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« spatialisme » ? sur la Toile voyez également "Pourquoi le spatialisme ?"

des agios


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et Pierre Garnier écrivit "comme autrefois par leurs premiers dessins géométriques les hommes essayaient de mettre de l’ordre dans le monde visible, les poètes d’aujourd’hui prétendent ordonner le monde des matières, des impulsions, des énergies" des dessins géométriques pour mettre de l’ordre dans le monde visible ? Ou bien pour enrayer le chaos du monde invisible ?

Mystère et boules de gomme ! Quel intérêt ? 4 La fenêtre ? Une fenêtre a 4 coins ! Et puis alors ! Une fenêtre a aussi 4 côtés. Quel intérêt ? Pourquoi ? Pourquoi pas ? La page est une fenêtre ? La traverser comme une vitre ? Regarder dedans ou dehors ? Abolir les frontières entre le dedans et le dehors. "Ecrire"

Un autre (où sont les 4 côtés et les 4 coins ?) Puis encore un autre (4 coins et quatre côtés également ?) Et plein d’autres du "poète Yu" alias Pierre Garnier dans "Le poète Yu"

Nous revenons à "4 le fenêtre"... ?

Les chiffres, les nombres, ont-ils des vertus ? Les mots ont-ils un sens ? Déjà en exergue de "Spatialisme et poésie concrète" Pierre Garnier a posé cette citation de Novalis :

« Il faut s’étonner de cette erreur grotesque que font les gens quand ils s’imaginent parler au nom des choses. Le propre de la langue est justement de ne se préoccuper que d’elle-même--- et cela personne ne le sait… Si seulement on pouvait faire comprendre aux gens qu’il en va de la langue comme des formules mathématiques ! Celles-ci forment à elles seules tout un monde ; elles ne jouent qu’avec elles-mêmes ; elles n’expriment rien que leur merveilleuse nature et c’est justement pour cette raison qu’elles sont si expressives. C’est pourquoi aussi elles reflètent en elles le jeu étrange des rapports que les choses entretiennent. » Novalis. (1772-1801)

Est-ce qu’il y a un rapport entre "4 la fenêtre" et "les 4 mouquetaires" (qui n’étaient que trois ?) ou avec les Beatles, 4 garçons dans le vent, qui étaient 4 ? 4 désigne-t-il, après le 3 de la Trinité, ou de l’enfant dans le calligramme La montre d’Apollinaire, par exemple, les 4 éléments, les 4 saisons,, les 4 points cardinaux ? Les spéculations sur le sens des chiffres et des nombres sont-elles infinies ? Le 4 est divisible donc imparfait. Les complexités stupéfiantes des systèmes de correspondances, des traités savants sur ces questions ont-elles un intérêt ?

Voici encore comment Pierre Garnier présente, ailleurs, la fenêtre, celle devant laquelle sa grand-mère demeurait :

est-ce que ce sont ce navire et cette croix qui se rejoignent dans cette vision :

Et cette note biographique marque-t-elle une origine ou un aboutissement ?

« je ne me suis jamais posé la question du lecteur…. » (Mais qui fait le premier pas : de celui qui écrit de celui qui lit ?)

« Je crois me souvenir que la poésie est pour moi devenue une merveille à la mort de ma grand-mère ; c’était au début de la guerre, j’avais onze ans à l’époque –aussitôt que la terre a été refermée sur elle, peut-être à ce moment précis, j’ai compris que ce monde était une merveille – qu’il y avait quelque chose et soudain plus rien et soudain à nouveau quelque chose. A cet instant , j’ai commencé à enfermer dans ma mémoire les poésies que j’avais apprises par cœur à l’école primaire ; j’ai compris alors que ces poésies faisaient partie de la « merveille monde ». Et quand plus tard j’ai écrit des poèmes j’étais dans cet état – ni plus ni moins qu’un arbre produit feuilles, fleurs, fruits ; ni plus ni moins que l’abeille ramenant le pollen ; il y a au fond de moi, l’obscure idée que je suis du monde avant d’être de l’humanité – et c’est d’abord pour le monde que j’écris, pour l’abeille, le saule ou l’étoile. »

Sartre : « […] le poète s’est retiré d’un seul coup du langage-instrument ; il a choisi une fois pour toutes l’attitude poétique qui considère les mots comme des choses et non comme des signes. Car l’ambiguïté du signe implique qu’on puisse à son gré le traverser comme une vitre et poursuivre à travers lui la chose signifiée ou tourner son regard vers sa réalité et le considérer comme objet. »