La représentation
du soldat
pendant la Grande Guerre

27. La racineuse, près d'Ailly sur Noye (Somme), avril 1918
 
 

« Mais ce qui m'a le plus écoeuré, c'est le pillage. On pillait, alors que les gens n'étaient pas encore partis. Et on avait l'excuse facile : il ne faut rien laisser aux Boches. Mais il fallait voir la tête des soldats pour se rendre compte du plaisir qu'ils éprouvaient. Ah ! Mon pauvre ami, les hommes ne sont que des brutes.

— Hélas ! Ce que nous voyons n'est pas pour nous en donner une haute idée. Mais, au fond, ils ne sont ni bons ni mauvais. Suivant les circonstances, ce sont les bons sentiments qui prennent leur essor ou bien ce sont les mauvais. Et malheureusement la guerre développe notablement les mauvais instincts. Sans compter que nous nous conduisons autrement sous l'habit militaire que sous l'habit civil. Et ce n'est pas souvent mieux. »




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« La représentation du soldat pendant la Grande Guerre »
Dossier du service éducatif et culturel de l’Historial de Péronne

© CRDP - Académie d’Amiens, septembre 2004
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