La représentation
du soldat
pendant la Grande Guerre

26. Bieuxy (Aisne), le 6 février 1918
 
 

Les environs commencent à être cultivés. Un peu partout on voit des tracteurs utilisés pour le labourage.

En haut de Bieuxy, il y avait un cimetière allemand. Un inconnu est passé par là et il a gratté tous les noms inscrits sur les tombes. Rien n'est plus manifestement inutile et c'est un acte de férocité à l'égard des familles qui viennent là chercher leurs morts. Mais la destruction du village n'était pas plus utile aux Boches et ces derniers n'ont pas pensé que c'était un acte de férocité à l'égard des civils.

Hélas ! La férocité appelle la haine et la haine se traduit à la première occasion par de la férocité. Ce qui est triste, c'est que, de part et d'autre les innocents payent pour les coupables.




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« La représentation du soldat pendant la Grande Guerre »
Dossier du service éducatif et culturel de l’Historial de Péronne

© CRDP - Académie d’Amiens, septembre 2004
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