chaîne alimentaire, ils entraînent un déclin important des populations, en particulier celles des prédateurs qui, les moins nombreux, vont se raréfier. On constate par exemple la diminution du nombre de certains rapaces comme le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) à l’origine cosmopolite.
Enfin, il ne faut pas oublier que l’homme consomme des animaux ayant accumulé ces pesticides, mais aussi directement des végétaux traités par ces derniers. Il risque ainsi, à son tour, d’accumuler ces substances reconnues nocives pour la santé.

[ Pour en savoir + ]

Dégradation des sols

L’érosion
L’eau et le vent sont les deux causes principales de l’érosion des sols, car ils entraînent les particules minérales et organiques et contribuent ainsi à modifier la structure du sol. Ce phénomène, qui diminue le rendement des terres et peut dans certains cas conduire à leur stérilisation, concerne pratiquement toutes les régions du globe ; certains modes de culture peuvent l’accentuer.

[ Pour en savoir + ]

La battance
Elle correspond à la dégradation de la structure des sols riches en argile qui se délitent et sont entraînés en profondeur. La battance est due à l’action de fortes pluies et se trouve accentuée par l’usage de gros engins agricoles qui tassent le sol, l’emploi en excès d’engrais de synthèse, le manque d’engrais naturels (fumier, compost) et de chaux. Le complexe argilo-humique n’étant pas renouvelé, il se forme à la surface du sol des croûtes compactes, dites de battance, qui rendent peu à peu le sol imperméable à l’air et à l’eau.

L’activité des micro-organismes et le développement des végétaux s’en trouvent réduits, ainsi que la teneur du sol en humus et en cations (potassium, calcium…). La matière organique n’est pratiquement plus recyclée en matière minérale.

 

[ Télécharger ] : dossier sur la sensibilité à la battance (.pdf : 68 Ko)

Les organismes génétiquement modifiés (OGM)

Les OGM sont des êtres vivants dont le * patrimoine génétique * a été modifié artificiellement par manipulations génétiques.

[ Pour en savoir + ]

Depuis l’Antiquité, l’homme a toujours cherché à améliorer la productivité des cultures et des élevages. La mise au point des OGM s’inscrit dans une longue lignée de grandes étapes de la recherche scientifique telles que la découverte des cellules par R. Hooke en 1663, l’énoncé des lois de l’hérédité par G. Mendel en 1866 et, plus récemment, la découverte de la structure de l’ADN par J. Watson et F. Crick en 1953…
La mise au point des OGM a nécessité et nécessite encore de nombreuses expérimentations en laboratoire et en plein champ.

Pour ou contre ?

Si grandes soient les attentes vis-à-vis de cette possibilité inédite d’intervenir sur le vivant, une grande prudence s’impose face aux multiples conséquences encore mal maîtrisées de cette innovation majeure.
De nombreux risques commencent à être identifiés, en particulier dans les domaines alimentaires, environnementaux, socio-économiques et éthiques.

[ Pour en savoir + ]

Les intérêts et les risques des multiples applications des OGM alimentent de nombreux débats argumentés qui prennent en compte les multiples aspects du problème, en particulier économiques et environnementaux. Ceci a conduit au niveau national, à la création d’une mission parlementaire sur les enjeux des essais et de l’utilisation des OGM.

En agriculture durable : le contrat d’agriculture durable (CAD)

En réponse aux conséquences négatives de l’agriculture intensive, des modalités agricoles plus respectueuses de l’environnement se sont mises en place. Mais, dans certains cas, elles présentent aussi des risques d’eutrophisation liés à un calcul trop imprécis de la quantité d’engrais naturels utilisés.

Les menaces liées à la destruction des forêts

Dans le passé, de nombreuses sociétés humaines se sont développées aux dépens des forêts, la détruisant et la modifiant plus ou moins. De nos jours, une exploitation forestière intensive s’accroît dans certaines régions du globe, entraînant des conséquences néfastes : participation au changement climatique et aux phénomènes d’érosion et de stérilisation des sols, menaces sur les populations locales, atteinte au paysage et à la biodiversité…

Dans le monde
Les grandes forêts luxuriantes des régions équatoriales sont victimes de grands défrichements dans le but de :
- satisfaire les besoins croissants des autochtones pour qui le bois constitue la principale ressource ;
- permettre aux pays industrialisés d’exploiter les multiples richesses minières et les énergies fossiles du sous-sol, de développer intensivement l’agriculture, de surexploiter les bois tropicaux, de « piller » la diversité animale et végétale et de détruire les habitats de nombreuses espèces.

Défrichement par brûlis pour une plantation de coton, région de Loumana, Burkina faso. Photo de Claude Dejoux © IRD.

Les forêts tempérées subissent quant à elles les méfaits des pollutions atmosphériques qui perturbent la nutrition des végétaux, des tempêtes aux conséquences multiples et des sécheresses souvent sources d’incendies.
Dans certaines régions, la déforestation intensive entraîne également la raréfaction de certaines espèces, par exemple en Chine, la destruction des forêts de bambous, seul habitat du Grand Panda.

[ Pour en savoir + ] :

La forêt vierge en Amazonie
La forêt amazonienne menacée
Usage et menace d’une ressource (.pdf : 936 Ko)

En France
La plupart des massifs forestiers sont soumis aux multiples pollutions atmosphériques qui fragilisent les arbres et facilitent les attaques parasitaires.
Dans le sud de la France, les épisodes de sécheresse favorisent les incendies de forêt qui menacent habitants et biodiversité.
En milieu montagnard, les défrichements sont à l’origine d’éboulements de terrain ; en effet le sol, n’étant plus maintenu par les racines, devient plus sensible à l’érosion.
Enfin, certaines espèces importées peuvent gêner le développement des espèces autochtones au point de devenir envahissantes, c’est le cas du cerisier tardif (Prunus serotina).

[ Pour en savoir + ] : les enjeux • [ Pour en savoir + ] : la disparition des forêts

Les menaces liées aux activités industrielles

Comme d’autres activités humaines, l’industrie pollue les sols, soit indirectement par les retombées atmosphériques ou leur contact avec l’eau de ruissellement, soit directement par les nombreux déchets, parfois très toxiques, qu’elle génère. On en évalue encore mal l’ampleur et les conséquences sur l’environnement et la santé.

État des lieux
Émises en partie par l’industrie, les retombées polluantes de l’atmosphère, telles que les dioxines émises par les incinérateurs de déchets, contaminent les sols et par conséquent les eaux de ruissellement et les nappes souterraines. De plus, au cours de leurs activités, les entreprises rejettent directement dans l’eau de nombreuses substances toxiques susceptibles de polluer les sols. Enfin, elles produisent et stockent de grandes quantités de déchets plus ou moins dangereux.
« Pendant des décennies, la société industrielle s’est développée sans se soucier de la gestion de ses déchets. Des millions de tonnes de déchets dangereux ont ainsi été répandus sur le sol ou enfouis dans le sous-sol sans aucune précaution. À la fin des années 70 est apparu le problème de la gestion des « héritages », c’est-à-dire des « points noirs », avec des risques pour les eaux souterraines et pour la santé de ceux qui vivent dans leur voisinage. » (L’état de l’environnement, OCDE, 1991)
Dans les sites industriels abandonnés, les risques sanitaires peuvent être très importants (intoxications, cancers…)
Cette prise de conscience s’est accompagnée de la découverte d’un nombre croissant de sites pollués. Tous les pays industrialisés sont concernés ; par exemple, aux États-Unis, on a recensé plus de 20 000 sites de décharge potentiellement dangereux et plus de 4 000 aux Pays-Bas. La France en compte actuellement plus de 3 700 ; un inventaire précis est régulièrement mis à jour.

À cette pollution chronique s’ajoute la pollution accidentelle liée au transport de matériels dangereux (TMD) et aux catastrophes survenant dans certains sites industriels qui utilisent ou fabriquent des matières particulièrement inflammables, explosives et/ou toxiques.
Ces accidents non seulement affectent l’environnement, l’économie et la santé des populations avoisinantes, mais aussi celle des générations futures. Cette situation historique nouvelle que l’on ne peut sous-estimer est due à la méconnaissance, l’insouciance, mais aussi la malhonnêteté des différents acteurs.
Parmi les nombreux exemples, certains ont été particulièrement médiatisés : les émissions de mercure de Minamata (Japon), de dioxine de Seveso (Italie), d’éléments radioactifs de Tchernobyl (Ukraine), la décharge réservée aux déchets industriels dangereux de Montchanin (Saône-et- Loire), certains sites de Métaleurop

Les déchets industriels spéciaux (DIS)
Il existe un très grand nombre de produits et de déchets industriels à risque. Ces derniers sont d’origine diverse et constituent au niveau des industries les déchets dits « spéciaux » car spécifiques des activités qui les génèrent. Pratiquement tous les secteurs industriels sont concernés : chimie lourde et pétrochimie, usines d’incinération, sidérurgie, chimie pharmaceutique, traitements de surface…. Tous émettent plus ou moins des substances polluantes contenant par exemple du mercure, du cadmium, du chrome, du cuivre, de l’arsenic, du cyanure, du chlore, mais aussi des substances liées aux transformations du pétrole.
Ces pollutions industrielles constituent un « empoisonnement » du milieu et des chaînes alimentaires dont l’Homme représente souvent le dernier maillon. Il peut en résulter le « gel » de certaines terres agricoles et des parcelles avoisinantes.
Par leurs caractéristiques physico-chimiques, ces substances polluantes présentent des risques potentiels sur la santé et l’environnement et nécessitent un traitement particulier dans des installations adaptées.

La dégradation des paysages
Au cours du développement de l’ère industrielle, la prise en compte de l’intégration des usines dans les paysages ne faisait pas partie des préoccupations des aménageurs. Depuis récemment, de nombreux sites sont abandonnés, se transformant en friches industrielles, véritables « pollutions visuelles ». Elles se concentrent en particulier dans les régions touchées par la crise économique du nord et l’est de la France.
À notre époque, les impacts des industries sur le sol soulèvent deux problématiques : la première est directement liée à l’influence sur la qualité des sols, la seconde est liée au contexte socio-économique de leur localisation et relève donc des questions d’urbanisme.

Les menaces liées à l’urbanisme

Urbanisme et activités économiques sont intimement liés et interagissent sur l’environnement. Certains sites industriels polluants, voire très dangereux, se sont ainsi retrouvés peu à peu au cœur de nombreuses villes. Les zones d’activités péri-urbaines, souvent uniformes, portent atteinte aux paysages et concentrent certaines nuisances. Par exemple, sur les parkings et les infrastructures qui leur sont associées, les eaux pluviales se chargent en hydrocarbures et en métaux lourds et s’écoulent vers les sols, en les polluant.
Le chauffage et les transports liés à la concentration urbaine accroissent la pollution atmosphérique, augmentant les risques sanitaires et la corrosion des matériaux, ainsi que l’effet de serre, les pluies acides et la dégradation de l’ozone de la haute atmosphère.
Dans les zones urbanisées, le traitement des volumes croissants d’eaux usées et de déchets nécessite de plus en plus d’espace. En effet, de nombreuses décharges sont comblées et doivent fermer.
Enfin, la « rurbanisation » des petites villes et villages s’accentue. Comme dans les grandes agglomérations, elle s’accompagne d’un accroissement des surfaces pavées et bitumées que sont les trottoirs, les voies de circulation et les parkings provoquant la pollution et l’imperméabilisation des sols. D’une part les eaux de ruissellement ne s’infiltrent plus ce qui favorise les inondations ; d’autre part, les cycles biogéochimiques des sols peuvent être interrompus ce qui perturbe le développement des êtres vivants et réduit leur diversité.

[ Pour en savoir + ]

Les menaces liées au tourisme

Au cours du XXe siècle, l’évolution des modes de vie et la part croissante du temps réservé aux loisirs a eu un impact considérable sur les espaces consacrés au tourisme. C’est plus particulièrement le cas des zones montagneuses et littorales. Les problèmes spécifiques à ces milieux très fragiles s’ajoutent à ceux qui caractérisent les zones urbaines.

Le littoral
Il constitue une interface entre la mer et la terre et les facteurs physico-chimiques qui le caractérisent tels que la salinité, l’humidité ou le vent, en font une mosaïque de milieux naturels à la diversité d’êtres vivants particulièrement riche. L’urbanisation accrue du littoral qui peut aller jusqu’à un véritable « bétonnage » constitue la plus grande menace pour cette biodiversité ainsi que pour la préservation de paysages uniques. L’urbanisation atteint souvent certaines zones de plage mais s’étend aussi dans les terres pour anthropiser des milieux rares et fragiles comme les prés salés et l’intérieur des dunes.
Cette « artificialisation » du trait de côte peut avoir de lourdes conséquences sur son évolution naturelle.
De plus, une grande partie du littoral français est occupée par des ports de commerces et des zones industrielles qui peuvent être à l’origine de catastrophes technologiques.

[ Pour en savoir + ]

La montagne
Tout comme le littoral, elle a été et continue d’être par endroits le lieu d’une urbanisation parfois anarchique accompagnée d’un intense développement des infrastructures (routes, remontées mécaniques…). Tous ces aménagements ont non seulement défiguré de magnifiques paysages mais aussi fragilisé les sols et augmenté fortement les risques d’éboulements et d’avalanches. Le milieu montagnard voit ses forêts disparaître progressivement avec les grands mammifères qui les fréquentent. Plus récemment, pour compenser le manque de neige, l’utilisation de canons à neige menace l’épuisement des nappes phréatiques.


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