CANOPE academie d'Amiens

Fins – 80 – Buste Charles-Henri Michel, peintre

 
Fins-80-Buste Charles-Henri Michel
 
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Biographie succincte de :
Charles-Henri Michel naît à Fins (Somme), en 1817. Il meurt à Paris en 1905.
Tout jeune, il entre dans l’atelier péronnais d’Auguste Dehaussy.
Il expose plusieurs fois à Amiens et obtient une médaille d’argent de la Ville.
En 1838, il fait un séjour d’un an à Anvers pour étudier les Flamands. Revenu en
France, il expose à Paris dès 1840.
Il fréquente l’Académie de Charles Suisse et entre aux Beaux-Arts en 1843.
Puis il partage son temps entre Paris et Péronne et, en 1851, part pour l’Italie où il
restera jusqu’en 1854. Son séjour italien lui confirmera sa vocation de peintre
religieux.
Il obtient une médaille de 3ème classe en 1861 pour la Conversion intérieure. Puis
une autre en 1865 pour Jésus source de vie acquis par l’État et donné au musée
d’Amiens.
En 1866, l’État lui achète la Sainte Communion, qui se trouve maintenant au musée
du Louvre. En 1867, le Renoncement lui vaut une médaille de 1ère classe. Le
tableau est acheté par l’État qui le place au musée de Varzy (Nièvre).
Dès lors, devenu hors concours, il continue de peindre et d’envoyer ses œuvres au
Salon, que ce soit des portraits, des œuvres profanes ou, surtout, des tableaux
religieux.
Son œuvre capitale est une série de seize tableaux dont le sujet est un Chartreux
illustrant un verset tiré de l’Imitation de Jésus-Christ. Cette série de tableaux a été
offerte en 1957 par la famille Michel au monastère de la Grande-Chartreuse (Isère).
Outre ses tableaux religieux, Michel excellait dans le portrait au crayon, au fusain, à
l’huile et, surtout, au pastel. Dessinateur consommé, ses dessins à la plume sont
une des facettes de son art.
Il a peint deux tableaux d’histoire dont Jeanne d’Arc est le sujet. La Dernière
Communion de Jeanne d’Arc (1899) qui se trouve au musée de Rouen et la Remise
de l’Étendard (1901) qui se trouve dans la chapelle du château de Blois.
En 1951, le docteur Paul Michel, son fils, a fait don de trois tableaux à l’église de
Fins: la Madone des Anges (1859), Ecce homo (1904), et Vision de sainte Thérèse
d’Avila (1904).
Le musée Alfred-Danicourt de Péronne possède de nombreuses œuvres de Charles-
Henri Michel.

Il faut savoir qu’à l’origine [1909] l’œuvre d’Athanase Fossé a été coulée en bronze. En 14-18, les Allemands ont fait fondre le buste pour faire des canons! Après ce conflit, un nouveau buste en bronze a été placé sur le socle vide. La guerre de 39-45 lui a été fatale. Maintenant, c’est une grossière copie en béton qui se délite par endroits et qui est dans un sale état.

http://fr.geneawiki.com/index.php/80312_-_Fins

http://www.ville-peronne.fr/index.php/fre/Peronn-Culture/Musee-Alfred-Danicourt

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=AUTR&VALUE_98=MICHEL%20Charles%20Henri%20&DOM=All&REL_SPECIFIC=1

Les textes concernant Charles Henri Michel ont été rédigés par son petit fils, Charles-Henry Michel
Les photographies proviennent de ses archives à l’exception de celle du monument actuel.

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Charles-Henri Michel naît à Fins, dans le département de la Somme, au Nord de Péronne, le 13 janvier 1817. Dans la commune d’ailleurs, une ferme porte encore sur sa façade une plaque indiquant l’emplacement de sa maison natale. Ses parents, tous deux originaires de la région, cultivent la terre picarde. L’enfant, qui a deux frères, est âgé de neuf ans lorsque son père décède. Sa mère doit donc assumer seule l’éducation de la fratrie, sa subsistance. Très tôt donc, Charles-Henri entre au service d’un avoué de Péronne. Il y demeurera trois années, montrant dès cette époque un goût prononcé pour le dessin.
Sa mère l’y encourage, le confiant aux bons soins de Jules Dufour, lui-même élève d’Auguste Dehaussy, un peintre péronnais de renom. Par la suite, ce dernier lui enseigne son art, en même temps qu’il l’accueille dans son atelier. L’élève, assidu, y côtoie alors le poète et sculpteur Hector Crinon, autre artiste picard venu lui de Vraignes. Charles-Henri Michel demeure auprès du maître jusqu’en 1835, année où il monte à Paris. L’année suivante est celle des premiers succès. Son Intérieur d’atelier, l’artiste peignant obtient une médaille d’argent à Amiens, L’artiste malade étant lauréat, l’année suivante, d’un concours organisé par la Société des Amis des Arts de la Somme.
En 1838, le jeune peintre fait un séjour à Anvers, dans la jeune Belgique, afin d’y étudier la peinture flamande. De retour en France, il expose à Paris dès 1840, fréquentant l’Académie de Charles Suisse, un atelier de peinture situé quai des Orfèvres, dans l’Île de la Cité. Là, grâce au recours à des modèles, Charles-Henri Michel perfectionne sa technique. En 1843, il entre à l’Académie des Beaux-Arts, se partageant à cette époque entre la capitale et Péronne, son art et sa famille. Le décès de sa mère, survenu en 1847, ne changera pas ces habitudes.
En 1851, l’artiste picard part pour l’Italie, un voyage qui dure trois années et décide de ses futures orientations vers la peinture religieuse. S’il se qualifie plus tard de « peintre d’Histoire et de Religion », c’est un portrait, celui de Célanie Harlé, fille d’un député de la Somme, qui fait son mariage. Celui-ci est célébré le 5 mai 1854 à Aizecourt-le-Haut, toujours à l’Est du département. Le couple aura trois enfants, trois garçons : Auguste, né l’année suivante, en 1855 ; Félix, né en 1856, et enfin Paul, en 1860.
A cette époque, les Michel demeurent à Paris, l’atelier du peintre étant situé au 18 de la rue de Varenne, rive gauche donc. En 1855, une de ses œuvres, Un Ange de plus au ciel, est présentée au public lors de l’Exposition universelle. Plus tard, en 1859, Le Crucifiement est acheté par l’Etat pour l’église de Péronne, où est déjà exposé depuis 1854 son Baptême du Christ par Saint Jean. Deux années plus tard, Charles-Henri Michel obtient une médaille de troisième classe au Salon de l’Académie, pour sa Conversion intérieure.
Le peintre picard a désormais acquis une certaine notoriété, celle-ci lui permettant de vivre dans l’aisance que lui procure la vente de ses toiles. En 1865, Jésus source de vie est acquis par l’État pour le musée d’Amiens, en cours d’aménagement. Puis, en 1866, c’est au tour de la Sainte Communion, aujourd’hui en la possession du musée du Louvre. En 1867, Le Renoncement est acheté pour le musée de Varzy, dans la Nièvre, et, l’année suivante, L’Exilé de la patrie céleste, est désormais la propriété du musée d’Orléans.
L’épouse du peintre décède en 1864. En 1871 et avec la guerre franco-prussienne, ce dernier, accompagné de ses enfants, quitte la capitale comme nombre de ses contemporains, avant que les troupes ennemies n’en entament le siège. Ils seront de retour au terme des hostilités. Dans les années qui suivent, Charles-Henri Michel se consacre à son « grand œuvre », une série de seize tableaux, toujours d’inspiration religieuse, issus de L’Imitation de Jésus-Christ. Ceux-ci sont offerts en 1957 par ses descendants au monastère de la Grande-Chartreuse, dans l’Isère.
Au tournant du siècle, au moment où Jeanne d’Arc devient une figure des célébrations nationales et patriotiques, le peintre exécute deux tableaux d’histoire, une originalité dans son œuvre : La Dernière Communion de Jeanne d’Arc en 1899 – aujourd’hui au musée de Rouen – ainsi que la Remise de l’Étendard en 1901 – qui se trouve dans la chapelle du château de Blois. Ceci annonce la béatification de l’héroine en 1909 par la Papauté. Le peintre lui ne connaîtra pas l’événement. Il décède le 6 janvier 1905, à son domicile parisien, rue Lecourbe, des suites d’une grippe.
Quelques décennies plus tard, en 1951, Paul Michel, son fils, fait don de trois de ses tableaux à l’église de Fins, la commune natale de l’artiste : la Madone des Anges peinte en 1859, un Ecce homo qui date de 1904, tout comme sa Vision de sainte Thérèse d’Avila. Le musée Alfred-Danicourt de Péronne, dans la Somme, possède de nombreuses œuvres de Charles-Henri Michel, des fusains,des crayons et autres pastels notamment, autant de dons venus de collections particulières, de ses différents héritiers.
Depuis 1909, la commune de Fins honore la mémoire du peintre Charles-Henri Michel, la célébrité locale. Un buste en bronze posé sur un piédestal est inauguré sur la place du village. Il est à deux reprises victimes du vandalisme allemand, étant une première fois fondu par l’ennemi au cours de la première Guerre mondiale, un sort que connaît également une copie de l’œuvre originelle au cours du second conflit, entre 1940 et 1944. Aujourd’hui, l’effigie actuelle du peintre picard est une statue en béton, replacée là, à Fins, sur l’initiative de la municipalité.

Marc Nadaux