En pratique
Activité SVT (Sciences de la vie et de la Terre), cycle central du collège 
La citadelle de Bam

Les notions de séisme, épicentre, foyer, ondes, magnitude sont connues.
Activité illustrant les notions de risque majeur, d’intensité sismique, de constructions parasismiques, gestion de crise, de magnitude, de mouvements des plaques tectoniques.

Type d’activité
Cette activité permet d’apprendre à extraire des renseignements d’un article de presse et à chercher les causes d’un séisme.

Niveau
Cycle central du collège.

Type d’organisation du travail
Activité intégrée au cours.
Travail en groupes de deux élèves.

Durée
Une heure en classe entière.

Matériels et documents nécessaires
Fiche d’activité.

Compétences-capacités visées
S’informer : lire un article de presse et trouver les informations demandées.
Raisonner en émettant des hypothèses et en tirant des conclusions quant à la cause des séismes dans cette région.
Élaborer des tableaux (réaliser).

Déroulement
Lecture par le professeur du travail à réaliser.
Travail par groupe de deux suivi d’une mise en commun après chaque question résolue.
Rédaction des notions nouvelles dans le cours (constructions parasismiques, cause des séismes).

Bam, le 26 décembre 2003.
Un violent séisme a touché le sud-est iranien vendredi 26 décembre 2003 à 5 h 28 heure locale. La secousse, qui a atteint le niveau de 6,3 sur l’échelle de Richter, a surtout affecté la ville historique de Bam dans la province de Kerman à 750 kilomètres de Téhéran. La secousse initiale a été suivie de plusieurs répliques, elles aussi violentes. Le bilan s’élève à 40 000 morts et plus de 50 000 blessés.
D’après les agences AFP, AP, Reuter : 27, 28 et 29 décembre 2003.

La citadelle de Bam
Le district de Bam (200 000 habitants) a été particulièrement touché : soixante-dix pour cent des habitations, construites le plus souvent en pisé (argile séchée et paille), ont été partiellement ou totalement détruites. Deux hôpitaux se sont effondrés, prenant au piège une partie du personnel. Les premiers journalistes arrivés dans la ville ont vu les survivants travailler à mains nues, à la lueur de torches artisanales dans l’espoir de dégager des survivants. Il n’y avait ni eau, ni électricité, ni téléphone. Au cœur de la cité, la veille ville n’est plus qu’un champ de ruines.
La citadelle médiévale, joyau du patrimoine culturel iranien, dont les origines remontent à plus de 2 000 ans a été presque entièrement détruite. Longue de 300 m sur une largeur de 200 m, elle était construite entièrement en pisé.
Cinq hélicoptères et deux avions chargés de moyens de secours ont été envoyés dans la zone sinistrée. Le Croissant-Rouge, l’équivalent musulman de la Croix-Rouge, a envoyé ses équipes. Conscients de leur incapacité à faire face seuls, les dirigeants de la République islamique d’Iran ont lancé un appel à l’aide internationale mais ils ont refusé toute aide du « régime sioniste » israélien.
Pour en savoir plus
Photographies de la citadelle de Bam avant et après le séisme
http://www.ac-nice.fr/svt/aster/docs/news/20031226.bam/3.htm

1. Dresser un bilan du séisme en complétant le tableau ci-dessous.

Population
Installation, équipement
Patrimoine culturel




Réponse

Population
Installation, équipement
Patrimoine culturel
40 000 morts
50 000 blessés
Soixante-dix pour cent des habitations détruites.
Deux hôpitaux détruits ainsi que les réseaux d’eau, de téléphone et d’électricité.
Citadelle médiévale âgée de plus de 2 000 ans.


2. Comment fait-on face à la catastrophe ? Remplir le tableau ci-dessous.

Échelle locale
Échelle nationale
Échelle internationale




Réponse

Échelle locale
Échelle nationale
Échelle internationale
Torches artisanales.
Travail à mains nues.
Cinq hélicoptères.
Deux avions.
Équipes du Croissant-Rouge.
Aide internationale mais refus de l’aide d’Israël.


3.a. Qu’est-ce que le pisé ? Quel matériau de construction comparable existe dans notre région ?
Réponse : Le pisé est un mélange d’argile et de paille séchée.
En Picardie, un matériau équivalent est le torchis (argile, paille, chaux et crin de cheval).

3.b. Quelles sont les propriétés de ce matériau sachant que la citadelle est âgée de 2 000 ans ?
Réponse : C’est un matériau relativement solide, qui résiste aux intempéries, et un bon isolant contre le froid et la chaleur, mais il est détruit par les secousses. Les morceaux de pisé tombent sur les habitants et les blessent.

3.c. Quelles caractéristiques doivent avoir les constructions pour résister aux secousses ?
Réponse : Les constructions parasismiques sont formées d’éléments attachés les uns aux autres : béton armé, ossature en bois ; les constructions en briques ou parpaings sont les plus dangereuses.

Les séismes en Iran
De nombreux séismes ont lieu en Iran. Voici une chronologie des principaux d'entre-eux qui ont eut lieu depuis trente ans.

1. 6 et 7 avril 1977
352 personnes meurent lors d’un séisme de magnitude 7 dans le sud-est du pays, près d’Ispahan.
2. 21 décembre 1977
Un séisme de magnitude 6,2 tue 521 personnes dans la ville de Zarand, province de Kerman.
3. 16 septembre 1978
15 000 personnes meurent lors d’un séisme de magnitude 7,5 ; la ville de Tabas et plusieurs villages sont rasés.
4. 16 janvier 1979
Un séisme de magnitude 7 frappe la province de Khorassan tuant 199 personnes.
5. 14 novembre 1979
Un séisme de magnitude 5,6 tue 385 personnes dans la province de Khorasan dans l’est de l’Iran.
6. 21 juin 1990
55 000 personnes sont tuées et 100 000 blessées dans la pire catastrophe survenue en Iran. Le séisme, de magnitude 7,7 a eu lieu dans les régions caspiennes de Ghilan et Zanjan.
7. 28 février 1997
Un séisme de magnitude 7,1 tue 1 560 personnes dans l’est de l’Iran, près de la frontière afghane à Ardabil.
8. 22 juin 2002
Un séisme de magnitude 6,3 rase des dizaines de villages dans le nord de l’Iran et tue 229 personnes dans la province de Qazvin.
9. 26 décembre 2003
Séisme de Bam.

1. Placer dans un tableau, les numéros, dates, lieux, magnitudes et coût humain des neuf séismes répertoriés au cours des trente dernières années en Iran.

Réponse

Date
Lieu
Magnitude
Victimes
1
6 et 7 avril 1 977
Ispahan
6,5
352

2
21 décembre 1977
Kerman
6,2
521

3
16 septembre 1978
Tabas
7,5
15 000
4
16 janvier 1979
Khorassan
7
199
5
14 novembre 1979
Khorassan
5,6
385
6
21 juin 1990
Ghilan
7,7
55 000
7
28 février 1997
Ardabil
7,1
1 560
8
22 juin 2002
Qazvin
6,3
229
9
26 décembre 2003
Bam
6,3
40 000


2. Sur la portion de carte, indiquer en rouge, l’emplacement de chaque séisme par son numéro.
Réponse

Carte d'Iran.

3a. Indiquer les valeurs extrêmes des magnitudes des séismes. (L’échelle de Richter comporte neuf degrés.)
Réponse : Les valeurs extrêmes sont situées entre 6,2 et 7,7 (valeurs importantes).

3b. Lequel de ces séismes a libéré le plus d’énergie ?
Réponse : C’est celui dont la magnitude est la plus importante, soit celui de Ghilan, le 21 juin 1990, magnitude de 7,7.

3c. Lequel de ces séismes a libéré le moins d’énergie ?
Réponse : C’est celui dont la magnitude est la plus faible, soit celui de Kerman, le 21 décembre 1977, magnitude 6,2.

3d. À Bam et Quazvin, deux séismes de la même magnitude ont eu lieu. On constate une grande différence quant au nombre des victimes. Émettre des hypothèses permettant d’expliquer cette différence.
Réponse : L’épicentre était plus proche à Bam qu’à Quazvin ; la population est plus dense à Bam ; le séisme a eu lieu dans la journée à Quazvin et en fin de nuit à Bam, quand beaucoup de gens dorment encore ; les constructions en pisé (argile sèche) sont facilement détruites et tombent sur les habitants à Bam tandis qu’il y a peut-être plus de constructions en béton armé à Quazvin.

4. D’après la carte, peut-on expliquer pourquoi l’activité sismique est si importante en Iran ?
Explication complète en cours avec planisphère des limites de plaques.
Réponse : L’Iran est situé sur une plaque tectonique coincée entre la plaque eurasiatique et la plaque arabique dont les mouvements sont importants et de sens opposés.