Solutions et perspectives du sol

En bref : Pour faire face aux nombreuses menaces que fait peser une exploitation excessive des sols et des sous-sols, des techniques alternatives se développent peu à peu. Des réglementations plus strictes voient le jour et des mesures de protection tentent de « ménager » le territoire pour les générations futures. Et chacun commence à prendre part à cette protection en améliorant la gestion de ses déchets, en limitant l’usage de pesticides dans son jardin, en participant à l’amélioration de son cadre de vie…

Des solutions dans le domaine agricole
Des solutions pour une gestion durable des forêts
Des solutions dans le domaine industriel
Des solutions dans les domaines de l’urbanisme
Des solutions dans les domaines du tourisme

 

 

 

 

 

 

 

Des solutions dans le domaine agricole

L’ensemble des professions agricoles se mobilise de plus en plus pour redonner au sol les caractéristiques compatibles avec une santé et un environnement de qualité. Le respect des règles strictes imposées par la législation pour le stockage, l’utilisation et l’homologation des pesticides doivent permettre de diminuer les dangers potentiels que font courir ces produits. Cette législation devrait s’harmoniser à l’échelle mondiale.
De nouvelles méthodes culturales se développent, en particulier la lutte biologique qui cherche à imiter les phénomènes naturels de régulation des espèces pour renforcer la mortalité des « nuisibles ». Ces nouvelles orientations sont également à promouvoir à l’échelle individuelle dans le jardinage et l’achat de produits respectueux de l’environnement.

© Michel Gombart

Les aides à la modification des pratiques agricoles

De nombreuses mesures ont été mises en place pour donner un cadre de travail et aider, en particulier financièrement, les agriculteurs à mieux prendre en compte la protection de l’environnement dans leurs pratiques quotidiennes :

Les mesures agri-environnementales (MAE)

Proposées en 1992 par la Communauté économique européenne (CEE) elles concernent entre autres la réduction de l’utilisation des engrais azotés, la préservation de la fertilité des sols, de la biodiversité, des races d’élevage locales, de la qualité de l’eau et des nappes souterraines, la conservation des paysages.

[ Pour en savoir + ] • [ Pour en savoir + ] : Un exemple de MAE en France : les assolements diversifiés

Les contrats territoriaux d’exploitation (CTE)

Créés par la loi d’orientation agricole de 1999, ils comprennent une partie économique (diversification des activités de l’exploitation, amélioration de la qualité et la traçabilité des produits agricoles…) et une partie environnementale et territoriale (meilleure maîtrise de l’utilisation des fertilisants et des pesticides, plantation et entretien des haies, intégration les bâtiments agricoles dans le paysage…)
Ces projets individuels peuvent s’inscrire dans une démarche collective et coordonnée à l’échelle régionale ou territoriale.

[ Pour en savoir + ]

Les contrats d’agriculture durable (CAD)

Définis par un décret du 22 juillet 2003, les CAD s’inscrivent dans la même démarche que les MAE et les CTE. Ils proposent par exemple la reconversion de terres arables en prairies, la création ou la conservation des zones d’expansion de crues, l’entretien des mares, l’implantation de cultures spéciales d’intérêt faunistique ou floristique.
En outre, ils permettent de souscrire des mesures dont l’intérêt dépasse le cadre territorial, comme la conversion à l’agriculture biologique ou la protection des races menacées.

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© Michel Gombart

L’agriculture raisonnée

À travers ce concept, l’entreprise agricole est prise dans sa globalité et doit équilibrer ses objectifs économiques, les attentes du consommateur et le respect de l’environnement. Elle bénéficie d’un cadre juridique et d’une protection légale. Pour la promouvoir, il existe un forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement (FARRE), association interprofessionnelle créée en 1993. Forte d’un millier de membres en France, elle veut contribuer à la protection de l’environnement et au développement durable en agriculture. Par exemple, l’agriculture raisonnée autorise l’emploi de tous les produits phytosanitaires autorisés par la législation, mais uniquement aux doses nécessaires.

Néanmoins, l’intérêt environnemental de l’association FARRE semble remis en cause.

[ Pour en savoir + ] • [ Pour en savoir + ]

L’agriculture durable

Elle comprend des actions prenant en compte l’environnement et des réflexions sur le devenir du monde rural en application du concept de développement durable. Elle s’appuie entre autres sur un réseau dont les membres développent un savoir-faire souvent empreint de bon sens pour promouvoir en particulier une agriculture à taille humaine.

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L’agriculture biologique

C’est un mode de production basé sur des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Les produits chimiques de synthèse sont exclus. Priorité est donnée à la lutte biologique.

[ Pour en savoir + ]

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont exclus. Les engrais naturels sont limités aux stricts besoins des cultures (méthode des bilans).

Les organismes génétiquement modifiés (OGM)

Dès 1973, les scientifiques découvrent la possibilité de transférer, grâce à une bactérie, un nouveau gène dans le génome d’un végétal. Dix ans plus tard est créé le premier végétal transgénique (tabac). En 1990 la Chine commercialise pour la première fois un plant de tabac résistant à un virus.
Depuis, les recherches se sont multipliées, de nombreux autres OGM ont été élaborés. Ils présentent de sérieux avantages, en particulier concernant la réduction de l’usage des pesticides, mais il reste encore beaucoup d’inconnues quant aux risques que pourrait présenter leur utilisation.

[ Pour en savoir + ]

Et dans notre quotidien…

En ville comme à la campagne, il est possible de modifier les pratiques de jardinage, en particulier en réduisant les pesticides, en limitant l’usage des engrais chimiques ou mieux, en fabricant et en utilisant son compost… Dans la mesure du possible, il est souhaitable de privilégier dans notre alimentation, notre hygiène corporelle et l’entretien de la maison, l’achat de produits respectueux de l’environnement.

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